COMMENT ILS VEULENT DECOUVRIR LE RWANDA……

Par la diversité des paysages, verdoyants et vallonnés, par la grandeur et l’accueil des églises, la foi des chrétiens, et tout particulièrement le sanctuaire de KIBEHO…ils sauront si c’est vraiment un pays aux mille collines!

C’est par un pèlerinage spirituel et touristique. Ah, comment ça? Ils vous l’expliquent: Voulez-vous découvrir ce magnifique pays de l’Afrique de l’Est ??
Alors venez en pèlerinage – voyage avec le Diocèse de Rennes …

Vous serez séduits par la joie de vivre de tous les habitants, par la diversité des paysages, verdoyants et vallonnés, par la grandeur et l’accueil des églises, la foi des chrétiens, et tout particulièrement le sanctuaire de KIBEHO, lieu d’apparitions mariales…Pèlerinage aux Mille Collines

Tout se prépare pour l’été 2022: du 9-19 juillet. L’esprit dans l’air, le prix dans le temps. Ca ne tardera pas. Chaussez-vous pour les montagnes, BIPEL arrange les ailes! Vous êtes prêts? C’est parti…Grace à Notre Dame de Kibeho.

Rédaction

LA MERE DE DIEU ET LE NOUVEL AN

En cette fête de la Mère de Dieu, nous pensons aux « orphelins spirituels » qui, certes, n’ont pas eu de cadeaux désirés mais surtout n’ont personne capable de leur parler de la foi, de Dieu et de la lumière qui éclaire l’intelligence, la raison et la conscience.

Il est de bonne augure de commencer l’année avec Marie qui dit à ses amis et connaissances : « Regardez mon fils ! Celui-ci est vraiment mon fils ! Jésus que vous connaissez bien est mon fils ». Avec cet échange, tout change.

L’Église a vu juste de rappeler aux croyants que celle qui a donné naissance au Maître du temps et de l’univers est toujours là pour nous indiquer le moment précieux du passage du Maître afin de l’accueillir, le saluer et lui parler.

Il n’y a de plus précieux moment que le début de l’année où les enfants commencent à comparer les cadeaux reçus des uns et des autres. Parfois c’est la maman qui les aide à garder le plus important dont elle leur redonne le sens, avec douceur et tendresse.

En cette fête de la Mère de Dieu, nous pensons aux « orphelins spirituels » qui, certes, n’ont pas eu de cadeaux désirés mais surtout n’ont personne capable de leur parler de la foi, de Dieu et de la lumière qui éclaire l’intelligence, la raison et la conscience.

Rendons grâce également pour les parents qui ont connu des évènements heureux de leurs enfants ou petits-enfants leur permettant de reprendre les énergies renouvelables d’allégresse, de paix et d’espérance.

Photo de Karolina Grabowska sur Pexels.com

Avec Marie, Mère de l’Espérance et de l’Église, nous sommes entrainés par l’Esprit Saint à l’École de Jésus, lui qui fait briller l’œuvre de Dieu, le Père, de manière à l’admirer avec engouement, l’adorer avec piété et l’annoncer aux autres avec ferveur.

                      Sainte Marie, Mère de Dieu ; priez pour nous

                     Sainte Marie, Splendeur du Monde ; priez pour nous

                     Sainte Marie, Modèle des épouses ; priez pour nous

                     Reine de la paix et de la réconciliation ; priez pour nous

 Pour une année paisible et prospère en toutes sortes de grâces à recevoir gratuitement dans le Christ Jésus notre Seigneur, l’Emmanuel dans nos vies, que la bénédiction de notre Dieu descende sur chacun et lui fasse porter tous les fruits.

Je vous souhaite une année de paix et de bienfaits.

P.Protogène BUTERA

Le Pape François écrit aux mariés: « Chers époux,vous n’êtes pas seuls »

Les multiples défis ne peuvent pas voler la joie de ceux qui savent qu’ils marchent avec le Seigneur. Vivez intensément votre vocation. Ne laissez pas un regard triste assombrir vos visages. Votre conjoint a besoin de votre sourire.

En cette fête de la Sainte Famille, le 26 décembre 2021, le Pape François a annoncé aux familles qu’il a préparé une lettre pour les époux. C’est une promesse directement tenue, car aussitôt, la lettre est publiée.

Dans cette lettre, le pape exprime sa proximité et ses souhaits: « je me tourne vers vous pour vous exprimer toute mon affection et ma proximité en ce moment très particulier que nous vivons. J’ai toujours pensé aux familles dans mes prières, mais plus encore pendant la pandémie qui a mis tout le monde à rude épreuve, surtout les plus vulnérables. Le moment que nous traversons me pousse à m’approcher avec humilité, affection et en accueillant chaque personne, chaque couple marié et chaque famille, dans les situations qui sont les vôtres. »

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Le Saint Père n’a pas omis de souligner aussi les situations complexes où il n’est pas bon que les époux se sentent seuls: « Les différentes situations de la vie, les jours qui passent, l’arrivée des enfants, le travail, les maladies, sont les circonstances dans lesquelles l’engagement pris l’un envers l’autre implique pour chacun le devoir d’abandonner ses inerties, ses certitudes, ses zones de confort, et de sortir vers la terre que Dieu promet : être deux dans le Christ, deux en un. Une seule vie, un seul “nous” dans la communion de l’amour avec Jésus, vivant et présent à chaque instant de votre existence. Dieu vous accompagne, il vous aime inconditionnellement. Vous n’êtes pas seuls !

De l’éducation des enfants: devoir de témoignage

C’est en famille que les enfants apprennent à aimer Dieu et à avoir confiance en Lui. Le pape rappelle que cela relève du témoignage chrétien » des époux convaincus: «  Chers époux, sachez que vos enfants – surtout les plus jeunes – vous observent attentivement et cherchent en vous le témoignage d’un amour fort et crédible. « Comme il est important, pour les jeunes, de voir de leurs propres yeux l’amour du Christ vivant et présent dans l’amour des époux, qui témoignent à travers leur vie concrète que l’amour pour toujours est possible» ! La paternité et la maternité vous appellent à donner à vos enfants la joie de se découvrir enfants de Dieu, enfants d’un Père qui, dès le premier instant, les aime tendrement et les prend chaque jour par la main. Cette découverte peut donner à vos enfants la foi et la capacité de faire confiance à Dieu. »

Pour conclure, il leur adresse un message d’espérance et d’encouragement.Il leur dit: « Les multiples défis ne peuvent pas voler la joie de ceux qui savent qu’ils marchent avec le Seigneur. Vivez intensément votre vocation. Ne laissez pas un regard triste assombrir vos visages. Votre conjoint a besoin de votre sourire. Vos enfants ont besoin de vos regards qui les encouragent. Les pasteurs et les autres familles ont besoin de votre présence et de votre joie : la joie qui vient du Seigneur ! »

Du reste, lisez vous-mêmes tout le message du Pape,vous ne serez pas moins satisfaits:

By Protogène BUTERA

Fête de la SAINTE FAMILLE et Prière à SAINT JOSEPH

Ce dimanche 26 décembre nous célébrons la Sainte Famille de Marie,Joseph et Jésus. Nous pensons spécialement aux familles en difficultés,aux Communautés, Instituts ou Congrégations religieuses en souffrance alors qu’elles sont dédiées à la Sainte Famille ou à Saint Joseph.

