L’homme du jour: Jean XXIII, le Bon Pape

Le 3 juin 1963 est mort, à l’âge de 81 ans,celui qui a été élu pape le 28 octobre 1958 sous le nom de Jean XXIII. Il a exercé ce ministère de la Chaise de Pierre pendant 5 ans seulement.

Angelo Giuseppe Roncalli(de son vrai nom)est connu surtout pour avoir convoqué le Concile Vatican II(1962-1965)dont il ne vit pas la fin, et laissé à la postérité cette belle encyclique sur la paix: « Pacem in Terris, 11 avril 1963)dont nous allons retenir quelques citations.

Né en Italie le 25 novembre 1881, il a été béatifié par Jean-Paul II(2000), puis canonisé par le pape François le 27 avril 2014. Ainsi reconnu comme saint par l’Église, il Papa Buono(Le Bon Pape)est fêté le 11 octobre,jour de l’ouverture du Concile Vatican II.
Ces 5 citations nous rappellent les bases de son message:

« Tant qu’un homme n’aura pas marché sur son Moi,il ne sera pas libre »

« Chacun revendiquera légitimement son droit à la considération et aux égards »

« L’homme égaré dans l’erreur reste toujours un être humain et conserve sa dignité de personne à laquelle il faut toujours avoir égard »

« La paix s’exprime efficacement dans la liberté »

« Les éventuels conflits entre les peuples ne doivent pas être réglés par le recours aux armes, mais par la négociation »

 

En souvenir de son message de paix, nous pensons à toutes les régions de la terre secouées par les violences et l’oppression des régimes politiques qui ont oublié la finalité de leur mission première: le bonheur de tous les peuples sur la terre.

By Protogène BUTERA

Umutagatifu twibuka: Sainte Rita, umuvugizi w’abihebye

Mutagatifu Rita ni umwana wavukiye mu za bukuru kuko ababyeyi be bamubyaye bashaje. N’ubwo we yashakaga kwiyegurira Imana, abo babyeyi ntibamukundiye, dore ko bo bari bakeneye kwibonera utwuzukuru.

Yaje kwemera ko bamushyingira Paul Manchini Fernadino wamubereye umugabo w’umunyamahane kurusha intare. Babyaranye abana babiri, maze ubugwaneza n’ubupfura bwa Rita bugenda buhindura uwo mugabo gahoro gahoro.

Nyuma y’imyaka 18 babana, Fernandino yaje kuba umunyamahoro cyane kugeza ubwo abanzi be bamwivuganye atabarwanyije ngo abivune kandi yari indwanyi y’ikirangirire. Icyo gikorwa abana be ntibakihanganiye na gato ku buryo bakuze bashaka guhorera se bidasubirwaho.

Rita yakomeje kubigisha no kubinginga ngo bareke ibyo bitekerezo n’izo nzira biba iby’ubusa. Abonye ko ari ntacyo yabikoraho kindi,yiyemeza gusaba Imana ko yabitwarira aho kugira ngo ababone bahindutse abicanyi(assassins).

Aho Imana yumviye isengesho rye, uyu mubyeyi wari umaze kuba umupfakazi n’incike(yari asigaye wenyine rudori), yahagurukiye kunga imiryango yari ishyamiranye aho mu gihugu cy’Ubutaliyani. Na we amaze kubabarira abishi b’umugabo we, yinjiye mu kigo cy’Abihaye Imana biyambaza Mutagatifu Agusitini(Ordre de Saint Augustin)ngo Yezu ahindure isi n’abo yacunguye.

Sainte Rita Avocate des Causes perdues
Sainte Rita dans la prière d’intercession

Muri uwo muryango, bagenzi be batangariraga ukwihangana n’ubugwaneza bye bitangaje. We wavutse mu 1381, yatabarutse tariki ya 22 Gicurasi, ari wo munsi Kiliziya imwibukaho nk’umurinzi n’umuvugizi w’abihebye(avocate des causes désespérées),kugira ngo ibyifuzo byabo bihinduke nk’indabo nziza zigenewe Yezu wazutse.

Dore rimwe mu masengesho(en français)bamutura(Sainte de l’impossible):


Sainte Rita, avocate des causes désespérées, priez pour nous.
Sainte Rita, j’ai recours à vous, que tous proclament « la sainte des impossibles ».
Je suis angoissé, dans une impasse.
Je vous implore, car j’ai confiance en vous et j’espère être rapidement exaucé,
car vous êtes proche de notre Père du ciel.
Rendez le calme à mon esprit.
Je ne vois pas de solution humaine, mais je me confie à vous
que Dieu a choisie pour être « l’avocate des causes désespérées ».
Si mes péchés sont un obstacle à la réalisation de mes désirs,
obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon.
Ne permettez pas que je reste plus longtemps dans l’angoisse
et daignez répondre à la confiance que je place en vous.
Sainte Rita, qui avez si intimement participé à la passion de Jésus,
priez pour moi et venez à mon secours.
Amen.

Umunsi mukuru mwiza ku bamukunda no ku bamwiyambaza bose; ku buryo bw’umwihariko, abitwa ba Rita.

Abashaka kumwiyambaza mu isengesho ry’iminsi icyenda(neuvaine),namwe ntimucikanwe:


Glorieuse Sainte Rita, toi qui pendant des années as connu la souffrance, nous nous tournons vers toi avec confiance et nous te prions :
– Quand le fardeau de la croix nous écrase, aide-nous à le porter avec amour, comme toi : Sainte Rita, prie pour nous.
– Quand la croix nous fait peur et que nous cherchons la fuite, obtiens-nous le courage de l’affronter franchement et humblement : Sainte Rita, prie pour nous.
– Quand les autres nous sollicitent dans leurs épreuves, aide-nous à rester fidèles, fermes comme Marie au pied de la croix : Sainte Rita, prie pour nous.
– Pour cette intention (…). Toi la sainte des causes impossibles, je t’en prie, intercède auprès du Père éternel : Sainte Rita, prie pour nous.


Notre Père – Je vous salue Marie – -Gloire au Père
-Prière à Sainte Rita

Journée mondiale des Communications Sociales: quelle nouvelle des fausses nouvelles ou Fake News dans l’Eglise?

L’efficacité des fake news est due principalement à leur nature mimétique, à la capacité d’apparaître plausibles. En second lieu, ces nouvelles, fausses mais vraisemblables sont fallacieuses, dans leur habilité à focaliser l’attention des destinataires, en exploitant les émotions immédiates et faciles à susciter, comme la peur, le mépris, la colère et la frustration. Leur diffusion peut compter sur une utilisation manipulatrice des réseaux sociaux .

En cette 52° édition de la Journée Mondiale des Moyens de Communication sociale, commémorée ce dimanche 13 mai 2018, nous avons choisi de vous partager le message du Pape François sur la force et l’efficacité des fausses nouvelles. Nous diffusons ce message en son intégralité: « La vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32).
Fausses nouvelles et journalisme de paix.

