Vingt-sixième dimanche : « Qui n’est pas contre nous est pour nous ? », 26 septembre 2021

De par notre baptême, nous sommes « prêtres, prophètes et rois »pour la gloire du Christ : prêtres quand nous intercédons pour les autres ; prophètes quand nous proclamons

La Liturgie de ce dimanche nous aide à détecter la nuisance de l’esprit de jalousie et de compétition (première lecture) ou esprit de profit et de résistance(deuxième lecture) dont l’aboutissement est l’exclusion. C’est dans cet ordre que  Jésus nous dit : « Qui n’est pas contre nous est pour nous »(Evangile)

Partant, il est temps de nous émerveiller de ce que font les autres. Et d’ailleurs, qu’y a-t-il de plus beau que de faire partie d’une église, communauté, où tout le peuple de Dieu s’adonne à prophétiser tout en se rappelant que, précisant saint Pierre, « il y eut aussi des prophètes de mensonge dans le peuple, comme il y aura parmi vous des maîtres de mensonge, qui introduiront des hérésies menant à la perdition et renieront le maitre souverain qui les a rachetés. »(2 P2, 1) ?

D’où l’exigence de l’esprit d’intelligence et de discernement, car ce peuple prophétisera s’il reconnait que l’Esprit de Dieu repose sur lui afin de constituer une communauté sacerdotale, comme le souligne encore Saint Pierre : « Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus Christ » (1P2, 5)

Et c’est un fait. De par notre baptême, nous sommes « prêtres, prophètes et rois »pour la gloire du Christ : prêtres quand nous intercédons pour les autres ; prophètes quand nous proclamons la Parole de Dieu ; rois quand nous nous comportons comme des princes héritiers du Royaume.

Et Jésus qui veut aiguiser en nous cette conscience, nous amène à couper court avec toute occasion de chute ou de scandale. Plutôt que de subir un châtiment semblable à l’application de la Charia (une meule au cou), mieux vaut de se corriger soi-même..Ce n’est donc pas quelqu’un d’autre qui viendra couper ou trancher la partie entravant de mon corps afin de mettre un frein à la frénésie de mes désirs.  

Mais alors, que faire de l’œil qui ne voit que des richesses en regardant peu les pauvres ?Que faire de la main qui, au lieu de donner le salaire à l’ouvrier lui prive le trousseau de son bonheur ? Que faire du pied qui court vers le mal de la division, et au lieu d’apporter les bonnes nouvelles, ramasse les malédictions ?

En ce dimanche, pensons à ceux qui ont cessé de prophétiser ou d’invoquer le nom de Jésus à cause des esprits mauvais de toute sorte. Que cette Eucharistie soit un vrai remède et source de bénédiction pour tous ceux qui s’y approchent en répétant ces paroles du chant de communion : « Prenons le temps, le temps de vivre en grâce avec nos frères »

Très bon dimanche à toutes et à tous.

P.Protogène BUTERA

Méditation du dimanche: Ouvre-toi à la vie!

Ceux que Jésus a fortifiés par sa parole et son pain dans chaque eucharistie quotidienne ou dominicale, un message de rappel est lancé : « Voici votre Dieu »auquel il est salutaire de tourner entièrement les regards.

La liturgie de ce vingt-troisième dimanche du temps ordinaire B, nous révèle le visage de Dieu comme un bon parent qui ne fait pas de différences entre ses enfants mais les entoure de tout son amour car Dieu le Père nous a montré de quel amour il nous aime en nous envoyant son Fils devenu notre Seigneur et not Sauveur.

Parole vivante du Père, ce Fils s’adresse à ceux qui ont des difficultés de la vie, sont malades, et parfois dans des territoires appauvris ou abandonnés. Dans ces territoires, ceux qui l’écoutent ne peuvent ne pas l’aimer. Profondément touchés de l’intérieur et rendus riches dans la foi, ils le proclament librement et le font connaitre partout dans la mesure où il les a aidés à parler correctement.

Peut-être que la même mission est perpétuée par les professionnels qui ont reçu le don et la formation de poser des gestes qui sauvent : orthophonistes (correction de la voix), kinésithérapeutes ou masseurs(qui savent où poser la main pour soulager la douleur…). Encore qu’ils le fassent sans lien avec la foi, il y en a qui croient pourtant à la puissance de la main invisible.

En même temps, ceux que Jésus a fortifiés par sa parole et son pain dans chaque eucharistie quotidienne ou dominicale, un message de rappel est lancé : « Voici votre Dieu »auquel il est salutaire de tourner entièrement les regards.

N’est-ce pas Lui que nous recevons comme « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » ? Il s’adresse ainsi à chacun, avec soupir : « Effata, ouvre-toi ». Oui, ouvre-toi à la bonne nouvelle ! Le Seigneur vient te guérir pour que tu ne rentres pas triste parce que tu as manqué des honneurs que tu chérissais tant ou attendais absolument.

Aujourd’hui, il me guérit de mon affolement pour retrouver la paix et la joie auprès de celui qui « a bien fait toutes choses » ! Quelle bonne nouvelle ! Pourquoi ne pas dire ou chanter comme le Psalmiste : « Je veux louer le Seigneur tant que je vis » ?

Très bon dimanche pour vous et les vôtres.

By P.Protogène BUTERA

Quinzième dimanche: Reprendre un bon chemin?

