Le député du Lot Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains a été clair ce jeudi 20 août : « Je ne me résous pas à vivre dans une société dans laquelle matin, midi et soir, partout, nos relations sociales soient coupées par le port du masque »(sur France Inter ). Et il continue: « Je pense que le masque dans l’entreprise est nécessaire, c’est une bonne chose. Dans les lieux clos, ajoute t-il , je comprends la nécessité » mais « j’ai encore un doute » sur l’efficacité du port du masque dans la rue pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.
Pourquoi?« Je dis simplement et sereinement : attention à ce que ces règles-là ne soient pas incohérentes et donc au final peut-être pas acceptées par les Français », avertit l’élu. « Sur la question du port du masque, on ne peut pas passer de rien à tout sans qu’il y ait une explication claire qui soit faite. »
Inquiétude grandissante
Le masque deviendra une habitude à l’école
Que son inquiétude soit grandissante, cela n’est pas étonnant: « Je pense que chacun peut mesurer que cette vie, dans laquelle on se méfie les uns des autres en permanence, n’est pas une vie durable », continue Aurélien Pradié. « Je m’inquiète des conséquences sociales. Il y a un point d’équilibre à trouver entre les mesures sanitaires et les mesures de vie sociale, c’est aussi ça une décision politique. » Que se passera-t-il pour la rentrée scolaire?
Vladimir Poutine a annoncé la mise au point et la production en série d’un vaccin contre le Covid-19. Une annonce reçue avec scepticisme par certains scientifiques au vu de la rapidité de la procédure. Le Spoutnik V est-il vraiment efficace? A lire: un-vaccin-russe-contre-le-covid-19-pourquoi-certains-scientifiques-doutent/
Le père Ricardo Cortéz, 43 ans, curé de San Francisco Chinamequita et Recteur du Grand séminaire Saint-Oscar-Arnulfo-Romero a été assassiné par balles ce vendredi 7 août. Le diocèse de Zacatecoluca condamne ce crime «inexplicable».
Nous condamnons et rejetons ce vil assassinat», «un crime exécrable et inexplicable» : c’est avec ces mots que le diocèse de Zacatecoluca au Salvador exprime sa douleur pour la mort du père Ricardo Antonio Cortéz, recteur du séminaire Saint-Oscar-Arnulfo-Romero et curé du village de San Francisco Chinamequita.
Au fil des faits
Le religieux aurait été assassiné ce vendredi alors qu’il circulait à bord de son véhicule dans le canton de Ramón Grifal, à 80 km au sud-est de San Salvador. Le corps sans vie du prêtre a été retrouvé sur le bord de la route El Litoral reliant San Salvador à différentes communes du département de La Paz (centre) et de la zone côtière orientale.. La police et le parquet ont commencé leur enquête pour éclaircir ce crime qui a choqué l’Église catholique du Salvador.
Selon la note parvenue à Fides, les autorités de sécurité publique salvadorienne n’ont pas fourni de détails quant à l’enquête en cours pour faire la lumière sur les faits et identifier les responsables.
Our Lady of the Poor Cathedral Zacatecoluca
Le diocèse de Zacatecoluca rappelle la mémoire de la victime, «un homme bon, affable, dévoué à son troupeau et très dévoué à la formation et à l’enseignement des séminaristes et des fidèles qu’il servait». «C’est pourquoi, ce crime exécrable contre sa personne nous paraît inexplicable» déclare le communiqué. Le diocèse exprime également sa gratitude aux médecins légistes et au parquet général pour l’intérêt qu’ils ont porté à l’élucidation de la mort criminelle du recteur du séminaire de Romero grâce à une enquête approfondie.
Un dernier salut est rendu ce samedi au père Cortéz lors d’une messe funéraire en la cathédrale de Zacatecoluca en présence du clergé du diocèse et d’autres diocèses du pays.
Témoignage d’un de ses amis
Le père Raphael Sanchez, prêtre du diocèse de Zacatecoluca, vivant en Italie depuis quatre ans, a partagé plusieurs années de vie pastorale avec le père Ricardo. Il se souvient de lui comme d’ «un prêtre très intelligent, très humain, capable de communion et de fraternité avec les autres prêtres. Lorsqu’il travaillait dans la pastorale, il se donnait à fond pour travailler avec passion. Nous avons travaillé ensemble dans la paroisse où il est venu m’aider pendant que j’étais curé, le week-end, car il passait le reste des jours à enseigner au séminaire. Il était formateur au séminaire et nous avons travaillé ensemble de 2012 à 2016 dans le domaine pastoral.
Le père Ricardo était un homme de grandes qualités humaines et spirituelles. Tous les laïcs que nous avons rencontrés et dont nous avons parlé disent qu’il était un excellent directeur spirituel. Ses étudiants parlent de lui comme d’un grand professeur. Il a obtenu son diplôme de philosophie à Rome entre 2006 et 2008 et est retourné à Salvador dans le diocèse, où il a consacré sa vie au séminaire. Il avait beaucoup d’expérience : 16 ans de sacerdoce et 10 ans de séminaire. Cela laisse un vide dans nos cœurs. C’était un ami, un homme et un grand prêtre.»
L’Église du Salvador encore meurtrie
Le Salvador est considéré comme l’un des pays les plus violents du monde, dans lequel sont enregistrés les taux les plus élevés d’homicides.
Père Cecilio Pérez Cruz,assassiné en mai 2019
Concernant ces quarante dernières années, depuis l’assassinat de Mgr Romero, le père Raphael Sanchez souligne «qu’au cours des trois dernières années, de jeunes prêtres ont été tués sans raison. La délinquance a pris leur vie : en 2018 le père Walter, en 2019 le père Cecilio, et maintenant le père Ricardo.