Comme le pape François nous le dit dans sa Lettre apostolique « Patris Corde », « Nous pouvons trouver en saint Joseph,l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés« 

Puisse chaque membre dire quotidiennement cette prière à saint Joseph qui a montré son efficacité depuis des siècles:

Glorieux Patriarche saint Joseph dont la puissance sait rendre possibles les choses impossibles, viens à mon aide en ces moments d’angoisse et de difficulté.

Prends sous ta protection les situations si graves et difficiles que je te recommande, afin qu’elles aient une heureuse issue. Mon bien-aimé Père, toute ma confiance est en toi.

Qu’il ne soit pas dit que je t’ai invoqué en vain, et puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir. Amen ».

En même temps,la famille qui cherche un modèle peut trouver en saint Joseph un soutien:

Attentif Joseph, la Parole divine trouve en vous et Marie un milieu propice pour réaliser la volonté du Père; ainsi vous devenez la famille de l’Enfant-Dieu.

Par la douceur d’habiter ensemble, vous faites l’expérience de l’Amour au quotidien. L’unité de vos cœurs façonne les apprentissages de la vie vers une croissance en sagesse et en grâce.

Ouvrez nos cœurs à la Parole qui nous habite afin que nos actes témoignent de notre lien avec la famille de Dieu.

Soutenez notre engagement dans les liens affectifs, où le don et le pardon participent à la réalisation de notre identité.

Enveloppez-nous de votre tendresse dans les gestes de chaque jour! Amen.

(Joseph, soutien des familles :saint-joseph.org)

Que l’Esprit Saint sanctifie toutes nos familles pour qu’elles gardent la splendeur de la vérité, Jésus le Christ et notre Seigneur.

By P.Protogène BUTERA

Pourquoi le « gloire à Dieu » revient à Noël ?

Pendant le temps de l’Avent, nous ne chantions plus « gloire à Dieu ». Voilà qu’il revient à Noël. Pour comprendre pourquoi, nous méditons sur le mot de « gloire » qui est utilisé 426 fois dans la Bible.

Nous le retrouvons 2 fois dans l’évangile, 1 fois dans deuxième lecture et dans le Psaume. Il constitue donc un trait d’union. Si essentiellement, ce mot signifie « la manifestation de Dieu », nous pouvons nous demander pourquoi les anges chantent-ils gloire à Dieu ? Est-ce que leur chant est audible dans toutes ces parties ? La réponse à ces questions nous permet de saisir ce que nous mettons derrière les mots « louer Dieu », louange à Dieu

En revenant sur le chant des anges, la partie qui est audible est celle qui parle de « la paix sur la terre » ; le message doit correspondre à « ne craignez pas », car ils sont nombreux dans le monde à vivre dans la peur.Les chrétiens sont sensibles à un tel message.

La partie qui est inaudible est celle qui parle de l’amour pour Dieu comme réponse de celle des hommes qu’Il aime. En retour, ils n’ont pas le temps pour Lui de le louer pour tous les biens qu’il a faits.Par contre,il est blâmé pour tout le mal qui se fait sur terre.

Par la naissance de Jésus, c’est Dieu qui nous réveille à la présence de son Fils auquel nous devons porter attention comme nous savons bien le faire pour nos enfants, nos petits-enfants ou nos petits-frères.

La bonne nouvelle est de nous retrouver nombreux devant Lui ou de l’inviter au milieu de nous quand nous sommes rassemblés en famille, à la maison, en train de prier Dieu. La bonne nouvelle est aussi d’avoir beaucoup de familles qui ont vu leur allégresse grandir en adoptant un enfant qui leur a été donné même s’il n’est pas né de leurs entrailles.

A Noel, le temps de gloire à Dieu revient car le temps de pénitence est passé. Le temps de l’Avent qui avait suspendu cette hymne a donné lieu à ce temps de la joie immense. L’Enfant Jésus a rompu la solitude et a rassemble le peuple tout ardent à faire le bien.

A Noël, nous voyons la gloire de Dieu, Jésus lui-même qui a dit : « qui m’a vu a vu le Père » Partant, nous pourrons témoigner de ce que nous avons vu et commencer l’année en ayant devant nous l’Etoile qui dissipera les ténèbres de nos yeux afin de vivre dans le temps présent de manière raisonnable.

L’Étoile de Noël est donc Jésus, lumière née de la Lumière, vrai Dieu et vrai Homme, venu dans le monde nous indiquer comment la foi et la raison se complètent pour suivre le bon chemin. Alors, allons-y. Fêtons Noël dans la paix pour la gloire de Dieu.

Je vous souhaite une très belle fête de Noël et du Nouvel An.

P.Protogène BUTERA

Méditation du deuxième Dimanche de l’AVENT

Que cet Avent soit l’occasion pour chacun de faire des progrès significatifs dans la connaissance de Dieu pour Le suivre dans la paix et dans la joie.

Le Dieu que nous voulons suivre est Celui qui nous conduit à la joie et à la lumière par les deux chemins de la miséricorde (amour extrême) et de la justice. Ce Dieu nous le connaissons grâce à Jésus, tendresse du Père qui a voulu marquer l’histoire du monde gouverné par les grands hommes tels qu’Hérode, Pilate, Tibère…

La bonne nouvelle est là : c’est par Jésus que « tout homme verra le salut de Dieu », et non par ces grands hommes que le pouvoir rend parfois injustes. Pour voir ce salut, il faut être dans la position qui nous le permette : debout ou bien se tenir sur la hauteur comme Jérusalem, de manière à « voir les enfants rassemblés par la Parole du Dieu Saint. »

Photo de Pok Rie sur Pexels.com

Or, nombreux sont les obstacles à la bonne vision, car les divisions et les dispersions sont aussi flagrantes, que cela soit dans nos relations humaines ou dans la gestions des biens . C’est pour cela que nous continuons de prier les uns pour les autres, et chacun comme Saint Paul : « Dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important »

Cette prière personnelle et commune est une façon de répondre à l’appel du Seigneur : « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ». Comme les catéchistes jouent un rôle essentiel dans l’entrainement des enfants sur ce chemin (de choisir ce qui est important) nous pouvons nous joindre également à l’intention du Pape François pour ce mois de décembre :

« Prions pour les catéchistes, appelés à annoncer la Parole de Dieu ; qu’ils en témoignent avec courage et créativité, dans la puissance de l’Esprit Saint »

Que cet Avent soit l’occasion pour chacun de faire des progrès significatifs dans la connaissance du mystère de la foi grâce à cette Eucharistie que nous célébrons avec amour et sagesse nous conduisant à évaluer les réalités de ce monde pour la gloire de Dieu, dans la mesure où nous optons pour ce qui est plus important vraiment.

