Ces pensées de la philosophe Hannah ARENDT(1906-1975)

Il est impossible à un homme de chercher ni ce qu’il sait, ni ce qu’il ne sait pas. S’il sait, pas besoin d’enquête; et s’il ne sait pas, il ne sait pas davantage ce qu’il devra chercher »

Les clichés, les expressions toute faites, l’adhésion à des codes d’expression et de conduite conventionnels et standardisés possèdent la fonction socialement reconnue de nous protéger contre la réalité, c’est- à -dire contre l’exigence de notre attention pensante que tous les événements et les faits éveillent en vertu de leur existence. »


« Pour savoir ce qu’est la justice, on doit savoir ce qu’est la connaissance, et pour savoir connaître, on doit avoir une notion préalable et non examinée de la connaissance.


L’être humain ne doit jamais cesser de penser. C’est le seul rempart contre la barbarie. Action et parole sont les deux vecteurs de la liberté. S’il cesse de penser, chaque être humain peut agir en barbare.

C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal

La liberté de l’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat


Hannah Arendt (in, Responsabilité et jugement; La banalité du mal)

La pensée du philosophe Frédéric BASTIAT sur l’Economie politique

Homme politique, économiste et philosophe français, Frédéric BASTIAT(1801-1850)s’est fait le chantre du libre-échange contre le protectionnisme. Goûtez le prélude harmonique de sa pensée à travers ces quelques notes de ses « Sophismes Economiques« :

La conquête d’Alger a doublé le commerce de Marseille.

Dites-moi ce que fit César, et je vous dirai ce qu’étaient les Romains de son temps

Un peuple s’appauvrit quand il importe, et s’enrichit quand il exporte.

Sur quoi se mesure notre bien-être, notre richesse? Est-ce sur le résultat de l’effort? Est-ce sur l’effort lui-même?

Si l’on trouvait en France une mine d’or, il ne s’ensuit pas que nous eussions intérêt à l’exploiter. Il est même certain que l’entreprise devrait être négligée, si chaque once d’or absorbait plus de notre travail qu’une once d’or achetée au Mexique avec du drap. En ce cas, il vaudrait mieux continuer à voir nos mines d’or dans nos métiers.

Quand un produit abonde, il se vend à bas prix: donc le producteur gagne moins. Si tous les producteurs sont dans ce cas, ils sont tous misérables: donc c’est l’abondance qui ruine la société.

Le plus avantageux de tous les commerces est celui où l’on donne des objets fabriqués en échange de matières premières. Car ces matières premières sont un aliment pour le travail national

Un homme s’enrichit en proportion de ce qu’il tire un meilleur parti de son travail,c’est-à-dire de ce qu’il vend à plus haut plrix. Il vend à plus haut prix à proportion de la rareté, de la disette, du genre de produit qui fait l’objet de son industrie: On en conclut que, quant à lui au moins, la disette l’enrichit.

Nous n’aurions pas toutes les difficultés et toutes les charges de la question africaine, si nous étions bien convaincus que deux et deux font quantre en économie politique comme en arithmétique.

Empêche-t-on un peuple de tirer ses aliments du dehors, il les produit au-dedans. C’est plus pénible, mais il faut vivre. L’empêche-t-on de traverser la vallée, il franchit les pics. C’est plus long , mais il faut arriver.

By Protogène BUTERA

« Je dis aux hommes: violez les femmes », le philosophe Alain Finkielkraut

Ce 25 novembre, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. C’est l’ « Orange Day » car il est salutaire de construire un monde meilleur pour les femmes et les filles. Mettons un lien avec les paroles du philosophe Alain Finkielkraut qui sont une sorte de mise en garde.

En guise de provocation et non sans ironie, le philosophe Alain Finkielkraut a lancé une phrase controversée sur le viol face à Caroline de Haas sur LCI. Comme en témoignent de nombreuses réactions, ses propos ont choqué beaucoup de personnes.

«Incitation au viol» ou raisonnement par l’absurde dans un débat sur le «politiquement correct»? Des propos de l’essayiste Alain Finkielkraut sur le viol ont suscité de nombreuses réactions indignées, relate l’AFP.

