A 116 ans, elle rayonne encore de joie!

La doyenne de la France et de l’Europe est une religieuse de Saint Vincent de Paul.Il s’agit de Sœur André qui a célébré, ce 11 février 2020, son 116ème anniversaire dans la maison de retraite Sainte-Catherine-Labouré à Toulon.

Née en 1904, Sœur André a connu la IIIème République, ainsi que les deux guerres mondiales puis l’avènement de la IVème et Vème Républiques en France. La religieuse a aussi vécu sous le pontificat de dix Papes.

Huguenote de naissance et ayant un grand-père pasteur, Lucile Randon s’est convertie au catholicisme à l’âge de 19 ans. Elle ne rentre qu’à 40 ans, chez les Filles de la Charité, rue du Bac à Paris, dans le contexte d’une “vocation tardive” qui dure tout de même depuis près de 76 ans.

Ce n’est qu’en 2009 que sœur André, déjà âgée de 105 ans, s’installe à Toulon, dans la maison de retraite Sainte Catherine Labouré. La doyenne de l’Europe est aussi la probable vice-doyenne de l’humanité, derrière une Japonaise, Tane Tanaka, âgée de 117 ans. Il existe toutefois quelques cas de personnes potentiellement plus âgées,ailleurs, mais dont l’état civil n’est pas parfaitement établi.

Le secret de sa longévité?

Aveugle et se déplaçant dorénavant en fauteuil roulant, Sœur André demande à ce que l’on prie pour elle. Le secret de sa longévité est donc triple: un caractère imposant, une teinte d’humour et l’amour de la prière. Cela se détecte dans des propos relayés par le quotidien Var-Matin : «Que le bon Dieu ne soit pas trop lent à me faire attendre encore. Il exagère…»

En outre,celle dont on fête cette année les 116 ans ,et qui avait reçu un chapelet du Pape François pour ses 115 ans, trouve le Saint-Père bien «courageux», et avoue même écouter Radio Vatican pour entendre ses messages. Toujours aussi pieuse, Sœur André se confie sur sa vie de foi : «Mon bonheur quotidien, c’est de pouvoir encore prier. »

Sources:Vaticannews.va

By P.Protogène BUTERA

Le Saint du jour: FABIEN et le sens de l’organisation

Fabien est un laïc appelé au pontificat par une disposition divine. Il se trouvait à Rome parmi les fidèles au moment de l’élection du successeur du Pape Antère.Une colombe vint se poser sur sa tête, et l’assemblée s’écria: « Il est désigné » Il fut ordonné le 10 janvier 236.

L’homme et son action

Saint Fabien(Pape)
Saint Fabien(photo de Wikipédia)

C’est le 20° Pape de l’Église catholique sur laquelle il régna 14 ans. Il est reconnu pour son sens de l’organisation surtout en ce qui concerne l’instauration de la mission des diacres et sous-diacres pour l’assistance des pauvres.

De plus, c’est lui qui a décreté que, tous les ans, le Jour de la Cène(Jeudi Saint),le Saint Chrême de l’année précédente serait brûlé et remplacé par un nouveau. Lors de la persécution des chrétiens par Dèce, il montra un exemple glorieux de foi et de courage en subissant le martyre.

Vie couronnée

Par ce martyre, l’Eglise n’a pas tardé à reconnaitre Fabien comme Saint.Il est donc vénéré en matyr dans le cimétière de Saint Calliste(cimétière des Papes) sur la Via Appia.Né en l’an 200 à Rome, il est mort décapité le 20 janvier 250.

Aujourd’hui aussi c’est la fête de Saint Sébastien!Que tous leus deux intercèdent pour nous!

By P.Protogène BUTERA

Homélie du deuxième dimanche(A):Quand nous osons dire ce que nous aimons

Dans notre quotidien, nous ramons à contre-courant. Les vents sont si forts qu’ils ne provoquent en nous que les expressions de ce que nous nous n’aimons pas. Quitte à nous en vouloir à un Président, un Député ou un Maire que nous n’aimons pas. A l’École,le langage est mille fois pétri de ces 4 mots: Je n’aime pas! Les lectures de ce deuxième dimanche du temps ordinaire nous aident à y réfléchir mûrement.

Vous le savez bien. Dimanche dernier, fête du baptême du Seigneur, la voix du Père désignait Jésus comme son Fils bien-aimé. Ce dimanche, de la même manière que Celui qui l’a envoyé baptiser, Jean Baptiste passe de la désignation à l’attestation : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi… »

Fort de sa mission, le Baptiste indique la source de la puissance de cet homme et la force qui fait de Lui si différent des autres : « C’est lui le Fils de Dieu ». Ainsi, dans sas prière, l’Eglise continue de proclamer la primauté de Celui qui est « notre Seigneur »et d’étendre son salut destiné à toutes les nations. Il n’est ni impersonnel ni une propriété privée, encore moins un domaine réservé.