En tant que chrétiens, nous vivons pour louer Dieu qui nous a choisis pour servir en sa présence et nous réjouir de sa mission car il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit. Ainsi comblés, un bâton et des sandales suffisent pour nous mettre en route

Lectures proposées: Am 7, 12-15; Psaume 84(85), 9ab.10,11-12.13-14; Ep 1, 3-14; Mc 6, 7-13

Célébrons-nous un dimanche du prendre soin comme Amos qui soignait les sycomores ? Cela peut être vrai car il y en a qui ont besoin de beaucoup de soins, de soins très forts et même intensifs afin de porter des fruits qui demeurent.

Or, les soins à acquérir ou à donner poussent à beaucoup de recherches ou sont des fruits de recherches dont le but est de rendre au patient une certaine dignité. C’est cet esprit de recherche qui éclaircit la finalité de la vie. Grâce à lui, nous saisissons pourquoi nous vivons réellement.

En tant que chrétiens, nous vivons pour louer Dieu qui nous a choisis pour servir en sa présence et nous réjouir de sa mission car il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit. Ainsi comblés, un bâton et des sandales suffisent pour nous mettre en route reliant les villes marquées par l’hospitalité plutôt que par les hostilités repoussantes.

Rendons grâce à Dieu pour tous les chrétiens qui acceptent de travailler en équipe, deux à deux, chassent ainsi l’esprit mauvais de la solitude ou de l’individualisme missionnaire de manière à témoigner de l’esprit prophétique.

Que l’évangile de notre salut nous guérisse de tout ce qui cacherait la richesse de Dieu manifestée en Jésus Christ qui, par son Eucharistie et son Eglise, ouvre nos yeux à la beauté sublime de son regard car il n’hésitera pas à nous donner ce que nous lui demandons en chantant même : « Fais-nous voir, Seigneur, ton amour et donne-nous ton salut »

Oui, qui regarde vers Lui resplendira sans ombre ni trouble au visage (Psaume 33) et l’Eglise sera enrichie d’avoir permis aux fidèles de créer des liens d’amitié pour une sainteté plus grande enracinée dans l’amour réciproque suivant le chemin tracé afin de bien entretenir le domaine particulier de Dieu.

A chacun de prendre un bon chemin afin de voir ce qu’il y a à faire pour garder intacte la marque de ce domaine  de justice et de paix. Le Christ qui nous envoie nous donne sa paix en abondance pour en être témoins.

By Protogène BUTERA

Dimanche: Pourquoi déranger le Maître?

Pourquoi il y a ceux qui prient beaucoup et qui ne guérissent pas de leur maladie ? L’erreur  des non-croyants est une vérité pour eux : la prière est inutile !

Lectures prévues : Sagesse 1, 13-15.2, 23-24; Psaume 29

               2 Corinthiens 8, 7.9.13-15;  Marc 5, 21-43

Ces lectures que la Liturgie a prévues pour ce 13° dimanche du Temps ordinaire nous permettent de répondre à ces 2 questions  de tous les temps  et à une autre plus actuelle: Pourquoi Dieu a créé l’homme ? Est-ce pour une existence périssable seulement ?

Pourquoi il y a ceux qui prient beaucoup et qui ne guérissent pas de leur maladie ? L’erreur  des non-croyants est une vérité pour eux : la prière est inutile ! Cela correspond à la réaction de la foule après la mort de la fille de Jaïre: « Pourquoi déranger le Maître? »

Pour les plus croyants, la vérité est tout autre : le but de la prière n’est pas de s’attirer les faveurs divines (ce n’est pas de la magie) mais se disposer à accueillir les dons de Dieu. Il en est de même pour la création : c’est pour que le cœur de l’homme soit en fête devant son Dieu qui transforme son deuil en une danse(Psaume)

A partir de la première lecture(Sagesse), pensons surtout à ceux qui se sont perdus ou ont perdu la vie à cause de la jalousie ; ceux qui se donnent la mort, se séparent (familles) ou ne se parlent plus à cause d’elle, la jalousie (du diable).

De la deuxième lecture, rendons grâce à Dieu pour les actions de l’égalité face à ceux qui sont empressés de ramassés beaucoup trop sans regarder les besoins des autres engouffrés dans l’indigence extrême. Oui, ils sont nombreux, dans le monde entier, à manifester une grande générosité.

Par l’évangile partagé, reconnaissons l’effort et la souffrance des médecins qui essaient tous les traitements mais n’arrêtent pas la mort de leurs patients, parfois jeunes encore. Et prions pour tous ceux qui se sentent mal dans leurs corps à cause de leur propre souffrance ou des leurs ainsi que ceux qui ont du mal à supporter le poids des maladies incurables ou chroniques qui les exposent à des moqueries des non-croyants.

L’exemple de ce chef de synagogue est très parlant : supplication persévérante et insistante pour faire agir la puissance de Jésus, reconnu comme sauveur. Que dire de cette femme qui ne veut que toucher Jésus sans trop le déranger ?

Il est bon de méditer sur ces deux réponses de Jésus : « Ma fille, ta foi t’a sauvée .Va en paix ; Ne crains pas, crois seulement ». Non seulement Jésus reconnait la force de la foi mais, après, il prend aussi la main (de l’enfant) à relever et demande aux bien-portants de vérifier si la vie a été bien reprise : « Donnez-lui à manger »

Un repas, test de vie, signe de partage et de vitalité ! C’est ce que Jésus  a demandé à l’Eglise de perpétuer le mémorial de son amour dans chaque Eucharistie où il se donne en nourriture pour la multitude: « Faites-cela en mémoire de moi » Puisse chacun être touché par ce message fortifiant : « Debout ! Lève-toi » Mais, que vais-je faire, après ? Rayonner de sa vérité et témoigner de sa bonté sans limite.