«Violez, violez, violez. Voilà, je dis aux hommes: « Violez les femmes ». D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs. Tous les soirs, elle en a marre», s’est emporté le philosophe de 70 ans, dans un débat sur la chaîne LCI au cours duquel il avait précédemment fustigé «le politiquement correct», qualifié de «calvaire de la pensée».

«Vous n’avez pas le droit de dire ça! Ce n’est pas drôle», lui répond la militante féministe Caroline De Haas, tandis que le journaliste David Pujadas, qui animait l’émission «La Grande confrontation» sur le thème «Peut-on tout dire?», assure que «c’est du second degré».

Caroline De Haas avait auparavant reproché à Alain Finkielkraut d’avoir défendu Roman Polanski en suggérant que les faits pour lesquels le cinéaste est poursuivi aux États-Unis n’étaient «pas vraiment un viol» parce que l’adolescente de 13 ans qui l’avait accusé n’était «plus vraiment une petite fille».

«Quand vous dites ça, M. Finkielkraut, le message que vous envoyez à toutes les petites filles qui ont été violées dans ce pays, c’est le message que ce n’était pas grave», ajoute-t-elle, provoquant la réaction du philosophe.

«J’ai rappelé les faits, (…) cette jeune fille, qui avait en l’occurrence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami (…) Aujourd’hui, elle s’est réconciliée avec lui», poursuit Alain Finkielkraut, défenseur de longue date de Roman Polanski, visé depuis la semaine dernière par une nouvelle accusation de viol, aujourd’hui prescrite.

Auparavant, il avait critiqué la notion de «culture du viol» et déploré une «extension du concept de sexisme», faisant penser «qu’il y aurait en France énormément de violeurs en puissance».

La courte séquence de 4 secondes, partagée sur les réseaux par l’organisation féministe «Nous Toutes», a été très partagée et a suscité de nombreux commentaires.

Nouveau philosophe incompris

Dans son fauteuil 21 de l’Académie française(2014), Finkielkraut fait la promotion de la pensée des « nouveaux philosophes » qui manient « le conservatisme » avec « la douceur des manières. » Voilà que le lecteur non habitué à l’exercice de l’ironie prit le philosophe au mot et le jugea sans comprendre sa démarche.

Or, l’ironie, telle qu’elle est pratiquée par Socrate est « la manière de s’approprier la réponse d’un autre pour la réfuter. »(Rép. I, 337a) C’est comme si le philosophe voulait dire aux hommes: « Violez,violez les femmes!A la fin vous serez rattrapés par la justice quand les femmes prendront conscience de la cause du problème. « 

Est-ce l’idée qui était dans sa tête? En tous les cas, le nouveau philosophe de nationalité franco-polonaise et qualifié de nationaliste polonais, a été probablement incompris et victime d’une manière nouvelle de penser « les violences faites aux femmes » en démontant les fondements de la « culture du viol. »

By P.Protogène BUTERA

Why are Americans still uncomfortable with atheism?

By Casey CEP

It is very important to know what unbelievers(atheists)in America, believe when they use the terms like « God bless you » or « In God we Trust »(Constitution) while some believers use atheism to discredit other minority of thinkers.

At the beginning

Daniel Seeger was twenty-one when he wrote to his local draft board to say, “I have concluded that war, from the practical standpoint, is futile and self-defeating, and from the more important moral standpoint, it is unethical.” Some time later, he received the United States Selective Service System’s Form 150, asking him to detail his objections to military service. It took him a few days to reply, because he had no answer for the form’s first question: “Do you believe in a Supreme Being?”

Unsatisfied with the two available options—“Yes” and “No”—Seeger finally decided to draw and check a third box: “See attached pages.” There were eight of those pages, and in them he described reading Plato, Aristotle, and Spinoza, all of whom “evolved comprehensive ethical systems of intellectual and moral integrity without belief in God,” and concluded that “the existence of God cannot be proven or disproven, and the essence of His nature cannot be determined.” For good measure, Seeger also used scare quotes and strike-throughs to doctor the printed statement he was required to sign, so that it read, “I am, by reason of my ‘religious’ training and belief, conscientiously opposed to participation in war in any form.”