Très bon dimanche vers un NOËL joyeux.

By P.Protogène BUTERA

ZIRIKANA icyo izina ANDRE risobanura

Nk’uko Bibiliya imutwereka, Andreya ni umuntu uzi guhuza abantu no kubabanira,akagira umutima ukunda abandi ariko ntiyishyire imbere..

Tariki ya 30 Ugushyingo, Kiliziya ihimbaza Mutagatifu ANDRE(Andreya)wahowe Imana ahagana muri 62 nyuma ya Yezu. N’ubwo ari muri Adiventi, abakristu baririmba ya ndirimbo y’ibyishimo bikomeye, « Imana nisingizwe mu ijuru »(Gloria).

Uko Mutagatifu André yamenyekanye

Andreya wari umurobyi mu kiyaga cya Tiberiyade, yari murumuna wa Petero n’umwigishwa ukomeye wa Yohani Batisita. Abo bavandimwe bombi bakaba bari batuye i Kafarinawumu(Mc 1,29)

Kuva aho Yohani Batisita yerekaniye ko Yezu ari we « Ntama w’Imana, ukiza ibyaha by’abantu », Andreya yamukurikiye ubwo, ndetse amuzanira na mukuru we Petero(Jn 1, 35-42).

Andreya mu by’ukuri

Nk’uko Bibiliya imutwereka, Andreya ni umuntu uzi guhuza abantu no kubabanira. Nko mu gihe cy’itubura ry’imigati, ni we wari wazanye wa musore wari witwaje imigati itanu n’amafi abiri(Jn 6,8)

Na ba Bagereki bashakaga kubona Yezu(Jn 12,20-22),ni we banyuzeho bavunyisha. Birumvikana rero ko yari azwi nk’intumwa ya mbere(protoklelos=premier appelé)mu zindi. Arangwa n’ikimenyetso cyo gukuba(multiplication: X)kitwa « Umusalaba wa Mutagatifu André »(Croix de Saint André).

Dore byinshi bimuranga

Mu rurimi rw’Ikigereki, « andrea »bivuga ubutwari, ibakwe. Andreya ni umuntu ushishikajwe no gufasha(serviable),akagira umutima ukunda abandi ariko ntiyishyire imbere(effacé),iteka akaba agamije kugera ku bintu bifatika(esprit pratique) kandi adasakuje(sans bruit).

Kubera iyo mpamvu, Andreya ntakunda ibintu bitungurana(imprévu), kandi nta kintu aha agaciro gake(à la légère).N’ubwo bimeze gutyo ariko, azi no koroshya ibintu(très tolérant), cyane iyo ari mu bo bakorana bya hafi(ses proches).

Kuri we, ubucuti(amitiés)n’ubuvandimwe rusange(liens sociaux)ntacyabiruta. Mu rugo, Andreya ni umugabo udahemuka(fidèle), uvuga kandi ukunda ukuri(sincère).

Kubera kwanga umugayo, si umuntu wiruka inyuma y’abagore(homme à femmes)kuko icyo yifuza ari urugo ruhamye(stable)kandi rushinze imizi mu rukundo.

Umunsi mukuru mwiza ku biyambaza uwo murinzi w’Abarobyi (pêcheurs)n’Abanyagicuri(paralytiques).

Ngiri isengesho wamunyuzaho(Prière à Saint André):

Saint André que rien ni personne n’a arrêté dans la prédication de la vraie foi, donne-moi la force pour éliminer de mon corps le mal qui me fait souffrir.
Saint André,toi qui t’es dépouillé de tout pour suivre notre Seigneur jusqu’au pied de la croix, délivre-moi de mon mal,pour que je puisse donner un peu de bien en suivant ton exemple.
Pour que la grâce se diffuse tout au long de mon corps, tu peux commander au mal de disparaître au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit.
Amen.

Christ-Roi de l’Univers, règnera-t-il encore?

Le Christ règne encore parce que sous ses inspirations et ses impulsions notre volonté libre s’enthousiasme pour les plus nobles causes,et à cause de sa douceur et de sa bonté qui attirent à lui tous les cœurs

En cette fête du Christ Roi de l’Univers, je vous propose de méditer les raisons qui ont poussé le Pape Pie XI(1922-1939) à l’instituer comme fête solennelle pour toute l’Eglise.

Comme vous le savez certainement, dans son Encyclique « Quas Primas » du 11 décembre 1925, il remarquait que « la plupart des hommes avaient écarté Jésus-Christ et sa loi très sainte des habitudes de leur vie individuelle aussi bien que de leur vie familiale et de leur vie publique »

Par Lui et par l’Eglise

Mais le Christ agit toujours par Lui-même et par l’Eglise. Et voici comment: « A  l’heure où les hommes et les Etats sans Dieu, devenus la proie des guerres qu’allument la haine et des discordes intestines, se précipitent à la ruine et à la mort, l’Eglise de Dieu, continuant à donner au genre humain l’aliment de la vie spirituelle, engendre et élève pour le Christ des générations successives de saints et de saintes; le Christ, à son tour, ne cesse d’appeler à l’éternelle béatitude de son royaume céleste ceux en qui il a reconnu de très fidèles et obéissants sujets de son royaume terrestre. »

Dire où s’étend son règne

Est-ce que son règne est seulement terrestre? Évidemment que non! Il règne sur tout: « On dit qu’il règne sur les intelligences humaines, à cause de la pénétration de son esprit et de l’étendue de sa science, mais surtout parce qu’il est la Vérité et que c’est de lui que les hommes doivent recevoir la vérité et l’accepter docilement.

On dit qu’il règne sur les volontés humaines, parce qu’en lui, à la sainteté de la volonté divine correspond une parfaite rectitude et soumission de la volonté humaine, mais aussi parce que sous ses inspirations et ses impulsions notre volonté libre s’enthousiasme pour les plus nobles causes.

On dit enfin qu’il est le Roi des cœurs, à cause de son inconcevable charité qui surpasse toute compréhension humaine et à cause de sa douceur et de sa bonté qui attirent à lui tous les cœurs: car dans tout le genre humain il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais personne pour être aimé comme le Christ Jésus. »

Quand l’autorité sera rétablie

Le problème vient des hommes et sera résolu par leur retour à la raison: « Dieu et Jésus-Christ ayant été exclus de la législation et des affaires publiques, et l’autorité ne tenant plus son origine de Dieu mais des hommes, il arriva que… les bases mêmes de l’autorité furent renversées dès lors qu’on supprimait la raison fondamentale du droit de commander pour les uns, du devoir d’obéir pour les autres. Inéluctablement, il s’en est suivi un ébranlement de la société humaine tout entière, désormais privée de soutien et d’appui solides . « 

Et c’est simple: « Si les hommes venaient à reconnaître l’autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits incroyables – une juste liberté, l’ordre et la tranquillité, la concorde et la paix — se répandraient infailliblement sur la société tout entière. »

Ce faisant, nous pourrons continuellement chanter cette hymne du Vatican pour la joie de l’Eglise universelle: « Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat ! »

Oui!Le Christ triomphe, le Christ règne, le Christ commande en Maître !
Il est notre lumière, notre vie, notre chemin.
Le Christ est notre défenseur absolument invincible.
Il est notre force, notre justice.
À Lui seul appartiennent la puissance,
la force et la victoire pour les siècles des siècles.
À Lui seul, honneur, louange et jubilation pour l’éternité !

