Vin et pain eucharistiques aux supermarchés?

Dans certaines paroisses, il est devenu une habitude d’acheter au supermarché ou dans d’autres magasins, le vin pour la célébration de la messe. Cela facilite la vie et simplifie les choses!Plus encore,les hosties sont commandées sur Internet parce qu’elles sont moins chères!

Aux dépens de la qualité et de la validité

Comment juger de la qualité et de la validité de ces matières dont on ignore tout sur leur idonéité et la compétence des producteurs? La Congrégation pontificale pour le Culte divin s’est clairement déclarée(15 juin 2017):  » Il est absolument interdit d’utiliser du vin dont l’authenticité et la provenance seraient douteuses: en effet, l’Église exige la certitude au sujet des conditions nécessaires pour la validité des sacrements. Aucun prétexte ne peut justifier le recours à d’autres boissons, quelles qu’elles soient, qui ne constituent pas une matière valide.”

Quant à la démarche de vérification, ce même Dicastère établit les responsabilités: « L’Ordinaire est tenu à rappeler aux prêtres, en particulier aux curés et aux recteurs d’églises, leur responsabilité de vérifier qui sont les personnes qui procurent le pain et le vin pour la célébration, ainsi que l’idonéité de la matière. »

Il appartient en outre à l’Ordinaire d’informer et de rappeler la nécessité du respect absolu des normes de la part des « producteurs de vin et de pain pour l’Eucharistie. »  » Il est évident, ajoute le Dicastère, que les hosties doivent être fabriquées par des personnes qui, non seulement se distinguent par leur intégrité, mais encore sont compétentes dans ce domaine, et emploient les instruments appropriés.  »

Habitude difficile à abolir

La Congrégation n’ignore pas toutes les difficultés liées à ces pratiques et à ces démarches de vérification ainsi que les complications qui en découlent. C’est pourquoi elle précise ceci: « En tenant compte de la complexité des situations et des circonstances, de même que de la disparition du respect pour les choses sacrées, on sent qu’il est devenu nécessaire, du point de vue pratique, qu’il y ait quelqu’un qui puisse garantir effectivement, à la demande de l’Autorité compétente, l’authenticité de la matière eucharistique de la part des producteurs, ainsi qu’une distribution et vente qui soient convenables. « 

A lire: Les Hosties sans gluten!

Or, à cause de la concurrence de plusieurs autres magasins de vente, les communautés religieuses qui avaient pris soin de confectionner le vin et le pain pour l’Eucharistie et d’être ainsi les producteurs fiables, ont fermé les portes.

Conscient de cette situation, le Dicastère recommande que, « dans les lieux de vente, le pain et le vin destinés à l’Eucharistie soient traités de la manière qui convient à leur usage. » Allez-y voir chez Amazon ou dans d’autres magasins qui offrent ces rares services mais précieux!Qui assurera l’évaluation de ce traitement? Avez-vous une idée?

By Père Protogène BUTERA

Ce Noël qui n’est ni bon ni joyeux

Si on s’arrêtait à l’enfantement biologique seulement(Evangile), on comprend pourquoi Noël peut être détestable. Ainsi, il y en a qui diront : « Je déteste Noël, car c’est la fête des familles et des bambins. » Comment passer un joyeux Noël quand on est tout seul, sans famille ? Noël peut-il être joyeux pour une famille qui n’a pas eu la chance d’avoir les enfants ou pour une femme qui n’a pas eu le plaisir d’enfanter comme les autres ?

Au-delà de ces questions de fonds, Noël apporte des changements indéniablement visibles. Quand on observe nos villes, on se rend compte que Noël est la source de toutes les lumières : de nos rues, de nos façades, de nos commerces…

Très belles lumières furtives de nos sapins bien décorés et entretenus par le jeu des jouets offerts par le Père Noël ! C’est cette fête commerciale que les enfants adorent. Grâce à elle, même un athée peut dire qu’il croit en Noël qui fait mobiliser les gens, de ville en ville, pour des raisons diverses.

Père Noël au Sénégal(sources:homeviewsenegal.com)
A lire: Noel à contre-sens!

De l’autre côté, loin, loin et en dernier lieu, les crèches d’inspiration religieuse qui n’ont pas droit de cité dans le public sont cachées dans nos églises et dans nos maisons. Là, pour quiconque est conduit par la foi, Noël est aimable parce que la présence de l’Enfant Jésus, couché dans la mangeoire attire notre regard et nous rappelle « l’humanité qui nous rassemble en tant qu’enfants d’un seul Père » et non sortis de la carte bancaire.

En cet endroit là, Jésus a le visage de nos frères et sœurs les plus nécessiteux qui ont besoin de notre attention comme il l’a fait lui-même en prenant place parmi nous. C’est ce que souligne le Pape François dans sa lettre« Admirabile Signum »(Valeur de la crèche) :

« En contemplant la scène de Noël, nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et nous découvrons qu’il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à lui…En Jésus, continue le Pape, le Père nous a donné un frère qui vient nous chercher quand nous sommes désorientés et que nous perdons notre direction, un ami fidèle qui est toujours près de nous. »

Et comme nous l’avons entendu dans la deuxième lecture, sa présence est « une grâce qui nous apprend à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété .»Tous ceux qui ont cru en sa puissance feront leur la prophétie d’Isaïe : « Oui, un en enfant nous est né, un fils nous est donné.» Par conséquent, « ils se réjouissent devant lui dans la joie et l’allégresse

Dans cette optique de se réjouir devant lui, certaines paroisses font (après la messe) les compétitions du « beau  sourire et du long sourire » des enfants. Ces paroisses sont conscientes que Jésus veut faire de ces enfants « un peuple ardent à faire le bien. »

Petit à petit, parents et écoles qui remarquent les changements de ces enfants à tous les niveaux(intellectuel,relationnel…)ne peuvent s’empêcher de s’exclamer: « Seigneur, Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse.  »

Aussi va-t-il de soi que Noël qui ne donne pas le pouvoir de rayonner et de communiquer aux autres les dons reçus, ce Noël n’est ni bon ni joyeux vraiment.

Je vous souhaite de très belles fêtes de Noël et du Nouvel An! Oui!Joyeux Noël à vous…

By Protogène BUTERA

Un plus? La Parole de Dieu à méditer(Messe de la Nuit):

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 9, 1-6)

Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
    Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
    Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.
    Et les bottes qui frappaient le sol,
et les manteaux couverts de sang,
les voilà tous brûlés :
le feu les a dévorés.
    Oui, un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
    Et le pouvoir s’étendra,
et la paix sera sans fin
pour le trône de David et pour son règne
qu’il établira, qu’il affermira
sur le droit et la justice
dès maintenant et pour toujours.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !
    – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
 (Tt 2, 11-14)
Bien-aimé,
    la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
    Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
    attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
    Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.
    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
 (Lc 2, 1-14)
    En ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
    – ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
    Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
    Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
    Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.
    Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
    Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
    Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
    L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
    Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
    Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
    Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
    Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
    « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

Que les crèches de Noël sont très variées

A Noël, nous aimons regarder les crèches dans nos églises et admirer leur variété. Savions-nous que la crèche qui a été vulgarisée en Occident par Saint François d’Assise(1223) était courante en Orient ? Origène (+253) y a introduit le bœuf et l’âne, en se référant à la prophétie d’Isaïe 1,3 : « Le bœuf a reconnu son propriétaire, et l’âne, la crèche de son maitre. »

L’âne et le boeuf introduits dans la crèche

C’est dans cet esprit de reconnaissance que Saint Grégoire de Nazianze(380), évêque de Constantinople, invitait les chrétiens à fêter Noël dans la joie, le calme et le recueillement : « Le Christ nait, rendez gloire ; le Christ vient, allez à sa rencontre ; le Christ est sur terre, élevez-vous…Que se réjouissent les cieux et qu’exulte la terre à cause de celui qui est céleste et ensuite terrestre. Le Christ est dans la chair, exultez.»