By the time Seeger submitted his form, in the late nineteen-fifties, thousands of conscientious objectors in the U.S. had refused to fight in the two World Wars. Those who belonged to pacifist religious traditions, such as Mennonites and Quakers, were sent to war as noncombatants or to work as farmers or firefighters on the home front through the Civilian Public Service; eventually, so were those who could prove their own independent, religiously motivated pacifism. Those who could not were sent to prison or to labor camps. But while Selective Service laws had been revised again and again to clarify the criteria for conscientious objection, they still did not account for young men who, like Seeger, refused to say that their opposition to war came from belief in a Supreme Being.

Over time, draft boards came to resemble freshman philosophy seminars in their attempts to decide who did and did not qualify for C.O. status. A Jewish socialist who ran an engraving business did not, but a pulp artist and atheist who appealed to the idea of secular humanism did; some members of the Ethical Culture Society qualified, but not others; Jehovah’s Witnesses initially did not, on the theory that someone willing to fight the Devil during Armageddon ought to be willing to fight America’s enemies during a war; a writer turned financial consultant who belonged to no church but had read “philosophers, historians, and poets from Plato to Shaw” was granted C.O. status after two contradictory close readings of his antiwar play.

Different boards reached very different conclusions, various appeal boards upheld and reversed those decisions without much consistency, and, inevitably, some of those appeals ended up before federal courts. When Seeger’s local board was unmoved by his argument, he took it all the way to the Supreme Court, where, in 1965, the Justices found unanimously that a draftee did not need to believe in God in order to have a conscience that could object.

Clear conscience of Americans

Seeger’s victory helped mark a turning point for a minority that had once been denied so much as the right to testify in court, even in their own defense. Atheists, long discriminated against by civil authorities and derided by their fellow-citizens, were suddenly eligible for some of the exemptions and protections that had previously been restricted to believers. But, in the decades since U.S. v. Seeger, despite an increase in the number of people who identify as nonbelievers, their standing before the courts and in the public sphere has been slow to improve.

Americans, in large numbers, still do not want atheists teaching their children, or marrying them. They would, according to surveys, prefer a female, gay, Mormon, or Muslim President to having an atheist in the White House, and some of them do not object to attempts to keep nonbelievers from holding other offices, even when the office is that of notary public. Atheists are not welcome in the Masonic Lodge, and while the Boy Scouts of America has opened its organization to gays and to girls, it continues to bar any participant who will not pledge “to do my duty to God.”

Such discrimination is both a cause and an effect of the crude way in which we parse belief, which has barely changed since Daniel Seeger completed his C.O. Lack of belief in God is still too often taken to mean the absence of any other meaningful moral beliefs, and that has made atheists an easy minority to revile. This is especially true in America, where an insistence on the idea that we are a Christian nation has tied patriotism to religiosity, leading to such strange paroxysms as the one produced by President Trump at last year’s Values Voter Summit: “In America, we don’t worship government—we worship God.”

No separation between church and state

As you remark it, the one wall the current Administration does not want to build is the one between church and state. The most evident manifestation of this resurgence of Christian nationalism has been animosity toward Muslims and Jews, but the group most literally excluded from any godly vision of America is, of course, atheists. Yet the national prejudice against them long predates Daniel Seeger and his draft board. It has its roots both in the intellectual history of the country and in a persistent anti-intellectual impulse: the widespread failure to consider what it is that unbelievers actually believe.

American antipathy for atheism is as old as America. Although many colonists came to this country seeking to practice their own faith freely, they brought with them a notion of religious liberty that extended only to other religions—often only to other denominations of Christianity. From John Locke they inherited the idea that atheists cannot be good citizens and should not be brought into the social contract; in “A Letter Concerning Toleration,” Locke had written, “Those are not at all to be tolerated who deny the being of a God.”