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, dans un contexte de communication toujours plus rapide et au sein d’un système numérique, nous voyons le phénomène des «fausses nouvelles», les soi-disant fake news: cela nous invite à réfléchir, et m’a suggéré de consacrer ce message au thème de la vérité, comme l’ont déjà fait plusieurs fois mes prédécesseurs depuis Paul VI (cf. Message 1972: « Les communications sociales au service de la vérité »). Je voudrais ainsi contribuer à l’engagement commun pour prévenir la diffusion de fausses nouvelles et pour redécouvrir la valeur de la profession journalistique et la responsabilité personnelle de chacun dans la communication de la vérité.

1. Qu’est-ce qui est faux dans les « fausses nouvelles »?

Fake news est un terme discuté et qui fait l’objet de débat. Il s’agit généralement de la désinformation diffusée en ligne ou dans les médias traditionnels. Cette expression fait référence à des informations non fondées, basées sur des données inexistantes ou déformées et visant à tromper voire à manipuler le lecteur. Leur propagation peut répondre à des objectifs fixés, influencer les choix politiques et favoriser des gains économiques.

L’efficacité des fake news est due principalement à leur nature mimétique, à la capacité d’apparaître plausibles. En second lieu, ces nouvelles, fausses mais vraisemblables sont fallacieuses, dans leur habilité à focaliser l’attention des destinataires, en se fondant sur des stéréotypes et des préjugés diffus dans un tissu social, en exploitant les émotions immédiates et faciles à susciter, comme la peur, le mépris, la colère et la frustration. Leur diffusion peut compter sur une utilisation manipulatrice des réseaux sociaux et des logiques qui en garantissent le fonctionnement: ainsi les contenus, bien que non étayés, gagnent une telle visibilité que même les dénégations de sources fiables peinent à en limiter les dégâts.

La difficulté de dévoiler et d’éradiquer les fake news ou fausses nouvelles est également due au fait que les gens interagissent souvent dans des environnements numériques homogènes et imperméables à des perspectives et opinions divergentes. La conséquence de cette logique de la désinformation est que, au lieu d’avoir une confrontation saine avec d’autres sources d’information, ce qui pourrait mettre positivement en discussion les préjugés et ouvrir à un dialogue constructif, on risque de devenir des acteurs involontaires dans la diffusion d’opinions partisanes et infondées. Le drame de la désinformation est la discréditation de l’autre, sa représentation comme ennemi, jusqu’à une diabolisation susceptible d’attiser des conflits. Les fausses nouvelles révèlent ainsi la présence d’attitudes en même temps intolérantes et hypersensibles, avec pour seul résultat le risque d’expansion de l’arrogance et de la haine. En fin de compte, cela mène au mensonge.

2. Comment pouvons-nous les reconnaître?

Aucun d’entre nous ne peut être exonéré de la responsabilité de contrecarrer ces faussetés. Ce n’est pas une tâche facile, parce que la désinformation est souvent basée sur des discours variés, délibérément évasifs et subtilement trompeurs, et use parfois de mécanismes raffinés. Il convient donc de louer les initiatives éducatives qui permettent d’apprendre à lire et à évaluer le contexte communicatif, enseignant à ne pas être des propagateurs inconscients de la désinformation, mais des acteurs de son dévoilement. Il faut également louer les initiatives institutionnelles et juridiques visant à définir des réglementations pour freiner le phénomène, ainsi que celles entreprises par les sociétés de Technologies et de Média, afin de définir de nouveaux critères pour la vérification des identités personnelles qui se cachent derrière les millions de profils numériques.

Mais la prévention et l’identification des mécanismes de la désinformation nécessitent également un discernement profond et attentif. Il faut démasquer en effet ce qui pourrait être défini comme « la logique du serpent », capable partout de se dissimuler et de mordre. C’est la stratégie utilisée par le «serpent rusé», dont parle le Livre de la Genèse, celui qui, au commencement de l’humanité, est devenu l’auteur de la première “fake news” (cf. Gn 3,1-15), qui a conduit aux conséquences tragiques du péché, mises en acte ensuite dans le premier fratricide (cf. Gn 4) et dans d’autres formes innombrables du mal contre Dieu, le prochain, la société et la création.

La stratégie de cet habile « père du mensonge » (Jn 8,44) est précisément le mimétisme, une séduction rampante et dangereuse qui fait son chemin dans le cœur de l’homme avec des arguments faux et attrayants. Dans le récit du péché originel, le tentateur, en fait, s’approche de la femme feignant d’être son ami, de s’intéresser à son bien, et commence le discours avec une affirmation vraie, mais seulement partiellement: « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? » (Gn 3,1). Ce que Dieu avait dit à Adam n’était pas en réalité de ne manger d’aucun arbre, mais seulement d’un arbre : « Mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Gn 2,17). La femme, répondant, l’explique au serpent, mais elle se fait attirer par sa provocation : « Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “ Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez. ” » (Gn 3,2). Cette réponse sait se faire légaliste et pessimiste: ayant donné crédibilité au faussaire, se laissant séduire par son arrangement des faits, la femme se fait corrompre. Ainsi, de prime abord elle prête attention à son assurance: « Vous ne mourrez pas du tout » (v. 4). Puis la déconstruction du tentateur assume une apparence crédible : « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (v. 5). Finalement on en vient à discréditer la recommandation paternelle de Dieu, qui visait le bien, pour suivre l’incantation séduisante de l’ennemi: « La femme vit que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable » (v. 6). Cet épisode biblique révèle donc un fait essentiel pour notre discours: aucune désinformation n’est inoffensive; de fait, se fier à ce qui est faux, produit des conséquences néfastes. Même une distorsion apparemment légère de la vérité peut avoir des effets dangereux.

L’enjeu en fait, c’est notre avidité. Les fake news deviennent souvent virales, en réalité elles se répandent rapidement et de manière difficilement contrôlable, non pas en raison de la logique de partage qui caractérise les médias sociaux, mais plutôt pour leur emprise sur l’avidité insatiable qui s’allume facilement dans l’être humain. Les mêmes motivations économiques et opportunistes de la désinformation ont leur racine dans la soif du pouvoir, de l’avoir et du plaisir, qui, finalement, nous rend victimes d’un imbroglio beaucoup plus tragique que chacune de ses manifestations singulières: celui du mal, qui se meut de mensonge en mensonge pour nous voler la liberté du cœur. C’est pourquoi éduquer à la vérité signifie éduquer à discerner, évaluer et pondérer les désirs et les inclinations qui s’agitent en nous, pour ne pas nous retrouver privés de bien « en mordant » à toute tentation.