Que cette fête nous rappelle le fondement de notre royauté et sacerdoce baptismal: « Le Christ a fait de nous un royaume et des prêtres »(Ap1,6)

By Protogène BUTERA

Trente-troisième dimanche: Ils se réveilleront pour ne point dormir dans la poussière!

Comment leur dire à quelle porte Jésus se trouve? Sans doute qu’il faudra passer la première porte de ces besoins et aller à la deuxième

Pour ce trente-troisième dimanche du temps ordinaire, la Liturgie nous montre comment  Dieu s’adresse à ceux dont la détresse n’a pas fermé ni les yeux ni la porte. Les uns n’ont pas sombré dans le désespoir même si, de leurs yeux, ils continuent de subir les mêmes violences et maltraitances. Les autres n’ont pas manqué leur porte même si elle tourne toujours sur elle-même. Ils ne se sont pas enfermés sur eux-mêmes ; Ils ont osé sortir à la rencontre des autres et montré ainsi qu’ils ont des choses à partager malgré leur situation de détresse.

La Journée du Pauvre est ainsi un rappel de ce qui se passe ces temps-ci. Derrière les masques, chacun a une indigence qu’il a envie de partager ou d’abandonner: ce quelque chose qui l’empêche de briller et de retrouver sa splendeur première.

Photo de Arvind shakya sur Pexels.com

Devant la porte, se tient Jésus Christ que ces temps-ci nous empêchent de voir. Ils s’est approché de nous mais lui, ne figure pas parmi un tas de besoins à satisfaire. Comme le Pape François l’a bien souligné à Assise (vendredi 12 novembre 2021), continuer de donner à la personne les choses matérielles seulement sans la mettre en contact avec Jésus, c’est l’abandonner à la dépendance et à l’insatisfaction alors que c’est Jésus qui « conduit à la perfection ceux qu’il sanctifie »(deuxième lecture)

Or, selon l’ONU, dans son premier objectif de développement durable, le slogan est très radical:« Pas de Pauvreté »! Pourquoi? Parce que plus de 700 millions de personnes, soit 10 % de la population mondiale, vivent encore aujourd’hui dans l’extrême pauvreté et luttent pour satisfaire leurs besoins fondamentaux, notamment accéder aux soins de santé, à l’éducation ainsi qu’à l’eau et à l’assainissement. Mais comment leur dire à quelle porte Jésus se trouve? Sans doute qu’il faudra passer la première porte de ces besoins et aller à la deuxième, celle du mystère de la foi.

Ressuscité, Jésus est assis près du Père. Là, devant sa face, tout le monde apprendra le chemin de la vie à saisir avec débordement de joie. Oui, joie de faire partie de ceux qui se réveillent et cessent de dormir dans la poussière. Joie d’avoir des décideurs, maîtres de cette justice qui supprime les inégalités et stabilise la dignité de tout être humain.

C’est le sens de la prière de l’Église et la nôtre pour que Dieu sur qui nous comptons tous nous enveloppe de sa bonté puissante de manière à être vraiment des acteurs du salut que le Christ est venu apporter à la multitude. Que Marie notre Dame des Pauvres nous soutienne toujours pour que chacun puisse dire : « Le Seigneur est à ma droite, je suis inébranlable »

Je vous souhaite un très bon dimanche.

By P.Protogène BUTERA

Prière de Saint Augustin à tous les saints

Comme méditation en cette fête de La Toussaint,je vous propose ces 2 prières que Saint Augustin a dédiées à ces enfants de l’Église du Ciel et à Dieu qui les nourrit:

a) Prière à tous les saints:

O Vous tous, bienheureux habitants du ciel, saints amis de Dieu qui avez traversé la mer orageuse de cette vie périssable, et qui avez mérité d’entrer dans le port tranquille de la paix souveraine et de l’éternel repos !

O saintes âmes du paradis, vous qui, maintenant à l’abri des écueils et des tempêtes, jouissez d’un bonheur qui ne doit pas finir, je vous en conjure, au nom de la charité qui remplit votre coeur, au nom de Celui qui vous a choisis et qui vous a faits tels que vous êtes, écoutez ma prière.

Prenez part à nos travaux et à nos combats, vous qui portez sur vos fronts vainqueurs une couronne incorruptible de gloire ; ayez pitié de nos innombrables misères, vous qui êtes à jamais délivrés de ce triste exil ; souvenez-vous de nos tentations, vous qui êtes affermis dans la justice ; intéressez-vous à notre salut, vous qui n’avez plus rien à redouter pour le vôtre ; tranquillement assis sur la montagne de Sion, n’oubliez pas ceux qui gisent encore couchés dans la vallée des larmes.

Puissante armée des saints, troupe bienheureuse des apôtres et évangélistes, des martyrs, des confesseurs, des docteurs, des anachorètes et des moines, des prêtres, des saintes femmes et des vierges pures, priez sans cesse pour nous misérables pécheurs.
Tendez-nous une main secourable, détournez de nos têtes coupables la justice irritée de Dieu ; faites entrer par vos prières notre frêle navire dans le port de la bienheureuse éternité. Amen.

b) C’est à Toi que j’adresse ma prière

Dieu Béatitude, Source, Principe, Auteur du bonheur de tout ce qui est heureux ;
Dieu du Bien et du Beau, Source, Principe, Auteur du Bien et du Beau dans tout ce qui est bon et beau ;
Dieu Lumière intelligible, Source, Principe, Auteur de la lumière intelligible dans tout ce qui brille de cette lumière ;
Dieu, dont le royaume est cet univers que les sens ignorent ;
Dieu, dont le royaume trace leurs lois aux royaumes de ce monde ;
Dieu, de qui on ne se détourne que pour choir,
vers qui se tourner c’est se lever de nouveau,
et en qui demeurer c’est trouver un solide appui ;
sortir de toi, c’est mourir ;
revenir à toi, c’est revivre ;
habiter en toi, c’est vivre ;
Dieu que nul ne perd s’il n’est trompé,
que nul ne cherche sans appel préalable,
que nul ne trouve s’il ne s’est purifié d’abord ;
Dieu, dont l’abandon équivaut à la mort,
la recherche à l’amour,
la vie à l’entière possession ;
Dieu, vers qui la foi nous pousse,
vers qui l’espérance nous dresse,
à qui la charité nous unit ;
Dieu, par qui nous triomphons de l’Ennemi,
C’est à Toi que j’adresse ma prière. Amen.

