Haïti: Le président Jovenel Moïse et son épouse assassinés chez eux

Mercredi matin 7 juillet, le Président haïtien Jovenel Moïse a été assassiné chez lui par un commando formé d’éléments étrangers, a annoncé le Premier Ministre sortant Claude Joseph.

L’épouse du Président ,Martine Moïse a été blessée aussi dans cette attaque et hospitalisée mais n’a pas survécu de ces blessures. Elle serait morte avant d’être évacuée à l’étranger.

Martine Moise, Première Dame morte à 47 ans

Compte tenu des réactions insoupçonnées des Haïtens, l’ex-Premier Ministre a appelé la population au calme et indiqué que la police et l’armée allaient assurer le maintien de l’ordre.

La nation et la démocratie sont en jeu

Dans son communiqué officiel l’ex-Premier Ministre, Claude Joseph a donné tous les détails de l’assassinat:« Vers une (1) heure du matin, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021, un groupe d’individus non identifiés, dont certains parlaient en espagnol, ont attaqué la résidence privée du Président de la République et ainsi blessé mortellement le Chef de l’Etat. Blessée par balle, la Première Dame prend les soins que nécessite son cas.

Condamnant cet acte odieux, inhumain et barbare, le Premier Ministre a.i, le Dr. Claude Joseph, et le CSPN appellent la population au calme. La situation sécuritaire du pays est sous le contrôle de la Police Nationale d’Haïti et des Forces Armées d’Haïti.

Toutes les mesures sont prises afin de garantir la continuité de l’Etat et protéger la Nation.

La démocratie et la République vaincront.

Dr. Claude Joseph Premier Ministre a.i »

Changement de gouvernement mal accepté?

Le président Moise venait tout juste de nommer lundi(5 juillet) un nouveau Premier ministre en la personne d’Ariel Henry, avec pour mission d’organiser des élections. Celui-ci n’a pas encore réagi.

Homme des affaires de 53 ans, Jovenel avait été élu président en 2016 et pris ses fonctions le 7 février 2017. Certains considéraient qu’il avait dépassé son mandat alors que lui pensait l’achever en 2022! Une situation qui lui valait d’être confronté à une vive défiance.

Tout un pays plongé dans l’incertitude

Sur fond d’incompréhension, fallait-il le tuer? Est-ce un coup monté? Haïti va-t-il vivre le même scenario qu’l y a plus d’un siècle, en 1915, quand le président d’alors, Vilbrun Guillaume Sam, fut assassiné, entrainant l’intervention armée des États-Unis?

La triste nouvelle vient donc déstabiliser en profondeur le climat politique et sécuritaire de ce petit pays, le plus pauvre des Caraïbes, déjà bien fragile et gangrené surtout par des gangs pratiquant rançons et enlèvements.

Dans ce contexte, le Premier Ministre sortant rassure: « Les assassins du Président Jovenel Moïse vont payer pour ce qu’ils ont fait devant la justice, gardez votre calme la sécurité du pays est sous contrôle. Forces vives de la Nations, cherchons l’harmonie, avançons ensemble pour que le pays ne sombre dans dans le chaos« 

C’est à celui-ci de résoudre « les problèmes de l’heure » qu’il avait soulevés:

Etat de siège et fermeture de l’aéroport international

Le Premier ministre a déclaré l’« état de siège » octroyant des pouvoirs renforcés à l’exécutif quelques heures après l’assassinat du président. « Dans la stricte application de l’article 149 de la Constitution, je viens de présider un Conseil des ministres extraordinaire et nous avons décidé de déclarer l’état de siège sur tout le pays », a-t-il déclaré.

De plus, l’aéroport international de Port-au-Prince Haïti est fermé et les avions font demi-tour sans atterrir.

Ainsi, la compagnie aérienne haïtienne Sunrise Airlines annonce ceci: »En raison de la situation actuelle en Haïti, tous les vols sont annulés et retardés jusqu’à nouvel ordre, afin de protéger le personnel, les passagers et les équipements. Tous les billets seront modifiés gratuitement dans un délai de 6 mois… »

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell qui s’est dit « choqué » par l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse mercredi, craint que « ce crime entraine un risque d’instabilité et d’une spirale de violence »(sur son compte Twitter)

Paix et sécurité à tous les Haïtiens.

By Protogène BUTERA

FRANCE-RWANDA: Qui est Antoine ANFRE, ambassadeur accepté par KIGALI?

Ce samedi 12 juin 2021, le Conseil du cabinet des ministres dirigé par le président de la République, Paul KAGAME, a accepté la nomination de Mr Antoine ANFRE comme nouvel ambassadeur de la FRANCE au RWANDA, siège de Kigali qui était vacant depuis 2015.

Né le 7 janvier 1963, Antoine René ANFRE est considéré comme un connaisseur des dossiers des Grands Lacs. Secrétaire de l’ambassadeur de France à Kampala, Uganda(nord du Rwanda)entre 1987-1991(période de la naissance du Front Patriotique du Rwanda, FPR), il a été maintes fois cité dans le rapport Duclert sur la France, le Rwanda et le génocide des Tutsi-1990-1994.

Lui qui était sous-préfet de LIMOUX(2000-2003 ) a été aussi conseillé à l’ambassade de France en Turquie et au Kenya(2006-2009) ainsi qu’ au Royaume-Uni(2011-2014). Le seul pays où il a été comme ambassadeur, c’est au Niger(2014-2015)qui l’a chassé rapidement pour ses prises de position anti-gouvernementale.

La validation du choix de Paris par Kigali est-elle vraiment la concrétisation des volontés politiques de deux présidents, Emmanuel MACRON et Paul KAGAME, de normaliser les relations politico-diplomatiques de leurs pays respectifs? Il est permis de douter.

Emmanuel Macron et Paul Kagame à Kigali

Qualifié de « rwandophile » par Aujourd’hui au Fasso, Antoine ANFRE n’est-il pas nommé principalement pour les intérêts de la France? Sera-t-il capable d’assainir ce qui reste de ces relations(franco-rwandaises) et tenir le tempo pour longtemps? L’histoire nous dira si E.MACRON a été bien inspiré ou s’il n’a pas fait des erreurs d’appréciation! Est-ce que l’activité de cet ambassadeur ne sera pas de courte durée comme au Niger?