3. «La vérité vous rendra libres» (Jn 8,32)

La contamination continuelle par un langage trompeur finit en fait par embrumer l’intériorité de la personne. Dostoïevski a écrit quelque chose de remarquable dans ce sens : « Celui qui se ment à soi-même et écoute ses propres mensonges arrive au point de ne plus pouvoir distinguer la vérité ni en soi ni autour de soi ; ainsi il commence à ne plus avoir l’estime de soi ni des autres. Ensuite, n’ayant plus l’estime de personne il cesse aussi d’aimer, et alors en manque d’amour, pour se sentir occupé et se distraire, il s’adonne aux passions et aux plaisirs vulgaires ; et dans ses vices il va jusqu’à la bestialité ; et tout cela dérive du mensonge continuel aux autres et à soi-même.» (Les frères Karamazov, II, 2).

Comment nous défendre? L’antidote le plus radical au virus du mensonge est de se laisser purifier par la vérité. Dans la vision chrétienne, la vérité n’est pas seulement une réalité conceptuelle, qui concerne le jugement sur les choses, les définissant vraies ou fausses. La vérité ne consiste pas seulement à porter à la lumière des choses obscures, à « dévoiler la réalité », comme l’ancien terme grec qui le désigne, aletheia (de a-lethès, « non caché »), conduit à penser. La vérité a à voir avec la vie entière. Dans la Bible, la notion porte en soi le sens de soutien, de solidité, de confiance, comme le donne à comprendre la racine ‘aman, dont provient également l’Amen liturgique. La vérité est ce sur quoi l’on peut s’appuyer pour ne pas tomber. Dans ce sens relationnel, le seul vraiment fiable et digne de confiance, sur lequel on peut compter, et qui est «vrai», est le Dieu vivant. Et c’est l’affirmation de Jésus: « Je suis la vérité » (Jn 14,6). L’homme, alors, découvre et redécouvre la vérité quand il en fait l’expérience en lui-même comme fidélité et fiabilité de celui qui l’aime. C’est seulement cela qui libère l’homme : « La vérité vous rendra libres » (Jn 8,32).

Libération du mensonge et recherche de la relation: voici les deux ingrédients qui ne peuvent pas manquer pour que nos paroles et nos gestes soient vrais, authentiques, fiables. Pour discerner la vérité, il est nécessaire d’examiner ce qui favorise la communion et promeut le bien et ce qui, au contraire, tend à isoler, diviser et opposer. La vérité, par conséquent, ne s’acquiert pas vraiment quand elle est imposée comme quelque chose d’extrinsèque et d’impersonnel; elle découle au contraire de relations libres entre les personnes, de l’écoute réciproque. En outre, on ne cesse jamais de chercher la vérité, parce que quelque chose de faux peut toujours s’insinuer, même en disant des choses vraies. Un argument impeccable peut en fait reposer sur des faits indéniables, mais s’il est utilisé pour blesser quelqu’un et pour le discréditer aux yeux des autres, aussi juste qu’il apparaisse, il n’est pas habité par la vérité. A partir des fruits, nous pouvons distinguer la vérité des énoncés: s’ils suscitent la controverse, fomentent les divisions, insufflent la résignation ou si, au contraire, ils conduisent à une réflexion consciente et mûre, au dialogue constructif, à une dynamique fructueuse.

4. La paix est la vraie nouvelle

Le meilleur antidote contre les faussetés, ce ne sont pas les stratégies, mais les personnes : des personnes qui, libres de l’avidité, sont prêtes à l’écoute et à travers l’effort d’un dialogue sincère laissent émerger la vérité ; des personnes qui, attirées par le bien, se sentent responsables dans l’utilisation du langage. Si la façon de sortir de la propagation de la désinformation est la responsabilité, cela concerne particulièrement celui qui est responsable par devoir d’informer, c’est-à-dire le journaliste, gardien des nouvelles. Celui-ci, dans le monde contemporain, n’exerce pas seulement un métier, mais une véritable mission. Il a la tâche, dans la frénésie des nouvelles et dans le tourbillon des scoop, de rappeler qu’au centre des informations ce n’est pas la rapidité dans la transmission et l’impact sur l’audience, mais ce sont les personnes. Informer c’est former, c’est avoir affaire avec la vie des personnes. C’est pourquoi, l’exactitude des sources et le soin de la communication sont de véritables processus de développement du bien, qui génèrent la confiance et ouvrent des voies de communion et de paix.

Je voudrais donc adresser une invitation à promouvoir un journalisme de paix, n’ayant toutefois pas l’intention avec cette expression d’évoquer un journalisme « débonnaire » qui nie l’existence de graves problèmes et assume des tonalités mielleuses. J’entends, au contraire, un journalisme sans duperies, hostile aux faussetés, aux slogans à effet et aux déclarations emphatiques; un journalisme fait par des personnes pour les personnes, et qui se comprenne comme un service à toutes les personnes, spécialement à celles-là – qui sont la majorité au monde – qui n’ont pas de voix; un journalisme qui ne brûle pas les nouvelles, mais qui s’engage dans la recherche des véritables causes des conflits, pour en favoriser la compréhension à partir des racines et le dépassement à travers la mise en route de processus vertueux; un journalisme engagé à indiquer des solutions alternatives à l’escalade de la clameur et de la violence verbale.

C’est pourquoi, nous inspirant d’une prière franciscaine, nous pourrions ainsi nous adresser à la Vérité en personne:

Seigneur, fais de nous des instruments de ta paix.
Fais-nous reconnaître le mal qui s’insinue dans une communication qui ne crée pas la communion.
Rends-nous capables d’ôter le venin de nos jugements.
Aide-nous à parler des autres comme de frères et de sœurs.
Tu es fidèle et digne de confiance; fais que nos paroles soient des semences de bien pour le monde:
Là où il y a de la rumeur, que nous pratiquions l’écoute;
Là où il y a confusion, que nous inspirions l’harmonie;
Là où il y a ambiguïté, que nous apportions la clarté;
Là où il y a exclusion, que nous apportions le partage;
Là où il y a du sensationnalisme, que nous usions de la sobriété;
Là où il y a de la superficialité, que nous posions les vraies questions;
Là où il y a des préjugés, que nous suscitions la confiance;
Là où il y a agressivité, que nous apportions le respect;
Là où il y a la fausseté, que nous apportions la vérité.
Amen.

François

Source: Vatican.va

Nigeria: Les évêques déplorent l’inaction du gouvernement face aux violences intercommunautaires

Dans leur visite Ad limina du 26 avril, les évêque du Nigeria ont condamné les attaques barbares contre les églises, spécialement celle du 24 avril 2018 pendant laquelle 19 fidèles et deux prêtres catholiques ont été froidement massacrés à Mbalom, au Centre du Nigeria, dans l’Etat de Benue.

Qualifiés d’éleveurs nomades musulmans, les attaquants sont entrés dans l’église lors de la cérémonie des funérailles. Outre l’effusion du sang, ils ont brûlé aussi plus de 60 maisons et pillé des greniers alimentaires.

Jusqu’au 30 avril, les évêques se sont entretenus avec le Pape François pour porter au monde la voix des minorités chrétiennes visées par ces violences intercommunautaires.

Ainsi, face à l’inaction du gouvernement, l’Église se veut être porte-parole de tous ceux qui souffrent ou meurent chaque jour dans le silence total de la Communauté internationale.