Pour nous chrétiens, ajoute le Saint Docteur de l’Église, « la crèche c’est l’autel autour duquel nous nous réunissons chaque jour pour y prendre le corps du Christ, aliment de notre salut » et de notre communion. Ainsi, on pourra chanter: « Peuple fidèle, le Seigneur t’appelle:c’est fête sur terre. Le Christ est né viens à la crèche voir le roi du monde. En lui viens reconnaître(x3)ton Dieu, ton Sauveur.« 

Crèche de Noël en l’Eglise de Saint Péran

Certes la Nuit de Noël favorise le recueillement  qui conduit au réveillon  en familles. Et pour les fêtards, tout se prolonge à l’infini. Ce sont les heures de la démesure.

Mais si nous nous réveillons le Jour que l’Église a prévu réellement pour adorer l’Enfant-Dieu, Emmanuel, ce sera Noël  vraiment célébré complètement dans l’obéissance de la foi. Réveillonnons le soir et réveillons-nous pour le lendemain !

Crèches locales jusqu’à la fin

Normalement, les crèches resteront jusqu’à la fin des fêtes de Noël, en l’occurrence, le dimanche du Baptême du Seigneur(le 12 janvier). Mais il n’est pas interdit de les laisser à la contemplation des gens jusqu’à la Présentation du Seigneur au Temple(fête de la Chandeleur)pour signifier ce passage de la Crèche au Temple.

De la variété de ces crèches, que nous tirions la leçon de la beauté de nos différences qui sont belles quand elles sont visibles pour le bien de tous. Ne gâchons pas le pouvoir de rayonner que Jésus nous a donné. Très belles fêtes de Noël…

By Protogène BUTERA

Les Hosties sans gluten pour l’Eucharistie?

Il y a des personnes qui sont allergiques au gluten. Elles ne peuvent communier que grâce aux hosties ou aux pains sans gluten . Or,dans la lettre publiée le 15 juin 2017, la Congrégation pour le Culte divin affirme ceci:«Les hosties totalement privées de gluten sont une matière invalide pour la célébration de l’Eucharistie. » Dans ce cas, comment aider les catholiques réellement intolérants au gluten à communier au Corps du Christ? Discipline des sacrements:sur le pain et le vin pour l’Eucharistie

Un peu de réalisme!

Selon la même Congrégation, ces personnes céliaques pourront « communier seulement sous l’espèce du vin et recevoir ainsi la grâce du sacrement ». Cela est certainement  conforme au canon 925 du Code de droit canonique : « La sainte communion sera donnée sous la seule espèce du pain ou, selon les lois liturgiques, sous les deux espèces ; mais en cas de nécessité, ce pourra aussi être sous la seule espèce du vin.»

Mais le problème s’aggrave quand il y en a qui s’interdisent de tout alcool. Là aussi la réponse de ladite Congrégation est difficile à comprendre et à mettre en pratique: «Le moût c’est-à-dire le jus de raisin, frais ou conservé, dont on suspend la fermentation grâce à des procédés qui n’en altèrent pas la nature, est une matière valide pour l’Eucharistie

Si ce n’est pas le prêtre qui est atteint de céliachie, il faudra prévoir au moins deux calices: pour le vin et pour le moût. De même pour communier « sous la seule espèce du vin », le prêtre ne devra pas avoir mélangé le pain et le vin lors de la consécration qui transforme le tout en un seul Corps ou avoir un autre calice à part.

Dès que demeure le motif solide

Ce texte apporte finalement une réponse applicable selon le jugement de l’Ordinaire(Évêque): “Les Ordinaires sont compétents pour concéder, aux prêtres ou aux fidèles, la licence d’utiliser comme matière eucharistique du pain comportant une faible teneur de gluten ou du moût. Cette licence peut être concédée, de manière habituelle, tant que dure la situation qui l’a motivée.”

Afin d’éclairer la conscience des chrétiens, cette doctrine bien établie de l’Eglise catholique est à rappeler telle qu’elle est précisée dans le Missel Romain sur la communion et en prolongement du Concile de Trente:

« Avant tout, on avertira aux fidèles de ce que la foi catholique nous enseigne: même sous une seule des deux espèces,on reçoit le Christ tout entier,sans aucun manque,et le sacrement dans toute sa vérité;par suite,en ce qui concerne les fruits de la Communion,ceux qui la reçoivent sous une seule espèce ne sont privés d’aucune grâce nécessaire au salut.« 

Missel Romain n°241

Approchons-nous tous de la Table du Seigneur.Nous le reconnaissons par la fraction du pain. Dans nos mains, il devient le Pain de la vie.

By Protogène BUTERA

« Je dis aux hommes: violez les femmes », le philosophe Alain Finkielkraut

Ce 25 novembre, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. C’est l’ « Orange Day » car il est salutaire de construire un monde meilleur pour les femmes et les filles. Mettons un lien avec les paroles du philosophe Alain Finkielkraut qui sont une sorte de mise en garde.

En guise de provocation et non sans ironie, le philosophe Alain Finkielkraut a lancé une phrase controversée sur le viol face à Caroline de Haas sur LCI. Comme en témoignent de nombreuses réactions, ses propos ont choqué beaucoup de personnes.

«Incitation au viol» ou raisonnement par l’absurde dans un débat sur le «politiquement correct»? Des propos de l’essayiste Alain Finkielkraut sur le viol ont suscité de nombreuses réactions indignées, relate l’AFP.

«Violez, violez, violez. Voilà, je dis aux hommes: « Violez les femmes ». D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs. Tous les soirs, elle en a marre», s’est emporté le philosophe de 70 ans, dans un débat sur la chaîne LCI au cours duquel il avait précédemment fustigé «le politiquement correct», qualifié de «calvaire de la pensée».

«Vous n’avez pas le droit de dire ça! Ce n’est pas drôle», lui répond la militante féministe Caroline De Haas, tandis que le journaliste David Pujadas, qui animait l’émission «La Grande confrontation» sur le thème «Peut-on tout dire?», assure que «c’est du second degré».

Caroline De Haas avait auparavant reproché à Alain Finkielkraut d’avoir défendu Roman Polanski en suggérant que les faits pour lesquels le cinéaste est poursuivi aux États-Unis n’étaient «pas vraiment un viol» parce que l’adolescente de 13 ans qui l’avait accusé n’était «plus vraiment une petite fille».

«Quand vous dites ça, M. Finkielkraut, le message que vous envoyez à toutes les petites filles qui ont été violées dans ce pays, c’est le message que ce n’était pas grave», ajoute-t-elle, provoquant la réaction du philosophe.

«J’ai rappelé les faits, (…) cette jeune fille, qui avait en l’occurrence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami (…) Aujourd’hui, elle s’est réconciliée avec lui», poursuit Alain Finkielkraut, défenseur de longue date de Roman Polanski, visé depuis la semaine dernière par une nouvelle accusation de viol, aujourd’hui prescrite.

Auparavant, il avait critiqué la notion de «culture du viol» et déploré une «extension du concept de sexisme», faisant penser «qu’il y aurait en France énormément de violeurs en puissance».

La courte séquence de 4 secondes, partagée sur les réseaux par l’organisation féministe «Nous Toutes», a été très partagée et a suscité de nombreux commentaires.

Nouveau philosophe incompris

Dans son fauteuil 21 de l’Académie française(2014), Finkielkraut fait la promotion de la pensée des « nouveaux philosophes » qui manient « le conservatisme » avec « la douceur des manières. » Voilà que le lecteur non habitué à l’exercice de l’ironie prit le philosophe au mot et le jugea sans comprendre sa démarche.