Atheism, however, is not a single identity, ideology, or set of practices, and to speak of it that way is as reductive as speaking of “religion” rather than of Judaism, Buddhism, or Christianity—or, even more usefully, of Reform Judaism, Mahayana Buddhism, or Pentecostalism. “Atheisms” is a more precise concept, as the philosopher John Gray demonstrates in his new book, “Seven Types of Atheism” (Farrar, Straus & Giroux), and one that could help Americans move beyond their intractable fight over the existence of God.

See more: American antipathy for atheism

Parole des célébrités: Baruch de Spinoza et l’éloge de la vraie joie

Né le 24 novembre 1632, Baruch de Spinoza est un philosophe néerlandais mort le 21 février 1677(moins de 45 ans!). En mémoire de ce jour où il a quitté cette terre, méditons sur quelques idées de ce prince de la philosophie qui mourut de la tuberculose. Toutes sont tirées de son oeuvre principale, »Ethique« :

1- « La gaieté ne peut avoir d’excès, elle est toujours bonne.  »

2-« La raison demande à chaque homme de s’aimer soi-même, de chercher ce qui lui est utile véritablement, de désirer tout ce qui le conduit réellement à une perfection plus grande.  »

3- « Les âmes ne sont pas vaincues par les armes, mais par l’amour et la générosité.  »

4-« L’homme humble est celui qui rougit souvent, celui qui convient de ses défauts et qui sait célébrer les vertus des autres. L’humble se met au-dessous de tout le monde, et sa démarche est modeste.  »

5- « La joie est le passage d’une moindre perfection à une perfection plus grande.  »

6- « L’orgueilleux est un homme qui ne parle de soi que pour exalter sa vertu au détriment des autres. »

7- « Si vous voulez que la vie vous sourie, apportez-lui votre bonne humeur. « 

En trouvez-vous une qui vous semble aisément applicable?

By Protogène BUTERA

Les sourcils de tes yeux disent tout de ton caractère

Il y en a qui sont acharnés à transformer leurs sourcils(surtout les femmes)au lieu de les garder tels qu’ils sont naturellement.Aristote avait dévoilé les caractères et la psychologie humano-féminine cachcée sous cette partie du visage.

Dans ses livres sur « l’Histoire des animaux« , Aristote nous présente, avec une rare précision, les caractères et les propriétés des animaux et des êtres vivants , ainsi que les parties qui les distinguent intrinsèquement.

Aussi, dit-il, parmi les différents animaux, seul l’être humain dispose du visage, car on ne parle pas de visage du poisson ou du boeuf. Or, comme l’observation le démontre clairement, le visage comporte plusieurs parties dont le rôle et l’importance méritent les égards pour l’homme ou la femme.

Il est étonnant comment notre philosophe aborde les parties qui nous paraissent de moindre importance. Parmi ces parties auxquelles la plupart ne font pas beaucoup attention, il y a les sourcils.Voici comment il nous en parle:

« Sous le visage, il y a les sourcils naturellement doubles. Des sourcils droits sont les signes d’un caractère mou, chez ceux qui les ont courbés vers le nez, c’est un signe de rudesse; vers les tempes, c’est le signe d’un caractère moqueur et ironique; abaissés, ils sont signes d’un caractère envieux. « 

A travers son analyse, il est facile de comprendre pourquoi il y en a qui sont acharnés à transformer leurs sourcils (surtout les femmes)au lieu de les garder tels qu’ils sont naturellement. Pourquoi les Instituts de beauté ou Salons de coiffure nous attirent tant?C’est dingue!Partout, avec les techniques du maquillage, l’heure est aux sourcils ondulés pour supprimer les sourcils droits.Sourcils.jpg

Vous qui adorez ces pratiques, serait-ce pour adoucir vos caractères ? Est-ce consciemment que vous le faites ou c’est plutôt l’effet de mode et le souci du simple paraître? Sans le savoir, vous ne risquez pas de vous rendre envieux et enviables?En vous regardant attentivement, dites-nous si Aristote n’a pas dit vrai!