Cela ne devrait pas arriver : tuer de si bons hommes, des hommes de foi qui travaillent pour le peuple, qui ont de l’amour pour la communauté, qui apportent leur contribution à différents niveaux. Elle nous frappe, mais en tant qu’Église, nous continuerons à prier et à demander la justice du Seigneur et de nos lois civiles afin qu’elle soit claire.
Cependant, nous continuerons à donner le message que l’Église se bat pour la vie et non pour la mort. Je souhaite le repos éternel à Don Ricardo « Père Ricardito » comme nous l’avons appelé : qu’il nous aide à nouveau du ciel à guider notre vie chrétienne.»
Mgr d’Ornellas,archevêque de Rennes,Responsable du Groupe Bioéthique de la CEF
Les crises sociales et les alertes écologiques traduisent une réelle inquiétude, tandis que la pandémie du COVID-19 a révélé notre fragilité humaine et économique. La loi de bioéthique va-t-elle augmenter le désarroi ?
Nous changeons d’époque. Il nous faut penser un nouveau progrès. Il ne se réalisera pas sans une vision commune de notre humanité et de son indispensable « fraternité ». Celle-ci exige des remises en question qui nous préservent de la toute-puissance de nos désirs et qui réajustent nos droits et nos devoirs les uns vis-à-vis des autres.
Si nos inquiétudes pour demain se cristallisent dans la crise écologique, nous assistons heureusement à une salutaire prise de conscience en vue de la préservation de la planète, notre maison commune. Il est désormais impossible de rester dans le monde ancien en ne considérant que les solutions techniques, ce qui aurait un effet dévastateur. Les consensus écologiques dessinent un autre progrès pour un monde nouveau, celui de la sobriété heureuse et du partage solidaire. La bioéthique ne saurait rester étrangère à cette transition.
Quel est le statut de cet enfant au centre de tout?
Aujourd’hui, elle est tentée de valider les succès technologiques et le court-terme des profits du marché. Le projet de loi, dans son actuelle mouture, semble s’y enfermer sans avoir conscience que l’être humain en est blessé. Certains plaident faussement qu’ainsi va le sens de l’histoire, ce que contredit le virage écologique qui s’impose à nous ! Ils s’affirment progressistes en ayant une vision étroite du progrès, qui ne considère pas vraiment la santé publique comme bien commun et qui exclut le respect dû à l’être humain le plus fragile !
La bioéthique aussi a besoin d’une salutaire prise de conscience ! Elle doit entendre ces alertes, dont certaines sont devenues plus vives en raison de la pandémie :
Face aux défis liés au vieillissement de concitoyens de plus en plus nombreux, quelle nouvelle et juste solidarité allons-nous édifier en faveur de nos aînés ? Face à une conception gestionnaire des soins selon laquelle un « patient » devient parfois un « client », comment promouvoir une médecine plus humaine pour tous, soutenue par une politique de santé davantage reconnaissante envers les soignants ? Face à la volonté de tout maîtriser par les techniques biomédicales, comment discerner en raison les vrais enjeux ? Car les menaces sont réelles : marché des tests génétiques, robotisation et intelligence artificielle sans contrôle suffisant, expérimentation sur des embryons chimères, sélection accrue des enfants à naître, filiation sans paternité, maternité sans gestation, marchandisation de la procréation.
Dans son article publié dans « La Croix du 20 juin »,Mgr d’Ornellas alertait encore sur les dérives de la Loi de Bioéthique en préparation, sur les droits de l’enfant. Il écrivait:
« Tel qu’il sort de la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale, le projet de loi prive certains enfants d’avoir un père et une ascendance paternelle. Comment se satisfaire d’une telle discrimination entre les enfants dès leur conception et leur naissance ? La raison y voit une injustice.
Ce projet de loi est donc loin d’être abouti. Il a fallu neuf mois – entre la 1ère lecture à l’Assemblée et la 2nde lecture en Commission –, pour qu’il soit enfin reconnu que la femme qui accouche était la mère de l’enfant. Mais alors, pour un couple de femmes, comment établir la filiation pour l’autre femme ?
Un enfant né de deux femmes!
Bien des questions demeurent insolubles devant la volonté idéologique d’une soi-disant égalité entre toutes les femmes, quelle que soit la diversité de leur situation vis-à-vis de l’accès à la PMA. Or la raison discerne que cette volonté est erronée : l’égalité s’applique pour des situations identiques, comme l’a dit l’ancienne Garde des Sceaux.
Ce projet de loi nous fait passer de l’enfant comme un sujet de droits à la prévalence du « projet parental » sur lui de telle sorte que des adultes peuvent lui imposer une privation de certains de ses droits. La raison y voit une régression. On ne touche pas impunément au droit de la filiation !
Il apparaît urgent d’examiner l’accès de « la PMA pour toutes » dans le cadre d’une réflexion générale et cohérente du droit de la filiation. Celui-ci est majeur : par sa filiation, chacun entre dans l’histoire… »
Je vous souhaite une très riche lecture qui vous permettra de faire des commentaires et de nous envoyer vos avis qui pourraient être utile à cette conception que l’Eglise a de la Bioéthique,pour la vie et la protection des plus faibles.