Or, l’ironie, telle qu’elle est pratiquée par Socrate est « la manière de s’approprier la réponse d’un autre pour la réfuter. »(Rép. I, 337a) C’est comme si le philosophe voulait dire aux hommes: « Violez,violez les femmes!A la fin vous serez rattrapés par la justice quand les femmes prendront conscience de la cause du problème. « 

Est-ce l’idée qui était dans sa tête? En tous les cas, le nouveau philosophe de nationalité franco-polonaise et qualifié de nationaliste polonais, a été probablement incompris et victime d’une manière nouvelle de penser « les violences faites aux femmes » en démontant les fondements de la « culture du viol. »

By P.Protogène BUTERA

Le Pape à Hiroshima-Nagasaki: Nos voix contre la puissance de feu

Du 19 au 26 novembre, le Pape François effectue son voyage apostolique en Thaïlande(19-22) et au Japon(23-26). Toute l’Asie et la Communauté internationale attendent avec impatience et inquiétude le discours du Pape, surtout lors de son passage à Hiroshima et Nagasaki.

Le Pape François à Nagasaki memorial
Le Pape François à Atomic Bomb Hypocenter de Nagasaki

Marchant sur les pas de Jean-Paul II venu à Nagasaki le 25 février 1981, François a déclaré que «ce lieu nous rend davantage conscients de la souffrance et de l’horreur que nous les êtres humains nous sommes capables de nous infliger. La croix bombardée et la statue de Notre-Dame, récemment découvertes dans la cathédrale de Nagasaki, nous rappellent une fois de plus l’horreur indescriptible vécue dans leur propre chair par les victimes et leurs familles. »

Prière et voix unanimes

Partant des lectures de ce dernier dimanche du temps Ordinaire où l’Eglise fête le « Christ Roi de l’Univers », le Pape n’a pas caché ses émotions: « Chers frères, Nagasaki porte dans son âme une blessure difficile à guérir, signe de la souffrance inexplicable de tant d’innocents ; des victimes provoquées par les guerres d’hier, mais qui continuent de souffrir aujourd’hui, dans cette troisième guerre mondiale par morceaux. Élevons nos voix ici dans une prière unanime, pour tous ceux qui souffrent aujourd’hui dans leur chair ce péché criant vers le ciel, et pour que soient de plus en plus nombreux ceux qui, comme le bon larron, ne peuvent se taire ni se moquer, mais par leur voix, annoncent un règne de vérité et de justice, de sainteté et de grâce, d’amour et de paix. »

En remarquant une nouvelle fois que l’argent dépensé dans des armements de plus en plus sophistiqués devrait plutôt être investi dans les services à la population et la protection de l’environnement, François a appelé à construire une confiance mutuelle impliquant la participation de tous : «individus, communautés religieuses, société civile, Etats dotés d’armes nucléaires et ceux qui n’en possèdent pas, secteurs militaires et privés, et organisations internationales. »

Le Pape François au Mémorial de la Paix à Hiroshima

L’Eglise défend les voies pacifiques

Le Pape François a appuyé l’engagement particulièrement précis de l’épiscopat japonais sur ce sujet d prolifération nucléaire: «L’Église catholique, pour sa part, est irrévocablement engagée dans la décision de promouvoir la paix entre les peuples et les nations : c’est un devoir auquel elle se sent obligée devant Dieu comme devant tous les hommes et femmes de cette terre. Nous ne pourrons jamais nous lasser d’œuvrer et de soutenir avec une insistance persistante les principaux instruments juridiques internationaux de désarmement et de non-prolifération nucléaire, y compris le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. »

A l’adresse des responsables politiques, le Pape a lancé ce message: «Convaincu qu’un monde sans armes nucléaires est possible et nécessaire, je demande aux leaders politiques de ne pas oublier que ces armes ne nous défendent pas des menaces contre la sécurité nationale et internationale de notre temps». Et, dans la filiation, notamment, de Jean XXIII et de Paul VI. il ajoute: «Il devient crucial de créer des instruments qui assurent la confiance et le développement mutuel, et de compter sur des leaders qui soient à la hauteur des circonstances» .

Jamais un nouveau Hiroshima-Nagasaki

Avec force et insistance, le Pape rappelle à ne pas oublier le passé: «En ce lieu de mémoire, qui nous émeut et ne peut nous laisser indifférents, il est encore plus riche de sens de nous confier à Dieu, pour qu’il nous enseigne à être des instruments efficaces de paix et à veiller aussi à ne pas commettre les mêmes erreurs du passé. »

La Vierge retrouvée dans les décombres de Nagasaki

Aujourd’hui, «avec un arsenal nucléaire aussi sophistiqué, existe ce risque de destruction de l’humanité, ou du moins d’une grande partie de l’humanité. » Avec ces mots qui semblent faire écho à ceux de Jean-Paul II à Hiroshima, François se demande s’il est «licite de maintenir les arsenaux nucléaires tels qu’ils sont» ou plutôt «de faire des pas en arrière. »

Apprenons des leçons de l’Histoire que l’abîme de douleur vécu à Hiroshima et Nagasaki continue de témoigner. Cet abîme de douleur bien représenté dans le visage de la Vierge en bois réapparue dans les ruines de Nagasaki  interpelle les politiques à œuvrer pour la paix en éliminant les armes nucléaires comme il en est pour les centrales nucléaires. Ainsi, le monde ne verra plus jamais un nouveau Hiroshima-Nagasaki. Ces voix seront-elles entendues par les puissances nucléaires?

Sources: Vaticannews.va

BURUNDI: Militaires tués dans l’attaque venant du Rwanda?

Au moins huit soldats burundais ont été tués lors de l’attaque, dans la nuit de samedi à dimanche 17 novembre, d’une position avancée de l’armée près de la frontière avec le Rwanda, et des dizaines sont depuis portés disparus, a-t-on appris mardi de sources militaires.

L’attaque n’a pas été revendiquée et l’identité des assaillants – un « groupe armé » très bien équipé, selon les autorités burundaises – reste indéterminée.

« Les premiers soldats qui sont arrivés sur place dimanche ont retrouvé huit corps de soldats tués, dont celui du commandant de la compagnie, le major Révérien Ngomirakiza », a annoncé mardi à l’AFP un haut gradé de l’armée, sous couvert d’anonymat.

« Quinze rescapés, dont des blessés, ont également été retrouvés par la suite. Mais le reste de la compagnie est porté disparu jusqu’ici », a ajouté la même source.

Cette compagnie, composée d’environ 90 soldats, occupait un poste avancé sur la colline de Twinyoni, dans la commune de Mabayi, à une centaine de kilomètres au nord de Bujumbura.

« Nos soldats ont été surpris par des assaillants équipés de gilets pare-balles et de lunettes de vision nocturne, qui ont totalement anéanti cette position (…) Nous pensons que ce ne sont pas de simples rebelles qui en sont responsables », a précisé le même haut gradé.

Ces informations ont été confirmées à l’AFP par deux autres sources militaires ayant également requis l’anonymat. Les mêmes sources ont reconnu qu’il s’agissait « de la plus importante et de la plus meurtrière attaque dirigée contre l’armée » depuis 2015.

Le Rwanda simplement accusé

Lundi, le gouvernement avait confirmé cette attaque, faisant l’objet d’innombrables rumeurs sur les réseaux sociaux, par la voix du major Emmanuel Gahongano, directeur de la Communication au ministère de la Défense, mais sans donner de bilan.

« Un groupe armé de fusils en provenance du Rwanda a attaqué une position de militaires burundais situé sur le Mont Twinyoni (…) en commune de Mabayi. L’attaque a eu lieu dans la nuit du 16 au 17 novembre 2019 à 02h00 du matin (00h00 GMT). Ce groupe armé s’est replié au Rwanda », avait indiqué le major dans une déclaration lue à la Radio télévision nationale du Burundi (RTNB).