Il est clair que le Nigeria de Muhammadu Buhari devra s’accoutumer aux bons discours du président et continuer de pleurer ses morts, que cela soit à Benue, à Kaduna, à Nasarawa, à Kogi ou à Taraba.

Reste à savoir quel sera le sort de ces deux prêtres, Joseph Gor et Felix Tyolaha, morts le calice ou la Bible dans les mains. Ne serait-il pas injuste s’ils n’étaient pas reconnus par l’Église comme des martyrs?

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Prêtres nigérians assassinés à Mbalom, Etat de Benue

Le pape donnera-t-il la dispense spéciale pour le procès en béatification comme ce fut le cas du père Jacques Hamel assassiné le 26 juillet 2016(diocèse de Rouen, France)? Leur évêque(du Nigeria)osera-t-il déposer une telle demande et promouvoir la cause? Ce n’est pas sûr.

By Protogène BUTERA

6 mai: Un saint Protogène qui n’a rien fait!

Ces questions me sont souvent posées: Que signifie votre prénom, Protogène? Un saint Protogène existe-t-il? Si oui, qu’a t-il fait? Ce sont des questions légitimes qui méritent une réponse, si petite soit-elle.

Protogène, c’est un saint qui n’est pas très connu parce qu’il est célébré localement en Asie Mineure(Mésopotamie)où, au V°siècle, il travailla, comme évêque(de Carres), avec son confrère Euloge(évêque d’Edesse), au rayonnement de l’Église pendant la guerre des Images(iconoclasme, sous l’Empereur Valens)qui a décimé ou exilé beaucoup d’évêques.

Signe que les deux évêques étaient pratiquement liés, saint Protogène est fêté, en même temps que Prudence et Evode, le 6 mai alors que Euloge est fêté la veille, le 5 mai. Le martyrologe romain n’indique rien de plus, sinon que dans l’exil, Protogène était préoccupé par la conversion des païens grâce à l’instruction des valeurs chrétiennes qu’il donnait à leurs enfants.

Voilà un saint Protogène qui n’a rien fait pour être affiché sur le calendrier des Saints! On le présente par ce portrait d’un autre Protogène(premier-né,en grec), peintre grec (du IV siècle avant J.C )reconnu très minutieux pour ses œuvres comme l’était cet évêque pour sa mission.

Bonne fête à tous ceux qui portent ce prénom. Avec eux, je dis: « Merci, Seigneur, toi qui fais des merveilles ».

By Protogène BUTERA

La gourmandise , un péché ou un défaut de mesure?

Péché mignon ou vilain défaut, la gourmandise ne cesse pas de tourmenter la plupart des gens, qu’ils soient chrétiens ou non. Pendant le Carême, elle devient même sujet de préoccupation majeure dans le cadre du jeûne.

Il y a de quoi se poser cette question: Faut-il arrêter de manger ce qu’on aime quand l’Evangile est plus que clair: « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur« (Matthieu 15,11)?

Par définition

Le Robert définit la gourmandise comme le « goût de la nourriture », tandis que Le Petit Larousse la définit comme un « défaut du gourmand ». Le Catéchisme de l’Eglise Catholique, quant à lui, la range parmi les « vices rattachés aux péchés capitaux » parce qu’ils « génèrent d’autres péchés ou d’autres vices« .

Ainsi, la gourmandise est placée après l’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, l’impureté, et avant la paresse ou l’acédie. Dans la morale chrétienne, elle est assimilée à une envie désordonnée de manger ou de boire ce qu’on aime mais sans en avoir vraiment besoin.

Par définition, on peut dire que c’est une attitude qui couvre le sens de manger ou de boire comme un animal. Ce qui équivaut à de la gloutenerie. Et c’est en cela qu’elle est mauvaise et devient du fait même un péché.

Tout un art

Positivement, la gourmandise peut être une attitude à apprécier la nourriture ou la boisson, à prendre du plaisir à manger ou à boire par rapport à la qualité moins qu’à la quantité.

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Le plaisir de bien manger

A ce niveau, on est dans l’ordre du raffinement, de la raison et de la délicatesse. On n’est plus dans l’excès. C’est tout un art d’entretenir la vie et la santé; le prix de la longévité!

Avec mesure

Pour les gens dont la cuisine est la mesure de la vie, la gourmandise n’est pas un péché. La raison en est qu’une bonne cuisine sait tout mesurer de sorte que ce qui faisait de la gourmandise un péché, selon Saint Thomas d’Aquin, n’est plus possible:

manger trop tôt(praepropere);
manger trop coûteux(laute);
manger trop(nimis);
manger avec trop d’impatience(ardenter);
manger avec trop de goût(studiose).

L’exemple est votre bébé

Si vous hésitez sur ces attitudes ou doutez de ce que nous avons avancé, l’exemple est votre bébé. Voyez comme il raffole des belles choses! Vous direz que l’enfant ne peut pas commettre le péché en rapport avec des choses dont il n’est pas conscient.

Vous qui les lui donnez, même si vous avez les moyens financiers de lui en offrir autant qu’il a de l’appétit, vous le ferez sans limite? Et si vous pensez que cela ne vous concerne pas, ne regardez-vous pas les publicités qui vantent les recettes de la bonne cuisine? Est-ce que vous en achetez de tous les goûts? Voilà un très bon test de la maîtrise de soi.

Par Protogène BUTERA

  16 mars: Derniers hommages en odeur de sainteté pour Mgr Jean Damascène BIMENYIMANA 

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D’autres évêques étaient présents

C’était une journée chargée d’émotions. Ce 16 mars 2018 restera gravé dans la mémoire du Diocèse de Cyangugu. A la même date 1997, ce diocèse était dans la joie de célébrer l’ordination de son deuxième évêque: Mgr Jean Damascène Bimenyimana . A la même date 2018 , il se rassemble pour célébrer autrement les 21 ans que cet évêque à passés au service de l’Eglise.

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Veillée de prière à l’église cathédrale de Cyangugu

La mort n’avait pas tout prévu

Cinq jours avant la date d’anniversaire, la mort a voulu jouer le jeu de trouble-fête. Elle ignorait le courage des chrétiens de ce diocèse et de ses amis dans la foi. Il y a eu peu de place à la tristesse accablante. Cela était manifeste.

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Famille de Mgr Jean Damascène Bimenyimana

Religieuses et religieux, prêtres et fidèles, évêques et autorités politiques, tous étaient émus et remplis d’étonnement. Ses deux parents ont gardé un sang-froid admirable. Les regards étaient tournés vers celui qui faisait leur honneur et Celui qu’il aimait.