Source :
Augustin d’Hippone, Soliloques I, I, 2-3 d’après la traduction de la Bibliothèque Augustinienne, p. 27-29.

Bonne fête de tous les baptisés.

By P.Protogène BUTERA

Méditation du trentième dimanche: « Que veux-tu que je fasse pour toi? »

Bartimée est l’un de nous avec nos maladies, et son insistance nous rappelle ceux qui sont restés au bord du chemin ,attendant d’être intégrés dans le peuple des enfants de Dieu.

Les temps sont favorables pour raviver l’espérance. Les signes de désespoir et de défiance sont si nombreux qu’il faut des paroles  et des actes d’encouragement ou de consolation. Même les gouvernements s’en rendent comptent et jouent avec l’inflation. Leur geste devient une bonne nouvelle pour quelques foyers.

Pour nous, la bonne nouvelle c’est que Jésus s’adresse à chacun qui veut sortir de l’anonymat, le reconnait comme le Messie, Fils de David devant lequel il peut présenter son besoin de guérir. Bartimée est donc l’un de nous, et son insistance nous rappelle ceux qui sont restés au bord du chemin ,attendant d’être intégrés dans le peuple des enfants de Dieu.

Le message de Jésus à la foule et à ses disciples nous y conduit impérativement : « Appelez-le ». En effet, Fils bien-aimé, il veut partager son amour reçu du Père et rétablir ainsi les relations des hommes avec leur Dieu. Notre mission est de donner confiance à celui qui est appelé : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle »A l’instar du prophète Jérémie, nous sommes invités également à montrer que Dieu intervient dans notre vie pour nous rassembler davantage quand nous étions dispersés ou isolés. Et c’est Dieu lui-même qui l’affirme : « Voici que je les fais revenir du pays du nord ; que je les rassemble des confins de la terre »

 Le Pape François, dans son message pour la Journée missionnaire de 2021, ajoute un point essentiel : « En la Journée Mondiale des Missions, qui se célèbre chaque année,  l’avant dernier dimanche d’octobre, nous nous souvenons avec reconnaissance de toutes les personnes dont le témoignage de vie nous aide à renouveler notre engagement baptismal à être des apôtres généreux et joyeux de l’Évangile. Nous nous souvenons en particulier de ceux qui ont été capables de se mettre en chemin, de quitter leur terre et leur famille pour que l’Évangile puisse atteindre sans délai et sans crainte les peuples et les villes les plus éloignés où tant de vies sont assoiffées de bénédiction. »

Le Saint Père n’a pas omis d’indiquer les défis et l’exigence d’une telle mission : « Notre vie de foi s’affaiblit, perd prophétie et capacité d’émerveillement et de gratitude dans l’isolement personnel ou en s’enfermant en petits groupes. Par sa propre dynamique, elle exige une ouverture croissante capable d’atteindre et d’embrasser tout le monde. »

Prophètes de ce monde, nous participons à la Parole de Dieu et l’Eucharistie afin d’avoir assez de force et d’énergie nous permettant de dire à tous les peuples : « Poussez des cris de joie pour Jacob..Faites résonner vos louanges » Oui! Qu’ils ne s’arrêtent ni ne se taisent, ceux qui ont vu tout le bien que Dieu a fait autour d’eux ou en eux.

Aujourd’hui, si je suis attentif à la question de Jésus, je pourrai répondre comme Bartimée en me mettant en chemin ! Voilà qu’Il me regarde : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »

Très bon dimanche de la Journée missionnaire.

By P.Protogène BUTERA

Vingt-huitième dimanche: « Qui pourra être sauvé? »

Là où il parait impossible d’avoir le temps pour Dieu ou de nous détacher de nos entraves, le Psaume du jour nous livre un vrai secret : « Apprends-nous à bien compter nos jours pour que nos cœurs découvrent la sagesse »

La prière peut être inutile si elle aboutit toujours à des questions sans réponses. Quiconque ne la fait pas souvent connait cette triste expérience..Parfois, plus on possède beaucoup de biens ou de choses à faire, moins on a le temps de prier ; on est trop pris.

C’est dans ce sens que la Liturgie de ce dimanche nous éclaire sur les fruits de la prière et les moyens de nous mettre dans la bonne voie. Or, la voie de Dieu, ce n’est pas seulement de l’écouter ou de suivre ses commandements pour s’en aller  finalement tout triste. Le jeune homme de l’évangile nous est donné en exemple.

Oui, là où il parait impossible d’avoir le temps pour Dieu ou de nous détacher de nos entraves, le Psaume du jour nous livre un vrai secret : « Apprends-nous à bien compter nos jours pour que nos cœurs découvrent la sagesse »

Et comment la découvrir ? Eh bien ! Comme Salomon (première lecture) : « J’ai prié, et le discernement m’a été donné. J’ai supplié, et l’esprit de la sagesse est venu en moi. » Et par quelle voie passe cet esprit ? C’est grâce à la Parole de Dieu que est vivante, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur« (deuxième lecture)

Parole vivante du Père, Jésus nous aide à trancher comme des disciples ou comme le jeune homme. D’une part, comme les disciples, nous pouvons rester interloqués, déconcertés par la gravité des exigences du Royaume de Dieu : « Qui pourra être sauvé ? » Et si Jésus promet le centuple et la vie éternelle, il n’exclut pas les persécutions.

D’autre part, comme le jeune homme, chacun d’entre nous peut s’en aller tout triste parce que tous les biens qu’il possède ne sont pas vendables. « Va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis, viens, suis-moi ». Mais alors, qui pourra acheter mon égoïsme, ma révolte, mon indifférence, ma cupidité ou mes convoitises ? N’ai-je pas raison de m’en aller tout triste parce que je n’aurai pas d’acheteur ?

En ce dimanche où l’Eglise se veut synodale parce que tout le peuple des baptisés marche ensemble vers là où se trouve le vrai trésor, invoquons l’Esprit saint avec le Pape François (Discours sur le processus synodal, 9 octobre 2021) :

« Viens, Esprit Saint. Toi qui suscites de nouvelles langues et mets des paroles de vie sur nos lèvres, préserve-vous de devenir une église-musée, belle mais silencieuse, avec un grand passé mais peu d’avenir. Viens parmi nous, pour que dans l’expérience synodale, nous ne nous laissions pas envahir par le désenchantement, que nous n’édulcorions pas la prophétie, que nous ne réduisions pas tout à des discussions stériles. Viens Esprit Saint d’amour, ouvre nos cœurs à l’écoute. Viens Esprit de sainteté, renouvèle le peuple fidèle de Dieu. Viens, Esprit saint renouvèle la face de la terre. Amen »

Que le Seigneur consolide nos mains et nos prière pendant ce mois missionnaire.

