Du 26 avril 1960, Madagascar est-il indépendant vraiment?

La cinquième plus grande île du monde après l’Australie, le Groeland, La Nouvelle-Guinée et Bornéo, Madagascar couvre une superficie de 587 000 km² et est habité par 25 millions d’âmes.Il est entouré aussi par d’autres îles et archipels plus stables lui: Maurice, Seychelles, Mayotte, Comores et Réunion.

Comme l’administration française de ce vaste territoire (6-08/1896-1958), l’indépendance arrive à ses 60 ans (1958-2018)sans aucune indication de réussite compte tenu des changements réguliers et brutaux de la Constitution ainsi que les luttes intestines incessantes.

Dans ce contexte, la Capitale Antananarivo a de la peine à faire respecter la devise nationale: »Amour, Patrie, Progrès »,car pour l’Indice du Développement Humain(IDH), le pays n’occupe que la 155ème place(2013). Malgré sa richesse en biodiversité et en ressources naturelles(saphir, nickel,titane…) la population souffre toujours des marasmes des la pauvreté.

Indépendante de la France depuis le 26 juin 1960, la République de Madagascar n’en finira pas de plonger dans l’abîme, aussi longtemps que la corruption dans les services et l’exploitation illégale des ressources sont devenues la voie normale du progrès. Peut-être qu’il est profitable pour les dirigeants,  d’ abuser de la résilience de cette population qui ne trouve de consolation que dans la danse.

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Danse et carnaval malgache

By Protogène BUTERA

Menya aho uyu mugani waturutse: Kwigira KABUTINDI nka NDINDA

Ndinda yabaye aho, maze agakunda kubenga bitari iby’abandi; umukobwa bamusabiye wese akamubenga. Baramubwiraga bati: « Tugiye kugushakira umugeni. Ndinda akaririmba agira, ati: « Oya si uyu Ndinda, kandi aho Ndinda kandi emwe Ndinda! »
Umunsi umwe bajya gusabira Ndinda umukobwa Nyirataba, umukobwa w’itaba ry’Iminyana, Ndinda amubonye ati: « Si uyu Ndinda, kandi aho Ndinda, kandi emwe aho Ndinda »

Nyirasenge aramutonganya cyane, ati: « Nta wundi mukobwa uteze kubona uzaza ahwanye na Nyirataba dore ko ugiye kubenga kurusha imitwe n’imitali!Ndinda aramwihorera aragenda, abanga umuheto ashyiramo imyambi ajya guhiga. Undi munsi se aramutumira ngo aze amwitabe. Ndinda araza, asanga bamuzaniye Nyirantagorama umukobwa w’intege ndende. Ndinda aramwitegereza ati: »Si uyu Ndinda kandi aho Ndinda kandi emwe aho Ndinda! »

Nyina aramwihererana aramutonganya ati: « Dore so agiye kukuzinukwa ntazongera kujya kugusabira umugeni, umaze kwigira Kabutindi, wananiye nyogosenge, nanjye urananiye; gira vuba wisubireho, wibwire. » Ndinda ntiyamurora ntiyamwumva, aragenda ajya guhiga.

Se aratinda yongera kumutumaho ngo naze amwitabe. Ndinda araza, bamuzanira umukobwa w’intebe y’umuringa akagira izuru ry’umutali. Ndinda amubonye ati: »Ni uyu Ndinda kandi aho Ndinda, ngwino yewe ga Ndinda! » Bagiye gutaha ubukwe, Ndinda bamuhitisha mu nzoga ngo avuge iyo ashaka. Abagira nk’uko yari yabagize yanga abageni,ngo ntashaka inzoga bamuhaye. Ndinda bamuhaye inzoga y’urwagwa, ngo ntanywa uruzira-nkashi.

Ubukwe burataha, ariko bakababazwa n’uko Ndinda atanywa inzoga nk’abandi. Abandi bahungu bati: »Ko utanywa inzoga ubitewe n’iki? Ndinda akabihorera. Bamuzanira inzoga y’inturire, Ndinda arasogongera arayicira, ngo ntanywa uruziramvuzo. Bimaze umwanya babwira mushiki we ngo namuhe inzoga y’ubuki. Ndinda inzoga arayanga ngo ntanywa uruzira-nsinda.

Ndinda yari umwana w’umuhinza w’icyo gihugu, ni cyo cyatumaga yigira ibyo byose. Nuko umugeni abonye ibyo Ndinda yigira, ati: »Sinsigara aha! Ati: »Ese muransiga mugende muvuga ngo munsize he? Singiye gusigarana n’ikirura gitinya abantu, ngo ni ubukire nkurikiye, ndabahakaniye. Nuko umugeni arahaguruka n’abakwe baje kumushyingira, asubira iwabo. Si njye wahera….

Twibaze rero…

1-Muri ibi bihe turimo, kwigira Kabutindi nka Ndinda biracyashoboka? Ese buriya, ari Ndinda cyangwa ababyeyi, uwari uri mu kuri ni nde? Bariya bakobwa bombi,Nyirataba na Nyirantagorma,Ndinda yabajijije iki ababenga?Nyuma se yahisemo neza? Nimumbwire namwe isomo byadusigira…

Sources: Mgr Aloys Bigirumwami, Ibitekerezo, Nyundo, 1971, p.38

By Protogène BUTERA

Comment les Japonais luttent contre le vieillissement:Hara Hachi Bu

Les habitants d’Okinawa, au Japon, ont leur secret de longévité. Sur cette île de 1 500 000 habitants, les centenaires en très bonne santé se comptent par milliers(33 de plus 87 ans sur 100 000 habitants). Ce qui est remarquable, c’est qu’il est rare d’y trouver des personnes obèses.

Une philosophie de vie: Hara Hachi Bu

Pour lutter contre le vieillissement et l’obésité, leur philosophie de vie n’est rien d’autre que l’application de ce principe de Confucius: « Hara Hachi Bu= règle du ventre à 80% ». Cela veut dire qu’en mangeant, ils s’arrêtent avant la satiété ou encore à 80% de leur faim.

Cette pratique semble impensable pour une autre culture où l’on serait habitué à terminer obligatoirement son assiette! Or, l’estomac rempli à 100% se distend davantage et l’on a envie de manger de plus en plus, ce qui conduit à la prise du poids et à des maladies de toute sorte.

Un régime alimentaire naturel et familial

A Okinawa, le régime alimentaire est très simple: nourriture moins grasse, avec peu de viande. La préférence est du côté du poisson(3 fois par semaine), du riz, des légumes(concombre), des fruits et des épices(à la place du sel ou du sucre).