Mgr Henrique Soares da Costa, évêque de Palmares, dans l’État brésilien de Pernambuco, est décédé hier à l’âge de 57 ans. Il était hospitalisé depuis le 4 juillet au service de soins intensifs de l’hôpital « Memorial San José » de Recife. Sa santé s’était détériorée ces derniers jours et il avait été intubé le 16 juillet après avoir été diagnostiqué avec le Covid-19. Depuis le début de la semaine, le diocèse de Palmares s’était réuni en prière par le biais des réseaux sociaux et d’internet.
Né en 1963 à Panado, dans l’État d’Alagoas, diplômé en philosophie de l’Université fédérale d’Alagoas (Ufal) puis en théologie dogmatique de l’Université pontificale grégorienne de Rome, Mgr da Costa a été ordonné prêtre en 1992 et il a été nommé évêque auxiliaire d’Aracaju par Benoît XVI en 2009. Il est devenu évêque de Palmares, sur nomination du Pape François en 2014.
Un évêque journaliste
Mgr Da Costa sur Facebook.
Très impliqué dans les médias, il a été chroniqueur dans divers journaux catholiques locaux et animateur d’une émission de radio. Au sein de l’épiscopat brésilien, il a été président de la Commission pastorale pour l’éducation et la culture dans sa région ecclésiastique.
Mgr da Costa est le troisième évêque brésilien à mourir de la Covid-19, après Mgr Aldo Pagotto, archevêque émérite de Paraiba, décédé le 14 avril et Mgr Ercílio Simon, archevêque émérite du Passo Fundo, est décédé le 1er juin. Mais il s’agit du premier cas mortel impliquant un évêque en activité en Brésil, et surtout relativement jeune et ne semblant pas faire partie d’une catégorie de la population à risque. Le diocèse de Palmares fait part de son «immense tristesse» et fait savoir que ses obsèques auront lieu en l’absence de fidèles (sauf le clergé et quelques proches), afin de limiter le risque de contagion.
Un pays commandé par Corona
Deuxième pays le plus touché au monde par la pandémie de coronavirus après les Etats-Unis,le Brésil compte plus de 2 millions de malades et plus de 78000 morts. C’est pratiquement Corona qui commande le sort des Brésiliens.
Faute d’équipement médical, les médecins sont les premières victimes du Covid-19 dans l’ex-Zaïre. D’après le Dr Cikomola Fabrice, président de l’ordre des médecins du Sud-Kivu, presque 43% du personnel soignant dans le Sud-Kivu est affecté par le Coronavirus,
Ainsi, samedi 20 juin, le médecin a plaidé pour une amélioration des conditions de travail afin de protéger le personnel soignant qui se trouve en première ligne dans le combat contre le Coronavirus.
Les soignants avec moins de protection
D’après lui, il y a deux semaines, « cinq médecins ont été enterrés », même s’il ne peut pas confirmer si c’est à cause du Coronavirus car « les résultats de test traînaient. »Ça c’est un autre problème de gestion de cette maladie
Il souhaite qu’il y ait protection de personnel médical. Cela demande un approvisionnement complet en équipements de protection qu’on n’a pas dans les institutions sanitaires presque partout dans le pays: des gants, des masques et tout le kit de protection ».
Le médecin a même plaidé pour la formation et l’encouragement du personnel: « La troisième chose qu’on revendique, c’est une prime d’encouragement. Il y a beaucoup du travail avec une exposition du personnel on devrait avoir au moins une prime parce que le personnel qui se retrouve sur terrain en premier ligne, plus de 80% n’ont pas de salaire de l’Etat ».
Ces revendications seront-elles entendues à temps?
Triste nouvelle: le Gouvernement de la République du Burundi annonce avec une très grande tristesse le décès inopiné de Son Excellence Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, survenu à l’Hôpital du Cinquantenaire de Karusi suite à un arrêt cardiaque ce lundi 8 juin 2020.
Ce communiqué revient sur les circonstances de sa mort : « Alors qu’il avait passé l’après-midi du samedi 6 juin 2020 à assister à un match de volley-ball Ngozi, c’est pendant la nuit du 6 juin 2020 allant vers le dimanche 7 juin que son Excellence Pierre Nkurunziza a senti un malaise et s’est vite rendu à l’hôpital de Karuzi pour se faire soigner ». Selon ce communiqué, le chef de l’Etat a été reçu en hospitalisation pour état de malaise. Le dimanche, son état de santé s’est amélioré et il s’est entretenu avec les personnes qui étaient à côté de lui.
A la grande surprise, poursuit ce communiqué du gouvernement, dans l’avant-midi de lundi 8 juin 2020, son état de santé a brusquement changé avec un arrêt cardiaque.
D’après ce communiqué, les médecins ont fait tout leur possible : « Une réanimation immédiate a été entreprise par une équipe multidisciplinaire de médecins pendant plusieurs heures avec une assistance cardio-respiratoire. Malgré une prise en charge intense continue et adaptée l’équipe médicale n’a pas pu récupérer le patient ».
URGENT: Le Gouvernement de la République du Burundi annonce avec une très grande tristesse le décès inopiné de Son Excellence Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, survenu à l’Hôpital du Cinquantenaire de Karusi suite à un arrêt cardiaque ce 8 juin 2020. pic.twitter.com/PP46kKzAM5
— Bureau du Premier Ministre (@BurundiGov) June 9, 2020
«Le gouvernement de la République du Burundi présente ses condoléances les plus émues au peuple burundais en général et à sa famille très éprouvée en particulier.
« Le pays vient de perdre un digne fils du pays, un président de la République, un Guide suprême du patriotisme national. Que Dieu Tout Puissant ait son âme », souligne ce communiqué.