By P.Protogène BUTERA

Vingt-sixième dimanche : « Qui n’est pas contre nous est pour nous ? », 26 septembre 2021

De par notre baptême, nous sommes « prêtres, prophètes et rois »pour la gloire du Christ : prêtres quand nous intercédons pour les autres ; prophètes quand nous proclamons

La Liturgie de ce dimanche nous aide à détecter la nuisance de l’esprit de jalousie et de compétition (première lecture) ou esprit de profit et de résistance(deuxième lecture) dont l’aboutissement est l’exclusion. C’est dans cet ordre que  Jésus nous dit : « Qui n’est pas contre nous est pour nous »(Evangile)

Partant, il est temps de nous émerveiller de ce que font les autres. Et d’ailleurs, qu’y a-t-il de plus beau que de faire partie d’une église, communauté, où tout le peuple de Dieu s’adonne à prophétiser tout en se rappelant que, précisant saint Pierre, « il y eut aussi des prophètes de mensonge dans le peuple, comme il y aura parmi vous des maîtres de mensonge, qui introduiront des hérésies menant à la perdition et renieront le maitre souverain qui les a rachetés. »(2 P2, 1) ?

D’où l’exigence de l’esprit d’intelligence et de discernement, car ce peuple prophétisera s’il reconnait que l’Esprit de Dieu repose sur lui afin de constituer une communauté sacerdotale, comme le souligne encore Saint Pierre : « Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus Christ » (1P2, 5)

Et c’est un fait. De par notre baptême, nous sommes « prêtres, prophètes et rois »pour la gloire du Christ : prêtres quand nous intercédons pour les autres ; prophètes quand nous proclamons la Parole de Dieu ; rois quand nous nous comportons comme des princes héritiers du Royaume.

Et Jésus qui veut aiguiser en nous cette conscience, nous amène à couper court avec toute occasion de chute ou de scandale. Plutôt que de subir un châtiment semblable à l’application de la Charia (une meule au cou), mieux vaut de se corriger soi-même..Ce n’est donc pas quelqu’un d’autre qui viendra couper ou trancher la partie entravant de mon corps afin de mettre un frein à la frénésie de mes désirs.  

Mais alors, que faire de l’œil qui ne voit que des richesses en regardant peu les pauvres ?Que faire de la main qui, au lieu de donner le salaire à l’ouvrier lui prive le trousseau de son bonheur ? Que faire du pied qui court vers le mal de la division, et au lieu d’apporter les bonnes nouvelles, ramasse les malédictions ?

En ce dimanche, pensons à ceux qui ont cessé de prophétiser ou d’invoquer le nom de Jésus à cause des esprits mauvais de toute sorte. Que cette Eucharistie soit un vrai remède et source de bénédiction pour tous ceux qui s’y approchent en répétant ces paroles du chant de communion : « Prenons le temps, le temps de vivre en grâce avec nos frères »

Très bon dimanche à toutes et à tous.

P.Protogène BUTERA

Méditation du dimanche: Ouvre-toi à la vie!

Ceux que Jésus a fortifiés par sa parole et son pain dans chaque eucharistie quotidienne ou dominicale, un message de rappel est lancé : « Voici votre Dieu »auquel il est salutaire de tourner entièrement les regards.

La liturgie de ce vingt-troisième dimanche du temps ordinaire B, nous révèle le visage de Dieu comme un bon parent qui ne fait pas de différences entre ses enfants mais les entoure de tout son amour car Dieu le Père nous a montré de quel amour il nous aime en nous envoyant son Fils devenu notre Seigneur et not Sauveur.

Parole vivante du Père, ce Fils s’adresse à ceux qui ont des difficultés de la vie, sont malades, et parfois dans des territoires appauvris ou abandonnés. Dans ces territoires, ceux qui l’écoutent ne peuvent ne pas l’aimer. Profondément touchés de l’intérieur et rendus riches dans la foi, ils le proclament librement et le font connaitre partout dans la mesure où il les a aidés à parler correctement.

Peut-être que la même mission est perpétuée par les professionnels qui ont reçu le don et la formation de poser des gestes qui sauvent : orthophonistes (correction de la voix), kinésithérapeutes ou masseurs(qui savent où poser la main pour soulager la douleur…). Encore qu’ils le fassent sans lien avec la foi, il y en a qui croient pourtant à la puissance de la main invisible.

En même temps, ceux que Jésus a fortifiés par sa parole et son pain dans chaque eucharistie quotidienne ou dominicale, un message de rappel est lancé : « Voici votre Dieu »auquel il est salutaire de tourner entièrement les regards.

N’est-ce pas Lui que nous recevons comme « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » ? Il s’adresse ainsi à chacun, avec soupir : « Effata, ouvre-toi ». Oui, ouvre-toi à la bonne nouvelle ! Le Seigneur vient te guérir pour que tu ne rentres pas triste parce que tu as manqué des honneurs que tu chérissais tant ou attendais absolument.

Aujourd’hui, il me guérit de mon affolement pour retrouver la paix et la joie auprès de celui qui « a bien fait toutes choses » ! Quelle bonne nouvelle ! Pourquoi ne pas dire ou chanter comme le Psalmiste : « Je veux louer le Seigneur tant que je vis » ?

Très bon dimanche pour vous et les vôtres.

By P.Protogène BUTERA

Quinzième dimanche: Reprendre un bon chemin?

En tant que chrétiens, nous vivons pour louer Dieu qui nous a choisis pour servir en sa présence et nous réjouir de sa mission car il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit. Ainsi comblés, un bâton et des sandales suffisent pour nous mettre en route

Lectures proposées: Am 7, 12-15; Psaume 84(85), 9ab.10,11-12.13-14; Ep 1, 3-14; Mc 6, 7-13

Célébrons-nous un dimanche du prendre soin comme Amos qui soignait les sycomores ? Cela peut être vrai car il y en a qui ont besoin de beaucoup de soins, de soins très forts et même intensifs afin de porter des fruits qui demeurent.

Or, les soins à acquérir ou à donner poussent à beaucoup de recherches ou sont des fruits de recherches dont le but est de rendre au patient une certaine dignité. C’est cet esprit de recherche qui éclaircit la finalité de la vie. Grâce à lui, nous saisissons pourquoi nous vivons réellement.

En tant que chrétiens, nous vivons pour louer Dieu qui nous a choisis pour servir en sa présence et nous réjouir de sa mission car il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit. Ainsi comblés, un bâton et des sandales suffisent pour nous mettre en route reliant les villes marquées par l’hospitalité plutôt que par les hostilités repoussantes.

Rendons grâce à Dieu pour tous les chrétiens qui acceptent de travailler en équipe, deux à deux, chassent ainsi l’esprit mauvais de la solitude ou de l’individualisme missionnaire de manière à témoigner de l’esprit prophétique.