Comme complément indispensable, les séniors pratiquent quotidiennement l’activité physique, s’abstiennent de fumer et écoutent leur corps:respiration, concentration sur le rythme cardiaque et méditation pour agir avec patience, raison et relativité(sans dépenser inutilement leur énergie).

Sport sénior
L’activité physique est maintenue à tout âge

Mais c’est particulièrement le contact avec la nature, exprimé par le maintien des liens sociaux et familiaux, qui fait du Hara Hachi Bu un remède inégalé pour lutter contre le vieillissement précoce. Holà ! Le problème! Ce remède n’est pas facile à avaler pour les jeunes générations aux prises avec le fast-food et la malbouffe.

By Protogène BUTERA

Suède:pour mendier, il faudra un permis!

Dans toutes les villes, les mendiants rivalisent d’astuces et d’ingéniosité pour bénéficier de la générosité de la population. Cela fait qu’on observe un nombre croissant des sans-abris qui ne veulent pas s’intégrer dans la société malgré des mesures dans ce sens.

En Suède, dans le but d’éradiquer ce mal de la mendicité, la ville d’Eskilstuna(70000habitans)a trouvé un moyen original: un permis pour mendier! D’autres villes qui ont cherché à interdire carrément la mendicité n’ont pas réussi à le faire. Les élus d’Eskilstuna qui ont proposé cette mesure, sont rassurants du point de vue de l’application et des avantages attendus par tous.

Pour obtenir ce permis, il faudra payer 150 couronnes(=15euros). Cela permettra à la Commune de recenser les populations dans le besoin de façon à les mettre en relation avec les Associations ou d’identifier « les trafiquants de mendicité » que les autorités doivent aider à rentrer dans leurs pays.

Le premier Ministre Stefan Löfven a jugé la mesure « intéressante ». Si elle est votée par le Comté, elle sera exécutoire en octobre. Quiconque n’aura pas ce permis recevra une amande qui reste à déterminer. Voilà en quoi ce royaume de Suède peut être source d’inspiration pour certains pays où la mendicité est aussi inquiétante que la maladie.

Sources: bfmbusiness.bfmtv.com

By Protogène BUTERA

Qui est Alois Alzheimer dont la terrible maladie porte le nom?

Jeudi 14 juin 1864 en Allemagne, est né Alois Alzheimer, médecin neurologue et psychiatre qui a été le premier à décrire la maladie qui porte désormais son nom: Alzheimer.
A la fin de ses études médicales à Berlin, Tübingen et à Würzburg il a fait sa thèse sur les « Les glandes productrices du cérumen »(1887). En 1894, il se maria avec Cecille Simonette Geisnheimer(1860-1901) dont il eut 3 enfants.

Dans sa carrière de médecin, il s’intéressait particulièrement à la démence d’origine dégénérative ou vasculaire. Partant du cas d’une patiente Auguste D.dont il a fait l’autopsie du cerveau après la mort, Alois est parvenu à décrire la terrible maladie qui poussait la patiente à « accuser les soignants de vol, éviter tout contact social, donner des mêmes réponses à des questions différentes ou écrire des choses dans un désordre anormal ».

Cela apparait clairement dans son article de 1907 intitulé « Une maladie caractéristique grave du cortex cérébral ». Et sans nommer le nom de la patiente, elle la présente ainsi: « parmi les premiers symptômes de sa maladie, un fort sentiment de jalousie envers son mari. Elle montra très vite des signes de dégradation importante de la mémoire; elle était désorientée, elle déplaçait les objets n’importe où dans son appartement et les cachait. »

En 1912, Alzheimer est nommé directeur de la clinique psychiatrique de l’université Freidreich-Wilhelm de Breslau (aujourd’hui Wroclaw, en Pologne). Mais, durant un trajet à Breslau en août 1912, il tomba malade et développa une endocardite sub-aiguë3.

Petit à petit, sa santé se détériora et il décède le 15 décembre 1915(à l’âge de 51 ans) suite à cette affection dégénérative ainsi qu’à des complications rénales et cardiaques d’un rhumatisme articulaire aigu.

C’est le Professeur Emil Kraepelin(son collègue psychiatre) qui, après l’étude d’autres cas semblables à celui d’Auguste D. proposa d’appeler ce type de démence, « maladie d’Alzheimer », reconnaissant de la sorte les observations concises et les travaux du Docteur Alois Alzheimer.

En fêtant l’anniversaire de ses 154 ans, il est opportun de penser à tous ceux qui portent le poids de cette terrible maladie et à la détresse de toutes leurs familles réciproques.

Sources: medarus.org

By Protogène BUTERA

France-Eglise: Dans la République laïque, nos écoles ne porteront point les noms des saints!

La Mairie moins fière d’être Avignon, Cité des Papes,ambitionne de « débaptiser » les écoles publiques qui portent les noms des saints.

La Mairie d’Avignon n’y va pas par quatre chemins. En conformité avec la Constitution de la République française, les écoles publiques ne doivent pas porter les noms des saints. Ces écoles  ne s’appelleront plus Saint Roch ou Saint Jean, Saint Gabriel ou Saint Ruf, Sainte Catherine, et cetera…

Désormais, elles seront « débaptisées » et « rebaptisées ». Pourtant la Mairie et ses penseurs n’ont pas trouvé des concepts ou des mots totalement laïcs qui n’évoquent rien de chrétien ou n’ayant pas de rapport avec le « baptême ». Pourquoi n’osent-ils pas dire qu’ils veulent tout laïciser?

Après les écoles, ce sera le tour des églises dont l’entretien est un poids énorme pour les contribuables. Si elles sont des lieux du patrimoine et de la culture, peut-être qu’elles véhiculent les valeurs qui ne sont pas républicaines! La Mairie qui se respecte continuera-t-elle de supporter tout ça?

Qui sait? L’idée ne parait pas mauvaise pour cette Mairie(socialiste) moins fière d’être Avignon, Cité des Papes! La ville garde ce mauvais souvenir où elle souffrait le martyre sous le joug des souverains Pontifes, quelque fois schismatiques.

Ne soyons pas étonnés si ses écoles(et églises)portent les noms de ces personnalités dont la pensée a forgé le socialisme français: Charles Fourier,Jean Jaurès, Léon Blum, Pierre Mendès France. Et pourquoi pas celui de Simone Veil?