Attaque contre des militaires burundais
Photo de Burundi-forum.org

La position attaquée est située à moins de 10 km de la frontière avec le Rwanda, au nord, en pleine forêt primaire de Kibira, qui trouve son prolongement au Rwanda avec la forêt de Nyungwe.

Démenti de Kigali

Par la voix du Secrétaire d’État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, Kigali a rejeté toute implication dans cette attaque: « Il n’est pas vrai que les attaques ont été causées par des gens venus du Rwanda. Ce sont des allégations infondées venant du Burundi, comme ils l’ont déjà fait ces quatre dernières années. Nous avons d’autres choses à faire. »

Et de fait, depuis le début de la crise au Burundi(2015), Bujumbura accuse le Rwanda de soutenir des groupes rebelles burundais, ce que Kigali nie. Les relations entre les deux pays sont très tendues, et des incidents ont souvent été signalés à leur frontière.

Sources: RFI

Cyclisme: Étapes du Tour du Rwanda 2020

 La 12e édition du Tour du Rwanda qui aura lieu du 23 février au 1er mars 2020, promet d’être grandiose au pays des Mille Collines.

Photo Ferwacy

Il y a un an, le Tour du Rwanda passait en catégorie 2.1 au calendrier de l’Union cycliste internationale, lui permettant d’inviter des équipes du plus haut niveau international.

Après l’équipe Astana en 2019, c’est la nouvelle formation israélienne, née de la fusion entre Israël Cycling Academy et Katusha, qui représentera le World Tour pour cette 12e édition de l’épreuve la plus populaire d’Afrique. Ce sera une grande première également pour le Team italien Androni-Giocattoli qui a formé le Colombien Egan Bernal, vainqueur du Tour de France 2019.A lire:Umukino w’amagare ufite ejo heza

Le 23 février, à Kigali, on retrouvera aussi des équipes habituées comme Delko-Marseille du Rwandais Joseph Areruya, vainqueur en 2017, Total-Direct Énergie (France), Novo Nordisk (États-Unis), Bike Aid (Allemagne), sans oublier les formations africaines du Rwanda, d’Érythrée, du Cameroun, d’Éthiopie et d’Algérie.

Toutes les étapes

Les 8 étapes du Tour du Rwanda 2020: ont été dévoilées et présentées ce jeudi 21 novembre 2019 à 15h00 de Kigali(17h00 GMT).

Parcours du Tour du Rwanda 2020

Etape 1 – Dimanche 23 février : Kigali Arena – Kigali Kimironko (114,4 km)

Etape 2 – Lundi 24 février : Kigali Mic Building – Huye (120,5 km)

Etape 3 – Mardi 25 février : Huye – Rusizi (142 km)

Etape 4 – Mercredi 26 février : Rusizi – Rubavu (206,3 km)

Etape 5 – Jeudi 27 février : Rubavu – Musanze (84,7 km)

Etape 6 – Vendredi 28 février : Musanze – Muhanga (127,3 km)

Etape 7 – Samedi 29 février : Kigali Nyamirambo – Mur de Kigali (4,5 km, CLM IND)

Etape 8 – Dimanche 1 mars : Kigali Expo Round – Kigali Rebero (89,3 km)

Plusieurs pays y participeront

Présentation de Tour du Rwanda 2020
Image Ferwacy

Plus de 16 équipes issues de plusieurs pays et de tous les continents, enverront leurs équipes. Il s’agit de:

Algérie, Belgique, Angola, Allemagne, Caméroun, Eritrea, Ethiopie, France(2 équipes)Italie, Israël, Kazakhstan, Rwanda, South Africa, U.S.A. Les autres sont attendues. Ce sera un événement à vivre et suivre absolument.

Sources: @Tour_du_Rwanda

By Protogène BUTERA

Pourquoi elle a caché le cadavre de sa mère pendant 10 ans..

Le tribunal correctionnel de Saverne, dans le Bas-Rhin, a condamné à la prison pour escroquerie, une femme qui avait dissimulé, pendant 10 ans, le cadavre de sa mère décédée, pour pouvoir continuer à toucher sa retraite.

Durant plus de 10 ans, cette femme a perçu illégalement plus de 170.000 euros en cachant le cadavre de sa mère décédée, sous une dalle de béton dans le garage de sa maison à Erckartswiller, selon Les Dernières nouvelles d’Alsace.

Police espagnole
© AFP 2019 ARNO ROSALES
 

L’alerte a été donnée par la petite-fille qui, après avoir quitté le domicile familial en 2003, a cherché à revoir sa grand-mère. Constatant sa disparition, elle s’est adressée aux gendarmes. Sa mère a alors reconnu la mort de la sienne, mais les causes du décès n’ont pas pu être précisées.

«Un médecin légiste a réalisé une autopsie sur le corps de votre mère, mais n’a pu établir si elle était décédée de mort naturelle ou à la suite de mauvais traitements», a déclaré le substitut du procureur lors du jugement.

Ainsi, les causes de la mort étant incertaines, l’accusation de recel de cadavre n’a pas été retenue, précise le journal.

Elle s’approprie 170.000 euros

Pourtant, la prévenue a continué de percevoir les prestations sociales de sa mère en falsifiant sa signature, touchant ainsi quelque 170.000 euros entre 2006 à 2017.

«J’étais prise dans un engrenage, je ne savais plus comment faire marche arrière», s’est-elle justifiée.

Le tribunal a condamné la femme à quatre ans de prison, dont deux avec sursis et une mise à l’épreuve de trois ans, avec obligation de travailler et de rembourser. Elle n’a pas été écrouée, sa peine va être aménagée.

C’est le monde à l’envers. Peut-être qu’elle ne pouvait pas payer les frais et l’entretien de la tombe! Et elle a attendu plus de 10 ans pour toucher la somme qu’il faudra, des années durant. Est-ce que cette femme n’avait pas d’autres frères et sœurs pour agir de la sorte? Autrement ils seraient manifestés pour le souci de leur mère!Celle-ci était-elle si âgée qu’elle n’avait point de relations? Questions en suspens.

Sauvé par son doigt dans l’œil du crocodile qui l’attaquait!

Un garde-forestier australien a réussi à s’échapper des dents acérées d’un crocodile « particulièrement fourbe », après lui avoir mis un doigt dans l’œil au cours d’une lutte acharnée.

Un animal de près de 3 mètres

Craig Dickmann, parti à la pêche dimanche 10 novembre dans un endroit reculé du nord de l’Australie, a déclaré que l’animal de 2,8 mètres de long l’a attaqué par derrière au moment où il quittait la plage.

Selon l’homme de 54 ans, le crocodile l’a attaqué au niveau de la cuisse et a tenté de l’entraîner dans l’eau afin de le noyer.

Un animal « fourbe et sournois »

Craig Dickmann a alors eu l’idée d’enfoncer son pouce dans l’œil du reptile, seule « partie souple » de l’animal, qui a une peau très dure.

« J’ai poussé aussi loin que possible et il a commencé à lâcher prise », a expliqué le garde-forestier.

Au bout de quelques minutes, il dit avoir réussi à se mettre sur le dos du crocodile, à lui fermer les mâchoires, puis à le repousser.

Craig Dickmann, qui s’en est sorti avec des morsures aux mains et aux jambes, a ensuite conduit sa voiture pendant 45 minutes jusqu’à son domicile, avant d’appeler les secours.

Sur son lit d’hôpital, le pêcheur n’a pas oublié ce triste événement:  » Ce bruit me hantera pour toujours, je pense. Le bruit du claquement des mâchoires. »

Craig Dickmann à l’Hôpital

Les autorités de Queensland affirment avoir euthanasié ce crocodile aussi fourbe que sournois. Le geste de Craig est-il un astuce à conseiller aux gens attaqués par cet animal rarement dangereux envers les humains?