Il nous revient à tous d’en être conscients .C’est le rappel de Saint Paul(deuxième lecture) : « Ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ »Ces mots « avec tous » et « en tout lieu » résonnent profondément en cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens,du 18 au 25 janvier.

Il est temps que l’Esprit de sainteté demeure sur nous de sorte à nous mettre au service de la paix et de l’unité .Cela n’est possible que dans la mesure où chacun, ayant reçu la grâce d’être prophète de par son baptême, est convaincu d’être bien-aimé : « Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force »

C’est la raison suffisante de ne pas cesser de rendre témoignage jusqu’à dire comme le Psalmiste : «Mon Dieu, voilà ce que j’aime » Osons donc dire ce que nous aimons dans la Parole de Dieu, dans la Messe, au catéchisme, dans l’Église. Effets et reflets d’une telle lumière ne se feront pas attendre dans le monde qui nous entoure et  pour le bien de tous.

Prenons le temps de méditer ces paroles pour vivre autrement ce DIMANCHE que vous souhaite TRES BON.

By Protogène BUTERA

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du livre du prophète Isaïe(Is 49, 3.5-6)
Le Seigneur m’a dit :
« Tu es mon serviteur, Israël,
en toi je manifesterai ma splendeur. »
    Maintenant le Seigneur parle,
lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère
pour que je sois son serviteur,
que je lui ramène Jacob,
que je lui rassemble Israël.
Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,
c’est mon Dieu qui est ma force.
    Et il dit :
« C’est trop peu que tu sois mon serviteur
pour relever les tribus de Jacob,
ramener les rescapés d’Israël :
je fais de toi la lumière des nations,
pour que mon salut parvienne
jusqu’aux extrémités de la terre. »

    – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 1, 1-3)
Paul, appelé par la volonté de Dieu
pour être apôtre du Christ Jésus,
et Sosthène notre frère,
    à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,
à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus
et sont appelés à être saints
avec tous ceux qui, en tout lieu,
invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,
leur Seigneur et le nôtre.
    À vous, la grâce et la paix,
de la part de Dieu notre Père
et du Seigneur Jésus Christ.

    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 29-34)
    En ce temps-là,
    voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
    c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
    Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
    Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
    Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
    Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Vin et pain eucharistiques aux supermarchés?

Dans certaines paroisses, il est devenu une habitude d’acheter au supermarché ou dans d’autres magasins, le vin pour la célébration de la messe. Cela facilite la vie et simplifie les choses!Plus encore,les hosties sont commandées sur Internet parce qu’elles sont moins chères!

Aux dépens de la qualité et de la validité

Comment juger de la qualité et de la validité de ces matières dont on ignore tout sur leur idonéité et la compétence des producteurs? La Congrégation pontificale pour le Culte divin s’est clairement déclarée(15 juin 2017):  » Il est absolument interdit d’utiliser du vin dont l’authenticité et la provenance seraient douteuses: en effet, l’Église exige la certitude au sujet des conditions nécessaires pour la validité des sacrements. Aucun prétexte ne peut justifier le recours à d’autres boissons, quelles qu’elles soient, qui ne constituent pas une matière valide.”

Quant à la démarche de vérification, ce même Dicastère établit les responsabilités: « L’Ordinaire est tenu à rappeler aux prêtres, en particulier aux curés et aux recteurs d’églises, leur responsabilité de vérifier qui sont les personnes qui procurent le pain et le vin pour la célébration, ainsi que l’idonéité de la matière. »

Il appartient en outre à l’Ordinaire d’informer et de rappeler la nécessité du respect absolu des normes de la part des « producteurs de vin et de pain pour l’Eucharistie. »  » Il est évident, ajoute le Dicastère, que les hosties doivent être fabriquées par des personnes qui, non seulement se distinguent par leur intégrité, mais encore sont compétentes dans ce domaine, et emploient les instruments appropriés.  »

Habitude difficile à abolir

La Congrégation n’ignore pas toutes les difficultés liées à ces pratiques et à ces démarches de vérification ainsi que les complications qui en découlent. C’est pourquoi elle précise ceci: « En tenant compte de la complexité des situations et des circonstances, de même que de la disparition du respect pour les choses sacrées, on sent qu’il est devenu nécessaire, du point de vue pratique, qu’il y ait quelqu’un qui puisse garantir effectivement, à la demande de l’Autorité compétente, l’authenticité de la matière eucharistique de la part des producteurs, ainsi qu’une distribution et vente qui soient convenables. « 

A lire: Les Hosties sans gluten!

Or, à cause de la concurrence de plusieurs autres magasins de vente, les communautés religieuses qui avaient pris soin de confectionner le vin et le pain pour l’Eucharistie et d’être ainsi les producteurs fiables, ont fermé les portes.