Sources: http://www.atlantico.fr
By Protogène BUTERA

Citations célèbres de Mahomet pour le Ramadan

Le Ramadan touche à sa fin.Pour les musulmans,c’est donc bientôt la fête de l’Aïd el-Fitr.Quelques citations plus célèbres du Prophète Muhammad, peuvent nous aider à apprécier les fruits de ce temps fort.

En attendant la fin du Ramadan(débuté le 17 mai)et la fête de l’Aïd el-Fitr, nous pensons à tous nos amis musulmans de tous les pays pour le bénéfice de leurs prières et leurs jeûnes sur leurs corps et le cœur du monde.

C’est pourquoi nous vous proposons ces 10 citations les plus célèbres de leur Prophète Muhammad(décédé le 8 juin 632). Ainsi vous pourrez vous unir à eux en quelque sorte.

1-« Dès l’arrivée du Ramadan, les portes du Paradis s’ouvrent, celles de l’Enfer se ferment et les diables sont enchainés »

2-« La patience est la clé du bien-être »

3-« Le cœur du vieillard demeure jeune pour deux choses: l’amour de la vie et les longues espérances »

4-« Puisque la montagne ne vient pas à nous, allons à la montagne »

5-« Le Ramadan est venu à nous. C’est un mois de bénédiction. Allah vous enveloppe de paix et fait descendre la miséricorde »

6-« Combattre le mal par le bien est honorable, lui résister par le mal est funeste »

7-« L’encre d’un écolier est plus sacré que le sang d’un martyr »

8-« Je ne vous demande point le prix de mon zèle; ma récompense est dans les mains du souverain des mondes »

9- « Celui qui croit en Dieu et au jour du jugement dernier, qu’il dise du bien ou qu’il garde le silence »

10-« La vraie richesse d’un homme en ce monde se mesure au bien qu’il a fait autour de lui »

Un fructueux Ramadan pour  la paix et le vivre-ensemble harmonieux.

By Protogène BUTERA

Un roi d’Afrique qui vit en Allemagne et règne sur son peuple par téléphone et Skype!

Céphas Bansah, Roi de la région de Hohoe au Ghana , est aussi propriétaire d’un garage de voitures en Allemagne. Cumulant sa double fonction avec brio, ce souverain de 66 ans dirige son peuple grâce au téléphone, aux e-mails et Skype…

C’est en 1970 que Togbe Ngoryifia Céphas Kosi Bansah, plus connu sous le nom de Céphas Bansah a posé pour la première fois les pieds en Allemagne, à l’occasion d’un programme d’échange universitaire entre le Ghana et la RFA, l’ex Allemagne de l’Ouest.

Tombant littéralement sous le charme du pays, Céphas décida de s’y installer pour y vivre. Depuis, l’homme a épousé une Allemande et a acheté un garage automobile dont il est le gérant près de Ludwigshafen.

Mais le destin de cet expatrié a pris un autre tournant en 1987 le jour où son grand-père est décédé. Ce dernier qui était le Roi de la région de Hohoe au Ghana, a décidé de nommer Céphas comme le futur héritier du trône.

Et en 1992, Céphas a été couronné Roi de la région qui compte plus de 200 000 habitants. Ces derniers voient physiquement leur souverain au minimum six fois par an. Mais le reste du temps, Céphas ne délaisse pas son peuple, non.

Il règne sur son territoire grâce à des outils de travail à distance comme Skype, le téléphone, le fax, les e-mails, etc. L’homme passe par exemple plusieurs heures, la nuit,  à régler des conflits opposant différentes tribus de la région.

Céphas affirme que, de là où il vit, il apporte beaucoup plus à sa région  plutôt que d’être sur place à Hohoe, la principale ville de la région éponyme. En effet, comme il l’explique sur son site internet, le Roi expédie régulièrement, par avion, des purificateurs d’eau dans sa région natale.

Dans cette optique, il contribue à réconcilier les Africains de la Diaspora qui n’ont connu l’Afrique que par les médias. Ainsi, par la construction des hôpitaux ou par l’envoi des aides médicales ciblées, ils se rendent eux-mêmes utiles à la population bénéficiaire.

Sources: http://www.zejournal.info

By Protogène BUTERA

BWEYEYE: Ibiza byasubije Umurenge wose mu kato

Yanditswe na SIBORUREMA Isaac

Mu gihugu hose hamaze iminsi humvikana ibiza bidasanzwe. Abatari bake bahasize ubuzima. Mu Murenge wa Bweyeye na ho hakozweho. N’ubwo wisanganiwe ibibazo by’ubwigunge kubera ishyamba rya Nyungwe n’ibikorwa remezo bidahagije, iyo imvura iguye bihumira ku mirari.

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Mu gice kinini cya Nyungwe(werekeza Rasano) hafunganye kubera inkangu

Iyi Bweyeye ni umwe mu Mirenge 18 igize Akarere ka Rusizi. Kujyayo no kuvayo, kuva na kera ntibikunze koroha kubera imisozi ihanamye cyane. Ku by’ingendo muri rusange, umuturage agera ku Karere akoresheje nibura amasaha 3 n’imodoka(iyo yabonetse). Hari n’ubwo bisaba kunyura i Burundi(kuzenguruka) kugira ngo agere mu yindi mirenge aciye Bugarama.

Ariko ubu noneho kubera ibiza byahibasiye, no kujya mu tugari ntibigishoboka. Nk’akagari ka Rasano kanyuramo umuhanda umwe rukumbi werekeza Nyabitimbo ugana Bugarama, noneho byabaye ibindi. Abarwayi bo kuri Poste de Santé yaho basubiye ku kabo, kuko na ambulance cyangwa moto itabona aho inyura.

Mu gutabara no kwirwanaho, abaturage ntako batagize. Barahagurutse barakora, ariko igice kinini kirenze ubushobozi bwabo. Bitewe n’uko kwiturira Ibutumvingoma, biragoye ko bazabona gitabara vuba. N’abayobozi babonye urundi rwitwazo. Natwe turabireba bikatuyobera. None se koko banyura he baje kubasura?

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Abakristu bashakiraga inzira moto ya padiri

Abapadiri n’abakristu ba paruwasi ya Rasano bakoresheje imbaraga nyinshi kugira ngo nibura haboneke akayira gakomeza kubahuza na Bweyeye. Ariko se bizamara kangahe? Bamwe barabireba ngo ni uguhebera urwaje, nta kundi, Bweyeye izakomeza ibe iy’inyuma y’ishyamba. Dufite impungenge ko izibukwa ar’uko imvura yahise.