Hommages en odeur de sainteté et d’espérance

Le temps ne comptait plus.Tout le monde voulait témoignait de la sainteté qui émanait de cet évêque. Six heures de cérémonie n’ont pas suffi pour lui rendre tous les hommages. La célébration a commencé 10h00 pour terminer 16h30, sans désemplir.Obsèques de Mgr Jean Damascène.jpg

Durant cette célébration, la présence de nombreux évêques, ses frères dans l’Episcopat, était très parlante. Dix-sept, dont le Nonce Apostolique, s’étaient déplacés pour l’événement, en provenance des pays voisins surtout :Burundi, Kongo-Kinshasa, Uganda, Kenya…Eveques pour Jean Damascène.jpg

Sur les 9 que compte le Rwanda, seul était absent l’Archévêque de Kigali, Mgr Thaddée Ntihinyurwa, pour des raisons de santé. Son absence ne pouvait ne pas être remarquée, en tant que premier évêque de Cyangugu(1981-1997).

Qu’il faisait tout avec humilité

Les mots de sa devise, ont servi de toile de fonds pour tous les discours: »In Humilitate et Caritate« . C’est principalement le premier qui revenait souvent: humilité.
Tous ceux qui l’ont connu(collègues, professeurs, éducateurs)n’ont cessé de souligner son caractère ferme et rigoureux mais timbré d’humilité. Ils ont fait l’éloge de cet homme toujours prêt à servir par amour.

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Mgr Jean Damascène Bimenyimana à la Rentrée académique du Grand Séminaire de Nyakibanda(BUTARE)

Les mémoires étaient encore fraiches. Il a été évoqué son passage au Petit Séminaire de Nyundo(élève et enseignant), aux Grands Séminaires de Kabgayi(Econome au Philosophat)et de Nyakibanda(professeur et Vice-Recteur de Théologat).

De nombreuses oeuvres de charité

Quant à la charité, Mgr Jean Damascène a suivi l’enseignement de Saint Jacques: « La foi qui n’a pas des oeuvres est morte « (Jacaques 2,26). Ainsi, il a contribué à la construction et la gestion de plusieurs écoles, Centres et Postes de Santé. Sauf l’Hopital de Mibirizi qui reste en piteux état.

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Hôpital de Mibilizi,géré par le Diocèse de Cyangugu

Dans sa charge pastorale, il avait le souci de rendre visible l’Eglise par la proximité des lieux de prière, dignes de la gloire de Dieu. Nul n’oubliera sa détermination pour la fondation de ces nouvelles paroisses dont 3 en 2016:

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Paroisse Rasano(église à gauche,et presbytère, à droite)

2004: Paroisse Yove
2007: Paroisse Mashyuza
2012: Paroisse Tyazo
ZO14: Paroisse Rasano
2015: Paroisse Nyakabuye
2016: Paroisse Ntendezi
Paroisse Nkombo
Paroisse Giheke

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Mgr Jean Damascène au mlieu

Par contre, il laisse derrière lui, le projet inachevé de l’Hotel Kivu Marina(Kivu Marina Bay Hotel Ltd) qui était censé aider le diocèse à s’autofinancer. Ce projet qui a emporté aussi la vie de l’Abbé Evariste Nambaje, demeure une grande épine dans les pieds de ceux qui doivent continuer la montée des autres montagnes.

Par Protogène BUTERA

 

Cyangugu-Rwanda: Nos adieux à Mgr Jean Damascène Bimenyimana

Dans notre article annonçant le décès de Mgr Jean Damascène BIMENYIMANA , évêque du diocèse catholique de Cyangugu, nous avons promis de vous faire part des dates arretées pour la célébration de ses funérailles.

Chose promise, chose due. La Conférence épiscopale du Rwanda a retenu la date à laquelle leur collègue avait été sacré évêque: le 16 mars. Voici la teneur du message : Communiqué nécrologique.jpg

Prêtres et évêques, nous reconnaissons la ferveur de tous les chrétiens, particulièrement ceux du diocèse de Cyangugu, qui ont fait des prières intensives pour la guérison de leur pasteur et évêque. Nombreux peuvent se demander,  pourquoi ils n’ont pas été exaucés? Le climat et les visages seront peu ou prou sombres. C’est compréhensible.

Mais, à travers la parole adressée à Isaie, Dieu répondait:  » Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins »(Isaie 55,8). Ce vendredi 16 mars, nous confierons nos prières à ce Dieu dont le projet sur nous, dépasse notre entendement. Le Christ est notre espérance, nous le croyons.

Par Protogène BUTERA

Cyangugu-Rwanda: Mgr Jean Damascène BIMENYIMANA est décédé

Ce dimanche 11 mars 2018, nous avons appris le décès de Mgr Jean Damascène BIMENYIMANA évêque du Diocèse catholique de Cyangugu. Depuis le 09 février 2018, il était parti à Naïrobi(Kenya)pour se faire soigner mais sa maladie empirait de plus en plus. Cette mort est survenue à l’aéroport de Kanombe(Kigali), de retour de Nairobi, avant d’être acheminé vers l’Hôpital de Kanombe.

Son parcours

Jean Damascène BIMENYIMANA est né le 22 juin 1953 à BUMAZI, paroisse Shangi, diocèse Cyangugu. Il fut ordonné prêtre le 6 juillet 1980 pour le compte du diocèse de NYUNDO.

Le 18 janvier 1997, il fut nommé le deuxième évêque du diocèse de Cyangugu, après Mgr Thaddée NTIHINYURWA qui était devenu archevêque de KIGALI. Mgr BIMENYIMANA a reçu son ordination épiscopale le 16 mars 1997. Sa devise était: « In Humilitate et Caritate. »

Mgr BIMENYIMANA décédé
Mgr Jean Damascène BIMENYIMANA

Voilà qu’à quelques jours de son 21ième anniversaire d’épiscopat, le Seigneur le rappelle pour une autre mission dans l’éternelle Patrie et Église céleste. Requiescat In Pace cum Christo.

Après…

Prochainement, nous vous communiquerons les dates de célébration des funérailles, dès que possible. Union de prière avec le Diocèse de CYANGUGU et les parents de Mgr Jean Damascène.

Par Protogène BUTERA

Rwanda-Nyaruguru: Mu rusengero rwa Nyabimata, inkuba yahitanye abarenga 15

Yanditswe na

Caroline MUKAKAMALI/Nyaruguru

Abakristo bo mu Itorero ry’Abadive, uyu munsi bahuye n’ibyago bikomeye. Ubwo kwizihiza Isabato byari birimbanije, inkuba yakubise, ihitana 15 ako kanya, naho 40 barakomereka. Ibyo byabereye mu rusengero rwa Nyabimata, hafi ya Adenya na paruwasi gatolika ya Muganza.

Urwo rusengero rwubatse mu Karere ka Nyaruguru, ahahoze hitwa Komine Kivu. Iyo nkuru mbi ntiyatinze kumenyekana. Amakuru yahise akwira hose. Kubera iyo mpamvu, inama twari turimo ku Karere yahise ihagarara, abayobozi bose baratabara.

Twahageze za ambulance zatangiye gutwara inkomere ziberekeza ku bigo nderabuzima bya Nyabimata na Muganza. Abantu 6, barimo abana 4 bakomeretse cyane, ni bo batwawe ku bitaro bya Munini. Abo 6 bababaye bikomeye ku buryo bigoye kwemeza ko bari buramuke. Birumvika ko imibare y’abahitanywe n’iyo nkuba ishobora kwiyongera.