Très bon dimanche!

By P.Protogène BUTERA

Douzième dimanche: Etendue des vagues si vous n’avez pas encore la foi…

La liturgie de ce douzième dimanche nous permet d’établir des liens forts avec le Christ et de le découvrir sous un soleil nouveau surtout pendant cette période où toutes les nations sont confrontées  aux vagues successives de la pandémie. Ceux qui ont continué de prier (pour la fin de cette maladie)ont éprouvé peut-être le même sentiment que ces disciples obligés de réveiller Jésus : « Nous sommes perdus, cela ne te fait rien ? » On comptera jusqu’à combien (première vague, deuxième, troisième ,quatrième..)pour que cela s’arrête ?

D’autre part, « un monde nouveau est déjà né » qui prend très peu de temps pour écouter Jésus ; « Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule »(évangile). Qui peut supporter encore une telle longueur de discours ? Un monde nouveau est déjà là dont la naissance va de pair avec l’abandon de certains endroits difficiles d’accès et où les gens fréquentent Jésus sans croire en Lui tant « leur vie est centrée sur eux-mêmes  et non sur sa personne» D’où cette proposition du Maitre à ses disciples : « Passons sur l’autre rive »

Par ailleurs, où que nous allions, il est encourageant d’être avec Jésus. Mais, si sa présence est rassurante, elle ne veut pas être envahissante. A travers les vagues et les tempêtes, les disciples découvrent le vrai visage du Christ et sa nature même.

Après une journée de travail, Jésus-homme a besoin de repos. Tranquille, « lui dormait sur le coussin à l’arrière », les disciples l’ont vraiment mal reconnu dans cette attitude étonnante alors qu’ils sont marrés, perdus. A leur question, Jésus répond par une double question : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Puisque la tempête peut-être dans les cœurs ou dans les têtes (pensées politico-économiques, socio-familiales des vacances ou du tourisme pour admirer les merveilles de la mer), il y en a qui sont dans l’action de grâce parce que par son « silence, tais-toi », il a apaisé ce qui les perturbait de l’intérieur. Oui, « dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la détresse »(Psaume)

En ce dimanche où l’on célèbre la journée mondiale des réfugiés, il est bon de penser à toutes ces gens qui ont connu les détresses de la mer et à ces milliers d’autres qui ont succombé à des tempêtes qu’ils n’ont pas pu traversées. C’est triste : leurs désirs et leur sagesse ont été engloutis par la Méditerranée, surtout.

Il reste à chacun de répondre à la deuxième partie de la question de Jésus : « N’avez-vous pas encore la foi ? » Réponse de solidarité et de partage ou courage dans la prière et confiance obéissante.

Oui, Jésus n’est pas absent. Si nous lui permettons de prendre place, il pourra calmer le reste de nos inquiétudes et nous laisser nous étonner : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

C’est Lui notre Seigneur et Sauveur qui, comme à Job, s’adresse à toi ,aujourd’hui: «Tu viendras jusqu’ici ! Tu n’iras pas plus loin, ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ».

Ce faisant, nous pourrons dire comme saint Paul : « Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine ». La connaissance du Christ a changé nos regards. Que la puissance de son Eucharistie renouvèle nos vies et augment en nous la foi, vitamines dont ont besoin notre corps et notre âme pour lutter contre les vagues.

VOICI LES LECTURES DE CE DIMANCHE

PREMIÈRE LECTURE

« Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ! » (Jb 38, 1.8-11)

Lecture du livre de Job

Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit :
« Qui donc a retenu la mer avec des portes,
quand elle jaillit du sein primordial ;
quand je lui mis pour vêtement la nuée,
en guise de langes le nuage sombre ;
quand je lui imposai ma limite,
et que je disposai verrou et portes ?
Et je dis : “Tu viendras jusqu’ici !
tu n’iras pas plus loin,
ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots !” »

DEUXIÈME LECTURE

« Un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5, 14-17)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
l’amour du Christ nous saisit
quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous,
et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
Car le Christ est mort pour tous,
afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes,
mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
Désormais nous ne regardons plus personne
d’une manière simplement humaine :
si nous avons connu le Christ de cette manière,
maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
Si donc quelqu’un est dans le Christ,
il est une créature nouvelle.
Le monde ancien s’en est allé,
un monde nouveau est déjà né.

– Parole du Seigneur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Toute la journée,
Jésus avait parlé à la foule.
Le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
Les disciples le réveillent et lui disent :
« Maître, nous sommes perdus ;
cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-il donc, celui-ci,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Très bon dimanche !

By P.Protogène BUTERA

DIMANCHE : Y’a-t-il des raisons d’avoir confiance en Dieu?

En voulant nous expliquer ce que c’est le Royaume de Dieu, Jésus lui-même n’hésite pas à se poser  la question : « A quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? » De même, nous aussi, pour tirer bénéfice des lectures de ce onzième dimanche, il est bon de nous poser certaines  questions : Qu’est-ce qui nous pousse à aimer Dieu, être ses  disciples et parler de Lui ? Y’a-t-il des raisons d’avoir confiance en Lui ?