By P.Protogène BUTERA

FRANCE-RWANDA: Pourquoi Emmanuel MACRON veut se rendre hâtivement à KIGALI, fin mai?

Le président de la République française a déclaré sa visite au Rwanda pour fin mai. Son déplacement portera sur des thématiques « à la fois politique, mémorielle mais aussi économique et sanitaire. » Kigali s’en réjouit.

Selon la Libération, le chef de l’Etat français ira rendre visite au président Paul Kagame dans le cadre du réchauffement entre les deux pays initié par l’Elysée, notamment après la publication de rapports sur le rôle de la France dans le génocide de 1994. Une façon de rendre la pareille au président rwandais qui était à Paris du 16-19 mai 2021.

Les deux présidents français et rwandais
Photo Présidence Urugwiro

Ce n’est plus un secret. Le président de la République française avait hâte de se rendre au Rwanda qu’il le fera fin mai: du 27 au 29. Emmanuel Macron déclare avoir «à cœur» avec le président Paul Kagame «d’écrire une nouvelle page de la relation» entre la France et le Rwanda. Il rendra donc la pareille à son homologue rwandais, présent à Paris pour le sommet sur la dette africaine.

Selon lui, la France et le Rwanda ont désormais l’opportunité de bâtir «une bonne relation», après la publication en mars d’un rapport d’historiens français concluant à des «responsabilités accablantes» de Paris dans le génocide des Tutsis du Rwanda en 1994.

Nombreuses attentes à KIGALI

S’entretenant en marge d’une réunion sur le soutien à la transition au Soudan, les deux responsables «se sont félicités des derniers développements favorables et ont confirmé l’objectif d’aller encore plus loin dans la normalisation et l’approfondissement de la relation entre la France et le Rwanda», selon la présidence française.

D’après le Figaro, le déplacement du président français portera sur des thématiques « à la fois politique, mémorielle mais aussi économique et sanitaire. » Interrogé sur d’éventuelles excuses que pourrait faire la France comme l’a fait la Belgique quelques années après le génocide, le président français s’est refusé de préciser ce qu’il comptait déclarer aux Rwandais: « Ce que j’aurai à y dire, je le dirai à ce moment-là », a-t-il répondu.

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Et de fait, les attentes de Kigali sont aussi nombreuses que controversées. Il y en a qui pensent que le président français exprimera des excuses sincères après avoir visité des sites mémoriels, par exemple celui de GISOZI.

D’autres plus dubitatifs affirment que la France ne va pas faire , en Afrique, ce qu’elle n’a pas fait 80 ans avant, à moins qu’elle ne veuille rattraper son retard!

D’autres plus enthousiastes, considèrent la visite de Macron comme une chance pour les deux pays:

Peut-être aussi une occasion de désigner l’ambassadeur de France au Rwanda, poste qui était vacant depuis que Michel FLESCH a quitté(2015). N’oublions pas les opportunités économiques qui s’offrent aux entreprises françaises dont le Rwanda avait besoin pour leur expertise(high-tech, agrobusiness,…). Pourquoi pas des surprises d’Emmanuel MACRON avant de continuer sa tournée vers l’Afrique du Sud?

By P.Protogène BUTERA

TCHAD: Idriss Déby, le dernier maréchal empereur d’Afrique

Né le 18 juin en 1952, Idriss Déby ITNO est devenu président du Tchad le 2 décembre 1990. Depuis cette date, il est réélu tous les 5 ans jusqu’au 11 avril 2021 où il veut entamer son 6ième mandat.

Ascension politique d’un colonel

Promu colonel en 1982 par Hissène Habré qui chassa le président Goukouni Oueddei au pouvoir, il échoua un coup d’Etat contre son mentor le 1 avril 1989 et se réfugia en Libye sous la protection du colonel Mouamar Khadafi.

En mars 1990, il quitta la Libye pour le Soudan de Bachir où il créa une rébellion, Mouvement Patriotique du Salut(MPS). Celui-ci, soutenu par les services de renseignements français, la Libye et le Soudan, chassa Hissène Habré et s’installa sur N’Djamena le 1 décembre 1990.

Du président général au Marechal

Un an après son investiture et la promulgation de la nouvelle constitution du 14 avril 1994, il est promu général des armées en 1995. Mais dix ans plus tard(2005), après avoir supprimé la limitation du mandat présidentiel(jusqu’alors limité à deux), il subit des revers de plusieurs rebelles déterminés à le renverser. Il survit toujours grâce à l’aide militaire de la France.

Meilleur allié de la France et des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme de Boko Haram au Sahel, Idriss Début s’est révélé un stratège incontournable dans les questions de sécurité extérieure. Entre temps, le taux de pauvreté est tellement accru dans la population tchadienne que le pays occupe la 187ième place (2019)de l’indice de développement humain avant la République Centrafricaine(188)et le Niger(189).

Il est donc légitime de se poser ces questions: où est partie la manne pétrolière exploitée depuis 2003 en raison de 150 milliards de dollars pour les sociétés étrangères(Glencore)? Est-elle seulement dépensée dans les efforts de guerre pour se maintenir au pouvoir?

Pour un clan qui ne s’éteindra pas!

Fils de berger Zaghawa, le président tchadien a renforcé son clan, tant militairement qu’économiquement et compte parmi les chefs d’Etats mieux rémunérés en 2021avec un pactole de 145 millions d’euros!

Vrai musulman entouré d’une quinzaine de femmes dont il a eu plusieurs enfants, il a confié tous les postes juteux de commandement militaire et d’exploitation pétrolière à ses seuls famille et belle-famille de l’actuelle première dame, Hinda Déby Itno. L’ONG Suissaid parle de Tchad S.A!

Avec ses deux fils gradés colonels(Hassan Idriss Déby Itno, Abdelkerim Idriss Déby Itno)et 3 généraux (Mahamat Kaka Idriss Déby Itno, Zakaria Idriss Déby Itno, Adam Idriss Déby Itno), le patriarche de la république ne pouvait qu’être au-dessus de tout. C’est pourquoi le 11 aout 2020 il a été sacré Maréchal du Tchad, titre qui était disparu sur le continent avec le roi du Zaïre: Maréchal Mobutu Sese Seko!