D’après ce même communiqué, comme il a été un exemple pour tous les Burundais, de quelqu’un qui aime et respecte Dieu, le gouvernement de la République du Burundi, demande au peuple burundais de rester calme et serein et d’accompagner son Excellence, le président de la République avec beaucoup de prières.
Le gouvernement burundais annonce qu’un deuil national est ouvert pour sept jours à partir d’aujourd’hui. Durant cette période les drapeaux seront mis en berne.
Les livres de condoléances sont ouverts au Palais présidentiel «Ntare Rushatsi» pour les Burundais ainsi que les représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées au Burundi.
Pour les Burundais et autres personnes vivant à l’étranger, les livres de condoléances sont ouverts dans les missions diplomatiques et consulaires du Burundi.
Né en 1964 à Ngozi,Pierre Nkurunziza vient de mourir à 56 ans,quelques semaines après l’élection de son successeur,Evariste Ndayishimye.
Un président emporté par le COVID-19?
De son vivant,Nkurunziza s’est montré un président chrétien convaincu. S’il s’avérait qu’il aurait été emporté par le COVID-19, ce qui signifie un manque de vigilance et de prudence, son successeur continuerait la même politique de la Bible(pouvoir divin) qui exclut le pouvoir de la science?
Que Dieu aide les Burundais dans ces moments pleins d’incertitude.
Après saint Pierre, Philippe Néri deviendra un second patron de Rome, la Ville Éternelle. Dans sa vie d’homme et de prêtre,il présente cette étonnante combinaison d’une piété nourrie des Pères du Désert, avec un ministère actif, spécialement auprès de la jeunesse.
Ce saint étonnant qui allie à la culture la plus raffinée une sainteté évangélique et une bonne humeur qui ne se refuse pas à la mystification, enchantera ses compatriotes contemporains puis ravit en France, au siècle suivant, ceux qui fonderont à leur tour l’Oratoire de France
La communauté qu’ils formèrent autour de lui, tire son nom: ‘l’Oratoire’, des soirées de très pieuses mais très libres et très joyeuses méditations dont il était l’animateur.
Pour son action auprès des jeunes et sa gaieté contagieuse il fut, avec saint François de Sales, l’un des saints préférés de saint Jean Bosco, car il était toujours bon, doux et aimable.Pour lui,la bonne Nouvelle est source d’une telle grâce.
Né le 22 juillet 1515 à Florence, Philippe a été ordonné prêtre en 1551 et il mourut le 26 mai 1595 à l’âge de 80 ans. Lui qui avait pour habitude quotidienne de prier spécialement le Saint Esprit et de lui demander en toute humilité ses grâces et ses dons, il peut nous aider à nous préparer à la fête de la Pentecôte grâce à ces 10 belles paroles(citations):
Rien n’aide davantage l’homme que la prière. C’est le Saint-Esprit qui nous apprend à prier. Il nous donne de vivre constamment dans la paix et dans la joie, qui sont un avant-goût du Paradis
Que faut-il donc ? Le feu, la foi et le fer : le feu pour enflammer le coeur de celui qui parle, la foi pour espérer que celui qui donnait alors l’Esprit le donnera encore maintenant, le fer pour tailler notre volonté propre et nous établir dans la sainte obéissance
Efforcez-vous toujours de gagner les autres au Christ par votre amabilité et votre amour, ayez toute la compréhension possible pour leurs faiblesses, efforcez-vous tout particulièrement de leur faire comprendre l’Amour de Dieu
Si vous tenez à tout prix à tomber dans l’exagération, exagérez en vous montrant particulièrement doux, patient, humble et aimable, alors tout ira bien !
Pour passer d’un état mauvais à un état bon, point n’est besoin de conseil. Mais quand il s’agit de passer d’un état bon à un état meilleur, temps, conseils et prières sont indispensables avant la prise de décision
Pour ne pas se fatiguer, il faut élever souvent son cœur vers Dieu, tout au long de la journée. Le Mystère de Dieu ne se dévoile pas à notre intelligence. On apprend plus la sagesse de l’Ecriture sainte par la prière que par l’étude
Les gens qui vivent dans le monde doivent s’efforcer de parvenir à la sainteté dans leurs propres maisons. La vie à la cour, la profession, le travail ne sont pas des obstacles pour qui veut servir Dieu
Il ne faut pas vouloir tout faire en un jour et on ne devient pas un saint en quatre jours, il faut avancer pas à pas. « Seigneur, méfie-Toi de moi aujourd’hui. J’ai peur de Te trahir ! »
« Les hommes orgueilleux, on ne peut pas les gagner par des écrits profonds, mais bien par les choses simples et la vie des saints »
Allez, l’heure de votre prière est finie, mais non celle de bien faire. Soyez joyeux, toujours joyeux ! Soyez bons si vous le pouvez »
Bonne fête aussi à BÉRENGER, BERANGERE, ELEUTHERE, BERENGERE
La nouvelle est tombée ce vendredi 22 mai 2020. Par un communiqué de presse, le Ministère français de l’intérieur a déclaré « les modalités de reprise des cérémonies religieuses. »
Christophe Castaner,Ministre de l’Intérieur
A y regarder de près, cette déclaration a des effets tant de surprise que de confusion, De surprise, car il est possible, dès cette date, de « célébrer à nouveau, progressivement, des offices. »Or, les gestionnaires des cultes ne peuvent pas trouver immédiatement les moyens (humains et financiers)de respecter toutes les mesures exigées.
