Ce Noël qui n’est ni bon ni joyeux

Si on s’arrêtait à l’enfantement biologique seulement(Evangile), on comprend pourquoi Noël peut être détestable. Ainsi, il y en a qui diront : « Je déteste Noël, car c’est la fête des familles et des bambins. » Comment passer un joyeux Noël quand on est tout seul, sans famille ? Noël peut-il être joyeux pour une famille qui n’a pas eu la chance d’avoir les enfants ou pour une femme qui n’a pas eu le plaisir d’enfanter comme les autres ?

Au-delà de ces questions de fonds, Noël apporte des changements indéniablement visibles. Quand on observe nos villes, on se rend compte que Noël est la source de toutes les lumières : de nos rues, de nos façades, de nos commerces…

Très belles lumières furtives de nos sapins bien décorés et entretenus par le jeu des jouets offerts par le Père Noël ! C’est cette fête commerciale que les enfants adorent. Grâce à elle, même un athée peut dire qu’il croit en Noël qui fait mobiliser les gens, de ville en ville, pour des raisons diverses.

Père Noël au Sénégal(sources:homeviewsenegal.com)
A lire: Noel à contre-sens!

De l’autre côté, loin, loin et en dernier lieu, les crèches d’inspiration religieuse qui n’ont pas droit de cité dans le public sont cachées dans nos églises et dans nos maisons. Là, pour quiconque est conduit par la foi, Noël est aimable parce que la présence de l’Enfant Jésus, couché dans la mangeoire attire notre regard et nous rappelle « l’humanité qui nous rassemble en tant qu’enfants d’un seul Père » et non sortis de la carte bancaire.

En cet endroit là, Jésus a le visage de nos frères et sœurs les plus nécessiteux qui ont besoin de notre attention comme il l’a fait lui-même en prenant place parmi nous. C’est ce que souligne le Pape François dans sa lettre« Admirabile Signum »(Valeur de la crèche) :

« En contemplant la scène de Noël, nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et nous découvrons qu’il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à lui…En Jésus, continue le Pape, le Père nous a donné un frère qui vient nous chercher quand nous sommes désorientés et que nous perdons notre direction, un ami fidèle qui est toujours près de nous. »

Et comme nous l’avons entendu dans la deuxième lecture, sa présence est « une grâce qui nous apprend à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété .»Tous ceux qui ont cru en sa puissance feront leur la prophétie d’Isaïe : « Oui, un en enfant nous est né, un fils nous est donné.» Par conséquent, « ils se réjouissent devant lui dans la joie et l’allégresse

Dans cette optique de se réjouir devant lui, certaines paroisses font (après la messe) les compétitions du « beau  sourire et du long sourire » des enfants. Ces paroisses sont conscientes que Jésus veut faire de ces enfants « un peuple ardent à faire le bien. »

Petit à petit, parents et écoles qui remarquent les changements de ces enfants à tous les niveaux(intellectuel,relationnel…)ne peuvent s’empêcher de s’exclamer: « Seigneur, Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse.  »

Aussi va-t-il de soi que Noël qui ne donne pas le pouvoir de rayonner et de communiquer aux autres les dons reçus, ce Noël n’est ni bon ni joyeux vraiment.

Je vous souhaite de très belles fêtes de Noël et du Nouvel An! Oui!Joyeux Noël à vous…

By Protogène BUTERA

Un plus? La Parole de Dieu à méditer(Messe de la Nuit):

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 9, 1-6)

Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
    Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
    Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.
    Et les bottes qui frappaient le sol,
et les manteaux couverts de sang,
les voilà tous brûlés :
le feu les a dévorés.
    Oui, un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
    Et le pouvoir s’étendra,
et la paix sera sans fin
pour le trône de David et pour son règne
qu’il établira, qu’il affermira
sur le droit et la justice
dès maintenant et pour toujours.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !
    – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
 (Tt 2, 11-14)
Bien-aimé,
    la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
    Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
    attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
    Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.
    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
 (Lc 2, 1-14)
    En ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
    – ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
    Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
    Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
    Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.
    Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
    Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
    Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
    L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
    Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
    Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
    Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
    Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
    « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.