Idriss Déby devient Maréchal du Tchad

C’est vraiment le retour des dinosaures ou des bouffons dirigeants! Il ne lui reste que de s’affubler d’empereur pour apaiser le courroux des démons de Jean-Bedel Bokassa(Centrafrique)ou d’Idi Amin Dada(Ouganda). Et d’ailleurs les termes de son uniforme le soulignent:  » …casquette avec coiffe démontable, un sabre lame forgée et un bâton de maréchal de couleur noire, modèle empire« 

Peut-être son dernier stratagème pour se faire craindre pour qu’un jour il ne soit massacré comme Mouamar el Khadafi qui était resté colonel! La suite à vérifier après les élections de ce 11 avril…

By P.Protogène BUTERA

Les 4 plus belles pensées de Charles de GAULLE: Notre sélection

« Si les policiers n’étaient pas bêtes, ils ne seraient pas des policiers. »

« Comme un homme politique ne croit jamais ce qu’il dit, il est étonné quand il est cru sur parole. »

« Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres. »

« En Afrique, comme dans tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n’y aurait aucun progrès qui soit progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n’en profitaient pas moralement et matériellement, s’ils ne pouvaient s’élever peu à peu jusqu’au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C’est le devoir de la France de faire en sorte qu’il en soit ainsi. »

By Protogène BUTERA

Mgr d’ORNELLAS: La loi de Bioéthique, un désarroi de plus

Pour quel monde?

Mgr d’Ornellas,archevêque de Rennes,Responsable du Groupe Bioéthique de la CEF

Les crises sociales et les alertes écologiques traduisent une réelle inquiétude, tandis que la pandémie du COVID-19 a révélé notre fragilité humaine et économique. La loi de bioéthique va-t-elle augmenter le désarroi ?


Nous changeons d’époque. Il nous faut penser un nouveau progrès. Il ne se réalisera pas sans une
vision commune de notre humanité et de son indispensable « fraternité ». Celle-ci exige des remises
en question qui nous préservent de la toute-puissance de nos désirs et qui réajustent nos droits et nos
devoirs les uns vis-à-vis des autres.


Si nos inquiétudes pour demain se cristallisent dans la crise écologique, nous assistons heureusement
à une salutaire prise de conscience en vue de la préservation de la planète, notre maison commune. Il
est désormais impossible de rester dans le monde ancien en ne considérant que les solutions
techniques, ce qui aurait un effet dévastateur. Les consensus écologiques dessinent un autre progrès
pour un monde nouveau, celui de la sobriété heureuse et du partage solidaire.
La bioéthique ne saurait rester étrangère à cette transition.

Projet parental du désir
Quel est le statut de cet enfant au centre de tout?

Aujourd’hui, elle est tentée de valider les succès technologiques et le court-terme des profits du marché. Le projet de loi, dans son actuelle mouture, semble s’y enfermer sans avoir conscience que l’être humain en est blessé. Certains plaident faussement qu’ainsi va le sens de l’histoire, ce que contredit le virage écologique qui s’impose à nous !
Ils s’affirment progressistes en ayant une vision étroite du progrès, qui ne considère pas vraiment la
santé publique comme bien commun et qui exclut le respect dû à l’être humain le plus fragile !


La bioéthique aussi a besoin d’une salutaire prise de conscience ! Elle doit entendre ces alertes, dont
certaines sont devenues plus vives en raison de la pandémie :


 Face aux défis liés au vieillissement de concitoyens de plus en plus nombreux, quelle nouvelle
et juste solidarité allons-nous édifier en faveur de nos aînés ?
 Face à une conception gestionnaire des soins selon laquelle un « patient » devient parfois un
« client », comment promouvoir une médecine plus humaine pour tous, soutenue par une
politique de santé davantage reconnaissante envers les soignants ?
 Face à la volonté de tout maîtriser par les techniques biomédicales, comment discerner en
raison les vrais enjeux ? Car les menaces sont réelles : marché des tests génétiques,
robotisation et intelligence artificielle sans contrôle suffisant, expérimentation sur des
embryons chimères, sélection accrue des enfants à naître, filiation sans paternité, maternité
sans gestation
, marchandisation de la procréation.

Ne touchez pas à ses droits

Dans son article publié dans « La Croix du 20 juin »,Mgr d’Ornellas alertait encore sur les dérives de la Loi de Bioéthique en préparation, sur les droits de l’enfant. Il écrivait:

« Tel qu’il sort de la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale, le projet de loi prive certains enfants d’avoir un père et une ascendance paternelle. Comment se satisfaire d’une telle discrimination entre les enfants dès leur conception et leur naissance ? La raison y voit une injustice.

Ce projet de loi est donc loin d’être abouti. Il a fallu neuf mois – entre la 1ère lecture à l’Assemblée et
la 2nde lecture en Commission –, pour qu’il soit enfin reconnu que la femme qui accouche était la
mère de l’enfant. Mais alors, pour un couple de femmes, comment établir la filiation pour l’autre
femme ?

Problème de filiation maternelle
Un enfant né de deux femmes!

Bien des questions demeurent insolubles devant la volonté idéologique d’une soi-disant
égalité entre toutes les femmes, quelle que soit la diversité de leur situation vis-à-vis de l’accès à la
PMA. Or la raison discerne que cette volonté est erronée : l’égalité s’applique pour des situations
identiques, comme l’a dit l’ancienne Garde des Sceaux.


Ce projet de loi nous fait passer de l’enfant comme un sujet de droits à la prévalence du « projet
parental » sur lui
de telle sorte que des adultes peuvent lui imposer une privation de certains de ses
droits. La raison y voit une régression. On ne touche pas impunément au droit de la filiation !

Il apparaît urgent d’examiner l’accès de « la PMA pour toutes » dans le cadre d’une réflexion générale
et cohérente du droit de la filiation. Celui-ci est majeur : par sa filiation, chacun entre dans l’histoire… »

Je vous souhaite une très riche lecture qui vous permettra de faire des commentaires et de nous envoyer vos avis qui pourraient être utile à cette conception que l’Eglise a de la Bioéthique,pour la vie et la protection des plus faibles.

By P.Protogène BUTERA

BURUNDI: Mort inopinée du président Pierre Nkurunziza ?

Triste nouvelle: le Gouvernement de la République du Burundi annonce avec une très grande tristesse le décès inopiné de Son Excellence Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, survenu à l’Hôpital du Cinquantenaire de Karusi suite à un arrêt cardiaque ce lundi 8 juin 2020.