C’est cette éventualité de manque qui crée la confusion surtout si on tient compte de la fin des mots du ministre, Christophe Castaner: « Nous avons confiance dans la prudence et la vigilance exemplaires des responsables des cultes ».
N’est-ce pas une manière de nous dire: « Ne reprenez pas si tôt, si vous n’avez pas tout ce qu’il faut pour respecter nos recommandations? » Ce faisant, les autorités politiques ne veulent pas que les responsables religieux soient « exemplaires » là où elles ont été défaillantes?
Sans trop tarder, la Conférence des évêques de France a émis des dispositifs liturgiques qui concernent la célébration des sacrements et des funérailles chrétiennes, et plus particulièrement l’Eucharistie. Le déconfinement oblige.
Représentants de la CEF
Les évêques ont ainsi essayé de donner tous les détails pour ce qui concerne l’organisation générale des structures(aménagement&nettoyage et désinfection de l’église&sacristie…)la célébration de l’Eucharistie(concélébration,port du masque pour donner la communion…),des autres sacrements(baptême, mariage, confession, onctions des malades, confirmation)et les funérailles chrétiennes.
Par ailleurs, afin de garder notre spécificité cultuelle, ajoutent-ils, « les ministres veilleront à préserver la noble simplicité des rites comme la nature propre des gestes qui manifestent le salut de Dieu(communion eucharistique,onctions,impositions des mains…)
Pour la mise en œuvre de ces dispositifs,il faut des équipes sensibilisées et motivées.Le risque est grand que l’esprit d’organisation cède la place à l’esprit de prière. Si le déconfinement voulait dire fin de l’isolement, comment supprimer le stress causé par « le tout sécuritaire? »
Réserver des places pour une messe
Seigneur Dieu! Un peu d’esprit d’apaisement: prenez le gel,il n’y a plus d’eau bénite!Ah!Ne vous en faites pas: enchainés par tant d’astuces, vous êtes libérés de l’intérieur. Paix à vous.
Après Mgr Gérard Mulumba de la République Démocratique Congo, le Covid-19 vient de faire sa deuxième victime parmi les prélats africains. L’illustre disparu est Mgr Silas Silvius Njiru, évêque émérite du diocèse de Meru au Kenya, qui est décédé le 28 avril dernier à l’âge de 91 ans, à l’hôpital de Rivoli dans le Piémont, en Italie où il vivait.
Né à Meru en 1928 et ordonné prêtre en 1955, Mgr Njiru a été nommé en 1976 à la tête du diocèse de cette même ville, qu’il a dirigé jusqu’en 2004. Il est devenu le deuxième évêque africain à succomber au Covid-19 et le troisième à contracter le virus. Le 15 avril 2020, Mgr Gérard Mulumba, évêque émérite de Mweka, en République démocratique du Congo, est décédé à l’âge de 82 ans, victime également du nouveau coronavirus.A lire: le premier évêque africain mort de Covid-19
Mgr Silas Njiru a été nommé par le Pape Paul VI évêque auxiliaire de Meru en octobre 1975 et ordonné en janvier 1976.Il a été confirmé évêque de Méru en décembre 1976, poste qu’il occupa pendant 28 ans jusqu’à sa retraite en 2004.
Morts du Covid-19 ou de vieillesse?
Vu l’âge avancé de ces deux victimes(81 et 91 ans), on peut se demander si ces deux évêques sont morts du Covid-19 ou de la vieillesse? Le fait en est que l’autre évêque moins âgé, le cardinal Philippe Ouédraogo(né en 1945), archevêque de Ouagadougou au Burkina Faso et président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) en a été guéri et a quitté la clinique où il avait été hospitalisé après avoir été testé positif au virus.
Cardinal Philippe Ouedraogo,archevêque de Ouagadougou(Burkina Faso)
Peut-être serait-il juste de ne pas lier tous les décès de nos anciens (évêques ou pas)au Covid-19 parce qu’ils sont morts pendant cette pandémie!C’est comme si la maladie a fait oublié le sort de la vieillesse.
Suite au discours du Premier Ministre français, Edouard Philippe(28 avril), sur les pistes de déconfinement, certains catholiques , aussi bien les prêtres que les évêques, se sont sentis marginalisés ou déconsidérés: Lefigaro.fr: appel de cent-trente prêtres au Président de la République.
Alors que Mgr Eric de Moulin-Beaufort(archevêque de Reims)regrette que « les évêques n’aient pas été traités en partenaires responsables » et que Mgr Matthieu Rougé(évêque de Nanterre)parle de « manque de respect envers les croyants »,Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, préfère jouer à l’apaisement. Nous publions l’intégralité de sa déclaration sur ce sujet et ce qu’il demande aux fidèles de sa juridiction.
Mgr Pierre d’Ornellas(Rennes)
À l’Assemblée Nationale, ce 28 avril 2020, le Premier Ministre a déclaré : « Je sais l’impatience des communautés religieuses (…) mais je crois qu’il est légitime de demander de ne pas organiser de cérémonies avant cette barrière du 2 juin. »
Déclaration
Moi aussi, je comprends l’impatience des catholiques. J’entends leurs souffrances. Peut-être seuls des croyants pratiquants peuvent comprendre cela. Je suis étonné qu’on ne perçoive pas l’impact social des chrétiens qui se réunissent pour prier. La foi qui conduit à servir est essentielle à la vie de la société.