Et d’ailleurs, croire n’est-il pas une maladie qui attaque ceux qui n’ont pas confiance en eux-mêmes et la cherchent en dehors ou  l’extérieur d’eux-mêmes ? Sous cet angle, ils ont raison ceux qui font attention pour ne pas être malades de cette manière. En s’éloignant de Dieu, ils prennent soin d’eux. En s’approchant de Lui, ils se perdent dans la foule. Raison pour laquelle Jésus « expliquait tout à ses disciples en particulier »

Comme saint Paul, nous pouvons affirmer que « nous avons confiance » parce que « nous cheminons dans la foi ». Mais que pouvons-nous apprendre de ceux-là qui demeurent loin de Dieu par rapport à notre vision et ambition chrétiennes  de l’au-delà ou de la résurrection ?

Nous le savons bien : pour bien entendre, il faut être tout près de celui qui parle, surtout quand on a des problèmes des oreilles. Et plus on l’aime, plus on s’approche de lui pour tout saisir et ne rien rater. Plus encore quand celui qui a la parole est un jeune qui n’a pas l’habitude de parler très forts et à l’assemblée!

En regardant ce que fait le Seigneur qui prend une tige toute jeune, la plante sur une montagne très élevée où elle portera du fruit, nous aussi, à la fin de l’année, en pensant que « le temps de la moisson est arrivé », nous faisons un exercice de bilan, de relecture pour savoir ce qui a germé, quelle croissance y-a-t-il eu et ce qu’on attend de ce qui a germé ?

Nous confions tout à Dieu qui donne la croissance et l’être dans la mesure où il relève l’arbre renversé et fait reverdir celui qui est sec. C’est son amour qui attire le nôtre et le fortifie. Nous l’aimons parce qu’il prend soin de nous comme cette tige qui doit porter du fruit tout en gardant son essence première.

Il est infructueux de se fier trop au jugement des autres qui pourraient t’entrainer dans la chute et te porter à dire comme Sartre que « l’enfer c’est les autres » (aliénant). Infructueux car, nous tous « apparaitrons à découvert, devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps »(deuxième lecture)

Tu as tout fait pour ton bien, pour le bien des autres , sans oublier Dieu ? Tu as tout fait pour toi et les autres en oubliant Dieu ? Tu as tout fait pour ton bien sans Dieu ni les autres? Tu comprends ce que tu as gagné ou ce que tu as perdu.

Rendons grâce à Dieu qui nous permet de prendre part à la mission de son Christ, lui Lumière des cœurs et des nations disposés à « faire leur nid à son ombre ». Et il y a assez de fraicheur!

LES TROIS TEXTES DU JOUR:

Lecture du livre du prophète Ézékiel (Ez 17, 22-24)

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
« À la cime du grand cèdre,
je prendrai une tige ;
au sommet de sa ramure,
j’en cueillerai une toute jeune,
et je la planterai moi-même
sur une montagne très élevée.
Sur la haute montagne d’Israël
je la planterai.
Elle portera des rameaux, et produira du fruit,
elle deviendra un cèdre magnifique.
En dessous d’elle habiteront tous les passereaux
et toutes sortes d’oiseaux,
à l’ombre de ses branches ils habiteront.
Alors tous les arbres des champs sauront
que Je suis le Seigneur :
je renverse l’arbre élevé
et relève l’arbre renversé,
je fais sécher l’arbre vert
et reverdir l’arbre sec.
Je suis le Seigneur, j’ai parlé,
et je le ferai. »

– Parole du Seigneur.

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (2 Co 5, 6-10)

Frères,
nous gardons toujours confiance,
tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur,
tant que nous demeurons dans ce corps ;
en effet, nous cheminons dans la foi,
non dans la claire vision.
Oui, nous avons confiance,
et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps
pour demeurer près du Seigneur.
Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,
notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.
Car il nous faudra tous apparaître à découvert
devant le tribunal du Christ,
pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait,
soit en bien soit en mal,
pendant qu’il était dans son corps.

– Parole du Seigneur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc(Mc 4, 26-34)

En ce temps-là,
parlant à la foule, Jésus disait :
« Il en est du règne de Dieu
comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour,
qu’il dorme ou qu’il se lève,
la semence germe et grandit,
il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr,
il y met la faucille,
puisque le temps de la moisson est arrivé. »

Il disait encore :
« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?
Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde :
quand on la sème en terre,
elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée,
elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches,
si bien que les oiseaux du ciel
peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables,
Jésus leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole,
mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Très bon dimanche à chacune et à chacun qui, en prenant de l’âge, fructifie encore des œuvres dignes de son nom et de son Dieu.

By P.Protogène BUTERA

Démocratie ou l’arrogance du plus fort!

Dans son encyclique Fratelli Tutti, surtout les numéros 14 et 15, le Pape François a fait une analyse de la démocratie qui pourra marquer les siècles. En tant que Chef d’un petit Etat du monde(Vatican), il était dans son droit d’indiquer ce qui fait la force d’un pays ou d’un peuple.

Même quand il rencontre les présidents ou les sultans musulmans, le Pape François ne cesse pas de rappeler cette idée essentielle:  » chaque peuple doit s’inspirer de ses propres valeurs pour construire un système politique digne de lui. « 

Ainsi, au nom de cette dignité, il affirme que « les peuples qui aliènent leur tradition, et qui par une manie imitative, par violence sous forme de pressions, par une négligence impardonnable ou apathie, tolèrent qu’on leur arrache leur âme, perdent, avec leur identité spirituelle, leur consistance morale et, enfin, leur indépendance idéologique, économique et politique ».