By Protogène BUTERA

La pensée du jour avec Mahtma Gandhi:vers la Démocratie…

En quelques mots,retenons la pensée et la philosophie de Gandhi concernant la démocratie et ses voies:

1-« La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu’au plus fort »

2-« La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle,car nous ne penserons jamais tous de la même façon,nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents »

3-« Lorsqu’il faut choisir entre liberté et érudition,qui ne dira que l’on doit mille fois préférer la première à la seconde? »

4-« En opposant la haine à la haine,on ne fait que la répandre,en surface comme en profondeur »

5-« Nul Homme qui aime son pays ne peut l’aider à progresser s’il ose négliger le moindre de ses compatriotes »

6-« Aucun pays ne s’est jamais élevé sans être purifié au feu de la souffrance »

7-« La vie sans religion est une vie sans principes,et une vie sans principes est comme un bateau sans gouvernail »

8-« La force du nombre ne réjouit que le peureux.Celui qui est courageux en esprit se fait gloire de combattre seul »

9-« On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités. »

10-« Vivons simplement pour que d’autres puissent simplement vivre »

By P.B

 

Ubuzima bw’abatagatifu: Saint Justin, umurinzi w’abafilozofe

Ku myaka 30 ni bwo JUSTIN yabaye umukristu ataretse no gukunda ibitekerezo bigororotse(philosophie)kuko ari byo bifasha inkuru nziza kugaragaza icyezezi cyayo(préparation à la révélation).

Hari umusomyi wifuje kumenya byinshi kuri mutagatifu Justin, Kiliziya ihimbaza tariki ya 1 Kamena. Ni yo mpamvu tugiye kuganira ku buzima bw’uwo mukristu w’imena n’umuhanga.

Justin, ntiyavukiye mu muryango w’abemera Kristu. Yaboneye izuba mu mujyi wa Palestina ahitwaga Sichem, ahagana umwaka wa 100 nyuma y’ivuka rya Yezu. Abifashijwemo n’ababyeyi be bari bakize kandi bakomeye ku by’amashuri, yakomeje gushakisha inzira y’ukuri akoresheje ubwenge(raison et philosophie).

Abahanga b’iyo nzira(Stoïciens et platoniciens) ntibamumaze inyota. Ahubwo yayimazwe n’ikiganiro yagiranye n’umukristu akamuhishurira ibyanditswe bitagatifu(Saintes Ecritures)maze inzira nyayo akayibona mu kwemera Yezu Kristu(foi dans le Christ)wabambwe ku musaraba(crucifié)kandi akazuka(ressuscité).

Ku myaka 30 ni bwo yabaye umukristu ataretse no gukunda ibitekerezo bigororotse(philosophie)kuko ari byo bifasha inkuru nziza kugaragaza icyezezi cyayo(préparation à la révélation).

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Yagumye gushimangira ukuntu inozamyemerere(théologie)n’inyurabwenge-kamere(philosophie)bishinze imizi muri Jambo ku buryo uwamubyaye(Vierge Marie)yatumye dusubirana ijambo n’akanyamuneza. Yakundaga kuvuga ati(citations):

« Le Christ, Verbe présent en tout, a persuadé non seulement des philosophes et des lettrés, mais même des artisans et des ignorants, qui méprisèrent pour lui, et l’opinion et la crainte; car il est la vertu du Père ineffable et non une production de la raison humaine »(Deuxième Apologie,10)

« En effet, Eve, Vierge et intacte, ayant conçu la parole du serpent, enfanta la désobéissance et la mort; la Vierge Marie, ayant conçu la foi et la joie, répondit: ‘Qu’il me soit fait selon votre parole’. Il est donc né d’elle celui dont parlent les Écritures. Par lui, Dieu ruine l’empire du serpent et de ceux, anges ou hommes, qui lui sont devenus semblables, et affranchit de la mort ceux qui se repentent de leurs fautes et croient en lui ».