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Ibiti nk’ibi by’inganzamarumbo byagoye abaturage

By Siborurema Isaac/RASANO

L’homme du jour: Jean XXIII, le Bon Pape

Le 3 juin 1963 est mort, à l’âge de 81 ans,celui qui a été élu pape le 28 octobre 1958 sous le nom de Jean XXIII. Il a exercé ce ministère de la Chaise de Pierre pendant 5 ans seulement.

Angelo Giuseppe Roncalli(de son vrai nom)est connu surtout pour avoir convoqué le Concile Vatican II(1962-1965)dont il ne vit pas la fin, et laissé à la postérité cette belle encyclique sur la paix: « Pacem in Terris, 11 avril 1963)dont nous allons retenir quelques citations.

Né en Italie le 25 novembre 1881, il a été béatifié par Jean-Paul II(2000), puis canonisé par le pape François le 27 avril 2014. Ainsi reconnu comme saint par l’Église, il Papa Buono(Le Bon Pape)est fêté le 11 octobre,jour de l’ouverture du Concile Vatican II.
Ces 5 citations nous rappellent les bases de son message:

« Tant qu’un homme n’aura pas marché sur son Moi,il ne sera pas libre »

« Chacun revendiquera légitimement son droit à la considération et aux égards »

« L’homme égaré dans l’erreur reste toujours un être humain et conserve sa dignité de personne à laquelle il faut toujours avoir égard »

« La paix s’exprime efficacement dans la liberté »

« Les éventuels conflits entre les peuples ne doivent pas être réglés par le recours aux armes, mais par la négociation »

 

En souvenir de son message de paix, nous pensons à toutes les régions de la terre secouées par les violences et l’oppression des régimes politiques qui ont oublié la finalité de leur mission première: le bonheur de tous les peuples sur la terre.

By Protogène BUTERA

Saviez-vous pourquoi les Français parlent si mal l’anglais?

Jean-Marc SOLERE

C’est une idée très répandue que les Français parlent si mal l’anglais. Idée que le président Emmanuel Macron a voulu révoquer et mettre en cause. Il est le premier président de la République française qui s’exprime parfaitement, sans interprète, dans la langue de Shakespeare. Ses contradicteurs l’accuseront de bafouer celle de Molière! Si ce n’est pas une question de concurrence linguistique, d’où vient cette idée?

Le français, une langue à peu d’accents toniques

En français, quelle que soit l’importance des mots dans une phrase, l’accent tonique est toujours mis en fin de discours. A l’inverse, en anglais, en espagnol ou en allemand, l’accent tonique est bien mis sur les termes importants au moment de les dire. Du coup, le français se parle naturellement avec une certaine monotonie puisque les variations sonores sont faibles en étendue (peu de notes) et en diversité sémantique (mots appuyés au cours de leur prononciation).

Bien sûr, ça arrive qu’en français, on insiste sur un ou quelques termes, mais c’est quand on veut vraiment faire un effet ou mettre en avant une idée précise. Et cela est exceptionnel. Naturellement, le français se parle sans grande divergence sonore, ce qui donne aussi un charme spécifique à notre langue : sa douceur, l’absence de sons brutaux… très appréciée par les étrangers qui aiment le français.

Un peuple habitué à entendre et parler FRANÇAIS

En tant que Français, entre 4 & 11 ans, nous nous sommes habitués aux sons de notre langue, une langue pauvre en étendue sonore (3 notes)… et notre cerveau s’est formaté à ce schéma : il a naturellement, par souci d’efficacité, éliminé les voies neuronales qui ne servaient point  pour d’autres opérations complexes.

Notre cerveau a ainsi rentabilisé petit à petit son réseau interne. La raison est toute simple: notre oreille est conçue pour entendre, parler le FRANÇAIS avant tout, puisque nous évoluons dans un milieu francophone en permanence ou presque.

Les langues à accent sont inaudibles pour nous

Habituée à 3 notes, notre oreille perçoit difficilement les sons d’autres langues qui sont hors de son spectre sonore. C’est ainsi que certains sons de l’anglais ou de l’allemand nous semblent si difficiles à prononcer et à restituer avec le bon accent tonique.

De même, certains sons de langues asiatiques, très hauts ou très bas, sont pour nous inaudibles de sorte qu‘il devient problématique pour un Français d’apprendre le mandarin ou le japonais, par exemple, car un même mot peut signifier diverses idées parfois opposées selon la manière dont il est prononcé (ton haut, ton bas, aigus ou graves, sons longs, sons brefs, etc.).

C’est vraiment étonnant

Durant mon séjours de langue, j’ai toujours été surpris de la rapidité des autres peuples à intégrer un idiome étranger. Je suis étonné que les Scandinaves, les Russophones et les Slaves parviennent plus vite que nous à apprendre des langues étrangères, même plus tard dans la vie.

Sincèrement, je suis très envieux de leur oreille qui a l’avantage d’une palette sonore si étendue. Peut-être que notre État, sous Macron, va renforcer le bilinguisme sans crainte inopportune des anglicismes.

By Jean-Marc SOLERE

Les deux Corées unis contre les États-Unis: le piège de Trump

Les menaces verbales et militaires des États-Unis n’ont pas réussi à désarmer la Corée du Nord. Celle-ci mise d’abord sur son union avec sa voisine du Sud. Il est facile de penser que seule cette union poussera Donald Trump à se mettre à genou pour chercher la paix durable.

Pourtant, l’instabilité dans la communication et les décisions apparemment hâtives du président américain n’ont rien de rassurant. En quelques jours seulement, Trump n’a-t-il pas changé d’avis et de couleurs à la manière d’un caméléon? Voici ce qu’il déclarait le 24 mai sur son réseau préféré:Trump et Kim.jpg
Que dit-il substantiellement?
Que, pour le bien des deux parties, le sommet de Singapour n’aurait pas lieu! Que, s’il faut parler des capacités nucléaires, celles des États-Unis sont si massives et si puissantes que Dieu ne permettrait pas leur utilisation!! Que le monde, et en particulier la Corée du Nord, ratent l’occasion de paix et de prospérité; comme si les États-Unis n’avaient rien à perdre!