Que l’évangile de notre salut nous guérisse de tout ce qui cacherait la richesse de Dieu manifestée en Jésus Christ qui, par son Eucharistie et son Eglise, ouvre nos yeux à la beauté sublime de son regard car il n’hésitera pas à nous donner ce que nous lui demandons en chantant même : « Fais-nous voir, Seigneur, ton amour et donne-nous ton salut »

Oui, qui regarde vers Lui resplendira sans ombre ni trouble au visage (Psaume 33) et l’Eglise sera enrichie d’avoir permis aux fidèles de créer des liens d’amitié pour une sainteté plus grande enracinée dans l’amour réciproque suivant le chemin tracé afin de bien entretenir le domaine particulier de Dieu.

A chacun de prendre un bon chemin afin de voir ce qu’il y a à faire pour garder intacte la marque de ce domaine  de justice et de paix. Le Christ qui nous envoie nous donne sa paix en abondance pour en être témoins.

By Protogène BUTERA

Dimanche: Pourquoi déranger le Maître?

Pourquoi il y a ceux qui prient beaucoup et qui ne guérissent pas de leur maladie ? L’erreur  des non-croyants est une vérité pour eux : la prière est inutile !

Lectures prévues : Sagesse 1, 13-15.2, 23-24; Psaume 29

               2 Corinthiens 8, 7.9.13-15;  Marc 5, 21-43

Ces lectures que la Liturgie a prévues pour ce 13° dimanche du Temps ordinaire nous permettent de répondre à ces 2 questions  de tous les temps  et à une autre plus actuelle: Pourquoi Dieu a créé l’homme ? Est-ce pour une existence périssable seulement ?

Pourquoi il y a ceux qui prient beaucoup et qui ne guérissent pas de leur maladie ? L’erreur  des non-croyants est une vérité pour eux : la prière est inutile ! Cela correspond à la réaction de la foule après la mort de la fille de Jaïre: « Pourquoi déranger le Maître? »

Pour les plus croyants, la vérité est tout autre : le but de la prière n’est pas de s’attirer les faveurs divines (ce n’est pas de la magie) mais se disposer à accueillir les dons de Dieu. Il en est de même pour la création : c’est pour que le cœur de l’homme soit en fête devant son Dieu qui transforme son deuil en une danse(Psaume)

A partir de la première lecture(Sagesse), pensons surtout à ceux qui se sont perdus ou ont perdu la vie à cause de la jalousie ; ceux qui se donnent la mort, se séparent (familles) ou ne se parlent plus à cause d’elle, la jalousie (du diable).

De la deuxième lecture, rendons grâce à Dieu pour les actions de l’égalité face à ceux qui sont empressés de ramassés beaucoup trop sans regarder les besoins des autres engouffrés dans l’indigence extrême. Oui, ils sont nombreux, dans le monde entier, à manifester une grande générosité.

Par l’évangile partagé, reconnaissons l’effort et la souffrance des médecins qui essaient tous les traitements mais n’arrêtent pas la mort de leurs patients, parfois jeunes encore. Et prions pour tous ceux qui se sentent mal dans leurs corps à cause de leur propre souffrance ou des leurs ainsi que ceux qui ont du mal à supporter le poids des maladies incurables ou chroniques qui les exposent à des moqueries des non-croyants.

L’exemple de ce chef de synagogue est très parlant : supplication persévérante et insistante pour faire agir la puissance de Jésus, reconnu comme sauveur. Que dire de cette femme qui ne veut que toucher Jésus sans trop le déranger ?

Il est bon de méditer sur ces deux réponses de Jésus : « Ma fille, ta foi t’a sauvée .Va en paix ; Ne crains pas, crois seulement ». Non seulement Jésus reconnait la force de la foi mais, après, il prend aussi la main (de l’enfant) à relever et demande aux bien-portants de vérifier si la vie a été bien reprise : « Donnez-lui à manger »

Un repas, test de vie, signe de partage et de vitalité ! C’est ce que Jésus  a demandé à l’Eglise de perpétuer le mémorial de son amour dans chaque Eucharistie où il se donne en nourriture pour la multitude: « Faites-cela en mémoire de moi » Puisse chacun être touché par ce message fortifiant : « Debout ! Lève-toi » Mais, que vais-je faire, après ? Rayonner de sa vérité et témoigner de sa bonté sans limite.

Très bon dimanche!

By P.Protogène BUTERA

Douzième dimanche: Etendue des vagues si vous n’avez pas encore la foi…

La liturgie de ce douzième dimanche nous permet d’établir des liens forts avec le Christ et de le découvrir sous un soleil nouveau surtout pendant cette période où toutes les nations sont confrontées  aux vagues successives de la pandémie. Ceux qui ont continué de prier (pour la fin de cette maladie)ont éprouvé peut-être le même sentiment que ces disciples obligés de réveiller Jésus : « Nous sommes perdus, cela ne te fait rien ? » On comptera jusqu’à combien (première vague, deuxième, troisième ,quatrième..)pour que cela s’arrête ?

D’autre part, « un monde nouveau est déjà né » qui prend très peu de temps pour écouter Jésus ; « Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule »(évangile). Qui peut supporter encore une telle longueur de discours ? Un monde nouveau est déjà là dont la naissance va de pair avec l’abandon de certains endroits difficiles d’accès et où les gens fréquentent Jésus sans croire en Lui tant « leur vie est centrée sur eux-mêmes  et non sur sa personne» D’où cette proposition du Maitre à ses disciples : « Passons sur l’autre rive »

Par ailleurs, où que nous allions, il est encourageant d’être avec Jésus. Mais, si sa présence est rassurante, elle ne veut pas être envahissante. A travers les vagues et les tempêtes, les disciples découvrent le vrai visage du Christ et sa nature même.

Après une journée de travail, Jésus-homme a besoin de repos. Tranquille, « lui dormait sur le coussin à l’arrière », les disciples l’ont vraiment mal reconnu dans cette attitude étonnante alors qu’ils sont marrés, perdus. A leur question, Jésus répond par une double question : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Puisque la tempête peut-être dans les cœurs ou dans les têtes (pensées politico-économiques, socio-familiales des vacances ou du tourisme pour admirer les merveilles de la mer), il y en a qui sont dans l’action de grâce parce que par son « silence, tais-toi », il a apaisé ce qui les perturbait de l’intérieur. Oui, « dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la détresse »(Psaume)

En ce dimanche où l’on célèbre la journée mondiale des réfugiés, il est bon de penser à toutes ces gens qui ont connu les détresses de la mer et à ces milliers d’autres qui ont succombé à des tempêtes qu’ils n’ont pas pu traversées. C’est triste : leurs désirs et leur sagesse ont été engloutis par la Méditerranée, surtout.

Il reste à chacun de répondre à la deuxième partie de la question de Jésus : « N’avez-vous pas encore la foi ? » Réponse de solidarité et de partage ou courage dans la prière et confiance obéissante.