Ce communiqué revient sur les circonstances de sa mort : « Alors qu’il avait passé l’après-midi du samedi 6 juin 2020 à assister à un match de volley-ball Ngozi, c’est pendant la nuit du 6 juin 2020 allant vers le dimanche 7 juin que son Excellence Pierre Nkurunziza a senti un malaise et s’est vite rendu à l’hôpital de Karuzi pour se faire soigner ». Selon ce communiqué, le chef de l’Etat a été reçu en hospitalisation pour état de malaise. Le dimanche, son état de santé s’est amélioré et il s’est entretenu avec les personnes qui étaient à côté de lui.

A la grande surprise, poursuit ce communiqué du gouvernement, dans l’avant-midi de lundi 8 juin 2020, son état de santé a brusquement changé avec un arrêt cardiaque.

D’après ce communiqué, les médecins ont fait tout leur possible : « Une réanimation immédiate a été entreprise par une équipe multidisciplinaire de médecins pendant plusieurs heures avec une assistance cardio-respiratoire. Malgré une prise en charge intense continue et adaptée l’équipe médicale n’a pas pu récupérer le patient ».

«Le gouvernement de la République du Burundi présente ses condoléances les plus émues au peuple burundais en général et à sa famille très éprouvée en particulier.

« Le pays vient de perdre un digne fils du pays, un président de la République, un Guide suprême du patriotisme national. Que Dieu Tout Puissant ait son âme », souligne ce communiqué.

D’après ce même communiqué, comme il a été un exemple pour tous les Burundais,  de quelqu’un qui aime et respecte Dieu, le gouvernement de la République du Burundi, demande au peuple burundais de rester calme et serein et d’accompagner son Excellence, le président de la République avec beaucoup de prières.

Le gouvernement burundais annonce qu’un deuil national est ouvert pour sept jours à partir d’aujourd’hui. Durant cette période les drapeaux seront mis en berne.

Les livres de condoléances sont ouverts au Palais présidentiel «Ntare Rushatsi» pour les Burundais ainsi que les représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées au Burundi.

Pour les Burundais et autres personnes vivant à l’étranger, les livres de condoléances sont ouverts dans les missions diplomatiques et consulaires du Burundi.

Né en 1964 à Ngozi,Pierre Nkurunziza vient de mourir à 56 ans,quelques semaines après l’élection de son successeur,Evariste Ndayishimye.

Un président emporté par le COVID-19?

De son vivant,Nkurunziza s’est montré un président chrétien convaincu. S’il s’avérait qu’il aurait été emporté par le COVID-19, ce qui signifie un manque de vigilance et de prudence, son successeur continuerait la même politique de la Bible(pouvoir divin) qui exclut le pouvoir de la science?

Que Dieu aide les Burundais dans ces moments pleins d’incertitude.

Par Protogène BUTERA

Burundi: Premier pays qui émet très peu de carbone(Co2)!

Comparé aux pays comme la Grande Bretagne,USA ou le Qatar, le Burundi est digne d’éloges. En 2030, ce dernier sera le premier pays qui émettra peu de carbone à effet de serre(CO2)par habitants. Le Rwanda voisin sera 7ième tandis que le Qatar sera le premier à en émettre davantage.

The Lancet infographics

Par contre, le fait de ne pas émettre beaucoup de carbone n’aura pas d’impact significatif sur la santé de la population, surtout des enfants. Ainsi, le Burundi occupera la 156ième place pour les enfants malnutris(couleur très rouge) tandis que le Rwanda sera à la 130ième place pour les malnutris(couleur rougeâtre)alors que le Qatar qui émettra plus de CO2 saura sur la 54ième place(flourishing rank)

Une meilleure place par tromperie?

En tenant compte de ces deux éléments(émission de C02 et malnutrition),on ne peut ne pas s’étonner que ce sont les pays les plus industrialisés qui émettent plus de CO2 mais qui gardent les meilleures places en ce qui concerne les droits de l’Enfant(santé, éducation, alimentation..).

Pays exemplaires de bien-être
Thelancet-press.com

Pour les pays pauvres, il y a peu d’industries, moins de construction des infrastructures de grande envergure et donc moins d’activités économiques susceptibles d’améliorer le bien-être des plus fragiles:les enfants.

Le bonheur des enfants burundais en 2030

Ces enfants burundais,heureux comme tout d’attendre un bol de soupe ou de bouillie…A lire: Basta pour votre aide alimentaire

Une supposée meilleure place pour de tels pays où les plus petits ont nul accès au bien-être, n’est-il pas une classification par moquerie ou par tromperie?Faut-il se contenter des récompenses internationales ,parce qu’on respecte certains standards,et garder une population qui vit de la pitié des bienfaiteurs? Honte aux décideurs.Où est donc l’honneur de ces gens que nous avons élus?

By Protogène BUTERA

Rwanda:Le chanteur Kizito MIHIGO suicidé au cachot de la Police?

C’est une très triste nouvelle pour les jeunes générations assoiffées de paix,de justice et de réconciliation au Rwanda. La mort du chanteur Kizito Mihigo , à 38 ans!La question qui restera énigmatique parce qu’elle n’aura pas de réponse satisfaisante est celle-ci: pourquoi Kizito, chrétien convaincu, se serait-il suicidé dans un cachot de la Police? Voici la version Twitter de ceux qui le détenaient depuis le 12 février jusqu’à cette annonce nécrologique de ce lundi 17 février:

Fatigué de vivre dans un pays-prison!

Relâché en 2018 par grâce présidentielle après 3 ans sur 10 de peines encourues pour « trahison et tentative d’assassinat contre le Président de la République »,Kizito s’était senti marginalisé, rejeté.Cela est manifesté par sa volonté de passer par sa région natale(Nyaruguru,Sud-Ouest du Rwanda)pour quitter,coûte que coûte ,son pays qu’il aimait tant!

Photos de Kizito voulant s'enfuir.

Les dernières apparitions de Kizito Mihigo,prêt à passer par le Burundi.Il est appréhendé par la Police,le 12 février 2020!