Instrumentalisation des mots

Par quels moyens ces peuples peuvent-ils garder leur indépendance? Le Saint Père en établit d’abord une mise en garde : »Un moyen efficace de liquéfier la conscience historique, la pensée critique, la lutte pour la justice ainsi que les voies d’intégration consiste à vider de sens ou à instrumentaliser les mots importants. « 

Et il se pose la question: « Que signifient aujourd’hui des termes comme démocratie, liberté, justice, unité ? Ils ont été dénaturés et déformés pour être utilisés comme des instruments de domination, comme des titres privés de contenu pouvant servir à justifier n’importe quelle action. »

Jeu de soupçon et de disqualification

Pour le Pape, les obstacles ne viennent que de l’esprit de domination qui hante certains pays dont la stratégie qu’ils ont trouvée la meilleure pour avancer comme ils veulent est de « semer le désespoir et de susciter une méfiance constante, même sous le prétexte de la défense de certaines valeurs. Aujourd’hui, dans de nombreux pays, on se sert du système politique pour exaspérer, exacerber et pour polariser. « 

Par divers procédés, continue-t-il, le droit d’exister et de penser est nié aux autres, et pour cela, on recourt à la stratégie de les ridiculiser, de les soupçonner et de les encercler. Leur part de vérité, leurs valeurs ne sont pas prises en compte, et ainsi la société est appauvrie et réduite à s’identifier avec l’arrogance du plus fort.

Quelles sont les conséquences? Pour lui, elles sont de l’ordre politique car, vu ce qui précède, « la politique n’est plus une discussion saine sur des projets à long terme pour le développement de tous et du bien commun, mais uniquement des recettes de marketing visant des résultats immédiats qui trouvent dans la destruction de l’autre le moyen le plus efficace. Dans ce jeu mesquin de disqualifications, le débat est détourné pour créer une situation permanente de controverse et d’opposition.« 

A ce niveau, il est difficile de trouver ce qui doit être considéré comme un bien commun à protéger, car chacun ne regarde que ses intérêts. Quelle vie quand l’autre est nié ou réduit au néant? Pour suivre toute la pensée du Pape ou au moins lire les 14-15 numéros, lisez:

By P.Protogène BUTERA

France-Pédophilie: L’Eglise propose une contribution financière aux victimes

Après plusieurs années d’écoute, de discussions et de réflexions, les évêques de France ont pris conscience de la gravité des conséquences de la pédophilie et de l’abus sexuel dans l’Eglise et sur les victimes de façon particulière.

Ainsi, ces réflexions nourries de l’écoute des personnes victimes et de quelques experts, enrichies des contributions de la Commission financière et du Conseil pour les questions canoniques, conduisent à proposer une contribution financière aux personnes victimes qui en exprimeraient le besoin pour leur permettre de se reconstruire.

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Cette contribution serait soit fonction des besoins exprimés, soit d’un montant forfaitaire, et dans une limite qui seront déterminés avec l’instance indépendante d’assistance qui aura la charge d’examiner les demandes et de décider des attributions, dans la limite de la capacité du fonds.

Les personnes victimes pourront transmettre leur demande soit à l’évêque après avoir été informées par celui-ci des différents volets de la démarche globale de reconnaissance, soit directement à l’instance indépendante d’assistance. Celle-ci s’assurera alors que la personne concernée s’est fait connaître du diocèse et que celui-ci la considère bien comme faisant partie des personnes victimes.

Le principe guidant la mise en place de ce dispositif est la communion de toute l’Église. Il appelle un geste de fraternité pour aider les personnes victimes à se relever de leur épreuve.

Un dispositif mis en place

Les évêques, au nom de l’Église, réunis en assemblée, conscients de la communion de toute l’Église lorsqu’un membre souffre (cf. 1 Co 12, 26), ayant adopté en novembre 2019 le principe d’un versement aux personnes victimes, se sentent responsables de contribuer à l’apaisement et à la restauration des personnes victimes agressées par des ministres de l’Église, au sein de celle-ci, et adoptent le dispositif suivant :

– une contribution financière sera versée à chaque personne victime qui la sollicitera pour faire face aux frais nécessaires à sa reconstruction, cette contribution étant soit individualisée en fonction des besoins détaillés par la personne concernée, soit d’un montant forfaitaire si cette personne ne souhaite pas ou ne peut pas détailler ses besoins de soins ; ceci dans la limite d’un plafond à déterminer ;

– cette contribution sera accessible à chacune des personnes victimes ayant préalablement contacté les diocèses et ayant été reconnues comme faisant partie des personnes victimes par l’évêque en lien avec la cellule d’écoute mise en place ; les procédures civiles et canoniques étant arrivées à terme ;

– l’attribution et le montant de cette contribution seront décidés, dans la limite du plafond déterminé, par l’instance nationale indépendante d’assistance, présidée par une personnalité qualifiée nommée par la Présidence de la CEF. Cette personnalité constituera son équipe en y associant un ou des représentants de personnes victimes, désignés par leurs associations ;

– cette contribution sera financée par et dans les limites d’un fonds de dotation ad hoc constitué pour assumer toutes les dépenses de mise en œuvre de l’ensemble de la démarche de reconnaissance. A cette fin, le fonds collectera l’ensemble des participations volontaires des évêques, des prêtres, des diacres, des fidèles et de toutes les personnes qui s’associeront à cette démarche de reconnaissance, par la solidarité et la fraternité à l’égard des victimes au sein de l’Église.