La Rédaction

Journée mondiale des pauvres : leur puissant pouvoir pointé du doigt!

En cette journée mondiale des pauvres, il est difficile d‘évoquer  ce mot complexe et ambigu, parce que  susceptible de stigmatisation. Mais, en tant que chrétiens, grâce à lui  nous nous rappelons les premières paroles de Jésus Christ sur la Montagne quand il vit la foule qui le suivait : « Heureux les pauvres de cœur ! »(Mt 5,3)Comment ne pas bénéficier de ce bonheur qui les habite ? Pourquoi ne pas chercher à puiser sur cette source qui nous parait inaccessible parce que si profonde ?

Indéniablement, c’est une intuition géniale et pleine de sagesse qu’a eue le Pape François. La pauvreté dont il est question est cet enfant de l’inégalité là où la richesse appartient à quelques privilégiés. Aussi son message de cette année(2019) est-il ainsi énoncé : « L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue.»

En effet, une telle pauvreté issue des injustices inacceptables est tellement un scandale aux yeux des riches que le pauvre est obligé de s’éloigner, se cacher, disparaître…Il doit, selon le Saint Père, « errer d’une partie de la ville à l’autre, dans l’espoir de trouver un travail, une maison… »Ce que confirme Saint Paul(deuxième lecture) : beaucoup voudraient « travailler dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné »

Le pouvoir des  pauvres

Faute de ne rien trouver ou de ne trouver que des emplois précaires qui les poussent à vivre en dessous du seuil de  pauvreté, « le cœur de nombreuses personnes se ferme et le désir de devenir invisible prend le dessus…ces hommes et ces femmes sont de plus en plus étrangers de nos maisons et marginalisés dans nos quartiers.»

Par contre, le pouvoir du pauvre est d’avoir confiance dans le Seigneur. L’Église l’invite à crier vraiment sa souffrance : « Le pauvre crie, le Seigneur entend » (Ps33, 7) Puisque les hommes sont enclins à construire les murs, le jour du Seigneur, « brûlant comme la fournaise » (première lecture) en fera de la paille.

L’Église se fait donc l’écho de ce cri, parce que « dans sa proximité avec les pauvres, elle découvre qu’elle est un peuple qui, dispersé parmi tant de nations, a pour vocation de ne faire sentir à personne qu’il est étranger ou exclu, car tout le monde est impliqué dans un chemin commun de Salut…

Dans ce sens, la promotion sociale des pauvres n’est pas un engagement extérieur à la proclamation de l’Évangile. Au contraire, elle montre le réalisme de la foi chrétienne et sa valeur historique. « L’amour qui donne vie à la foi en Jésus ne permet pas à ses disciples de se replier dans un individualisme asphyxiant, caché dans des segments d’intimité spirituelle, sans aucune influence sur la vie sociale »

Une journée, source d’espérance

L’engagement des chrétiens, à l’occasion de cette Journée mondiale, et surtout dans la vie de tous les jours, ne consiste pas uniquement en des initiatives d’assistance qui, bien que louables et nécessaires, doivent viser à renforcer en chacun l’attention maximale qui est due à chaque personne en détresse dont le remède est l’espérance.

L’espérance se communique aussi à travers la consolation, qui se réalise en accompagnant les pauvres, non pas pour quelque moment chargé d’enthousiasme, mais avec un engagement qui dure dans le temps. Les pauvres acquièrent de l’espérance réelle non pas quand ils nous voient gratifiés pour leur avoir donné un peu de notre temps, mais lorsqu’ils reconnaissent dans notre sacrifice un acte d’amour gratuit qui ne cherche pas à être récompensé.

Le mérite des bénévoles et la bonté des pauvres

Aujourd’hui, aux nombreux bénévoles, auxquels il revient souvent le mérite d’avoir senti en premier l’importance de cette attention aux pauvres, je demande, dit le Pape François, de grandir dans leur dévouement. Et à vous tous, chers frères et sœurs, je vous exhorte à chercher, avec chaque personne pauvre que vous rencontrez, ce dont elle a vraiment besoin ; à ne pas vous arrêter à la première nécessité matérielle, mais à découvrir la bonté qui se cache dans leur cœur, en vous faisant attentifs à leur culture et à leurs façons de s’exprimer, pour pouvoir entamer un véritable dialogue fraternel.  Mettons de côté les divisions qui proviennent de visions idéologiques ou politiques, fixons le regard sur l’essentiel qui n’a pas besoin de beaucoup de mots, mais d’un regard d’amour et d’une main tendue.

Les pauvres ont avant tout besoin de Dieu, de son amour rendu visible par des personnes saintes qui vivent au côté d’eux, lesquelles, par la simplicité de leur vie, expriment et font émerger la force de l’amour chrétien. Dieu se sert d’innombrables routes et instruments pour atteindre le cœur des personnes.

Bien sûr, les pauvres nous approchent aussi parce que nous leur distribuons de la nourriture, mais ce dont ils ont vraiment besoin va au-delà du plat chaud ou du sandwich que nous proposons. Les pauvres ont besoin de nos mains pour se relever, de nos cœurs pour ressentir à nouveau la chaleur de l’affection, de notre présence pour vaincre la solitude. Ils ont simplement besoin d’amour.

Le regard sur l’essentiel

Parfois, il faut peu de choses pour redonner espérance : il suffit de s’arrêter, sourire, écouter. Pendant un jour, laissons de côté les statistiques ; les pauvres ne sont pas des chiffres attrayants pour se vanter de nos œuvres et de nos projets. Les pauvres sont des personnes à rencontrer ; jeunes ou âgés, à inviter à la maison pour partager un repas ; hommes, femmes et enfants qui attendent une parole amicale. Les pauvres nous sauvent parce qu’ils nous permettent de rencontrer le visage de Jésus-Christ.

La condition, pour que les disciples du Seigneur Jésus soient des évangélisateurs cohérents, est de semer des signes tangibles d’espérance. À toutes les communautés chrétiennes et à tous ceux qui ressentent l’exigence d’apporter espérance et réconfort aux pauvres, je leur demande de travailler pour que cette Journée mondiale renforce chez beaucoup, la volonté de collaborer efficacement afin que personne ne se sente privé de proximité et de solidarité. »

En vue de cette collaboration, nous avons jugé bon de réunir toutes les personnes chargées des affaires sociales(Mairies ) et le Secours catholique afin de donner à celles et ceux que nous accompagnons, cette parole d’encouragement du Christ:  » C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie », car le risque de la perdre est grande.

Très bon dimanche!

P.Protogène BUTERA

Homélie du Dimanche : Que dire sur le point de mourir?

Les lectures de ce dimanche nous aident à réfléchir sur ce qui nous arrête dans nos cheminements, les entraves contre notre foi, mais surtout, ce que nous dirons sur le point d’expirer. Parole d’affirmation que résurrection il y a ou silence tout court, laissant à Dieu son dernier mot?

Quoi qu’il arrive, nous marchons vers lui dans l’espoir qu’il nous rendra la vie, car « il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. » Par la rencontre avec « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob », nous reconnaissons que nous sommes héritiers de la résurrection proclamée déjà par ces jeunes martyrs de la Première Alliance, notification de la foi de leurs pères.