Conscient de cette situation, le Dicastère recommande que, « dans les lieux de vente, le pain et le vin destinés à l’Eucharistie soient traités de la manière qui convient à leur usage. » Allez-y voir chez Amazon ou dans d’autres magasins qui offrent ces rares services mais précieux!Qui assurera l’évaluation de ce traitement? Avez-vous une idée?

By Père Protogène BUTERA

Ce Noël qui n’est ni bon ni joyeux

Si on s’arrêtait à l’enfantement biologique seulement(Evangile), on comprend pourquoi Noël peut être détestable. Ainsi, il y en a qui diront : « Je déteste Noël, car c’est la fête des familles et des bambins. » Comment passer un joyeux Noël quand on est tout seul, sans famille ? Noël peut-il être joyeux pour une famille qui n’a pas eu la chance d’avoir les enfants ou pour une femme qui n’a pas eu le plaisir d’enfanter comme les autres ?

Au-delà de ces questions de fonds, Noël apporte des changements indéniablement visibles. Quand on observe nos villes, on se rend compte que Noël est la source de toutes les lumières : de nos rues, de nos façades, de nos commerces…

Très belles lumières furtives de nos sapins bien décorés et entretenus par le jeu des jouets offerts par le Père Noël ! C’est cette fête commerciale que les enfants adorent. Grâce à elle, même un athée peut dire qu’il croit en Noël qui fait mobiliser les gens, de ville en ville, pour des raisons diverses.

Père Noël au Sénégal(sources:homeviewsenegal.com)
A lire: Noel à contre-sens!

De l’autre côté, loin, loin et en dernier lieu, les crèches d’inspiration religieuse qui n’ont pas droit de cité dans le public sont cachées dans nos églises et dans nos maisons. Là, pour quiconque est conduit par la foi, Noël est aimable parce que la présence de l’Enfant Jésus, couché dans la mangeoire attire notre regard et nous rappelle « l’humanité qui nous rassemble en tant qu’enfants d’un seul Père » et non sortis de la carte bancaire.

En cet endroit là, Jésus a le visage de nos frères et sœurs les plus nécessiteux qui ont besoin de notre attention comme il l’a fait lui-même en prenant place parmi nous. C’est ce que souligne le Pape François dans sa lettre« Admirabile Signum »(Valeur de la crèche) :

« En contemplant la scène de Noël, nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et nous découvrons qu’il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à lui…En Jésus, continue le Pape, le Père nous a donné un frère qui vient nous chercher quand nous sommes désorientés et que nous perdons notre direction, un ami fidèle qui est toujours près de nous. »

Et comme nous l’avons entendu dans la deuxième lecture, sa présence est « une grâce qui nous apprend à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété .»Tous ceux qui ont cru en sa puissance feront leur la prophétie d’Isaïe : « Oui, un en enfant nous est né, un fils nous est donné.» Par conséquent, « ils se réjouissent devant lui dans la joie et l’allégresse

Dans cette optique de se réjouir devant lui, certaines paroisses font (après la messe) les compétitions du « beau  sourire et du long sourire » des enfants. Ces paroisses sont conscientes que Jésus veut faire de ces enfants « un peuple ardent à faire le bien. »

Petit à petit, parents et écoles qui remarquent les changements de ces enfants à tous les niveaux(intellectuel,relationnel…)ne peuvent s’empêcher de s’exclamer: « Seigneur, Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse.  »

Aussi va-t-il de soi que Noël qui ne donne pas le pouvoir de rayonner et de communiquer aux autres les dons reçus, ce Noël n’est ni bon ni joyeux vraiment.

Je vous souhaite de très belles fêtes de Noël et du Nouvel An! Oui!Joyeux Noël à vous…

By Protogène BUTERA

Un plus? La Parole de Dieu à méditer(Messe de la Nuit):

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 9, 1-6)

Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
    Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
    Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.
    Et les bottes qui frappaient le sol,
et les manteaux couverts de sang,
les voilà tous brûlés :
le feu les a dévorés.
    Oui, un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
    Et le pouvoir s’étendra,
et la paix sera sans fin
pour le trône de David et pour son règne
qu’il établira, qu’il affermira
sur le droit et la justice
dès maintenant et pour toujours.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !
    – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
 (Tt 2, 11-14)
Bien-aimé,
    la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
    Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
    attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
    Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.
    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
 (Lc 2, 1-14)
    En ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
    – ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
    Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
    Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
    Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.
    Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
    Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
    Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
    L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
    Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
    Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
    Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
    Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
    « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

Que les crèches de Noël sont très variées

A Noël, nous aimons regarder les crèches dans nos églises et admirer leur variété. Savions-nous que la crèche qui a été vulgarisée en Occident par Saint François d’Assise(1223) était courante en Orient ? Origène (+253) y a introduit le bœuf et l’âne, en se référant à la prophétie d’Isaïe 1,3 : « Le bœuf a reconnu son propriétaire, et l’âne, la crèche de son maitre. »

L’âne et le boeuf introduits dans la crèche

C’est dans cet esprit de reconnaissance que Saint Grégoire de Nazianze(380), évêque de Constantinople, invitait les chrétiens à fêter Noël dans la joie, le calme et le recueillement : « Le Christ nait, rendez gloire ; le Christ vient, allez à sa rencontre ; le Christ est sur terre, élevez-vous…Que se réjouissent les cieux et qu’exulte la terre à cause de celui qui est céleste et ensuite terrestre. Le Christ est dans la chair, exultez.»