Fonds de dotation

Pour rendre possible la mise en œuvre de ces différentes résolutions, un fonds de dotation doit être constitué. Il permettra de recueillir les dons des évêques, des prêtres, des fidèles et de toute personne qui voudra y participer. Les évêques sont conscients qu’ils ne peuvent pas utiliser les dons des fidèles à des fins que ceux-ci n’ont pas choisies.

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Pour permettre à tous les baptisés de manifester leur fraternité et leur solidarité aux personnes victimes dans l’Église, ils constituent un fonds de dotation auxquels ils apporteront leur participation personnelle. Ce fonds de dotation permettra de financer les contributions à verser aux personnes victimes et les autres réalisations nécessaires pour faire de l’Église ‘une maison sûre’.

Les évêques, réunis en assemblée, pour réaliser concrètement les mesures qui s’imposent et en particulier apporter leur contribution au chemin de reconstruction des personnes victimes, décident de lancer et de soutenir la constitution d’un fonds de dotation autonome chargé de collecter des dons pour financer l’ensemble des mesures adoptées. Ils chargent le Conseil permanent de la CEF, en lien avec la Commission financière, d’achever la constitution de ce fonds auquel ils apporteront leur participation volontaire et personnelle.

Outre les dons des évêques, ce fonds recueillera les dons des prêtres, des diacres, des fidèles et de toutes les personnes qui voudront y participer. Administré par le conseil de ses fondateurs, le fonds de dotation agira en lien direct avec l’instance indépendante d’assistance. Lisez ici tout le message des évêques:

Umutagatifu w’umunsi: MATIYASI INTUMWA, umurinzi w’abubatsi

Matiyasi ni umuntu urangwa n’umutima mwiza no kwitangira abandi atizigamye. Kubera iki?

Yuda Isikariyoti amaze kwiyahura, hakenewe umusimbura kugira ngo umubare w’Intumwa ukomeze kuba cumi n’ebyiri nk’uko Yezu yari yarabiteganije kandi uhwane n’imiryango 12 ya Isiraheli.

Yezu amaze gusubira mu ijuru(Asensiyo),inama y’abantu 120 bayobowe na Petero yarateranye, bahitamo babiri bagomba gutorwamo umwe wiyongera ku Ntumwa 11 zari zisigaye.

Abo babiri ni YOZEFU witwaga BARISABA ndetse wari warahimbwe NTUNGANE(Justus), na MATTHIAS. Nyamara nyuma y’isengesho ni MATTHIAS watorewe uwo mwanya kugira ngo na we abe umuhamya w’Izuka rya Nyagasani(Int 1, 20-26)

Ikibazo kikibazwa ni iki: ko Pawulo na we yatorewe kuba Intumwa nk’uko abyivugira(Rm 1,1; 1Cor1,1…), Matthias ni Intumwa ya 12 cyangwa ni iya 13?

Ntiyaje kuzuza umubare

N’ubwo bimeze gutyo, Mutagatifu Matiyasi ntiyaje kuzuza umubare gusa! Uwo Kiliziya ihimbaza kuri iyi tariki ya 14 Gicurasi,bivugwa ko yashinze Kiliziya yo muri Etiopiya aho yigishije Ivanjili imyaka irenga 33.

Yaguye i Yeruzalemu mu myaka ya 63 cyangwa 81 nyuma ya Yezu. Kimwe n’izindi Ntumwa, yishwe azira ukwemera. Yicishijwe ishoka(hache)ikaba ari yo mpamvu ari UMUVUGIZI w’ABUBATSI(Charpentiers),’ABABAZI(Bouchers).

Matiyasi arangwa n’iki?

Nk’uko izina rye ribisobanura, Matthias ni impine ya Mattathias(Don de Dieu). Ni umuntu urangwa n’umutima mwiza no kwitangira abandi(générosité)kandi agatwarwa cyane(sentimental).

Mu byo akora, yibanda cyane kubikurura umutima we(passion)kandi bimufitiye akamaro(ce qui l’intéresse).Hari ubwo ashobora kugaragaza ubushake buke ariko iyo amaze kumenya neza umuhamagaro we, yitanga atizigamye.

Mwese abamwiyambaza tubifurije umunsi mukuru mwiza. Mutagatifu Matthias, udusabire.

By P.Protogène BUTERA

CYANGUGU: Ni iki Mgr Edouard SINAYOBYE azaniye abo mu KINYAGA?

Mu ijambo rye amaze kwegurirwa diyosezi ya Cyangugu no guhabwa inkoni y’ubushumba, Mgr Edouard Sinayobye, hari ibyo yasubije abibazaga icyo azaniye abakristu bo mu KINYAGA. Ese baranyuzwe? Ibyo bibazo se we yabyakiriye ate akiri mu Mvejuru? Kurikira hano uko yabyivugiye bijyanye n’intego ye(devise), « Fraternitas in Christo « :

Mgr Edouard Sinayobye(le 25 mars 2021) au Stade de RUSIZI

By P.Protogène BUTERA

CYANGUGU: IMPANURO Mgr Célestin YAGENEYE Mgr Edouard

Ubwo Mgr Edouard yahabwaga inkoni y’ubushumba ngo akenure ubushyo bw’intama za Kristu ziri i Cyangugu, Mgr Célestin yamugeneye impanuro ku mirimo isigaye ahereye ku byo yabonye mu myaka itatu yarahamaze. Dukurikirane iryo jambo:

C’était le 25 mars 2021 au Stade de Rusizi.