Deux jours plus tard, une autre annonce survient pour ajouter le trouble:Trump et Un

Quelques jours encore plus tard, Trump dévoile le vrai intérêt des États-Unis en Corée du Nord: un marché économique pour l’avenir: Trump et Kim-Jong.jpg

Ce président américain sait-il réellement le jeu des deux Coréens?Et s’ils étaient prêts à le stopper dans ses projections?

Les deux Corées
Les deux présidents Coréens préparaient la rencontre  de Kim et Trump à Singapour(12 juin 2018)

Quoi qu’il arrive, le piège de Trump est si visible que Kim ne voudrait pas terminer sa vie comme le Colonel Kadhafi qui n’avait plus d’ami . Le modèle libyen de dénucléarisation complète est donc inacceptable à Pyongyang. L’enjeu est de taille: les concessions de la part des États-Unis.

Par Protogène BUTERA

Umutagatifu twibuka: Sainte Rita, umuvugizi w’abihebye

Mutagatifu Rita ni umwana wavukiye mu za bukuru kuko ababyeyi be bamubyaye bashaje. N’ubwo we yashakaga kwiyegurira Imana, abo babyeyi ntibamukundiye, dore ko bo bari bakeneye kwibonera utwuzukuru.

Yaje kwemera ko bamushyingira Paul Manchini Fernadino wamubereye umugabo w’umunyamahane kurusha intare. Babyaranye abana babiri, maze ubugwaneza n’ubupfura bwa Rita bugenda buhindura uwo mugabo gahoro gahoro.

Nyuma y’imyaka 18 babana, Fernandino yaje kuba umunyamahoro cyane kugeza ubwo abanzi be bamwivuganye atabarwanyije ngo abivune kandi yari indwanyi y’ikirangirire. Icyo gikorwa abana be ntibakihanganiye na gato ku buryo bakuze bashaka guhorera se bidasubirwaho.

Rita yakomeje kubigisha no kubinginga ngo bareke ibyo bitekerezo n’izo nzira biba iby’ubusa. Abonye ko ari ntacyo yabikoraho kindi,yiyemeza gusaba Imana ko yabitwarira aho kugira ngo ababone bahindutse abicanyi(assassins).

Aho Imana yumviye isengesho rye, uyu mubyeyi wari umaze kuba umupfakazi n’incike(yari asigaye wenyine rudori), yahagurukiye kunga imiryango yari ishyamiranye aho mu gihugu cy’Ubutaliyani. Na we amaze kubabarira abishi b’umugabo we, yinjiye mu kigo cy’Abihaye Imana biyambaza Mutagatifu Agusitini(Ordre de Saint Augustin)ngo Yezu ahindure isi n’abo yacunguye.

Sainte Rita Avocate des Causes perdues
Sainte Rita dans la prière d’intercession

Muri uwo muryango, bagenzi be batangariraga ukwihangana n’ubugwaneza bye bitangaje. We wavutse mu 1381, yatabarutse tariki ya 22 Gicurasi, ari wo munsi Kiliziya imwibukaho nk’umurinzi n’umuvugizi w’abihebye(avocate des causes désespérées),kugira ngo ibyifuzo byabo bihinduke nk’indabo nziza zigenewe Yezu wazutse.

Dore rimwe mu masengesho(en français)bamutura(Sainte de l’impossible):


Sainte Rita, avocate des causes désespérées, priez pour nous.
Sainte Rita, j’ai recours à vous, que tous proclament « la sainte des impossibles ».
Je suis angoissé, dans une impasse.
Je vous implore, car j’ai confiance en vous et j’espère être rapidement exaucé,
car vous êtes proche de notre Père du ciel.
Rendez le calme à mon esprit.
Je ne vois pas de solution humaine, mais je me confie à vous
que Dieu a choisie pour être « l’avocate des causes désespérées ».
Si mes péchés sont un obstacle à la réalisation de mes désirs,
obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon.
Ne permettez pas que je reste plus longtemps dans l’angoisse
et daignez répondre à la confiance que je place en vous.
Sainte Rita, qui avez si intimement participé à la passion de Jésus,
priez pour moi et venez à mon secours.
Amen.

Umunsi mukuru mwiza ku bamukunda no ku bamwiyambaza bose; ku buryo bw’umwihariko, abitwa ba Rita.

Abashaka kumwiyambaza mu isengesho ry’iminsi icyenda(neuvaine),namwe ntimucikanwe:


Glorieuse Sainte Rita, toi qui pendant des années as connu la souffrance, nous nous tournons vers toi avec confiance et nous te prions :
– Quand le fardeau de la croix nous écrase, aide-nous à le porter avec amour, comme toi : Sainte Rita, prie pour nous.
– Quand la croix nous fait peur et que nous cherchons la fuite, obtiens-nous le courage de l’affronter franchement et humblement : Sainte Rita, prie pour nous.
– Quand les autres nous sollicitent dans leurs épreuves, aide-nous à rester fidèles, fermes comme Marie au pied de la croix : Sainte Rita, prie pour nous.
– Pour cette intention (…). Toi la sainte des causes impossibles, je t’en prie, intercède auprès du Père éternel : Sainte Rita, prie pour nous.


Notre Père – Je vous salue Marie – -Gloire au Père
-Prière à Sainte Rita

Haïti: 18 mai, fête du Drapeau et fête de la Nation

Première République noire du monde à avoir vaincu l’esclavagisme et la colonisation, Haïti a gardé sa fierté. Cessant d’être Saint Domingue, la plus riche colonisation française, ce beau pays a décidé d’être une Nation libre affranchie de toutes les servitudes.

En se dotant du Drapeau où le bleu et le rouge sont unis(18 mai 1803), les Haïtiens ont montré au monde que l’union fait la force. Quelques mois après, leurs aïeux n’ont pas tremblé devant la foule nombreuse de soldats et de chiens de Napoléon Bonaparte(bataille de Vertières, 18 novembre 1803).

Grâce à Jean Jacques Dessalines et Toussaint Louverture, ces braves Haïtiens ont retrouvé leurs droits d’être citoyens respectés qui ne cesseront jamais de porter leurs bonnets de liberté. C’est pourquoi le 18 mai, est la fête du Drapeau et de la Nation.

Et c’est vrai! Ayiti, « Terre des Hautes montagnes » se distinguera toujours de la République de Haïti Espagnol(République Dominicaine)en étant Haïti tout court qui a vu germer ses palmes et ses couleurs dans le Bourg d’Archaï.

De là, même pendant les crises politiques ou les catastrophes naturelles qui frappent souvent le pays, tous les citoyens chantent le même hymne: « Fière Haïti. »[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=dStt3q8ZoEg%5B/embedyt%5D

Bonne fête à tous les Haïtiens.