Pour nous chrétiens, ajoute le Saint Docteur de l’Église, « la crèche c’est l’autel autour duquel nous nous réunissons chaque jour pour y prendre le corps du Christ, aliment de notre salut » et de notre communion. Ainsi, on pourra chanter: « Peuple fidèle, le Seigneur t’appelle:c’est fête sur terre. Le Christ est né viens à la crèche voir le roi du monde. En lui viens reconnaître(x3)ton Dieu, ton Sauveur.« 

Crèche de Noël en l’Eglise de Saint Péran

Certes la Nuit de Noël favorise le recueillement  qui conduit au réveillon  en familles. Et pour les fêtards, tout se prolonge à l’infini. Ce sont les heures de la démesure.

Mais si nous nous réveillons le Jour que l’Église a prévu réellement pour adorer l’Enfant-Dieu, Emmanuel, ce sera Noël  vraiment célébré complètement dans l’obéissance de la foi. Réveillonnons le soir et réveillons-nous pour le lendemain !

Crèches locales jusqu’à la fin

Normalement, les crèches resteront jusqu’à la fin des fêtes de Noël, en l’occurrence, le dimanche du Baptême du Seigneur(le 12 janvier). Mais il n’est pas interdit de les laisser à la contemplation des gens jusqu’à la Présentation du Seigneur au Temple(fête de la Chandeleur)pour signifier ce passage de la Crèche au Temple.

De la variété de ces crèches, que nous tirions la leçon de la beauté de nos différences qui sont belles quand elles sont visibles pour le bien de tous. Ne gâchons pas le pouvoir de rayonner que Jésus nous a donné. Très belles fêtes de Noël…

By Protogène BUTERA

Les Hosties sans gluten pour l’Eucharistie?

Il y a des personnes qui sont allergiques au gluten. Elles ne peuvent communier que grâce aux hosties ou aux pains sans gluten . Or,dans la lettre publiée le 15 juin 2017, la Congrégation pour le Culte divin affirme ceci:«Les hosties totalement privées de gluten sont une matière invalide pour la célébration de l’Eucharistie. » Dans ce cas, comment aider les catholiques réellement intolérants au gluten à communier au Corps du Christ? Discipline des sacrements:sur le pain et le vin pour l’Eucharistie

Un peu de réalisme!

Selon la même Congrégation, ces personnes céliaques pourront « communier seulement sous l’espèce du vin et recevoir ainsi la grâce du sacrement ». Cela est certainement  conforme au canon 925 du Code de droit canonique : « La sainte communion sera donnée sous la seule espèce du pain ou, selon les lois liturgiques, sous les deux espèces ; mais en cas de nécessité, ce pourra aussi être sous la seule espèce du vin.»

Mais le problème s’aggrave quand il y en a qui s’interdisent de tout alcool. Là aussi la réponse de ladite Congrégation est difficile à comprendre et à mettre en pratique: «Le moût c’est-à-dire le jus de raisin, frais ou conservé, dont on suspend la fermentation grâce à des procédés qui n’en altèrent pas la nature, est une matière valide pour l’Eucharistie

Si ce n’est pas le prêtre qui est atteint de céliachie, il faudra prévoir au moins deux calices: pour le vin et pour le moût. De même pour communier « sous la seule espèce du vin », le prêtre ne devra pas avoir mélangé le pain et le vin lors de la consécration qui transforme le tout en un seul Corps ou avoir un autre calice à part.

Dès que demeure le motif solide

Ce texte apporte finalement une réponse applicable selon le jugement de l’Ordinaire(Évêque): “Les Ordinaires sont compétents pour concéder, aux prêtres ou aux fidèles, la licence d’utiliser comme matière eucharistique du pain comportant une faible teneur de gluten ou du moût. Cette licence peut être concédée, de manière habituelle, tant que dure la situation qui l’a motivée.”