By P.Protogène BUTERA

LE NOUVEL EVÊQUE DE CYANGUGU ACCUEILLI PAR LA PAROISSE NYABITIMBO

Après son passage à la Paroisse RASANO, le nouvel évêque de Cyangugu, Mgr Edouard SINAYOBYE a été accueilli par la Paroisse NYABITIMBO qui a donné naissance à Rasano.

Il vient de découvrir ainsi les deux paroisses situées dans la région d’UBUSOZO. Il était accompagné par Mgr Célestin Hakizimana, Administrateur apostolique jusqu’à l’ordination épiscopale le 25 mars dont voici l’invitation:

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Avec le Chancelier, P. Athanase KOMERUSENGE, ils ont rencontré les prêtres en mission dans cette paroisse: le curé, RUKUNDO François Xavier, le Vicaire-économe, UMWANZAVUGAYE Calliope. Le troisième, Abbé HATEGEKIMANA Faustin était parti se faire soigner à l’hôpital.

Devant le presbytère de Nyabitimbo(à gauche):P. Calliope, Mgr Célestin, Mgr Edouard, P. Xavier et P. Athanase

Quant aux paroissiens , ils les ont accueillis joyeusement sous les danses et les tambours.

Tous ont pris le temps d’admirer les infrastructures disposées sur cette montagne bien perchée, en face du BURUNDI.

Avec quelques chrétiens, prêtres et ces deux évêques ont saisi de l’occasion pour faire l’Adoration du Très Sacrement dans cette église dédiée à Notre Dame, Mère de Dieu.

Un périple qui s’est achevé dans la paroisse de Mashyuza, traversant de la sorte toutes les paroisses frontalières du BURUNDI, et donc les plus éloignées de l’évêché de Cyangugu. Ainsi, le nouvel évêque sera à même de « pourvoir d’une manière plus adaptée au bien des fidèles » dont il aura connu « les besoins dans le contexte social où ils vivent »(Christus Dominus n°16,§5)

By Protogène BUTERA

Homélie pour les obsèques du P. Francis LASSALLE

Ils étaient nombreux à rendre hommage au Père Francis LASSALLE. Lors de ses obsèques, nous avons reçu même des messages de reconnaissance sur une centaine de cartes de visite-condoléances. En voici quelques-uns qui reflètent l’admiration que les gens avaient pour lui:

« Nous avions une grande affection et du respect pour lui. Il faisait partie des personnes qui comptaient pour nous et il nous éclairait dans notre foi »

« Nous remercions grandement le Père Lassalle pour tout ce qu’il a apporté à notre famille »

« Comme lui, nous gardons dans nos cœurs le chemin de Croix de Monthault(qu’il a créé), les équipes de prière à Marie, le théâtre… »

Cela est aussi confirmé par le Père Fernand LEPAGE qui l’a côtoyé pastoralement(dans la paroisse de Saint Judicaël) depuis 2007. Il l’a souligné dans son homélie lors de la messe présidée par P.Henri Chesnel. Dans cette homélie qui a beaucoup touché l’auditoire, il disait:

« Francis dans son parcours a fait l’expérience -c’était dans les années 70-80-  d’une révélation, qui fut pour lui, disait-il, une conversion. C’était lors de son 1er séjour à Paray-le-Monial. L’Esprit-Saint s’est manifesté à lui, en lui, et l’a transformé…à partir de là, a fait grandir son attention aux autres, il s’est fait plus proche de ceux qu’il rencontrait. Son ministère sacerdotal a revêtu une autre forme, cherchant toujours à aider, à prendre soin de ceux qui étaient désemparés et souffraient près de lui… et à créer de nouvelles manières d’annoncer l’Evangile.

C’est ainsi que dans le pays de Fougères, il a créé avec des laïcs ce chemin de croix de Monthaut, dont beaucoup connaissent le succès. Il s’est investit en plus de ses services, de ses responsabilités paroissiales pour des communautés nouvelles comme les Béatitudes à St Broladre et à Iffendic. Jusqu’au bout, il est resté fidèle à proclamer la Bonne Nouvelle et à la porter dans la prière.

Vous pouvez lire ou télécharger la totalité de cette homélie:

By P. Protogène BUTERA

Utilité de ce message du Pape au président R.BIDEN?