Sombre avenir

Il a été populaire, un moment.Qui parlera encore de sa fondation pour la paix(KMP, Fondation Kizito pour la Paix)?Voilà un jeune qui était fatigué de vivre dans un pays-prison ou garnison.Et quelle est la punition de quiconque voudrait échapper de la prison?Réponse de Mr le Juge ou le Docteur médecin légiste!

Pauvre Kizito! Le seul espoir est que ses idées véhiculées dans ses nombreuses chansons,traverseront les temps comme celles de Bob Marley.A lire: Libération du Chanteur Kizito,quelle suite?

Il avait pensé à celui qui pourra achever ce qu’il a entrepris…C’est dans cette chanson: « Uzabe intwari »(Mon enfant,sois courageux). Or, il n’en a pas eu!Qui poursuivra son œuvre de paix? Incroyable mais vrai! Il est mort comme ça…

Tout cela donne à penser dans le silence….Lire :L’inattendu de Kizito

By Protogène BUTERA

BURUNDI: Militaires tués dans l’attaque venant du Rwanda?

Au moins huit soldats burundais ont été tués lors de l’attaque, dans la nuit de samedi à dimanche 17 novembre, d’une position avancée de l’armée près de la frontière avec le Rwanda, et des dizaines sont depuis portés disparus, a-t-on appris mardi de sources militaires.

L’attaque n’a pas été revendiquée et l’identité des assaillants – un « groupe armé » très bien équipé, selon les autorités burundaises – reste indéterminée.

« Les premiers soldats qui sont arrivés sur place dimanche ont retrouvé huit corps de soldats tués, dont celui du commandant de la compagnie, le major Révérien Ngomirakiza », a annoncé mardi à l’AFP un haut gradé de l’armée, sous couvert d’anonymat.

« Quinze rescapés, dont des blessés, ont également été retrouvés par la suite. Mais le reste de la compagnie est porté disparu jusqu’ici », a ajouté la même source.

Cette compagnie, composée d’environ 90 soldats, occupait un poste avancé sur la colline de Twinyoni, dans la commune de Mabayi, à une centaine de kilomètres au nord de Bujumbura.

« Nos soldats ont été surpris par des assaillants équipés de gilets pare-balles et de lunettes de vision nocturne, qui ont totalement anéanti cette position (…) Nous pensons que ce ne sont pas de simples rebelles qui en sont responsables », a précisé le même haut gradé.

Ces informations ont été confirmées à l’AFP par deux autres sources militaires ayant également requis l’anonymat. Les mêmes sources ont reconnu qu’il s’agissait « de la plus importante et de la plus meurtrière attaque dirigée contre l’armée » depuis 2015.

Le Rwanda simplement accusé

Lundi, le gouvernement avait confirmé cette attaque, faisant l’objet d’innombrables rumeurs sur les réseaux sociaux, par la voix du major Emmanuel Gahongano, directeur de la Communication au ministère de la Défense, mais sans donner de bilan.

« Un groupe armé de fusils en provenance du Rwanda a attaqué une position de militaires burundais situé sur le Mont Twinyoni (…) en commune de Mabayi. L’attaque a eu lieu dans la nuit du 16 au 17 novembre 2019 à 02h00 du matin (00h00 GMT). Ce groupe armé s’est replié au Rwanda », avait indiqué le major dans une déclaration lue à la Radio télévision nationale du Burundi (RTNB).

Attaque contre des militaires burundais
Photo de Burundi-forum.org

La position attaquée est située à moins de 10 km de la frontière avec le Rwanda, au nord, en pleine forêt primaire de Kibira, qui trouve son prolongement au Rwanda avec la forêt de Nyungwe.

Démenti de Kigali

Par la voix du Secrétaire d’État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, Kigali a rejeté toute implication dans cette attaque: « Il n’est pas vrai que les attaques ont été causées par des gens venus du Rwanda. Ce sont des allégations infondées venant du Burundi, comme ils l’ont déjà fait ces quatre dernières années. Nous avons d’autres choses à faire. »

Et de fait, depuis le début de la crise au Burundi(2015), Bujumbura accuse le Rwanda de soutenir des groupes rebelles burundais, ce que Kigali nie. Les relations entre les deux pays sont très tendues, et des incidents ont souvent été signalés à leur frontière.

Sources: RFI

Nyanza : Ibibazo byarabarenze bati « Nta kibazo dufite! »

Kimwe n’ahandi hose mu gihugu, AKarere ka Nyanza kagize ukwezi kudasanzwe kwahariwe  umuturage(Nzeli-Ukwakira). Ikibabaje ahubwo ni uko muri uko kwezi, umuturage aribwo yaharenganiye kubera amanama y’urudaca.

Abayobozi bo iyo baturutse iyo ku Karere, ntibaba banatekereza ko muri abo baturage biriwe babicaye imbere, harimo abagomba guca incuro kugira ngo babone icyo bararira. Urwitwazo ngo ni uko nyine amafranga bari gukoresha bajyanye ibibazo byabo ku Karere, bayakoresha ibindi.

Ibibazo birenga 300 byarabajijwe

Tariki ya 8 Ukwakira ni bwo uko kwezi kwashorejwe mu Murenge wa Nyagisozi. Umuyobozi w’Akarere ka Nyanza, Bwana Ntazinda Erasme, yari yitabiriye uwo munsi ari kumwe n’Abanyamategeko ndetse n’inzego zishinzwe umutekano, Polisi n’Igisirikare.

Umuyobozi w’Ishami ry’Imiyoborere myiza yavuze ko ibibazo bisaga 300 byakemuwe. Ariko se ubwo bari bakiriye bingahe? Ese abaturage bazajya bategereza ukwezi kumwe mu mwaka ngo bakemurirwe ibibazo? Ikindi gihe se bazaba bihishe he abo mu Nzego z’Ibanze babitinza?

Abo byarenze bati « Nta kibazo dufite »

Abanyarwanda muri rusange ntibigora. Akenshi bagorwa n’Abayobozi. Iyo abo ba Nyakubahwa baje, ibyihare ni byo bivuga akari i Murore! Abazi gukenga bo ntibirirwa bata igihe. N’ab’i Nyanza na bo ni uko.