By Protogène BUTERA

Journée internationale des familles qui peine à rassurer

Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution du 20 septembre 1993, la Journée Internationale des Familles est une manifestation qui reflète l’importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l’intérêt qu’elle porte à la situation des familles dans le monde. Le but est d’ inciter les gouvernements à faire porter leurs efforts sur la politique familiale.

Cette journée est une occasion de mieux faire comprendre les problèmes que connaissent les familles et stimuler les initiatives appropriées. Elle pourrait devenir un facteur de mobilisation puissant dans tous les pays qui cherchent à apporter une réponse aux problèmes qui se posent aux familles de chaque société. La Journée internationale des familles offre également l’occasion de mettre en relief la solidarité qui unit les familles dans leur recherche d’une meilleure qualité de vie.

Les gouvernements, organisations non gouvernementales, établissements d’enseignement, groupes religieux et individus peuvent aider à faire connaître les fonctions remplies par les familles et leurs problèmes, leurs points forts et leurs besoins, en organisant des manifestations à l’occasion de la Journée internationale des familles. Cette journée est aussi l’occasion de mieux comprendre les processus économiques, culturels, sociaux et démographiques qui ont une incidence sur les familles.

Nous reconnaissons que les problèmes auxquels les familles sont confrontées ne sont pas les mêmes en Afrique, en Asie, en Europe ou en Amérique. Dans certains pays, c’est la pauvreté ou la misère qui marque le niveau de vie des familles. Parfois celles-ci sont très nombreuses que la satisfaction des besoins fondamentaux(alimentation, assurance vitale, éducation…)est impossible s’il n’y a pas de volonté politique forte et contraignante.

Dans d’autres, c’est l’abondance qui est la cause des crises insurmontables. C’est pourquoi les Nations Unies ont souhaité que tous les États cherchent les moyens efficaces de répondre aux problèmes qui ruinent et détruisent les familles.

Cette journée est célébrée le 15 mai dans chaque pays. C’est le moment de montrer que les familles ont un rôle important à jouer dans la santé et le bien-être des enfants. Elles peuvent améliorer les conditions de santé de ces enfants en leur assurant un soutien affectif, notamment grâce à des visites médicales préventives ou des soins, à travers des vaccinations ou des traitements adéquats et en temps opportun.

Après 25 ans d’existence, elle ne permettra d’ arriver à ces résultats que s’il y a d’autres moyens d’améliorer la situation et le bien-être de la famille , peut-être en intensifiant la coopération internationale dans le cadre des efforts mondiaux qui favorisent le progrès et le développement dans le domaine social.

Sources: http://www.un.org/familyday

By Protogène BUTERA

Journée mondiale des Communications Sociales: quelle nouvelle des fausses nouvelles ou Fake News dans l’Eglise?

L’efficacité des fake news est due principalement à leur nature mimétique, à la capacité d’apparaître plausibles. En second lieu, ces nouvelles, fausses mais vraisemblables sont fallacieuses, dans leur habilité à focaliser l’attention des destinataires, en exploitant les émotions immédiates et faciles à susciter, comme la peur, le mépris, la colère et la frustration. Leur diffusion peut compter sur une utilisation manipulatrice des réseaux sociaux .

En cette 52° édition de la Journée Mondiale des Moyens de Communication sociale, commémorée ce dimanche 13 mai 2018, nous avons choisi de vous partager le message du Pape François sur la force et l’efficacité des fausses nouvelles. Nous diffusons ce message en son intégralité: « La vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32).
Fausses nouvelles et journalisme de paix.

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, dans un contexte de communication toujours plus rapide et au sein d’un système numérique, nous voyons le phénomène des «fausses nouvelles», les soi-disant fake news: cela nous invite à réfléchir, et m’a suggéré de consacrer ce message au thème de la vérité, comme l’ont déjà fait plusieurs fois mes prédécesseurs depuis Paul VI (cf. Message 1972: « Les communications sociales au service de la vérité »). Je voudrais ainsi contribuer à l’engagement commun pour prévenir la diffusion de fausses nouvelles et pour redécouvrir la valeur de la profession journalistique et la responsabilité personnelle de chacun dans la communication de la vérité.

1. Qu’est-ce qui est faux dans les « fausses nouvelles »?

Fake news est un terme discuté et qui fait l’objet de débat. Il s’agit généralement de la désinformation diffusée en ligne ou dans les médias traditionnels. Cette expression fait référence à des informations non fondées, basées sur des données inexistantes ou déformées et visant à tromper voire à manipuler le lecteur. Leur propagation peut répondre à des objectifs fixés, influencer les choix politiques et favoriser des gains économiques.

L’efficacité des fake news est due principalement à leur nature mimétique, à la capacité d’apparaître plausibles. En second lieu, ces nouvelles, fausses mais vraisemblables sont fallacieuses, dans leur habilité à focaliser l’attention des destinataires, en se fondant sur des stéréotypes et des préjugés diffus dans un tissu social, en exploitant les émotions immédiates et faciles à susciter, comme la peur, le mépris, la colère et la frustration. Leur diffusion peut compter sur une utilisation manipulatrice des réseaux sociaux et des logiques qui en garantissent le fonctionnement: ainsi les contenus, bien que non étayés, gagnent une telle visibilité que même les dénégations de sources fiables peinent à en limiter les dégâts.

La difficulté de dévoiler et d’éradiquer les fake news ou fausses nouvelles est également due au fait que les gens interagissent souvent dans des environnements numériques homogènes et imperméables à des perspectives et opinions divergentes. La conséquence de cette logique de la désinformation est que, au lieu d’avoir une confrontation saine avec d’autres sources d’information, ce qui pourrait mettre positivement en discussion les préjugés et ouvrir à un dialogue constructif, on risque de devenir des acteurs involontaires dans la diffusion d’opinions partisanes et infondées. Le drame de la désinformation est la discréditation de l’autre, sa représentation comme ennemi, jusqu’à une diabolisation susceptible d’attiser des conflits. Les fausses nouvelles révèlent ainsi la présence d’attitudes en même temps intolérantes et hypersensibles, avec pour seul résultat le risque d’expansion de l’arrogance et de la haine. En fin de compte, cela mène au mensonge.