Marie, en acceptant le message de l’Ange, a conçu « foi et joie » (Dialogue avec Tryphon, 100,5)

Ngicyo icyamuteraga no kwigisha abami n’ibikomangoma(rois et empereurs) ngo bayoboke Umwami ubasumba ari we Kristu utanga amahoro. Ni na cyo cyatumye Marc-Aurèle(empereur philosophe)afata abakristu nk’abarwanya ubutegetsi ku buryo agomba kubakandamiza bidasubirwaho(persécution).

Ni bwo mu mwaka wa 165, Justin na bamwe mu bakateshite be bafashwe bacibwa umutwe(décapitation) kuko banze guhakana ubukristu. Nguwo umwe mu batagatifu ba mbere b’abamaritiri akaba n’umuvugizi n’umurinzi w’abafilozofe(patron des philosophes).

Umunsi mwiza ku bamwiyambaza mwese muharanira kumva neza n’ubwenge bwanyu ibyo mwemera(foi et raison).

By P.B

Barabivuze(ibitekerezo by’abafilozofe,Episode 5): Aristote, Difficulté des inégalités dans la Démocratie

L’élection de Donald Trump aux États-Unis d’Amérique a montré un autre visage de la démocratie.De même ,les Primaires de 2016 et les élections présidentielles de 2017 en France, n’ont pas cessé de dévoiler la démocratie dans son état d’imperfection.

Si le suffrage universel peut parier à ces défauts,le problème des inégalités peut orienter le cœur des électeurs au choix de la colère plutôt que de la raison.
Toutes ces situations électorales et d’autres encore,nous permettent de revoir la question posée par Aristote: »Quelle forme de démocratie peut-on considérer comme étant la meilleure? »Les réponses sont de l’ordre du possible:

« Il ne faut pas poser,comme certains en ont aujourd’hui l’habitude, que la démocratie existe simplement là où la masse est souveraine(car dans les oligarchies aussi comme partout ailleurs,c’est la partie majoritaire qui est souveraine),ni qu’il y a oligarchie là où peu de gens sont souverains dans la constitution.

Si,par exemple,l’ensemble des citoyens était de 1300,et que parmi eux il y ait mille riches et qu’ils ne partagent pas le pouvoir avec les trois cents autres, pauvres, libres et qui leur sont semblables sur les autres points,
personne ne prétendra que ces gens vivent en démocratie….(Les Politiques,1290a[30-35])

La démocratie qui est la première,c’est celle qui est appelée ainsi avant tout du fait de l’égalité.Car l’égalité,à ce que dit la loi d’une telle démocratie,c’est que rien ne mette les gens modestes ou les gens aisés les uns aux dessus des autres,qu’aucun de ces deux groupes ne soit souverain, mais que les deux soient égaux.

Car si c’est en démocratie que se trouvent principalement,comme le soutiennent certains,la liberté ainsi que l’égalité,il en sera ainsi principalement si tous partagent principalement de la même manière le pouvoir politique…(Les Politique,1291b[31-39])

Capacité du pouvoir politique

Pour que ce partage soit équitable,le pouvoir politique doit être capable d’établir des rapports de force et de proportion justes et équilibrés de sorte que chacun trouve dans son lieu(de résidence ou de travail)son bonheur.
En effet,c’est la politique,

discipline la plus souveraine et la plus éminemment maîtresse,qui dispose quels sont les savoirs dont on a besoin dans les cités,quelle sorte de savoirs chaque groupe de citoyens doit acquérir et jusqu’à quel point.

Même les plus honorables des capacités lui sont subordonnées,comme la conduite des armées,l’économie,l’art oratoire…Et,dès lors qu’elle use de tous les savoir-faire qui restent,prescrivant en outre, par la loi,ce qu’on doit exécuter et ce dont il faut se garder,sa propre fin est à même de contenir celle de toutes les autres disciplines,de sorte que cette fin doit être le bien humain »(Ethique à Nicomaque-1094a)

 

By P.B

Barabivuze(Ibitekerezo by’Abafilozofe:Episode 4):Aristote et Les Politiques

Aristote(385-322)est le disciple de Platon dont il concrétisera les Idées en les descendant du Ciel pour les enraciner dans la vie de la Polis(Cité).