Ikigaragara ni uko inkuba muri uyu Murenge zimaze kuba ikibazo. Si muri uru rusengero gusa, kuko ku wa kane no ku wa gatanu w’iki cyumweru, zahitanye abandi baturage 2 zibatsinze mu ngo zabo.

N’ubwo ari igihe cy’imvura, ibi bintu byo gukubitwa n’inkuba ntibyari bisanzwe. Ese abantu bakwiye kubyifatamo gute? Iyo biba muri uru rusengero gusa, byari guha ingufu bamwe bahagurukiye kuzifunga! None ko no mu ngo itabababarira, igisubizo kira ikihe?

Dutegereje icyo inzego zishinzwe ibiza ziza kubivugaho n’ingamba zo kwirinda. Hagati aho twifatanije n’ababuze ababo. Imana ibakomeze, abagiye ibakire.

Byanditswe na Caroline MUKAKAMALI/Nyaruguru.

Nigeria: Des prêtres qui ont eu raison de désobéir au Pape François!

La nomination de Mgr Peter Okpaleke comme évêque du Diocèse d’Ahiara, au sud du Nigeria, n’a jamais été acceptée par les prêtres de ce diocèse. Ces prêtres reprochaient au souverain pontife le choix de cet évêque sans aucune considération des avis du Presbyterium diocésain.

Les détracteurs de l’évêque ont notamment bloqué l’accès à la cathédrale lors de la cérémonie avortée de son installation officielle. Depuis, Mgr Okpaleke n’a jamais réussi à prendre son siège d‘évêque du diocèse.

Les menaces du pape François n’ont rien fait de leur détermination. Il leur avait lancé un ultimatum de 30 jours pour qu’ils lui prêtent obéissance,sous peine d’excommunication. Finalement, les prêtres contestataires ont eu raison de la désobéissance.

Mgr Peter Okpaleke a démissionné de sa charge pastorale d’Ahiara

Selon le communiqué de presse du Vatican et l’agence Fides, »face aux blocages et crispations, Mgr Okpaleke a donc préféré de démissionner ». C’était «la seule option correcte pour faciliter la ré-évangélisation des fidèles et, beaucoup plus important et urgent, des prêtres d’Ahiara».

Le 18 février 2018, le Pape François a donc accepté la démission de cet évêque âgé de 54 ans seulement. En attendant de choisir un successeur,le Saint-Père a nommé comme administrateur apostolique, l’évêque du diocèse voisin d’Umuahia, Mgr Lucius Iwejuru Ugorji.

Selon la Congrégation pour l’évangélisation des peuples,« certains prêtres(dans leurs lettres adressées au Pape) ont fait état de leurs difficultés psychologiques à collaborer avec l’évêque après ces années de conflit. En considération du repentir, le Saint-Père n’a pas voulu donner suite aux sanctions canoniques »

Par contre, <a href= »https://fr.zenit.org »>le dicastère « a exhorté chaque prêtre à réfléchir sur le grave dommage infligé à l’Eglise du Christ</a>, souhaitant que jamais à l’avenir n’aient à se répéter des actions aussi irraisonnables d’opposition envers un évêque légitimement nommé par le Saint-Père. »

By Protogène BUTERA

Kinshasa-Eglise catholique: Tous armés contre la paix et la démocratie

Les déplacés de guerre à l’Est de RDC

Dans ce géant de l’Afrique, on y trouve un peu de tout sauf des besoins fondamentaux acquis pour tous les peuples: la paix, le développement et la démocratie. Quiconque a vécu ou séjourné au Congo-Kinshasa ne s’étonne plus. Policiers et militaires ne respectent plus rien. Tout est affaire de la force et de la violence. Nombreux sont devenus des réfugiés à l’intérieur de leur propre pays.

Militaires et miliciens luttent pour l’insécurité

Que cela soit au Kasaï ou en Ituri, les milices armées naissent chaque jour, grandissent rapidement mais ne meurent jamais. Même quand elles disparaissent un moment dans la nature(forêt), elles rejaillissent en grande puissance pour semer encore la terreur.

Un combattant Maï Maï dans l’est de la République démocratique du Congo, en 2013.
Grâce à la kalachnikov, n’importe qui se déclare Chef de Groupe armé sur de territoires immenses.

Pour inscrire ce combat dans la durée,militaires et miliciens sont parfois coalisés.Dans ce cas,l’armée congolaise(FARDC) moins nationale(intégration de miliciens de toute sorte)est totalement incontrôlable. Mal entretenue, elle ne vit que de la spoliation de la population qu’elle est censée protéger.

Armée congolaise
L’armée congolaise(FARDC)brille par son manque de moyens

Que dire de la présence de ces plus de 20000 soldats onusiens(Monusco) qui y sont installés depuis 20 ans ? Peut-on parler de l’échec de telles interventions vu que le désordre et le chaos n’ont pas cessé? C’est toujours la population qui en paie les frais. La paix à maintenir n’a pas encore atteri!

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Les soldats de l’ONU(Monusco) sont loin de la population!

Insécurité et maladies d’antan s’embrassent

Oh! Riche pays de tous les malheurs, voilà que l’insécurité est devenue le pain quotidien de la population. Les désastres s’accumulent d’une année à l’autre. Les maladies de choléra(à Kinshasa), de rougeole(à Kisangani) et de polyomélite(Tanganyika)  ne sont-elles pas redevenues endémiques?

Morts et supsects de choléra à Kinshasa(image Congo Actuel)

A croire débarquer dans un pays de chasseurs, le port des armes est le seul moyen de protéger son appât et assurer ainsi son lendemain.Jamais on ne pense à la protection de la santé publique et à l’assainissement de l’environnement(des institutions et des affaires).

Les Eglises catholique et protestante ne désarment point

Avec les musilmans,les Eglises catholique et protestante ne sont pas prêtes à désarmer. Certes, c’est un combat sans fusils ni mitraillettes,donc un combat inégal. Mais leur seule arme dont le feu est imparable c’est la parole et la prière qui brûlent les oreilles des autorités gouvernementales.

Marche RDC.jpg
Par toute sorte de prière,la mobilisation Anti-Kabila se veut pacifique.

Est-il raisonnable de craindre la récupération politique des partis de l’opposition? La Police sera-t-elle capable de protéger les manifestants comme il faut pour tous les citoyens,sans pencher vers la majorité présidentielle? Ceux qui pensent que de telles « Marches religieuses »sont sans issue, ne vont-ils pas accuser les évêques et l’Eglise catholique de défendre son image après l’échec de l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016?

La CENCO(Conférence des évêques du Congo)ne feront pas marche-arrière.

Quelle attention n’est pas à faire pour serrer la main de l’unité et rejeter l’épée qui brise la paix? L’attente est grande des concessions et de l’alternance pacifique et durable dans ce pays de la Bienheureuse Anuarite Nengapeta(martyre de la pureté).