Pour l’installation de Joseph R.BIDEN à la Maison Blanche, le Pape François a préparé un message bien taillé à la carrure du nouveau président des Etats-Unis. Nous pouvons le répartir en trois parties:

a) Comme tous les chefs d’Etats, le Pape a utilisé un langage ordinairement diplomatique tout en insinuant celui qui lui est propre en tant que représentant de Dieu en qui Biden croit aussi. Voici ce qu’il lui a dit, insistant sur les acquis: « A l’occasion de votre investiture comme quarante-sixième président des Etats-Unis d’Amérique, je vous présente mes meilleurs vœux et l’assurance de mes prières afin que Dieu tout-puissant vous accorde la sagesse et la force dans l’exercice de votre haute fonction. Que sous votre direction le peuple américain puisse continuer à puiser sa force aux nobles valeurs politiques, éthiques et religieuses qui ont inspiré la nation dès sa fondation. »

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b) Le Saint Père en a profité pour énoncer les problèmes auxquels celui qu’il semble apprécier doit trouver des solutions. Il s’exprime ainsi: « A une époque où les graves crises auxquelles notre famille humaine doit faire face exigent des réponses clairvoyantes et unies, je prie pour que vos décisions soient guidées par le souci de construire une société caractérisée par une justice et une liberté authentiques, ainsi que par le respect constant des droits et de la dignité de chaque personne, en particulier des pauvres, des plus vulnérables et de ceux qui n’ont pas de voix. « 

c) Sachant totalement qu’il s’adressait au président dont la devise du pays, inscrite sur la monnaie nationale (dollar)est « In GOD We Trust », le Pape a voulu tout référer à la Source suprême: « Je demande également à Dieu, source de toute sagesse et vérité, de guider vos efforts pour favoriser la compréhension, la réconciliation et la paix aux Etats-Unis et entre les nations du monde, afin de promouvoir le bien commun universel. Avec ces sentiments, j’invoque sur vous, sur votre famille et sur le bien-aimé peuple américain, une abondance de Bénédictions. »

Deuxième président catholique aux Etats-Unis d’Amérique après Kennedy(1960), J.BIDEN ne va-t-il pas agir autrement pour convaincre les Américains ou marquer son indépendance vis-à-vis du Pape et du Vatican?

Sources:Vatican.va du 20 janvier 2020

By P.Protogène BUTERA

Le diocèse de CYANGUGU a son nouvel évêque: Mgr Edouard SINAYOBYE

La nouvelle est tombée ce samedi 6 février 2021 à 13h00 de Paris: l’Abbé Edouard SINAYOBYE ,prêtre du diocèse de BUTARE(Sud du Rwanda)est nommé évêque du diocèse catholique de Cyangugu(Ouest du Rwanda). Cette nomination doit être accueillie avec un grand soulagement par tous les fidèles de ce diocèse.

Trois ans de vacance de siège!

Après le décès de Mgr Jean Damascène BIMENYIMANA, le 11 mars 2018, le siège épiscopal du diocèse de CYANGUGU était resté vacant. L’Administrateur apostolique, Mgr Célestin HAKIZIMANA avait un lourd fardeau de conduire le troupeau de ces deux diocèses: Cyangugu et Gikongoro(dont il est évêque ordinaire).

Bien que cette situation ne soit unique pour Cyangugu puisque le diocèse de KIBUNGO(Est du Rwanda)attend également son évêque depuis que Mgr Antoine Kambanda a été nommé archevêque de Kigali(19 novembre 2018), puis créé Cardinal(25 octobre 2020), demeure aussi Administrateur apostolique de ce Diocèse. C’est une situation qui n’est facile pour personne.

Mgr Edouard, qui est-il?

Selon Agence Fides du 6 février 2021, l’Evêque élu est né le 20 avril 1966 dans le district de Gisagara au sein du Diocèse de Butare. Il a fréquenté le Petit Séminaire Saint Léon de Kabgayi (1988-1993) avant de passer une année au Séminaire propédeutique de Rutongo (1993-1994) et de suivre ses études de Philosophie et de Théologie au Grand Séminaire de Nyakibanda (1994-2000). Il a été ordonné prêtre le 12 août 2000 pour le Diocèse de Butare.

Nouvel évêque du diocèse de Cyangugu
Mgr Edouard Sinayobye


Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : Vicaire de la Paroisse cathédrale de Butare et Directeur de la Commission diocésaine Justice et Paix (2000-2005), Curé de Gakoma et membre de la Commission diocésaine pour les finances (2005-2008), études en vue de la Licence puis du Doctorat en Théologie spirituelle à la Faculté de Théologie de l’Institut pontifical de Spiritualité Teresianum de Rome (2008-2010 et 2010-2013), Directeur de la Caritas diocésaine (2010-2011), Econome diocésain (2011-2013).

Depuis 2014, il était Recteur du Séminaire propédeutique de Nyumba, enseignant de Théologie spirituelle au Grand Séminaire de Nyakibanda et à l’Université catholique de Butare, Secrétaire de la Commission épiscopale pour les Vocations et membre du Comité national pour les Congrès eucharistiques. 

Pour plus d’amples informations, vous pouvez lire ou télécharger son curriculum vitae adressé par la Nonciature apostolique au Rwanda:

Ce qui n’est pas dit ou est oublié, c’est qu’il a été catéchiste après sa formation à l’Ecole des Catéchistes de NYUMBA(BUTARE). C’est pourquoi il est entré au Petit Séminaire des Aînés(Saint Léon de Kabgayi) à 22 ans!

Comme son nom de famille l’indique clairement, SINAYOBYE signifie: « Je-ne-me-suis-pas-perdu »; qu’il se sente bien accueilli à CYANGUGU! Non! Lui qui aime la Vierge Marie de Kibeho, il ne sera pas perdu dans ce diocèse dédié au Cœur Immaculé de Marie.

Bien sûr, lieu de vérification ce sera le terrain mais surtout la pastorale. Entre temps, attendons la date de sa consécration, quand les lieux de culte seront réouverts au Rwanda.

By P.Protogène BUTERA