Ainsi dans la même foi, ceux qui ont eu des enfants et ceux qui ne les ont pas eus, ceux qui sont mariés ou ceux qui ne le sont pas, auront le même héritage s’ils croient vraiment: la vie éternelle par la résurrection, car ils seront semblables aux anges, « enfants de la résurrection. »

En ce Trente-deuxième dimanche du Temps ordinaire, rendons grâce pour les jeunes générations qui trouvent réconfort et énergies nouvelles dans la foi au Christ Jésus. Rendons grâce aussi pour les parents très contents d’avoir les enfants ou petits-enfants qui n’hésitent pas à faire savoir leur confiance dans le Seigneur par leur fidélité et leur unité de vie.

Conscients que « tout le monde n’a pas la foi », nous sommes invités à chercher et tenir fermement ce que « nous pouvons faire et dire de bien ». Et si nous ne pouvons pas faire beaucoup de choses, à cause de notre état de santé ou des circonstances diverses), la prière doit être le lieu de prédilection pour chacun, afin de bénéficier de l’Esprit de confiance et d’endurance dans le Christ Jésus.

De cette façon, la célébration de l’Eucharistie devient la source tellement sûre de force, que nous ne pouvons plus vivre comme avant. En la recevant, notre langue devient si vive que, même sur le point d’expirer, nous pouvons l’affirmer: nous  connaîtrons la résurrection pour la vie, parce que nous sommes en communion avec le Dieu Vivant.

Puisse la conscience de chacun se réveiller et proclamer cette vérité comme le Psalmiste: « Au réveil, je me rassasierai de ton visage. » N’oublions pas femmes et hommes qui se regardent, le visage rayonnant,tout en attendant la mort…

Très bon dimanche.

By P.Protogène BUTERA

Voici les textes à méditer pour ce dimanche:

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël (2 M 7, 1-2.9-14)

En ces jours-là,
    sept frères avaient été arrêtés avec leur mère.
À coups de fouet et de nerf de bœuf,
le roi Antiocos voulut les contraindre
à manger du porc, viande interdite.
    L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara :
« Que cherches-tu à savoir de nous ?
Nous sommes prêts à mourir
plutôt que de transgresser les lois de nos pères. »
    Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir :
« Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente,
mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois,
le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. »
    Après cela, le troisième fut mis à la torture.
Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna
et il présenta les mains avec intrépidité,
    en déclarant avec noblesse :
« C’est du Ciel que je tiens ces membres,
mais à cause de ses lois je les méprise,
et c’est par lui que j’espère les retrouver. »
    Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme
qui comptait pour rien les souffrances.
    Lorsque celui-ci fut mort,
le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices.
    Sur le point d’expirer, il parla ainsi :
« Mieux vaut mourir par la main des hommes,
quand on attend la résurrection promise par Dieu,
tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. »
    – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens  (2 Th 2, 16 – 3, 5)

Frères,
     que notre Seigneur Jésus Christ lui-même,
et Dieu notre Père qui nous a aimés
et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce,
    réconfortent vos cœurs
et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.
     Priez aussi pour nous, frères,
afin que la parole du Seigneur poursuive sa course,
et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous.
    Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais,
car tout le monde n’a pas la foi.
    Le Seigneur, lui, est fidèle :
il vous affermira et vous protégera du Mal.
    Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous :
vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.
    Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu
et l’endurance du Christ.
    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 20, 27-38)

En ce temps-là,
   quelques sadducéens
– ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –s’approchèrent de Jésus
    et l’interrogèrent :
    « Maître, Moïse nous a prescrit :
Si un homme a un frère qui meurt
en laissant une épouse mais pas d’enfant,
il doit épouser la veuve
pour susciter une descendance à son frère.

    Or, il y avait sept frères :
le premier se maria et mourut sans enfant ;
    de même le deuxième,
    puis le troisième épousèrent la veuve,
et ainsi tous les sept :
ils moururent sans laisser d’enfants.
    Finalement la femme mourut aussi.
    Eh bien, à la résurrection,
cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
    Jésus leur répondit :
« Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
    Mais ceux qui ont été jugés dignes
d’avoir part au monde à venir
et à la résurrection d’entre les morts
ne prennent ni femme ni mari,
    car ils ne peuvent plus mourir :
ils sont semblables aux anges,
ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
    Que les morts ressuscitent,
Moïse lui-même le fait comprendre
dans le récit du buisson ardent,
quand il appelle le Seigneur 
le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
    Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Tous, en effet, vivent pour lui. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

Pourquoi les oiseaux ne tombent pas quand ils dorment?

La nuit ou le jour, l’oiseau dort tranquillement sur une branche sans aucune crainte de tomber. D’où cette expression que « les enfants dorment comme les oiseaux. » Seulement, ceux-ci doivent se mettre à l’abri de tous les prédateurs.

A lire: Où dorment les oiseaux pendant la nuit?

Mais comment font-ils pour trouver un équilibre? Regardez la poule sur un perchoir ou certaines espèces des oiseaux! Elles peuvent s’endormir sur une patte quand l’autre est relevée. Ne vous étonnez pas de cet oiseau recroquevillé sur lui-même, le bec sous les ailes?

Du sommeil des oiseaux

Ceux qui ne rentrent pas dans les nids ou les trous des rochers, passent leurs nuits sur les branches. Ces genres d’oiseaux ont des griffes qui se ferment comme un cadenas grâce à la flexion des muscles de la cuisse.

Griffes qui se ferment comme des cadenas

Du moment où il y a encore contact du corps avec la branche, cette flexion provoquée par un tendon fait fonctionner tout le système de fermeture. De cette façon, rien ne pourra troubler le sommeil et un oiseau mort peut rester longtemps accroché à sa branché!

D’autre part, il y en a qui sommeillent tout en volant. Pourtant, ils ne sont pas des somnambules! Non. Ils sont capables d’un sommeil hémisphérique car, pendant leur vol, une partie du cerveau dort quand l’autre reste en éveil, et cela alternativement.

Migrateur, ses rêves sont ainsi achevés en toute sécurité, durant des heures et des heures.

By Protogène BUTERA

3 Novembre: Journée mondiale de la GENTILLESSE

La gentillesse est oser toujours être bon, car cela fait du bien plutôt à votre santé psychique et physique. La gentillesse est vraiment le maître-mot qui met fin à votre pouvoir de tout contrôler en vous laissant seulement le pouvoir de vous contrôler vous-mêmes.

L’idée est née à Singapour en 2000: les chercheurs se sont rendus compte que les gens gentils sont en meilleure santé! D’où le « World Kindness Day » promulgué par « Word Kindness Movement » (Japan, 1998).

Pour les pays francophones, ce sera « La journée mondiale de la Gentillesse. » Son but est de mettre fin aux idées reçues : que la gentillesse est bonne pour les enfants; que c’est un signe de faiblesse ou de naïveté; que la gentillesse conduit à l’inefficacité…

Pourtant, le monde est à la bienveillance. Que cela soit en famille, au travail ou à l’école, la primauté est au souci de l’autre, à l’attention et au soin de ses collaborateurs. No stress au travail et dans sa vie!

Gentillesse et bien-être familial

Cette journée est donc l’occasion de faire preuve d’amabilité et de bienveillance. Ce qui n’est pas toujours gagné. Certains diront qu’il ne faut pas être gentil envers les politiques, par exemple! Car, il faut une certaine méchanceté pour les obliger à ne penser qu’à leurs propres intérêts.

La gentillesse, c’est oser être bon

Nul n’ignore que « le prix de la bonté est une méchanceté. » Le risque est grand de penser que les gens profitent trop de votre gentillesse sans aucun signe de reconnaissance.

La gentillesse est donc oser toujours être bon, car cela fait du bien plutôt à votre santé psychique et physique. C’est l’exemple des bénévoles dont le bien-être augmente par le fait d’aller vers les autres, les aider ou les servir. Bien sûr avec mesure, sans s’oublier soi-même.

C’est  » oser être bon » pour les représentants politiques qui savent que l’opinion sera rarement en leur faveur à cent pour cent mais qu’ils auront le bénéfice d’être gentils en évitant les couacs pour plus d’efficacité.