Vu que la Cité possède plusieurs modes de vie(artisans,marchands,pêcheurs,cavaliers, cordonniers,forgerons ,maçons…), son organisation porte sur plusieurs œuvres.Ainsi,le traité(œuvre d’Aristote) qui attire notre attention sur cette organisation de la Cité sera au pluriel plutôt qu’au singulier: Les Politiques.

En faisant abstraction du singulier,nous admettons que,dans la Cité comme chaque pays,les politiques(modes d’organisation)sont multiples;elles se déclinent au pluriel et procèdent par addition:politique de la santé,politique de l’éducation,politique monétaire,politique de l’urbanisme,politique des relations internationales,politiques sociales,et cetera…

Or,pour Aristote,un homme est par nature un animal politique.C’est pourquoi,dit-il,même quand ils n’ont pas besoin de l’aide des autres,les hommes n’en ont pas moins tendance à vivre ensemble.

Néanmoins l’avantage commun lui aussi les réunit dans la mesure où cette union procure à chacun d’eux une part de vie heureuse.Tel est assurément le but qu’ils ont avant tout;tous ensemble comme séparément.

Mais ils se rassemblent et ils perpétuent la communauté politique aussi dans le seul but de vivre.Peut-être,en effet,y a-t-il une part de bonheur dans le seul fait de vivre si c’est une vie pas trop accablée de peines.

De plus,selon notre philosophe,la Cité est comme un corps vivant;elle est constituée de plusieurs parties.De même que le corps bien constitué est seul capable de résister à toutes sortes de maladies,de même la vie de la cité dépend de sa bonne constitution.

Pareillement,comme toute personne vit mieux quand elle voit avec deux yeux,entend avec deux oreilles,agit avec deux mains,ainsi la cité vit mieux quand elle est portée par ses deux éléments:la constitution et la loi.
Voici en quels termes il le disait:

« Une constitution est,dans les cités,une organisation concernant les magistratures,de quelle manière elles sont partagées,laquelle est la souveraine dans la constitution et quelle est la fin de la communauté pour chacun.

Mais parmi ce qui montre la nature de la constitution,les lois ont une place distincte, et c’est selon la loi qu’il faut que les gouvernants gouvernent et qu’ils les protègent contre ceux qui les enfreignent(Livre IV,I).

Là où les lois ne dominent pas, apparaissent les démagogues;le peuple devient monarque,unité composée d’une multitude,car ce sont les gens de la multitude qui sont souverains…

Ces démagogues sont causes que les décrets sont souverains et non les lois;ils portent tout devant le peuple,car cela fait qu’ils deviennent importants du fait que le peuple est souverain en tout,et qu’eux sont souverains de l’opinion du peuple.Car ils convainquent la multitude.

De plus,ceux qui accusent les magistrats disent que c’est le peuple qui doit trancher,et celui-ci accueille avec joie cette invitation,de sorte que toutes les magistratures sont ruinées.

Et on pourrait raisonnablement blâmer cette sorte de démocratie en disant qu’elle n’est pas une constitution,car partout où les lois ne gouvernent pas,il n’y a pas de constitution.Il faut que la loi commande à tous,les cas particuliers étant tranchés par les magistrats en accord avec la constitution.

De sorte que,si la démocratie est bien l’une des constitutions,il est manifeste qu’une telle organisation dans laquelle tout se règle par décrets,n’est pas une démocratie à proprement parler,car aucun décret ne peut être universel(Livre IV,chap.4).

Quant au changement de la constitution,Aristote a été plus que clairvoyant:

« On change les constitutions tantôt par la force tantôt par la ruse.On contraint par la force soit directement dès le début,soit plus tard;la ruse aussi est de deux sortes.Premier cas:après avoir d’abord trompé les gens on change la constitution avec leur consentement, et par suite on en conserve le contrôle par force sans leur consentement.

Deuxième cas:en employant la persuasion dès le début,et par la suite,cette persuasion ayant fait son effet,on gouverne les gens avec leur consentement.(Livre V,4)

A suivre…

By P.B