Umunyamakuru yashatse kumenya niba hari ibibazo bataboneye umwanya wo kubibwira abayobozi, bati  » Nawe ijisho riraguha! Nta kibazo dufite! » Umugabo wavugaga areba hirya no hino ko batamwumva, ati « Ubu se wakwirirwa wicaye hano ari gusa? Bariya se ko baje ku kazi, nkanjye nintaha ndarya iki? Ibibazo ni byinshi wa muntu we!« 

Gushima biteye amakenga

Hagati aho abashima bari batangiye guhaguruka nk’abatumwe. Abarenga 15 ngo barashima Perezida wa Repubulika ko yabahaye imihanda, ko yabahaye amazi, ko yabahaye umuriro, ko yabahaye...Ibiri amambu, si we wari wakoresheje inama! Ese iyo ahaba yari kwihanganira gukomeza kumva ibintu nk’ibi?

Gushima si bibi ariko iyo bikabije bitera amakenga. Uwatangaje ni umukecuru wari wambaye incurikirane nyamara agahamya ko yiteje imbere abikesha Nyakubahwa Prezida wa Repubulika! Ati « Umwaka ushize navuye muri Viyupi none ubu mfite miliyoni 3 kuri konti » Abari aho bose baraseka, bati « Koko , Mukecu, ayo mafranga uyafite muri Banki cyangwa ari munsi ya matora? »

Umukecuru si ukuzamura ijwi yivayo. Ati  » Na matora ndayifite, ariko ni iyo kuryamaho mwana wa! Igihe cy’ubujiji cyarashize. » Ako kanya ahita akora mu gasakoshi ke, ati « N’IKOFI ngiyi irimo bitanu, mufite ikihe kibazo? Ni bangahe, abagabo bafite nk’iyi? Abagabo bose barebanaho. Inama irangira ityo. Byari urwenya gusa! Ni ibibazo…

By Kayijuka Erasme/Nyanza

BURUNDI: Président Pierre NKURUNZIZA poussé à la sortie par le feu des rebelles?

RED-Tabara veut la peau de Pierre Nkurunziza. Lui-même ex-rebelle devenu président de la République du Burundi depuis 19 aout 2005 après 11 années de rébellion(1994-2005)au sein du CNDD-FDD(parti au pouvoir fondé le 24 septembre 1994), ses adversaires sont prêts à lui appliquer cet adage: « Qui a tué par l’épée, périra par l’épée. »

RED= Résistance pour un État de Droit

Évangéliste convaincu et pratiquant, le président Pierre Nkurunziza se croit protégé par une force surnaturelle qu’il ne serait pas ébranlé par une centaine de maquisards qualifiés de « criminels » venant perpétuer leurs exactions contre les civils pour s’enfuir dans la forêt de Kibira. Dieu Tout-puissant les punira!

Pierre Nkurunziza Et Sa Femme Denise
Pierre Nkurunziza Et Sa Femme Denise

Attaques incessantes des rebelles

Depuis son troisième mandat contesté (2015), le Burundi connait un cycle permanent d’insécurité. Trois ou quatre fois par an, il y a des incursions des rebelles. La récente date du mardi 22 octobre 2019. C’est la Province de BUBANZA, frontalière de la République Démocratique du Congo qui a été attaquée par un groupe d’une centaine de personnes portant des uniformes de l’Armée et de la Police nationales.

De ces combats, le bilan a été lourd en pertes humaines: 14 assaillants tués selon le Gouvernement, et une dizaine de militaires, selon les Rebelles. En tout état de cause, cette attaque est un test de plus de la puissance de déstabilisation de l’opposition et une menace grave du processus électoral devant conduire à des législatives, sénatoriales, locales et présidentielle prévues en mai, juillet et aout 2020.

Incompréhension ou malentendus?

En 2018, Pierre Nkurunziza a déclaré qu’il ne sera pas candidat dans les élections de 2020 alors que la nouvelle Constitution de 2018 le lui permet. A-t-il été incompris? Il n’est pas impossible que ces attaques dont le but serait de le pousser à la sortie, le confirment plutôt dans ses convictions d’être le Guide Suprême de la Nation et le Garant de la sécurité nationale.

Président Nkurunziza Du Burundi
Président Pierre Nkurunziza Du Burundi

Déjà, ce 21 octobre, Journée nationale de Commémoration de l’assassinat de Melchior Ndadaye, premier président démocratiquement élu au Burundi, le CNDD-FDD demandait  » aux politiciens burundais de se défaire de l’usage de la force pour accéder au pouvoir et d’adopter la culture démocratique en acceptant le verdict des urnes, afin de prévenir les éternels conflits post électoraux. »

S’agit-il de mesures d’anticipation pour balayer toute forme de malentendus qui ont empêché le dialogue (national) avec l’opposition d’aboutir? L’œil vigilant s’inquiète de ce brouillard dans le ciel du Burundi qui risque d’être illuminé par le feu des Rebelles! Que deviendra Pierre Nkurunziza après sa présidence? Silencieux comme Joseph Kabila de RD-Congo?

La Rédaction

The Nobel Peace Prize for 2019 to Ethiopian Prime Minister Abiy Ahmed,good news?

The Norwegian Nobel Committee has decided to award the Nobel Peace Prize for 2019 to Ethiopian Prime Minister Abiy Ahmed Ali(43 age) for his efforts to achieve peace and international cooperation, and in particular for his decisive initiative to resolve the border conflict with neighbouring Eritrea. The prize is also meant to recognise all the stakeholders working for peace and reconciliation in Ethiopia and in the East and Northeast African regions.

Ethiopian PM Abiy Ahmed and President of Erythrea,Isaias Afwerki

In Ethiopia, even if much work remains, Abiy Ahmed has initiated important reforms that give many citizens hope for a better life and a brighter future. He spent his first 100 days as Prime Minister lifting the country’s state of emergency, granting amnesty to thousands of political prisoners, discontinuing media censorship, legalising outlawed opposition groups, dismissing military and civilian leaders who were suspected of corruption, and significantly increasing the influence of women in Ethiopian political and community life. He has also pledged to strengthen democracy by holding free and fair elections.

Ethiopia is a country of many different languages and peoples. Lately, old ethnic rivalries have flared up. According to international observers, up to three million Ethiopians may be internally displaced. That is in addition to the million or so refugees and asylum seekers from neighbouring countries.

As Prime Minister, Abiy Ahmed has sought to promote reconciliation, solidarity and social justice. However, many challenges remain unresolved. Ethnic strife continues to escalate.No doubt some people will think this year’s prize is being awarded too early. The Norwegian Nobel Committee believes it is now that Abiy Ahmed’s efforts deserve recognition and need encouragement.