By Protogène BUTERA

Igisibo: Uzi ko amagi wariye hari aho ahuriye n’imyaka uzagira!

Benshi bazakubwira ko amagi atera kubyibuha! Nuko nawe, uko inkoko iteye ugahitamo kuyagemura ahandi cyangwa kuyagurisha ku isoko ngo wigurire ibijumba cyangwa akawunga biri bwuzure inkono, maze abana bakarya bakegura ibondo. Bikaba aka wa mugani wa kera ngo « Amagi ni ay’abapadiri n’abazungu! »

Birakwiye ko twibaza icyo bo abamarira cyangwa bayakundira bituma bayatangaho ayo mafaranga. Birashoboka ko imibare yabo ari insumbanyagaciro. Buriya bamenye mbere icyo amarira umubiri ku buryo badatinya kuyagura.Tubigireho.

Muri iki gihe cy’Igisibo, abakundaga inyama cyangwa abazibonaga kenshi, barazigomwa. Muri icyo gihe, kugira ngo umubiri ukomeze gukora neza, abadashobora kubona amafi, birashoboka ko bazisimbuza amagi.

Impamvu si iyindi, uretse no kuba adahenze cyangwa ngo agore kuyabona, afite intungamubiri zinyuranye(vitamines,protéines,fer…)zituma umubiri umererwa neza kandi n’imyakura(système nerveux)igakora neza ku buryo muri ya minsi 40 y’Igisibo, umuntu aba yiyongereyo imyaka itabarika yo kubaho!

Niba ushaka guhinyuza,kora uyu mwitozo wirebere:

FATA AMAGI 77 UKUREMO IMYAKA UFITE. IGISUBIZO UBONYE UGITERANYEHO AMAGI 1940, NUTABONA UMUBARE URANGA UMWAKA WAVUKIYEHO, UZAMBWIRE!

None se uhereye aho, ni ukuvuga ko urya amagi angahe buri mwaka, mu byumweru 52 biwugize?

Bimenye neza, ayo mahirwe ari mu biganza byawe n’ubushobozi bwawe. Subiriza hariya munsi handitse, « LAISSER UN COMMENTAIRE. »

IGISIBO gihire kuri buri wese!

By Protogène BUTERA

Congo-Kinshasa:Un prêtre tabassé et enlevé par la police

L’Eglise catholique en République Démocratique du Congo est en train de payer la facture de sa prise de position contre le président Joseph Kabila.Le 3 février,à Kinshasa,un prêtre a été enlevé au sortir de la messe matinale.Après avoir été tabassé,les policiers l’ont conduit dans un endroit inconnu.

Abbé Sébastien Yebo était curé de la paroisse Saint Robert dans la commune de N’Selé.Suite aux bons offices de la Monusco,il a été relaché, 48 heures plus tard.Les Services de renseignements n’ont donné aucun motif raisonnable ni explication de cet enlèvement.

Tous les Congolais en sont convaincus.Ces manoeuvres policières ne sont rien d’autre que les actes d’intimidation contre la Conférence des Evêques(CENCO).A y voir de près, de tells actes vont croitre en intensité. A moins que le gouvernement ne mette fin à ses mandats d’arret contre les organisateurs des Marches pacifiques.

Peut-on vivre en paix quand les intellectuels et universitaires (Comité laïc de coordination)qui élevent la voix contre la manigance politique sont obligés de se cacher pour ne pas être trainés dans la boue? C’est ridicule pour un pays qui se dit « République démocratique »!

By Protogène BUTERA

Mes adieux à l’Afrique qui souffre et qui danse

Au Congo,l’Eglise est toujours au milieu du village. Les célébrations sont chaleureuses, priantes;tout le monde participe,chante et danse malgré les problèmes d’insécurité grandissante. J’ai présenté mes adieux avec nostalgie.

Père Gérard Malherbe,Missionnaire d’Afrique

Voici 47 ans, j’arrivais pour la première fois au Congo, le 25 septembre 1969. Le 21 décembre 2016, après un peu plus de 47 ans, je vais devoir quitter le Congo pour un retour définitif en Belgique. Inutile de dire que ce n’est pas vraiment de gaieté de cœur que je dois mettre un terme à ma mission en Afrique.

Je crois que je vais avoir un choc thermique, vu que je vais passer de l’agréable température iturienne (26°) au froid hivernal européen, la bise coupante, le nez qui coule, les éternuements, rhumes, et autres horreurs.

Du Congo, il y a des choses que je ne regretterai pas. Notamment les incessantes coupures de courant électrique, joliment appelées « délestages », et les pannes interminables[…..] Je ne serai pas non plus nostalgique des routes dans un état affreux, avec les bourbiers où l’on peut passer quelques heures. Mais tant de choses vont me manquer !

Déjà, chaque semaine, nos messes dominicales, tellement différentes de ce qui se vit en Belgique, du moins dans les paroisses que je connais. Nos célébrations chaleureuses, priantes, où tout le monde participe, chante et (éventuellement) danse. Messes avec une nombreuse et même débordante assistance, pleines de jeunes, d’enfants et de bébés….Quelle différence avec l’assistance plutôt compassée et assez vieillie des messes en Belgique…..

À Bunia, beaucoup de gens me connaissent. « Bonjour mon Père ». Lorsque j’ai passé quelques temps dans une clinique « catholique » à Bruxelles, tout le personnel m’appelait « monsieur », la seule qui disait « mon Père » était une infirmière musulmane. Ce n’est pas que je tienne à ce qu’on m’appelle « mon Père », je fais partie de cette génération de prêtres et religieux qui ont – avec soulagement – abandonné soutanes (gandourah dans mon cas) et signes distinctifs. Mais ce simple fait d’appellation révèle quelque chose d’important. Au Congo, l’Église est toujours « au milieu du village ». …

En 1963, en Belgique aussi, l’Église restait « au milieu du village », tout le monde ou presque était baptisé, même les non pratiquants et quasi athées inscrivaient leurs enfants au catéchisme pour la « communion solennelle » … Je me demande même parfois si ce n’est pas là une des raisons, ni la seule ni même la principale, qui font que certains de mes confrères s’accrochent désespérément à leur vie en Afrique, en dépit de leur âge très avancé et malgré une santé défaillante : ils se sentent plus à l’aise chez eux en Afrique que dans une Europe devenue si différente de celle qu’ils ont connue jadis……

Autre chose dont je serai très nostalgique, ce sont tous les enfants et jeunes Congolais… Tant à Mongbwalu qu’à Kisangani et Bunia, j’ai souvent vu mon bureau rempli d’enfants et de jeunes. Certains des plus petits, se sachant en sécurité, s’endormaient chez moi, et parfois pleuraient comme des Madeleines lorsque – devant partir – je les réveillais pour leur dire de rentrer chez eux, ils étaient tout surpris. À Kisangani, j’ai connu un groupe exceptionnel de jeunes garçons et filles, engagés dans le scoutisme et les autres mouvements, ils étaient souvent chez moi pour des réunions ou pour discuter, et aussi pour jouer au ping-pong à l’extérieur….