Afin d’éclairer la conscience des chrétiens, cette doctrine bien établie de l’Eglise catholique est à rappeler telle qu’elle est précisée dans le Missel Romain sur la communion et en prolongement du Concile de Trente:

« Avant tout, on avertira aux fidèles de ce que la foi catholique nous enseigne: même sous une seule des deux espèces,on reçoit le Christ tout entier,sans aucun manque,et le sacrement dans toute sa vérité;par suite,en ce qui concerne les fruits de la Communion,ceux qui la reçoivent sous une seule espèce ne sont privés d’aucune grâce nécessaire au salut.« 

Missel Romain n°241

Approchons-nous tous de la Table du Seigneur.Nous le reconnaissons par la fraction du pain. Dans nos mains, il devient le Pain de la vie.

By Protogène BUTERA

Le Pape à Hiroshima-Nagasaki: Nos voix contre la puissance de feu

Du 19 au 26 novembre, le Pape François effectue son voyage apostolique en Thaïlande(19-22) et au Japon(23-26). Toute l’Asie et la Communauté internationale attendent avec impatience et inquiétude le discours du Pape, surtout lors de son passage à Hiroshima et Nagasaki.

Le Pape François à Nagasaki memorial
Le Pape François à Atomic Bomb Hypocenter de Nagasaki

Marchant sur les pas de Jean-Paul II venu à Nagasaki le 25 février 1981, François a déclaré que «ce lieu nous rend davantage conscients de la souffrance et de l’horreur que nous les êtres humains nous sommes capables de nous infliger. La croix bombardée et la statue de Notre-Dame, récemment découvertes dans la cathédrale de Nagasaki, nous rappellent une fois de plus l’horreur indescriptible vécue dans leur propre chair par les victimes et leurs familles. »

Prière et voix unanimes

Partant des lectures de ce dernier dimanche du temps Ordinaire où l’Eglise fête le « Christ Roi de l’Univers », le Pape n’a pas caché ses émotions: « Chers frères, Nagasaki porte dans son âme une blessure difficile à guérir, signe de la souffrance inexplicable de tant d’innocents ; des victimes provoquées par les guerres d’hier, mais qui continuent de souffrir aujourd’hui, dans cette troisième guerre mondiale par morceaux. Élevons nos voix ici dans une prière unanime, pour tous ceux qui souffrent aujourd’hui dans leur chair ce péché criant vers le ciel, et pour que soient de plus en plus nombreux ceux qui, comme le bon larron, ne peuvent se taire ni se moquer, mais par leur voix, annoncent un règne de vérité et de justice, de sainteté et de grâce, d’amour et de paix. »

En remarquant une nouvelle fois que l’argent dépensé dans des armements de plus en plus sophistiqués devrait plutôt être investi dans les services à la population et la protection de l’environnement, François a appelé à construire une confiance mutuelle impliquant la participation de tous : «individus, communautés religieuses, société civile, Etats dotés d’armes nucléaires et ceux qui n’en possèdent pas, secteurs militaires et privés, et organisations internationales. »

Le Pape François au Mémorial de la Paix à Hiroshima

L’Eglise défend les voies pacifiques

Le Pape François a appuyé l’engagement particulièrement précis de l’épiscopat japonais sur ce sujet d prolifération nucléaire: «L’Église catholique, pour sa part, est irrévocablement engagée dans la décision de promouvoir la paix entre les peuples et les nations : c’est un devoir auquel elle se sent obligée devant Dieu comme devant tous les hommes et femmes de cette terre. Nous ne pourrons jamais nous lasser d’œuvrer et de soutenir avec une insistance persistante les principaux instruments juridiques internationaux de désarmement et de non-prolifération nucléaire, y compris le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. »

A l’adresse des responsables politiques, le Pape a lancé ce message: «Convaincu qu’un monde sans armes nucléaires est possible et nécessaire, je demande aux leaders politiques de ne pas oublier que ces armes ne nous défendent pas des menaces contre la sécurité nationale et internationale de notre temps». Et, dans la filiation, notamment, de Jean XXIII et de Paul VI. il ajoute: «Il devient crucial de créer des instruments qui assurent la confiance et le développement mutuel, et de compter sur des leaders qui soient à la hauteur des circonstances» .

Jamais un nouveau Hiroshima-Nagasaki

Avec force et insistance, le Pape rappelle à ne pas oublier le passé: «En ce lieu de mémoire, qui nous émeut et ne peut nous laisser indifférents, il est encore plus riche de sens de nous confier à Dieu, pour qu’il nous enseigne à être des instruments efficaces de paix et à veiller aussi à ne pas commettre les mêmes erreurs du passé. »

La Vierge retrouvée dans les décombres de Nagasaki

Aujourd’hui, «avec un arsenal nucléaire aussi sophistiqué, existe ce risque de destruction de l’humanité, ou du moins d’une grande partie de l’humanité. » Avec ces mots qui semblent faire écho à ceux de Jean-Paul II à Hiroshima, François se demande s’il est «licite de maintenir les arsenaux nucléaires tels qu’ils sont» ou plutôt «de faire des pas en arrière. »

Apprenons des leçons de l’Histoire que l’abîme de douleur vécu à Hiroshima et Nagasaki continue de témoigner. Cet abîme de douleur bien représenté dans le visage de la Vierge en bois réapparue dans les ruines de Nagasaki  interpelle les politiques à œuvrer pour la paix en éliminant les armes nucléaires comme il en est pour les centrales nucléaires. Ainsi, le monde ne verra plus jamais un nouveau Hiroshima-Nagasaki. Ces voix seront-elles entendues par les puissances nucléaires?