En effet, les catholiques participent avec tous à l’épreuve de cette épidémie. Ils continueront à respecter loyalement les règles sanitaires, par amour du prochain. Ils continueront aussi à s’engager dans la solidarité auprès des familles fragilisées par cette crise, notamment par les paniers-repas, le soutien scolaire, l’écoute et la créativité pour sortir de leur souffrance les personnes isolées. Après le 11 mai, ils auraient été capables de se réunir pour la messe du dimanche et d’accompagner les enfants du catéchisme en respectant avec prudence les règles sanitaires.
J’ai confiance que les catholiques sauront vivre ce temps prolongé de confinement avec sagesse, en comprenant, à la lumière de l’Évangile, que le grand défi que lance à tous cette épidémie, c’est de prendre soin les uns des autres avec bienveillance et paix. S’il y a un monde nouveau à édifier, c’est celui-là dans tous les domaines de la vie sociale et économique. Grâce à leur foi, les catholiques s’y engageront avec ardeur.
Prendre soin du plus pauvre ou du plus fragile, et leur rendre toute leur dignité dans la société, c’est être vraiment humain, c’est servir Dieu lui-même. Encore privés de la messe pour plus d’un mois, les catholiques savent qu’aimer son prochain en actes et en vérité est le plus beau culte rendu à Dieu. Le pape François nous rappelle souvent cette phrase du grand et saint poète espagnol, Jean de la Croix : « au soir de cette vie, tu seras jugé sur l’amour ».
Mgr Pierre d’Ornellas
28 avril 2020
Signe de division ou défaut d’unanimité?
En prenant acte, mais avec regret, de la décision du Gouvernement d’imposer l’ouverture des cultes au 2 juin,le Conseil Permanent de la Conférence des Évêques de France , au nom de tous les évêques, dit ne pas comprendre en quoi « la pratique ordinaire de la messe favorise la propagation du virus et gène le respect des gestes barrières plus que bien des activités qui reprendront bientôt. »
Conseil Permanent des évêques(CPE)
Rappelant que « la dimension spirituelle et religieuse de l’être humain contribue à la paix des cœurs, à la force dans l’épreuve, à la fraternité entre les personnes, et à toute la vie sociale »,ce Conseil encourage les fidèles à se rendre dans les églises pour y prier individuellement ; recommande aux diocèses et aux paroisses de continuer à proposer les moyens nécessaires à leur vie de foi.
Prélude de la Pentecôte!
Ces prises de parole au ton divergent de nos évêques (de France)ne sont pas un signe de division mais plutôt un prélude de la Pentecôte qui permet « à tous de parler d’autres langues et à chacun de s’exprimer selon le don de l’Esprit »(Actes 2,4)
Raison suffisante pour ce Conseil d’ y insister: « La fête de la Pentecôte devrait marquer, sauf reprise de l’épidémie, la fin du confinement sévère en matière de vie liturgique et sacramentelle.
Qui plus est le Conseil Permanent des évêques de France invite les catholiques à vivre le mois de mai comme un mois « au Cénacle » dans une prière instante pour le don de l’Esprit Saint et comme un mois marial. » Le temps de faire disparaitre toute confusion à tous les niveaux?
Quand on parle de Notre Dame de Paris, l’univers entier sait de quoi. En est-il de même pour Notre Dame d’Afrique? Je ne crois pas. Mais la préoccupation est la même dans l’ordre des ressemblances.
D’un côté, il y a le désir de faire connaître la capitale de ce grand pays, Fille aînée de l’Église qui a donné naissance à de nombreux pionniers dans l’œuvre missionnaire de l’évangélisation; de l’autre faire connaître tout un continent dont on ignore les valeurs et les pierres d’attente pour la foi.
Parler de Notre Dame d’Afrique, c’est reconnaitre les mérites des Pères Blancs et Soeurs Blanches, deux sociétés missionnaires fondées par le Cardinal Lavigerie(Français)afin de faire entrer profondément le Fils de Dieu sur ces terres par et sous la protection de Marie Immaculée, sa Mère et Reine de l’Afrique dont on a revêtu la couronne le 30 avril 1876.
Pour les Pères Blancs, la bénédiction de Notre Dame d’Afrique s’étend également à toute l’Afrique et à toutes celles et à tous ceux qui, bien qu’appartenant à une multitude de communautés, forment pourtant, tous ensemble, une seule et grande famille, remplissent la fonction qui leur est assignée et apportent leur part à l’œuvre commune en faveur de l’Afrique.
Basilique Notre Dame d’Afrique(Alger)
En cette date, nous pensons spécialement à l’Afrique du Nord qui a été la terre de base et de passage de la Bonne Nouvelle du Christ mais qui est actuellement le désert du christianisme.
Oui,à la fin de ce mois d’avril et au début de mai, faisons nôtre ce message adressé à la Vierge: « Notre Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les Musulmans » afin que le Ramadan soit source de tolérance pour l’Église et de sa renaissance dynamique de manière à rétablir la gloire de Celui qui donne la vie à toutes les nations.
Aîné des dix-huit enfants d’un avocat breton, Louis naît à Montfort près de Rennes(Ouest de France). A 19 ans, il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris. Prêtre en 1700, il devient aumônier de l’hôpital de Poitiers. Il partage la table des pauvres malades et regroupe les jeunes filles désireuses de servir les pauvres.
Les réformes de Louis-Marie indisposent la bourgeoisie de la ville qui le congédie de l’hôpital. Mais les missions attirent Louis-Marie. Il se rend à Rome pour demander d’être envoyé au loin. Le Pape l’envoie … en France comme prédicateur des missions paroissiales. Là encore il déchaîne l’enthousiasme des uns et la colère des autres: « Monsieur de Montfort est fou. » Entièrement voué à la Mère de Dieu, il mène les foules à Jésus par Marie.