La gentillesse fera sa revanche

Du point de vue de la santé, qui n’a pas été tenté de continuer avec son médecin (ophtalmologue, gynécologue, dentiste…) parce que le toubib a été tout le temps gentil avec lui? Ses prescriptions font le reste.

Relation médecin-patient

D’autre part, qu’avez-vous remarqué au volant de votre voiture? Quand vous avez été agressifs et intolérants face aux autres qui sont très lents ou tournent sans clignoter, voyez comme vous avez été désarmés par la gentillesse de votre passagère!

La gentillesse est vraiment le maître-mot qui met fin à votre pouvoir de tout contrôler en vous laissant seulement le pouvoir de vous contrôler vous-mêmes. Il peut venir de la bouche et de l’enthousiasme des enfants qui en ont marre des chicaneries de leurs parents, toute la nuit.

Enthousiasme qui change tout

Un jour vous serez reconnaissants au meneur du jeu : « John, ta gentillesse nous a sauvés. Tu nous as tirés du gouffre. Tout était prêt pour nous séparer. Merci d’avoir été si gentils, tous les deux, à notre égard. Vous avez été plus forts que nous. » Ouf! A votre tour, lancez-vous! Mission pour la gentillesse.

By Protogène BUTERA

Commémoration de tous les Défunts ou des Âmes du Purgatoire?

Le lendemain de la Toussaint, l’Église intercède pour tous ses membres endormis dans la mort et qui souffrent dans une ultime purification avant d’entrer dans la Gloire »; elle n’oublie pas donc les âmes du Purgatoire. Celui-ci est, selon le Curé d’Ars, « l’infirmerie du Bon Dieu. »

Ainsi, le 2 novembre, pour n’oublier personne, il est prévu 3 messes. Mais, si toutes célèbrent la commémoration de tous les fidèles Défunts, la troisième concerne les intentions du Souverain Pontife. Comme c’est le début du mois, c’est cette dernière que j’ai choisie.

Or, les intentions du Saint Père pour ce mois de novembre évoquent le dialogue et la réconciliation au Proche-Orient. C’est un appel qui sous-entend les pertes insupportables en terme de vies humaines. Nous le savons bien, plus il y a des morts au combat, plus diminuent les chances du dialogue et de la réconciliation.

Le Pape veut que nous priions pour le Proche-Orient parce que le péché ou l’horreur de la guerre y a établi son règne de mort. Mais, parce que c’est très loin de nous(Européens), nous pouvons ne pas y prêter beaucoup d’attention.

Le livre de la Sagesse nous l’a rappelé:  » La fascination du mal fait perdre de vue le bien ». Notre regard(infos en continue)s’est habitué à ce mal de la guerre qu’on ne voit plus grand-chose. Pourtant, ils sont nombreux à mourir avant l’âge, car ils sont vieux à trente ans!

Inconcevable. Nul ne sait le nombre de morts qu’il y a eus durant tant d’années de guerre(Irak, Syrie,…)Morts sous les bombardements, morts dans les camps de réfugiés ou sur la route de l’exil. Tous fidèles à la vie.

Notre prière pour eux, c’est une manière de « rester en tenue de service. » Comme nous serions heureux si le Maître de la vie nous trouvait en train de veiller à ce que « les liens de la morts » soient brisés et que surabondent la miséricorde de Dieu sur tous ceux qui,de leur vie,ont aimé le nom de Jésus Christ notre Seigneur!

A Lui qui connaît la foi et la droiture de tous les fidèles défunts,l’Église adresse ses prières pour le salut de leurs âmes afin qu’ils puissent entrer dans la communion des habitants du ciel et jouir de la vision du bonheur éternel.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de participer à cette commémoration, vous pouvez dire cette prière pour les âmes du Purgatoire. La grâce de l’intercession vous sera donnée.

O Divin Cœur de Jésus,
accordez, je vous prie,
aux âmes du Purgatoire, le repos éternel;
à ceux qui doivent mourir aujourd’hui, la grâce finale;
aux pécheurs, la vraie pénitence;
aux païens, la lumière de la foi;
à moi et à tous les miens, votre bénédiction.


Je vous recommande donc,
ô Cœur très miséricordieux de Jésus,
toutes ces âmes et je vous offre pour elles,
tous vos mérites avec ceux de votre Bienheureuse Mère,
de tous les Saints et des Anges,
et toutes les Messes, les Saintes Communions,
les prières et les bonnes œuvres qui sont faites aujourd’hui
dans tout le monde chrétien.
 
Doux Cœur de Marie,
consolation de ceux qui souffrent,
priez pour nous et pour les âmes
abandonnées du Purgatoire !

Équipes Notre Dame

By Père Protogène BUTERA

Côte d’Ivoire-30 Octobre: Disons Bienvenue, la Vie!

Le 30 octobre, c’est la Journée mondiale de la Vie et nous fêtons la Saint Bienvenue. C’est pourquoi il est juste de dire: Bienvenue la Vie! Oui, célébrons la Vie!

Et c’est depuis 2008 que cette journée est fêtée par plus de 40 pays au monde: Côte d’Ivoire, Bénin, France, Norvège, Haïti…

Que faire en cette journée?

C’est la seule journée d’inspiration africaine qui a pris une portée mondiale. Elle a commencé dans la ville d’Abidjan, Capitale de la Côte d’Ivoire. Mais, parce qu’elle n’est pas encore reconnue par l’ONU, on n’en parle pas comme d’une journée internationale.

Pourtant, ses deux actions devraient l’inscrire dans le concert de toutes les nations, car chaque pays se bat pour préserver et améliorer la vie de ses citoyens et de tous les vivants. Voici ces actions:

La promotion des valeurs de la vie

  • conférences sur les droits de l’homme, la santé mentale, la nutrition, la sécurité routière.
  • organisation du don de sang géant.
  • consultations médicales et soins gratuits dans plus de 10 disciplines médicales.
  • défilé des vivants, sur le thème de la préservation de la vie,  notre bien le plus précieux.
  • concerts de la Vie avec de nombreux artistes locaux de tous les horizons.

Une minute d’acclamation

Une chaine planétaire a été lancée depuis quelques années; elle consiste à organiser partout dans le monde une minute mondiale d’acclamation. Et de quoi s’agit-il ?

Chaque 30 octobre, à 13 h 00 GMT précises, l’humanité tout entière est appelée à observer 1 minute d’acclamation en l’honneur de la Vie. Et ce vaste mouvement laisse libre cours à de nombreuses formes d’expression selon les cultures locales.

Cette minute a fait son chemin et a déjà été observée jusqu’à Hawaï aux U.S.A. Elle permet à chacun de se rendre compte qu’être en vie est un privilège et que cela se fête.

Voilà une belle occasion de célébrer et de fructifier ce don de la vie, quelques jours avant les fêtes de la Toussaint et de tous les Défunts. Ah! Oui! Que « la culture de la vie » remporte sur « la culture de la mort. »

Appréciez la vie à juste titre sans en faire un objet de culte. Faites ensemble du bruit dans le bourg et au village selon les expressions de votre culture. Chantez, sautez, criez même! Une minute seulement pour éviter toute nuisance sonore et perturbation du bon voisinage.

Journée de la vie au Norvège
Fêtons la vie comme en Norvège

En respectant cette minute, nous accomplissons ce bel enseignement d’Aristote: « La norme de la vie, c’est la respiration. » Ainsi, les vitalistes qui s’inspirent de la Bible diront: « Un cœur calme est la vie du corps  » (Pr14,30).

De la même manière, aujourd’hui, ceux qui croient au Christ ont vraiment leur mot à dire: « En Lui, nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17,28)

Très bonne fête de la VIE!!Mais comment la vie est fêtée dans votre pays s’il y a beaucoup d’injustices, de violences et de maltraitances?