The Norwegian Nobel Committee hopes that the Nobel Peace Prize will strengthen Prime Minister Abiy in his important work for peace and reconciliation. Ethiopia is Africa’s second most populous country (105 millions) and has East Africa’s largest economy. A peaceful, stable and successful Ethiopia will have many positive side-effects, and will help to strengthen fraternity among nations and peoples in the region.

With the provisions of Alfred Nobel’s will firmly in mind, the Norwegian Nobel Committee sees Abiy Ahmed as the person who in the preceding year has done the most to deserve the Nobel Peace Prize for 2019.

Prime Minister Abiy Ahmed becomes the 24th African to win the prestigious award and joins a growing Nobel Laureates roll of honour that includes Kenya’s Wangari Maathai (2004), Liberia’s Ellen Johnson Sirleaf and Leymah Gbowee (2011), Egypt’s Mohamed ElBaradei (2005) and former UN Secretary General, the late Koffi Annan who won it in 2001 among others.

Dr Dennis Mukwege of the Democratic Republic of Congo won the Nobel Peace Prize last year for his efforts to end the use of sexual violence as a weapon of war and armed conflict.

Congratulatory messages from everywhere

Among the leaders of countries and international leaders who sent congratulatory is Japanese  Prime Minister Shinzo Abe who said ” … I have been deeply impressed by his (Abiy Ahmed’s) outstanding leadership in such efforts as the re-establishment of diplomatic relation with Eritrea after 20 years of severance, mediation in the processes in South Sudan and in Sudan, as well as his domestic reform efforts in Ethiopia.”

Ethiopian PM Abiy Ahmed and Kenyan President,Uhuru Kenyatta

President Uhuru Kenyatta of Kenya, in his congratulatory statement said PM Ahmed deserves the international recognition noting that the Ethiopian leader is outstanding in his pursuit for peace, reconciliation and stability in Ethiopia, the Horn of Africa region and the entire continent.

“I am delighted for my brother Prime Minister Abiy Ahmed and the people of the Federal Democratic Republic of Ethiopia for the 2019 Nobel Peace Prize Award. Prime Minister Ahmed fully deserves the recognition,” he pointed out.

“Prime Minister Ahmed stands out as a relentless champion for peace, stability and prosperity of his country, our region and the entire African continent,” Kenyatta stated.

Similarly, President George Weah of Liberia, Nigerian President Mohamed Buhari, Crown Prince of the Emirate of Abu Dhabi and Deputy Supreme Commander of the United Arab Emirates Armed Forces Mohammed bin Zayed congratulated the Ethiopian Prime Minister.

Hope and happiness for all the country

President of Ethiopia ,Sahlework Zewdie, in her briefing to the media in connection with the Nobel Peace Prize awarded to PM Abiy, said it shows the hope the international community places on Ethiopian.
The prize given to the prime minister demonstrates international recognition for his great achievements, she noted.

The president stated that the PM, above all, has made huge effort to end the more than two decades of stalemate between Ethiopia and Eritrea and put legacy of Ethiopia’s civilization that transcends generations.

According to her, Abiy has also exerted maximum efforts in resolving problems between neighboring countries in the east Africa region and encouraging mutual cooperation.

She further noted that Ethiopians can benefit a lot from unity and the premier has shown us that working devotedly can in a short period of time enable to get international recognition.

RDC: Les enseignants ont besoin d’être rassurés

Ce 5 octobre 2019, c’est la Journée mondiale des Enseignantes et Enseignants dont le but est qu’ils soient sans cesse honorés et distingués par tous.Ne constituent-ils pas les piliers de l’éducation?Et si enseigner, c’est ouvrir les portes d’un monde meilleur, il faut que ce monde soit à la portée de leur main.

Or, en République Démocratique du Congo(RDC), depuis 27 ans, les parents ont eu à supporter tout le système éducatif en prenant en charge les enseignants mal payés. C’est un système qui « a avili l’enseignant » depuis le temps de Mobutu, et qui continue de conduire tout l’enseignement « dans un abîme infini ».

Un enseignant doit gérer une centaine d’élèves

Récemment, le Premier Ministre Ilunga Ilunkamba a annoncé que le salaire réévalué des enseignants et les indemnités de logements et de transports seraient payés plus tôt que prévu, dès le mois de septembre.

Cela a été confirmé par Willy Bakonga, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), « À partir du mois de septembre, le réajustement qui a été annoncé sera fait. Nous sommes en train de trouver des moyens. Le Premier ministre a donné des instructions pour que tout ce qu’on a dit par rapport à la paie des enseignants, par rapport au fonctionnement, des frais de logement et de transports. Il faut que tout cela soit résolu.« 

Hélas! Les enseignants, eux, ne sont pas d’accord: « Nous avons, disent-ils, l’impression que cette gratuité-là n’est pas bien définie au niveau de la hiérarchie politique. Certains enseignants sont déjà payés. Il n’y a rien qui a été donné en plus ; alors que l’État disait qu’il y aurait une paie additionnelle, majorée. » RDC dans la rue pour la gratuité de l’enseignement

Et voici une réponse quasi réaliste des Autorités: « Quand la décision a été prise de ramener les avantages accordés aux enseignants dans le cadre de la mise en œuvre de la gratuité du mois d’octobre au mois de septembre, à ce moment-là, la paie ordinaire était déjà engagée. Ces avantages-là, pour le compte du mois de septembre, vont être donnés au moyen d’une paie complémentaire », a expliqué Jean-Marie Mangobe.

Mr Jean-Marie Mangobe

M. Mangobe, Secrétaire Général de l’EPSP, a tenu à rassurer les enseignants sur la paie complémentaire qui, d’après lui , va se faire bientôt: « Le SECOPE a finalisé ce travail. Cette paie complémentaire va être exécutée dans les jours qui viennent », dit-il. Mais, c’est quand, précisément? Un mystère.

Lors de l’Assemblée générale à l’ONU, le président Félix Tshisekedi est revenu ce jeudi 26 septembre à New-York sur les priorités sociales de son mandat. Le chef de l’État a notamment réaffirmé sa détermination de rendre effective la gratuité de l’enseignement primaire dans le secteur public.