2. Comment pouvons-nous les reconnaître?

Aucun d’entre nous ne peut être exonéré de la responsabilité de contrecarrer ces faussetés. Ce n’est pas une tâche facile, parce que la désinformation est souvent basée sur des discours variés, délibérément évasifs et subtilement trompeurs, et use parfois de mécanismes raffinés. Il convient donc de louer les initiatives éducatives qui permettent d’apprendre à lire et à évaluer le contexte communicatif, enseignant à ne pas être des propagateurs inconscients de la désinformation, mais des acteurs de son dévoilement. Il faut également louer les initiatives institutionnelles et juridiques visant à définir des réglementations pour freiner le phénomène, ainsi que celles entreprises par les sociétés de Technologies et de Média, afin de définir de nouveaux critères pour la vérification des identités personnelles qui se cachent derrière les millions de profils numériques.

Mais la prévention et l’identification des mécanismes de la désinformation nécessitent également un discernement profond et attentif. Il faut démasquer en effet ce qui pourrait être défini comme « la logique du serpent », capable partout de se dissimuler et de mordre. C’est la stratégie utilisée par le «serpent rusé», dont parle le Livre de la Genèse, celui qui, au commencement de l’humanité, est devenu l’auteur de la première “fake news” (cf. Gn 3,1-15), qui a conduit aux conséquences tragiques du péché, mises en acte ensuite dans le premier fratricide (cf. Gn 4) et dans d’autres formes innombrables du mal contre Dieu, le prochain, la société et la création.

La stratégie de cet habile « père du mensonge » (Jn 8,44) est précisément le mimétisme, une séduction rampante et dangereuse qui fait son chemin dans le cœur de l’homme avec des arguments faux et attrayants. Dans le récit du péché originel, le tentateur, en fait, s’approche de la femme feignant d’être son ami, de s’intéresser à son bien, et commence le discours avec une affirmation vraie, mais seulement partiellement: « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? » (Gn 3,1). Ce que Dieu avait dit à Adam n’était pas en réalité de ne manger d’aucun arbre, mais seulement d’un arbre : « Mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Gn 2,17). La femme, répondant, l’explique au serpent, mais elle se fait attirer par sa provocation : « Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “ Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez. ” » (Gn 3,2). Cette réponse sait se faire légaliste et pessimiste: ayant donné crédibilité au faussaire, se laissant séduire par son arrangement des faits, la femme se fait corrompre. Ainsi, de prime abord elle prête attention à son assurance: « Vous ne mourrez pas du tout » (v. 4). Puis la déconstruction du tentateur assume une apparence crédible : « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (v. 5). Finalement on en vient à discréditer la recommandation paternelle de Dieu, qui visait le bien, pour suivre l’incantation séduisante de l’ennemi: « La femme vit que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable » (v. 6). Cet épisode biblique révèle donc un fait essentiel pour notre discours: aucune désinformation n’est inoffensive; de fait, se fier à ce qui est faux, produit des conséquences néfastes. Même une distorsion apparemment légère de la vérité peut avoir des effets dangereux.

L’enjeu en fait, c’est notre avidité. Les fake news deviennent souvent virales, en réalité elles se répandent rapidement et de manière difficilement contrôlable, non pas en raison de la logique de partage qui caractérise les médias sociaux, mais plutôt pour leur emprise sur l’avidité insatiable qui s’allume facilement dans l’être humain. Les mêmes motivations économiques et opportunistes de la désinformation ont leur racine dans la soif du pouvoir, de l’avoir et du plaisir, qui, finalement, nous rend victimes d’un imbroglio beaucoup plus tragique que chacune de ses manifestations singulières: celui du mal, qui se meut de mensonge en mensonge pour nous voler la liberté du cœur. C’est pourquoi éduquer à la vérité signifie éduquer à discerner, évaluer et pondérer les désirs et les inclinations qui s’agitent en nous, pour ne pas nous retrouver privés de bien « en mordant » à toute tentation.

3. «La vérité vous rendra libres» (Jn 8,32)

La contamination continuelle par un langage trompeur finit en fait par embrumer l’intériorité de la personne. Dostoïevski a écrit quelque chose de remarquable dans ce sens : « Celui qui se ment à soi-même et écoute ses propres mensonges arrive au point de ne plus pouvoir distinguer la vérité ni en soi ni autour de soi ; ainsi il commence à ne plus avoir l’estime de soi ni des autres. Ensuite, n’ayant plus l’estime de personne il cesse aussi d’aimer, et alors en manque d’amour, pour se sentir occupé et se distraire, il s’adonne aux passions et aux plaisirs vulgaires ; et dans ses vices il va jusqu’à la bestialité ; et tout cela dérive du mensonge continuel aux autres et à soi-même.» (Les frères Karamazov, II, 2).

Comment nous défendre? L’antidote le plus radical au virus du mensonge est de se laisser purifier par la vérité. Dans la vision chrétienne, la vérité n’est pas seulement une réalité conceptuelle, qui concerne le jugement sur les choses, les définissant vraies ou fausses. La vérité ne consiste pas seulement à porter à la lumière des choses obscures, à « dévoiler la réalité », comme l’ancien terme grec qui le désigne, aletheia (de a-lethès, « non caché »), conduit à penser. La vérité a à voir avec la vie entière. Dans la Bible, la notion porte en soi le sens de soutien, de solidité, de confiance, comme le donne à comprendre la racine ‘aman, dont provient également l’Amen liturgique. La vérité est ce sur quoi l’on peut s’appuyer pour ne pas tomber. Dans ce sens relationnel, le seul vraiment fiable et digne de confiance, sur lequel on peut compter, et qui est «vrai», est le Dieu vivant. Et c’est l’affirmation de Jésus: « Je suis la vérité » (Jn 14,6). L’homme, alors, découvre et redécouvre la vérité quand il en fait l’expérience en lui-même comme fidélité et fiabilité de celui qui l’aime. C’est seulement cela qui libère l’homme : « La vérité vous rendra libres » (Jn 8,32).

Libération du mensonge et recherche de la relation: voici les deux ingrédients qui ne peuvent pas manquer pour que nos paroles et nos gestes soient vrais, authentiques, fiables. Pour discerner la vérité, il est nécessaire d’examiner ce qui favorise la communion et promeut le bien et ce qui, au contraire, tend à isoler, diviser et opposer. La vérité, par conséquent, ne s’acquiert pas vraiment quand elle est imposée comme quelque chose d’extrinsèque et d’impersonnel; elle découle au contraire de relations libres entre les personnes, de l’écoute réciproque. En outre, on ne cesse jamais de chercher la vérité, parce que quelque chose de faux peut toujours s’insinuer, même en disant des choses vraies. Un argument impeccable peut en fait reposer sur des faits indéniables, mais s’il est utilisé pour blesser quelqu’un et pour le discréditer aux yeux des autres, aussi juste qu’il apparaisse, il n’est pas habité par la vérité. A partir des fruits, nous pouvons distinguer la vérité des énoncés: s’ils suscitent la controverse, fomentent les divisions, insufflent la résignation ou si, au contraire, ils conduisent à une réflexion consciente et mûre, au dialogue constructif, à une dynamique fructueuse.