La Rédaction

Nyanza : Ibibazo byarabarenze bati « Nta kibazo dufite! »

Kimwe n’ahandi hose mu gihugu, AKarere ka Nyanza kagize ukwezi kudasanzwe kwahariwe  umuturage(Nzeli-Ukwakira). Ikibabaje ahubwo ni uko muri uko kwezi, umuturage aribwo yaharenganiye kubera amanama y’urudaca.

Abayobozi bo iyo baturutse iyo ku Karere, ntibaba banatekereza ko muri abo baturage biriwe babicaye imbere, harimo abagomba guca incuro kugira ngo babone icyo bararira. Urwitwazo ngo ni uko nyine amafranga bari gukoresha bajyanye ibibazo byabo ku Karere, bayakoresha ibindi.

Ibibazo birenga 300 byarabajijwe

Tariki ya 8 Ukwakira ni bwo uko kwezi kwashorejwe mu Murenge wa Nyagisozi. Umuyobozi w’Akarere ka Nyanza, Bwana Ntazinda Erasme, yari yitabiriye uwo munsi ari kumwe n’Abanyamategeko ndetse n’inzego zishinzwe umutekano, Polisi n’Igisirikare.

Umuyobozi w’Ishami ry’Imiyoborere myiza yavuze ko ibibazo bisaga 300 byakemuwe. Ariko se ubwo bari bakiriye bingahe? Ese abaturage bazajya bategereza ukwezi kumwe mu mwaka ngo bakemurirwe ibibazo? Ikindi gihe se bazaba bihishe he abo mu Nzego z’Ibanze babitinza?

Abo byarenze bati « Nta kibazo dufite »

Abanyarwanda muri rusange ntibigora. Akenshi bagorwa n’Abayobozi. Iyo abo ba Nyakubahwa baje, ibyihare ni byo bivuga akari i Murore! Abazi gukenga bo ntibirirwa bata igihe. N’ab’i Nyanza na bo ni uko.

Umunyamakuru yashatse kumenya niba hari ibibazo bataboneye umwanya wo kubibwira abayobozi, bati  » Nawe ijisho riraguha! Nta kibazo dufite! » Umugabo wavugaga areba hirya no hino ko batamwumva, ati « Ubu se wakwirirwa wicaye hano ari gusa? Bariya se ko baje ku kazi, nkanjye nintaha ndarya iki? Ibibazo ni byinshi wa muntu we!« 

Gushima biteye amakenga

Hagati aho abashima bari batangiye guhaguruka nk’abatumwe. Abarenga 15 ngo barashima Perezida wa Repubulika ko yabahaye imihanda, ko yabahaye amazi, ko yabahaye umuriro, ko yabahaye...Ibiri amambu, si we wari wakoresheje inama! Ese iyo ahaba yari kwihanganira gukomeza kumva ibintu nk’ibi?

Gushima si bibi ariko iyo bikabije bitera amakenga. Uwatangaje ni umukecuru wari wambaye incurikirane nyamara agahamya ko yiteje imbere abikesha Nyakubahwa Prezida wa Repubulika! Ati « Umwaka ushize navuye muri Viyupi none ubu mfite miliyoni 3 kuri konti » Abari aho bose baraseka, bati « Koko , Mukecu, ayo mafranga uyafite muri Banki cyangwa ari munsi ya matora? »

Umukecuru si ukuzamura ijwi yivayo. Ati  » Na matora ndayifite, ariko ni iyo kuryamaho mwana wa! Igihe cy’ubujiji cyarashize. » Ako kanya ahita akora mu gasakoshi ke, ati « N’IKOFI ngiyi irimo bitanu, mufite ikihe kibazo? Ni bangahe, abagabo bafite nk’iyi? Abagabo bose barebanaho. Inama irangira ityo. Byari urwenya gusa! Ni ibibazo…

By Kayijuka Erasme/Nyanza

Homélie du 30° dimanche: Quand la prière a atteint son but

En prolongement du message du dimanche dernier sur la nécessité de toujours prier sans se décourager, aujourd’hui c’est le but ou la finalité de la prière qui est en jeu.

Or, le but de toute prière est la gloire de Dieu et la reconnaissance des mérites des autres. C’est ce que souligne la prière sur les offrandes: « Permets, Seigneur, que notre célébration contribue d’abord à ta gloire. » Et Saint Paul l’affirme de façon merveilleuse: « Le Seigneur me remettra sa récompense comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.« 

En revanche, ce qui peut empêcher la prière d’atteindre son but, c’est l’orgueil et le mépris des autres mais surtout l’orgueil en tant que sentiment de domination: « Parce que, dit le Pharisien, je ne suis pas comme les autres hommes, ou comme ce Publicain. »

Pourtant, les deux hommes étaient sortis pour prier. S’ils diffèrent de part leurs statuts et leurs dispositions, quelque chose les unit: non seulement le désir de prier encore, mais aussi le fait de s’adresser presque à un même Dieu: « Mon Dieu, je te rends grâce », dit l’un; « Mon Dieu, montre-toi favorable », dit l’autre.

Ainsi, dans nos célébrations liturgiques, nous accordons la première place au Publicain par notre demande de pardon(Kyrie, méditation) et nous intégrons aussi ce que le Pharisien a de meilleur: « rendre grâce » par notre gloire à Dieu (manifestation de joie)de façon à être introduits confortablement à la Table de la Parole.

Oh! Qu’il est admirable ce Pharisien! Un bon type qui fait de belles choses que la génération actuelle ne ferait plus: jeûner 2 fois par semaine, verser 10% de son salaire/revenus pour l’entretien du Temple ou de l’Église. Ah! Non. C’est plus que ça. Il est l’homme que cherche cette génération: super-man, star du show, le meilleur gagnant…Grâce à lui, le Seigneur nous remet à l’ordre: « Qui s’élève sera abaissé; qui s’abaisse sera élevé. »

Le Seigneur Jésus lui-même s’est abaissé vers nous pour qu’il soit élevé par nos voix en reconnaissant la puissance de Dieu le Père qui l’a élevé d’entre les morts. C’est le sens de nos Eucharisties où chaque jour/dimanche nous exprimons l’importance de sa présence au milieu de nous. Nous le disons avec Saint Paul: « A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen »

Très bon dimanche pour la fin de ce mois d’octobre. Allez plus loin dans la méditation des textes du jour.

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du livre de Ben Sira le Sage (Si 35, 15b-17.20-22a)
Le Seigneur est un juge
qui se montre impartial envers les personnes.
    Il ne défavorise pas le pauvre,
il écoute la prière de l’opprimé.
    Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,
ni la plainte répétée de la veuve.
    Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,
sa supplication parviendra jusqu’au ciel.
    La prière du pauvre traverse les nuées ;
tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.
Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,
    ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.

    – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée  (2 Tm 4, 6-8.16-18)
Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
    J’ai mené le bon combat,
j’ai achevé ma course,
j’ai gardé la foi.
    Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :
le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,
et non seulement à moi,
mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour
sa Manifestation glorieuse.
    La première fois que j’ai présenté ma défense,
personne ne m’a soutenu :
tous m’ont abandonné.
Que cela ne soit pas retenu contre eux.
    Le Seigneur, lui, m’a assisté.
Il m’a rempli de force
pour que, par moi,
la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout
et que toutes les nations l’entendent.
J’ai été arraché à la gueule du lion ;
    le Seigneur m’arrachera encore
à tout ce qu’on fait pour me nuire.
Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.
À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 18, 9-14)
En ce temps-là,
    à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
Jésus dit la parabole que voici :
    « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
    Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
‘Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
    Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
    Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
    Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

By Protogène BUTERA