Les enseignants qui ne manifestent pas n’ont pas d’élèves!

Il s’est exprimé ainsi: « Les grandes priorités sociales de mon mandat sont définies comme suit : premièrement, rendre effective la gratuité de l’éducation primaire dans l’enseignement public tel que l’exige la constitution de mon pays. Cet engagement est effectif depuis le début de ce mois sur toute l’étendue du territoire national. Il portera en une année la part des dépenses d’éducation de 8% à près de 20% du budget de l’Etat, soit un niveau proche des standards commandés par l’UNESCO. « 

Pour bien remplir leur mission qui leur demande tant de sacrifices, les enseignants congolais ne vivront ni de promesses ni de paroles. Ils veulent être rassurés de leur juste salaire leur permettant de subvenir à leurs besoins et de vivre dans la dignité pour être des modèles à faire rêver les enfants.

La Rédaction

RDC: Au Sud-Kivu,la rue est vent debout contre l’éducation pour tous et contre l’Eglise

Mouvement de grève contre les Écoles catholiques à Bukavu

Ce dimanche 29 septembre, la Cathédrale de Bukavu était envahie par les manifestants. Les grévistes accusaient l’Église de soutenir les enseignants qui refusent de reprendre les cours si les salaires ne sont pas revalorisés en compensation de la suppression de la prime que donnaient les parents.

Ils sont venus de la Commune d’IBANDA et des environs. Leur argumentaire est très simple: L’Église a mis en place le système de prime pour encourager les enseignants et augmenter la qualité de l’éducation mais sur le dos des parents. Lorsque le Gouvernement annonce la gratuité de l’enseignement en vue de l’éducation pour tous, l’Église traîne les pieds et doute de la sincérité de la proposition.

Maniestation à Ibanda
Manifestation pour la gratuité de l’enseignement dans la Commune d’Ibanda

Leur cri est peut-être fondé car, selon radio Okapi, les enseignants des écoles conventionnées catholiques et protestantes de Bukavu (Sud-Kivu) sont en grève depuis mercredi 25 septembre. Les élèves se sont présentés dans leurs écoles, mais ils n’y ont pas trouvé d’enseignants.

Ces derniers se disent désintéressés parce que le gouvernement n’a pas majoré le salaire du mois de septembre afin de matérialiser la gratuité de l’enseignement de base.

Décisions confuses du gouvernement

Le ministre d’État chargé de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, Willy Bakonga a affirmé que le gouvernement congolais va décaisser dès ce mois de septembre, l’enveloppe nécessaire pour payer les enseignants et permettre aux écoles publiques de fonctionner normalement.

Ministre Willy Bakonga pour l’Education

Ce mercredi 11 septembre à l’issue d’une séance de travail convoquée par le Premier ministre à la Primature, le même ministre a fait cette déclaration: « Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a  donné des instructions claires pour rendre effective la gratuité de l’enseignement à la base »

Voilà les déclarations plutôt confuses que « claires » qui ont mis le feu sur l’huile. Les parents qui étaient habitués à payer difficilement les primes des enseignants ont cru au soulagement qui avait trop tardé. Le vent de la colère a vite soufflé.

Église et autres partenaires inquiets

Tous les partenaires sont inquiets. Mercredi 18 septembre l’archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Monseigneur Marcel Utembi a déclaré que  » l’Etat congolais doit prendre au sérieux la décision prise concernant la gratuité de l’enseignement de base. »

Mgr Marcel UTEMBI,archevêque de Kisangani

Dans une interview à Radio Okapi, l’Archevêque a assuré que l’Église catholique va appliquer cette mesure, tout en soulignant les préalables à prendre en compte pour la réussite de cette gratuité.

Ainsi, Mgr Marcel Utembi souhaite que cette mesure de gratuité de l’enseignement de base soit « accompagnée de dispositions claires qui rendent véritablement effective cette gratuité. »

D’après lui, « il y a entre autres la prise en charge des enseignants, en ce qui concerne leurs salaires. Il importe que le gouvernement puisse assurer un salaire décent à tous les enseignants .»

En outre, continue-t-il, « il faut que les frais de fonctionnement débloqués par l’État permettent de répondre aux besoins de base enregistrés par les écoles. »

Ce propos est soutenu par les enseignants à l’exemple de Cécile Tshiyombo, enseignante depuis 29 ans : « La gratuité est possible […], mais il y a des préalables : un barème spécifique doit être donné à l’enseignant pour qu’il travaille dans des conditions acceptables. »

Ce que le gouvernement a promis

Mercredi 21 août, à l’ouverture de la rencontre, le ministre chargé de l’Éducation avait annoncé, devant la presse, la suppression de « tous les frais de scolarité , dans tous les établissements publics d’enseignement de l’éducation de base ». Les frais supprimés sont ceux des frais de minerval, de bulletin, les frais de l’assurance et ceux de l’identification des élèves.

Le ministre Emery Okundji a même précisé ceci:« Le gouvernement de la République a pris en charge les frais. Les frais de fonctionnement seront alloués mensuellement aux écoles. Cette décision concerne les écoles publiques qui sont sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. »

Or, pour 2019, le budget de l’État avoisine 5,9 milliards de dollars. Afin de mettre en application la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire, il faudrait, selon des ONG congolaises, mettre 1,6 milliard de dollars, soit un quart du budget .

Cette analyse est balayée par les Autorités congolaises, car « Conformément à notre Constitution, la gratuité de l’enseignement fondamental doit être une réalité », avait déclaré le président Félix Tshisekedi lors de son discours d’investiture le 24 janvier.

Président Félix Tshisedeki de RDC à l’ONU

Promesse de campagne du président Félix Tshisekedi, cette mesure doit permettre aux Congolais les moins fortunés d’offrir à leurs enfants un enseignement jusques-là inaccessible.

Les syndicats, quant à eux, campent sur leurs revendications qui n’ont pas été jusques-là prises en compte par le gouvernement. Elles prévoient entre 375 dollars et 900 pour un enseignant du primaire au lieu de 80 par mois, actuellement ou 245 promis par le gouvernement.

Le financement de cette mesure pour ce trimestre interroge donc au-delà des enseignements. Le gouvernement a-t-il les moyens de ses ambitions sans porter la responsabilité sur l’Église?

La Rédaction