Sources: Vaticannews.va

Journée mondiale des pauvres : leur puissant pouvoir pointé du doigt!

En cette journée mondiale des pauvres, il est difficile d‘évoquer  ce mot complexe et ambigu, parce que  susceptible de stigmatisation. Mais, en tant que chrétiens, grâce à lui  nous nous rappelons les premières paroles de Jésus Christ sur la Montagne quand il vit la foule qui le suivait : « Heureux les pauvres de cœur ! »(Mt 5,3)Comment ne pas bénéficier de ce bonheur qui les habite ? Pourquoi ne pas chercher à puiser sur cette source qui nous parait inaccessible parce que si profonde ?

Indéniablement, c’est une intuition géniale et pleine de sagesse qu’a eue le Pape François. La pauvreté dont il est question est cet enfant de l’inégalité là où la richesse appartient à quelques privilégiés. Aussi son message de cette année(2019) est-il ainsi énoncé : « L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue.»

En effet, une telle pauvreté issue des injustices inacceptables est tellement un scandale aux yeux des riches que le pauvre est obligé de s’éloigner, se cacher, disparaître…Il doit, selon le Saint Père, « errer d’une partie de la ville à l’autre, dans l’espoir de trouver un travail, une maison… »Ce que confirme Saint Paul(deuxième lecture) : beaucoup voudraient « travailler dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné »

Le pouvoir des  pauvres

Faute de ne rien trouver ou de ne trouver que des emplois précaires qui les poussent à vivre en dessous du seuil de  pauvreté, « le cœur de nombreuses personnes se ferme et le désir de devenir invisible prend le dessus…ces hommes et ces femmes sont de plus en plus étrangers de nos maisons et marginalisés dans nos quartiers.»

Par contre, le pouvoir du pauvre est d’avoir confiance dans le Seigneur. L’Église l’invite à crier vraiment sa souffrance : « Le pauvre crie, le Seigneur entend » (Ps33, 7) Puisque les hommes sont enclins à construire les murs, le jour du Seigneur, « brûlant comme la fournaise » (première lecture) en fera de la paille.

L’Église se fait donc l’écho de ce cri, parce que « dans sa proximité avec les pauvres, elle découvre qu’elle est un peuple qui, dispersé parmi tant de nations, a pour vocation de ne faire sentir à personne qu’il est étranger ou exclu, car tout le monde est impliqué dans un chemin commun de Salut…

Dans ce sens, la promotion sociale des pauvres n’est pas un engagement extérieur à la proclamation de l’Évangile. Au contraire, elle montre le réalisme de la foi chrétienne et sa valeur historique. « L’amour qui donne vie à la foi en Jésus ne permet pas à ses disciples de se replier dans un individualisme asphyxiant, caché dans des segments d’intimité spirituelle, sans aucune influence sur la vie sociale »

Une journée, source d’espérance

L’engagement des chrétiens, à l’occasion de cette Journée mondiale, et surtout dans la vie de tous les jours, ne consiste pas uniquement en des initiatives d’assistance qui, bien que louables et nécessaires, doivent viser à renforcer en chacun l’attention maximale qui est due à chaque personne en détresse dont le remède est l’espérance.

L’espérance se communique aussi à travers la consolation, qui se réalise en accompagnant les pauvres, non pas pour quelque moment chargé d’enthousiasme, mais avec un engagement qui dure dans le temps. Les pauvres acquièrent de l’espérance réelle non pas quand ils nous voient gratifiés pour leur avoir donné un peu de notre temps, mais lorsqu’ils reconnaissent dans notre sacrifice un acte d’amour gratuit qui ne cherche pas à être récompensé.

Le mérite des bénévoles et la bonté des pauvres

Aujourd’hui, aux nombreux bénévoles, auxquels il revient souvent le mérite d’avoir senti en premier l’importance de cette attention aux pauvres, je demande, dit le Pape François, de grandir dans leur dévouement. Et à vous tous, chers frères et sœurs, je vous exhorte à chercher, avec chaque personne pauvre que vous rencontrez, ce dont elle a vraiment besoin ; à ne pas vous arrêter à la première nécessité matérielle, mais à découvrir la bonté qui se cache dans leur cœur, en vous faisant attentifs à leur culture et à leurs façons de s’exprimer, pour pouvoir entamer un véritable dialogue fraternel.  Mettons de côté les divisions qui proviennent de visions idéologiques ou politiques, fixons le regard sur l’essentiel qui n’a pas besoin de beaucoup de mots, mais d’un regard d’amour et d’une main tendue.