Le saint de Montfort est reconnu aujourd’hui comme Fondateur de trois congrégations religieuses: les Pères Missionnaires Montfortains, appelés à l’origine « Compagnie de Marie », les Filles de la Sagesse et les Frères de saint Gabriel. Toutes ces fondations s’inspirent de ses deux grandes œuvres: « Amour de la Sagesse éternelle » et « Traité de la vraie dévotion à Marie ».
Né le 31 janvier 1673 à Montfort-sur-Meu(Ille-et-Vilaine)), il est ordonné prêtre à l’age de 27 ans et mort le 28 avril 1716 terrassé par la maladie. A ses amis, il aimait dire(citations extraites de ses livres):
Vers la fin du monde, les plus grands saints, les âmes les plus riches en grâce et en vertus, seront les plus assidus à prier la Très Sainte Vierge et à l’avoir toujours présente comme leur parfait modèle à imiter, et leur aide puissante pour les secourir.
Ce que Lucifer a perdu par orgueil, Marie l’a gagné par humilité.
Voulons-nous avoir en notre cœur la racine de l’immortalité, ayons en notre esprit la connaissance de la Sagesse: savoir Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, c’est assez savoir; savoir tout et ne le pas le savoir, c’est ne rien savoir.
Quand la Sagesse éternelle se communique à une âme, elle lui donne tous les dons du Saint-Esprit et toutes les grandes vertus dans un degré éminent, savoir:
– les vertus théologales: une foi vive, une espérance ferme, une charité ardente;
– les vertus cardinales: une tempérance réglée, une prudence consommée, une justice parfaite et une force invincible;
– les vertus morales: une religion parfaite, une humilité profonde, une douceur charmante, une obéissance aveugle, un détachement universel, une mortification continuelle, une oraison sublime
La Croix, quand elle est bien portée, est la cause, la nourriture et le témoignage de l’amour. Elle allume le feu de l’amour divin dans le cœur, en le détachant des créatures. Elle entretient et augmente cet amour… La Croix est le témoignage le plus assuré qu’on aime Dieu. C’est de ce témoignage dont Dieu s’est servi pour nous montrer qu’Il nous aime; et c’est aussi le témoignage que Dieu demande de nous pour lui montrer que nous l’aimons
Il faut demander la Sagesse avec une foi vive et ferme, sans hésiter, “avec une foi pure, sans appuyer sa prière sur des consolations sensibles, des visions ou des révélations particulières… Plus on a de foi, et plus on a de la sagesse; plus on a de sagesse, plus on a de la foi.
Supportez tout le monde dans ses défauts, pour l’Amour de Dieu qui vous supporte.
Le secret du Rosaire
Comme le mois de mai est appelé « le mois du Rosaire », il serait intéressant de découvrir le secret de la pratique du Rosaire:“Toute notre perfection consiste à être conformes, unis et consacrés à Jésus-Christ… Tout se réduit donc à trouver un moyen facile d’obtenir de Dieu la grâce de devenir un saint. Or je dis que pour trouver cette grâce de Dieu, il faut trouver Marie… et j’ai appris, par ma propre expérience, la force de la pratique du Rosaire pour convertir les cœurs les plus endurcis.”
Pour ceux qui voudraient commencer cet exercice mais se posent des questions sur le pourquoi et le comment du Rosaire, de Montfort a eu ces réponses:
On appelle le Rosaire: psautier de Jésus et de la Sainte Vierge, parce qu’il contient autant de Salutations angéliques que le psautier de David contient de psaumes.
Pourquoi ce nom de Rosaire? “Rosaire signifie couronne de roses. Toutes les fois que l’on dit son Rosaire comme il faut, on met sur la tête de Jésus et de Marie une couronne composée de cent trente trois roses blanches et de seize roses rouges du Paradis, lesquelles ne perdront jamais ni leur beauté ni leur éclat.
Si vous êtes prêt(e)s, Louis-Marie vous accompagne: “Méditons donc sur la vie et les souffrances du Sauveur par le saint Rosaire, apprenons à le bien connaître et à reconnaître ses bienfaits«
Le président français s’est entretenu ce mardi 21 avril, avec le Pape François et les représentants des cultes et des associations laïques en France. Ce fut l’occasion d’entretenir le dialogue entre les pouvoirs publics et les religions dans le contexte du confinement de la population à cause de la pandémie de Covid-19.
Emmanuel Macron et le Pape François s’étaient entretenus pendant quarante-cinq minutes selon l’Élysée, le Pape s’exprimant en espagnol. Selon la présidence française, les deux hommes ont souligné leurs convergence de vue concernant la trêve universelle, l’annulation de la dette, la solidarité internationale et l’Europe.
Selon Vaticannews, le chef de l’État français a voulu, lors de cet entretien ,expliquer ce que la France faisait. Au début de l’entretien téléphonique, Emmanuel Macron a renouvelé son invitation au Pape à venir en voyage en France.
11 mai: les églises ne seront pas ouvertes à des célébrations
Il y a eu aussi une heure et demie environ de conversation par téléphone entre le président de la République française et les représentants des cultes et des associations laïques. Un mois après un entretien de la même nature, Emmanuel Macron a voulu voir comment étaient perçues les mesures de confinement et entendre les remarques sur la suite des événements du point de vue des responsables de culte.
Mgr Eric de Moulins-Beaufort,archevêque de Reims
Parmi eux, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France (CEF) représentait l’Église catholique. Présents également le ministre de l’Intérieur et des Cultes ainsi qu’une représentante du conseil scientifique et un autre du conseil national d’éthique.