4. La paix est la vraie nouvelle

Le meilleur antidote contre les faussetés, ce ne sont pas les stratégies, mais les personnes : des personnes qui, libres de l’avidité, sont prêtes à l’écoute et à travers l’effort d’un dialogue sincère laissent émerger la vérité ; des personnes qui, attirées par le bien, se sentent responsables dans l’utilisation du langage. Si la façon de sortir de la propagation de la désinformation est la responsabilité, cela concerne particulièrement celui qui est responsable par devoir d’informer, c’est-à-dire le journaliste, gardien des nouvelles. Celui-ci, dans le monde contemporain, n’exerce pas seulement un métier, mais une véritable mission. Il a la tâche, dans la frénésie des nouvelles et dans le tourbillon des scoop, de rappeler qu’au centre des informations ce n’est pas la rapidité dans la transmission et l’impact sur l’audience, mais ce sont les personnes. Informer c’est former, c’est avoir affaire avec la vie des personnes. C’est pourquoi, l’exactitude des sources et le soin de la communication sont de véritables processus de développement du bien, qui génèrent la confiance et ouvrent des voies de communion et de paix.

Je voudrais donc adresser une invitation à promouvoir un journalisme de paix, n’ayant toutefois pas l’intention avec cette expression d’évoquer un journalisme « débonnaire » qui nie l’existence de graves problèmes et assume des tonalités mielleuses. J’entends, au contraire, un journalisme sans duperies, hostile aux faussetés, aux slogans à effet et aux déclarations emphatiques; un journalisme fait par des personnes pour les personnes, et qui se comprenne comme un service à toutes les personnes, spécialement à celles-là – qui sont la majorité au monde – qui n’ont pas de voix; un journalisme qui ne brûle pas les nouvelles, mais qui s’engage dans la recherche des véritables causes des conflits, pour en favoriser la compréhension à partir des racines et le dépassement à travers la mise en route de processus vertueux; un journalisme engagé à indiquer des solutions alternatives à l’escalade de la clameur et de la violence verbale.

C’est pourquoi, nous inspirant d’une prière franciscaine, nous pourrions ainsi nous adresser à la Vérité en personne:

Seigneur, fais de nous des instruments de ta paix.
Fais-nous reconnaître le mal qui s’insinue dans une communication qui ne crée pas la communion.
Rends-nous capables d’ôter le venin de nos jugements.
Aide-nous à parler des autres comme de frères et de sœurs.
Tu es fidèle et digne de confiance; fais que nos paroles soient des semences de bien pour le monde:
Là où il y a de la rumeur, que nous pratiquions l’écoute;
Là où il y a confusion, que nous inspirions l’harmonie;
Là où il y a ambiguïté, que nous apportions la clarté;
Là où il y a exclusion, que nous apportions le partage;
Là où il y a du sensationnalisme, que nous usions de la sobriété;
Là où il y a de la superficialité, que nous posions les vraies questions;
Là où il y a des préjugés, que nous suscitions la confiance;
Là où il y a agressivité, que nous apportions le respect;
Là où il y a la fausseté, que nous apportions la vérité.
Amen.

François

Source: Vatican.va

On sleeping by meditation help

It was at a lakeside retreat centre a couple of hours away and the weather was beautiful. I set myself one main goal this weekend, and that was to get enough sleep.

The retreat involved organized sessions that included guided meditations. I like guided meditation especially when it’s “live” and I’m doing it with other people. But this weekend, I uncharacteristically fell asleep through each of the guided meditations. I could feel myself nodding off and there was nothing I could do about it. Obviously, I needed sleep.

It is known that meditation always helps. Even if I just take a few moments of silence, it can bring me into the present moment where things seem a lot more manageable than when I am worrying about what’s going to happen tomorrow.

After some pratice, I release that the result or root of meditation is really doing things deep:deep breathing, deep relaxation, deep concentration, deep thinking. And so on…
See more: Stressed out?Meditation helps

By Protogène BUTERA

Nigeria: Les évêques déplorent l’inaction du gouvernement face aux violences intercommunautaires

Dans leur visite Ad limina du 26 avril, les évêque du Nigeria ont condamné les attaques barbares contre les églises, spécialement celle du 24 avril 2018 pendant laquelle 19 fidèles et deux prêtres catholiques ont été froidement massacrés à Mbalom, au Centre du Nigeria, dans l’Etat de Benue.

Qualifiés d’éleveurs nomades musulmans, les attaquants sont entrés dans l’église lors de la cérémonie des funérailles. Outre l’effusion du sang, ils ont brûlé aussi plus de 60 maisons et pillé des greniers alimentaires.

Jusqu’au 30 avril, les évêques se sont entretenus avec le Pape François pour porter au monde la voix des minorités chrétiennes visées par ces violences intercommunautaires.

Ainsi, face à l’inaction du gouvernement, l’Église se veut être porte-parole de tous ceux qui souffrent ou meurent chaque jour dans le silence total de la Communauté internationale.

Il est clair que le Nigeria de Muhammadu Buhari devra s’accoutumer aux bons discours du président et continuer de pleurer ses morts, que cela soit à Benue, à Kaduna, à Nasarawa, à Kogi ou à Taraba.

Reste à savoir quel sera le sort de ces deux prêtres, Joseph Gor et Felix Tyolaha, morts le calice ou la Bible dans les mains. Ne serait-il pas injuste s’ils n’étaient pas reconnus par l’Église comme des martyrs?

Prêtres nigerians assassinés.jpg
Prêtres nigérians assassinés à Mbalom, Etat de Benue

Le pape donnera-t-il la dispense spéciale pour le procès en béatification comme ce fut le cas du père Jacques Hamel assassiné le 26 juillet 2016(diocèse de Rouen, France)? Leur évêque(du Nigeria)osera-t-il déposer une telle demande et promouvoir la cause? Ce n’est pas sûr.

By Protogène BUTERA