Les pauvres ont avant tout besoin de Dieu, de son amour rendu visible par des personnes saintes qui vivent au côté d’eux, lesquelles, par la simplicité de leur vie, expriment et font émerger la force de l’amour chrétien. Dieu se sert d’innombrables routes et instruments pour atteindre le cœur des personnes.

Bien sûr, les pauvres nous approchent aussi parce que nous leur distribuons de la nourriture, mais ce dont ils ont vraiment besoin va au-delà du plat chaud ou du sandwich que nous proposons. Les pauvres ont besoin de nos mains pour se relever, de nos cœurs pour ressentir à nouveau la chaleur de l’affection, de notre présence pour vaincre la solitude. Ils ont simplement besoin d’amour.

Le regard sur l’essentiel

Parfois, il faut peu de choses pour redonner espérance : il suffit de s’arrêter, sourire, écouter. Pendant un jour, laissons de côté les statistiques ; les pauvres ne sont pas des chiffres attrayants pour se vanter de nos œuvres et de nos projets. Les pauvres sont des personnes à rencontrer ; jeunes ou âgés, à inviter à la maison pour partager un repas ; hommes, femmes et enfants qui attendent une parole amicale. Les pauvres nous sauvent parce qu’ils nous permettent de rencontrer le visage de Jésus-Christ.

La condition, pour que les disciples du Seigneur Jésus soient des évangélisateurs cohérents, est de semer des signes tangibles d’espérance. À toutes les communautés chrétiennes et à tous ceux qui ressentent l’exigence d’apporter espérance et réconfort aux pauvres, je leur demande de travailler pour que cette Journée mondiale renforce chez beaucoup, la volonté de collaborer efficacement afin que personne ne se sente privé de proximité et de solidarité. »

En vue de cette collaboration, nous avons jugé bon de réunir toutes les personnes chargées des affaires sociales(Mairies ) et le Secours catholique afin de donner à celles et ceux que nous accompagnons, cette parole d’encouragement du Christ:  » C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie », car le risque de la perdre est grande.

Très bon dimanche!

P.Protogène BUTERA

Homélie du Dimanche : Que dire sur le point de mourir?

Les lectures de ce dimanche nous aident à réfléchir sur ce qui nous arrête dans nos cheminements, les entraves contre notre foi, mais surtout, ce que nous dirons sur le point d’expirer. Parole d’affirmation que résurrection il y a ou silence tout court, laissant à Dieu son dernier mot?

Quoi qu’il arrive, nous marchons vers lui dans l’espoir qu’il nous rendra la vie, car « il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. » Par la rencontre avec « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob », nous reconnaissons que nous sommes héritiers de la résurrection proclamée déjà par ces jeunes martyrs de la Première Alliance, notification de la foi de leurs pères.

Ainsi dans la même foi, ceux qui ont eu des enfants et ceux qui ne les ont pas eus, ceux qui sont mariés ou ceux qui ne le sont pas, auront le même héritage s’ils croient vraiment: la vie éternelle par la résurrection, car ils seront semblables aux anges, « enfants de la résurrection. »

En ce Trente-deuxième dimanche du Temps ordinaire, rendons grâce pour les jeunes générations qui trouvent réconfort et énergies nouvelles dans la foi au Christ Jésus. Rendons grâce aussi pour les parents très contents d’avoir les enfants ou petits-enfants qui n’hésitent pas à faire savoir leur confiance dans le Seigneur par leur fidélité et leur unité de vie.

Conscients que « tout le monde n’a pas la foi », nous sommes invités à chercher et tenir fermement ce que « nous pouvons faire et dire de bien ». Et si nous ne pouvons pas faire beaucoup de choses, à cause de notre état de santé ou des circonstances diverses), la prière doit être le lieu de prédilection pour chacun, afin de bénéficier de l’Esprit de confiance et d’endurance dans le Christ Jésus.

De cette façon, la célébration de l’Eucharistie devient la source tellement sûre de force, que nous ne pouvons plus vivre comme avant. En la recevant, notre langue devient si vive que, même sur le point d’expirer, nous pouvons l’affirmer: nous  connaîtrons la résurrection pour la vie, parce que nous sommes en communion avec le Dieu Vivant.

Puisse la conscience de chacun se réveiller et proclamer cette vérité comme le Psalmiste: « Au réveil, je me rassasierai de ton visage. » N’oublions pas femmes et hommes qui se regardent, le visage rayonnant,tout en attendant la mort…

Très bon dimanche.