Dans le contexte de l’évolution du Covid-19 le président Macron a fait comprendre à ses interlocuteurs qu’il serait « ridicule de risquer l’ouverture des églises quelques jours et d’être obligé de fermer après. » Et pourtant,on va risquer en ouvrant les écoles!Quant aux cultes, le dé-confinement n’est envisageable qu’à mi-juin et de façon « progressive! »
A condition que prière et célébrations outre que les obsèques soient considérées comme activités utiles à la bonne santé et au bon moral de la population concernée. Nous le saurons après le 11 mai.
C’est en République démocratique du Congo que la pandémie du nouveau coronavirus vient de faire sa première victime parmi les prélats africains. Il s’agit de Mgr Gérard Mulumba, frère de l’emblématique opposant congolais, feu Etienne Tshisekedi et oncle de l’actuel prédisent, Félix Tshisekedi. Mgr Gérard Mulumba occupait la fonction de chef de la maison civile à la présidence congolaise.
Président Tshisekedi et son oncle évêque
Décédé le mercredi 15 avril 2020, à l’âge de 82 ans, Mgr Gérard Mulumba, évêque émérite du diocèse de Mweka en République démocratique du Congo, a été inhumé dans l’intimité familiale, le jeudi 16 avril 2020, au cimetière ecclésiastique du grand-séminaire Saint Kaggwa de Kinshasa. L’ancien chef de la maison civile du Chef de l’Etat congolais avait été testé positif au Covid-19 et interné à la clinique Ngaliema à Kinshasa. Il est devenu ainsi le premier évêque africain victime du coronavirus.
Qui est cet homme de Dieu?
Né à Kananga dans la province du Kasaï central, Mgr Mulumba, oncle de l’actuel président congolais Félix-Antoine Tshisekdi a été ordonné prêtre en 1967. Il étudia ensuite la théologie à l’université Lovanium de Kinshasa, puis la sociologie du développement à Louvain-la-Neuve en Belgique. En 1989, il fut nommé par le Pape Jean-Paul II évêque de Mweka, dans la province du Kasaï. Il resta évêque de ce diocèse jusqu’en 2017 quand il prit sa retraite, à l’âge de 79 ans, après avoir assuré la direction du diocèse pendant 28 ans. A lire: le-premier-eveque-mort-de-coronavirus/
La mort le surprend au moment où il entendait faire bénéficier à son neveu devenu président de ses sages conseils pour la matérialisation de son ambitieux projet de développement du pays. Des réactions ont fusé de partout pour saluer le « brillant homme de Dieu », mais aussi un homme de conviction rempli de sagesse dont la disparition est une perte énorme pour le pays et pour la communauté des chrétiens catholiques.
Entre-temps, selon le comité en charge de la riposte au Covid-19, le pays entrera dans une phase de croissance exponentielle entre la première et la deuxième semaine du mois de mai 2020. Pendant cette période, estime le comité, « il faut s’attendre à un afflux important des malades dans les structures sanitaires qui vraisemblablement seront débordées ».
La santé du Saint Siège est menacée. Lundi 20 avril, un nouveau cas de contamination au Covid-19 a été annoncé parmi ses employés.
Jusqu’au 8 avril, le bilan des contaminations au covid-19 dans l’État de la Cité du Vatican s’élevait à huit cas. Parmi eux, deux sont guéris, un est sorti de l’hôpital et en voie de guérison, deux sont toujours hospitalisés et en traitement, tandis que trois asymptomatiques sont à l’isolement.
Ce nouveau cas positif s’ajoute donc à ces huit déjà enregistrés au sein de cette Cité du Vatican et parmi les employés du Saint-Siège; ce qui pose un problème urgent pour la santé du Pape. Et il est clair que 9 cas sur 825 habitants pour ce petit État(2019), est un chiffre explosif.
Mais, comme l’a expliqué ce 20 avril Matteo Bruni, directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, la personne concernée a été hospitalisée, les opérations de désinfection nécessaires menées ainsi que des contrôles – qui se sont avérés négatifs – auprès des personnes ayant été en contact avec le malade lors de l’unique jour où il s’était rendu sur son lieu de travail au cours des deux semaines précédant le résultat du test.
Rappelons que le 14 avril dernier, le Saint-Siège a décidé de proroger au moins jusqu’au dimanche 3 mai compris les mesures de confinement adoptées jusqu’à présent afin de contenir la diffusion du coronavirus, en coordination avec les décisions prises par les autorités italiennes.
Un territoire au statut complexe
Cité du Vatican
Enclavé dans Rome, le territoire du Vatican n’échappe pas à la propagation du Covid-19. Pour le moment, ce ce sont ces neuf cas qui ont été recensés parmi le personnel du Vatican, mais aucun n’est dans une situation médicale grave. Deux d’entre eux sont pour l’instant guéris.On espère que ça va s’arrêter là.
Or, au 19 avril, l’Italie comptait plus de 162 000 cas confirmés de coronavirus et plus de 23 227 décès depuis le début de la crise, ce qui place la Péninsule en tête des pays européens les plus touchés.
Suivant les décisions du gouvernement italien, l’État de la Cité du Vatican prolonge sur son propre territoire les règles drastiques de confinement au moins jusqu’au 3 mai, comme l’a fait savoir ce 14 avril le Bureau de Presse du Saint-Siège.Il reste à savoir si ce sont des décisions vraiment d’un État souverain!
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