…..Bon, je sais, faire « copain – copain » avec des enfants et des adolescents, en Belgique c’est devenu très suspect ; le soupçon de pédophilie n’est pas loin. Mais c’est seulement la preuve que la société belge est malade, et non que toute relation de ce genre serait potentiellement peccamineuse.

Vont me manquer les merveilleux paysages de l’Ituri, la gentillesse de beaucoup de Congolais, leur bonne humeur inaltérable même dans les pires circonstances, et tant et tant de choses encore….

Bref, je vais redevenir un Belge à part entière, mais un Belge qui restera toujours quelque peu Congolais.

Amicalement vôtre,

P.Gérard Malherbe,M.Afr
A lire: Mes années de prêtres au Kongo Kinshasa

Umutagatifu w’umunsi: Don Bosco,urugero rw’umwigisha n’umurezi

Mutagatifu Jean Bosco yakundaga urubyiruko,agashyira imbere uburere bushingiye ku bworoherane,ukwizerana n’urukundo.Hari n’ibyo yangaga.

Yavukiye mu rugo rw’abakene ariko agakunda imikino ituma abaturanyi bose bishima(acrobatie…).Yabaye imfubyi akiri muto kuko yabuze se,François,afite imyaka 2 gusa maze akarerwa na nyina,Marguerite wari ukomeye cyane ku mico y’isengesho no gufata neza abashyitsi.

Nyuma y’igihe gihagije abyitegura,yabaye padiri,yitangira cyane urubyiruko rwinshi rwari rubayeho nabi kubera kubura akazi mu mujyi wa Turin(Italia).N’ubwo amikoro yari make,ntawe yasubizaga inyuma yaje amugana.

Uko bagendaga biyongera,ni nako na we yarushagaho kubaka ibigo by’imikino(centres de loisirs)n’iby’imirimo y’amaboko(ateliers)kugira ngo bidagadure kandi bige imyuga izabafasha kwibeshaho.

Yashyize imbere uburere bushingiye ku bworoherane,ukwizerana n’urukundo(éducation par la douceur,la confiance et l’amour).Bose, mu ngabire zinyuranye, bahuzwaga n’isengesho ku buryo urubyiruko rubaho rwishimiye ubuzima,aho guhora rwitotomba(se plaindre).Saint Jean Bosco

Ni muri urwo rwego abahungu yabashigiye ikigo cyitwa « Oratoire » gitegurira bamwe kuba abapadiri(Salésiens de Don Bosco).Naho abakobwa,afatanije na Mutagatifu Marie-Dominique Mazzarello,yabashingiye umuryango w’abihayimana(Congrégation des Filles de Marie-Auxiliatrice)bo kwita kuri bagenzi babo.

Don Bosco wavutse tariki ya 18 Kanama 1815, yitabye Imana tariki ya 31 Mutarama 1888 azize umuniro mwinshi.We utarabashije kumvikana n’Umwepiskopi we ku mikorere ye muri urwo rubyiruko, yakundaga kubwira abamukurikye aya magambo(citations):

« On ne peut fonder le pouvoir sur la menace,on ne peut fonder l’autorité que sur la confiance.  »

« Sans affection, pas de confiance. Sans confiance, pas d’éducaion.  »

« La prévention persuasive demande beaucoup de temps et de disponibilité.  »

« La jeunesse sont la partie la plus délicate et la plus précieuse de la société.  »

« Faites tout ce que vous pouvez. Dieu fera ce que nous ne pouvons pas faire. « 

Kimwe n’abandi batagatifu twibuka uyu munsi ari bo Marcel,Tobias,Marcella na Celian,Mutagatifu Jean Bosco adusabire kandi atere imbaraga abita ku rubyiruko rw’iki gihe.

By Protogène BUTERA

Fêter la Mère de Dieu pour la paix et le Nouvel An?

Commencer l’année en faisant honneur à Marie,la Mère de Dieu,c’est affirmer notre statut de fils de Dieu et co-héritiers avec Jésus.Avec Lui,nous héritons de Marie l’esprit de retenue,de reconnaissance et d’étonnement.

happy new year countdown GIFDes événements,nous retenons(sans compter) l’essentiel du message d’amour de Dieu sur nous.Ainsi,nous reconnaissons que nous appartenons à Celui qui veut notre grand bien:bénédiction et paix.

Célébrer la fête de la Sainte Mère de Dieu,c’est aussi réveiller en nous l’esprit d’étonnement à l’instar de tous ceux qui entendaient l’annonce des bergers.De même que ceux-ci repartirent en glorifiant et en louant Dieu,de même cette année doit être pour nous un nouveau départ pour que le nom de chrétien arrive à un niveau voulu et soutenable.

Que voulons-nous durant cette année qui s’ouvre?La liste est longue de voeux(présidentiels,minitériels,familiauxx…),de souhaits(individuels)et de résolutions(personnelles ou professionnelles).Chacun demandera la satisfaction de ses besoins fondamentaux et existentiels.

Rappelons que le 1 janvier de chaque année est la Journée mondiale de la Paix.Pensons à tous les orphelins de guerres,du terrorisme et des conflits conjugaux.Qu’ils ressentent la présence de Jésus,le Prince de la Paix,né pour le salut de tous les hommes.

Nous le croyons:dans la foi,ils ne sont pas « orphelins spirituels »(Pape François),car Marie les garde comme ses enfants.Avec eux,élevons la voix vers elle: Marie, Mère de Dieu! Priez pour nous.Notre Dame de la Paix!!Protège-nous.

HEUREUSE ET FRUCTUEUSE ANNEE POUR CHACUN ET POUR TOUS!

By Protogène BUTERA

Veillée de Noël:un prêtre décède pendant la messe

C’était à la Basilique de Saint Anne d’Auray,dans le Morbihan(Bretagne,56).Un prêtre âgé de 45 ans a été pris d’un malaise cardiaque pendant la messe de la Veillée de Noël.

Vers 21h30,il n’a pas pu faire son homélie.Après avoir lu l’Evangile,il s’est agenouillé longtemps et a perdu toute connaissance.Les fidèles n’ont pas compris cette scène tragique avant la Cène eucharistique.

Un sapeur-pompier qui était dans l’assemblée est intervenu.Il a tenté de le réanimer par un massage,mais en vain.Le religieux a été placé dans la sacristie.Les secouristes de la Gendarmerie ont pris le relais pour appuyer le pompier, et ont poursuit par les soins d’urgence.

Nonobstant un massage de plus d’une heure,le prêtre n’a pas été réanimé.Selon le Télégramme de Morbihan,il est décédé quelques minutes avant d’être conduit à l’hopital.Né au Congo,ce prêtre se trouvait à Sainte Anne d’Auray pour un séjours de six jours.

By Protogène BUTERA