Oui, Jésus n’est pas absent. Si nous lui permettons de prendre place, il pourra calmer le reste de nos inquiétudes et nous laisser nous étonner : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

C’est Lui notre Seigneur et Sauveur qui, comme à Job, s’adresse à toi ,aujourd’hui: «Tu viendras jusqu’ici ! Tu n’iras pas plus loin, ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ».

Ce faisant, nous pourrons dire comme saint Paul : « Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine ». La connaissance du Christ a changé nos regards. Que la puissance de son Eucharistie renouvèle nos vies et augment en nous la foi, vitamines dont ont besoin notre corps et notre âme pour lutter contre les vagues.

VOICI LES LECTURES DE CE DIMANCHE

PREMIÈRE LECTURE

« Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ! » (Jb 38, 1.8-11)

Lecture du livre de Job

Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit :
« Qui donc a retenu la mer avec des portes,
quand elle jaillit du sein primordial ;
quand je lui mis pour vêtement la nuée,
en guise de langes le nuage sombre ;
quand je lui imposai ma limite,
et que je disposai verrou et portes ?
Et je dis : “Tu viendras jusqu’ici !
tu n’iras pas plus loin,
ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots !” »

DEUXIÈME LECTURE

« Un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5, 14-17)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
l’amour du Christ nous saisit
quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous,
et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
Car le Christ est mort pour tous,
afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes,
mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
Désormais nous ne regardons plus personne
d’une manière simplement humaine :
si nous avons connu le Christ de cette manière,
maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
Si donc quelqu’un est dans le Christ,
il est une créature nouvelle.
Le monde ancien s’en est allé,
un monde nouveau est déjà né.

– Parole du Seigneur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Toute la journée,
Jésus avait parlé à la foule.
Le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
Les disciples le réveillent et lui disent :
« Maître, nous sommes perdus ;
cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-il donc, celui-ci,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Très bon dimanche !

By P.Protogène BUTERA

DIMANCHE : Y’a-t-il des raisons d’avoir confiance en Dieu?

En voulant nous expliquer ce que c’est le Royaume de Dieu, Jésus lui-même n’hésite pas à se poser  la question : « A quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? » De même, nous aussi, pour tirer bénéfice des lectures de ce onzième dimanche, il est bon de nous poser certaines  questions : Qu’est-ce qui nous pousse à aimer Dieu, être ses  disciples et parler de Lui ? Y’a-t-il des raisons d’avoir confiance en Lui ?

Et d’ailleurs, croire n’est-il pas une maladie qui attaque ceux qui n’ont pas confiance en eux-mêmes et la cherchent en dehors ou  l’extérieur d’eux-mêmes ? Sous cet angle, ils ont raison ceux qui font attention pour ne pas être malades de cette manière. En s’éloignant de Dieu, ils prennent soin d’eux. En s’approchant de Lui, ils se perdent dans la foule. Raison pour laquelle Jésus « expliquait tout à ses disciples en particulier »

Comme saint Paul, nous pouvons affirmer que « nous avons confiance » parce que « nous cheminons dans la foi ». Mais que pouvons-nous apprendre de ceux-là qui demeurent loin de Dieu par rapport à notre vision et ambition chrétiennes  de l’au-delà ou de la résurrection ?

Nous le savons bien : pour bien entendre, il faut être tout près de celui qui parle, surtout quand on a des problèmes des oreilles. Et plus on l’aime, plus on s’approche de lui pour tout saisir et ne rien rater. Plus encore quand celui qui a la parole est un jeune qui n’a pas l’habitude de parler très forts et à l’assemblée!

En regardant ce que fait le Seigneur qui prend une tige toute jeune, la plante sur une montagne très élevée où elle portera du fruit, nous aussi, à la fin de l’année, en pensant que « le temps de la moisson est arrivé », nous faisons un exercice de bilan, de relecture pour savoir ce qui a germé, quelle croissance y-a-t-il eu et ce qu’on attend de ce qui a germé ?

Nous confions tout à Dieu qui donne la croissance et l’être dans la mesure où il relève l’arbre renversé et fait reverdir celui qui est sec. C’est son amour qui attire le nôtre et le fortifie. Nous l’aimons parce qu’il prend soin de nous comme cette tige qui doit porter du fruit tout en gardant son essence première.

Il est infructueux de se fier trop au jugement des autres qui pourraient t’entrainer dans la chute et te porter à dire comme Sartre que « l’enfer c’est les autres » (aliénant). Infructueux car, nous tous « apparaitrons à découvert, devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps »(deuxième lecture)

Tu as tout fait pour ton bien, pour le bien des autres , sans oublier Dieu ? Tu as tout fait pour toi et les autres en oubliant Dieu ? Tu as tout fait pour ton bien sans Dieu ni les autres? Tu comprends ce que tu as gagné ou ce que tu as perdu.

Rendons grâce à Dieu qui nous permet de prendre part à la mission de son Christ, lui Lumière des cœurs et des nations disposés à « faire leur nid à son ombre ». Et il y a assez de fraicheur!

LES TROIS TEXTES DU JOUR:

Lecture du livre du prophète Ézékiel (Ez 17, 22-24)

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
« À la cime du grand cèdre,
je prendrai une tige ;
au sommet de sa ramure,
j’en cueillerai une toute jeune,
et je la planterai moi-même
sur une montagne très élevée.
Sur la haute montagne d’Israël
je la planterai.
Elle portera des rameaux, et produira du fruit,
elle deviendra un cèdre magnifique.
En dessous d’elle habiteront tous les passereaux
et toutes sortes d’oiseaux,
à l’ombre de ses branches ils habiteront.
Alors tous les arbres des champs sauront
que Je suis le Seigneur :
je renverse l’arbre élevé
et relève l’arbre renversé,
je fais sécher l’arbre vert
et reverdir l’arbre sec.
Je suis le Seigneur, j’ai parlé,
et je le ferai. »

– Parole du Seigneur.

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (2 Co 5, 6-10)

Frères,
nous gardons toujours confiance,
tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur,
tant que nous demeurons dans ce corps ;
en effet, nous cheminons dans la foi,
non dans la claire vision.
Oui, nous avons confiance,
et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps
pour demeurer près du Seigneur.
Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,
notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.
Car il nous faudra tous apparaître à découvert
devant le tribunal du Christ,
pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait,
soit en bien soit en mal,
pendant qu’il était dans son corps.

– Parole du Seigneur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc(Mc 4, 26-34)

En ce temps-là,
parlant à la foule, Jésus disait :
« Il en est du règne de Dieu
comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour,
qu’il dorme ou qu’il se lève,
la semence germe et grandit,
il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr,
il y met la faucille,
puisque le temps de la moisson est arrivé. »

Il disait encore :
« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?
Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde :
quand on la sème en terre,
elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée,
elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches,
si bien que les oiseaux du ciel
peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables,
Jésus leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole,
mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Très bon dimanche à chacune et à chacun qui, en prenant de l’âge, fructifie encore des œuvres dignes de son nom et de son Dieu.

By P.Protogène BUTERA

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