By P.Protogène BUTERA

Voici les textes à méditer pour ce dimanche:

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël (2 M 7, 1-2.9-14)

En ces jours-là,
    sept frères avaient été arrêtés avec leur mère.
À coups de fouet et de nerf de bœuf,
le roi Antiocos voulut les contraindre
à manger du porc, viande interdite.
    L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara :
« Que cherches-tu à savoir de nous ?
Nous sommes prêts à mourir
plutôt que de transgresser les lois de nos pères. »
    Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir :
« Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente,
mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois,
le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. »
    Après cela, le troisième fut mis à la torture.
Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna
et il présenta les mains avec intrépidité,
    en déclarant avec noblesse :
« C’est du Ciel que je tiens ces membres,
mais à cause de ses lois je les méprise,
et c’est par lui que j’espère les retrouver. »
    Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme
qui comptait pour rien les souffrances.
    Lorsque celui-ci fut mort,
le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices.
    Sur le point d’expirer, il parla ainsi :
« Mieux vaut mourir par la main des hommes,
quand on attend la résurrection promise par Dieu,
tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. »
    – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens  (2 Th 2, 16 – 3, 5)

Frères,
     que notre Seigneur Jésus Christ lui-même,
et Dieu notre Père qui nous a aimés
et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce,
    réconfortent vos cœurs
et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.
     Priez aussi pour nous, frères,
afin que la parole du Seigneur poursuive sa course,
et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous.
    Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais,
car tout le monde n’a pas la foi.
    Le Seigneur, lui, est fidèle :
il vous affermira et vous protégera du Mal.
    Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous :
vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.
    Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu
et l’endurance du Christ.
    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 20, 27-38)

En ce temps-là,
   quelques sadducéens
– ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –s’approchèrent de Jésus
    et l’interrogèrent :
    « Maître, Moïse nous a prescrit :
Si un homme a un frère qui meurt
en laissant une épouse mais pas d’enfant,
il doit épouser la veuve
pour susciter une descendance à son frère.

    Or, il y avait sept frères :
le premier se maria et mourut sans enfant ;
    de même le deuxième,
    puis le troisième épousèrent la veuve,
et ainsi tous les sept :
ils moururent sans laisser d’enfants.
    Finalement la femme mourut aussi.
    Eh bien, à la résurrection,
cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
    Jésus leur répondit :
« Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
    Mais ceux qui ont été jugés dignes
d’avoir part au monde à venir
et à la résurrection d’entre les morts
ne prennent ni femme ni mari,
    car ils ne peuvent plus mourir :
ils sont semblables aux anges,
ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
    Que les morts ressuscitent,
Moïse lui-même le fait comprendre
dans le récit du buisson ardent,
quand il appelle le Seigneur 
le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
    Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Tous, en effet, vivent pour lui. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

Commémoration de tous les Défunts ou des Âmes du Purgatoire?

Le lendemain de la Toussaint, l’Église intercède pour tous ses membres endormis dans la mort et qui souffrent dans une ultime purification avant d’entrer dans la Gloire »; elle n’oublie pas donc les âmes du Purgatoire. Celui-ci est, selon le Curé d’Ars, « l’infirmerie du Bon Dieu. »

Ainsi, le 2 novembre, pour n’oublier personne, il est prévu 3 messes. Mais, si toutes célèbrent la commémoration de tous les fidèles Défunts, la troisième concerne les intentions du Souverain Pontife. Comme c’est le début du mois, c’est cette dernière que j’ai choisie.

Or, les intentions du Saint Père pour ce mois de novembre évoquent le dialogue et la réconciliation au Proche-Orient. C’est un appel qui sous-entend les pertes insupportables en terme de vies humaines. Nous le savons bien, plus il y a des morts au combat, plus diminuent les chances du dialogue et de la réconciliation.

Le Pape veut que nous priions pour le Proche-Orient parce que le péché ou l’horreur de la guerre y a établi son règne de mort. Mais, parce que c’est très loin de nous(Européens), nous pouvons ne pas y prêter beaucoup d’attention.

Le livre de la Sagesse nous l’a rappelé:  » La fascination du mal fait perdre de vue le bien ». Notre regard(infos en continue)s’est habitué à ce mal de la guerre qu’on ne voit plus grand-chose. Pourtant, ils sont nombreux à mourir avant l’âge, car ils sont vieux à trente ans!

Inconcevable. Nul ne sait le nombre de morts qu’il y a eus durant tant d’années de guerre(Irak, Syrie,…)Morts sous les bombardements, morts dans les camps de réfugiés ou sur la route de l’exil. Tous fidèles à la vie.

Notre prière pour eux, c’est une manière de « rester en tenue de service. » Comme nous serions heureux si le Maître de la vie nous trouvait en train de veiller à ce que « les liens de la morts » soient brisés et que surabondent la miséricorde de Dieu sur tous ceux qui,de leur vie,ont aimé le nom de Jésus Christ notre Seigneur!

A Lui qui connaît la foi et la droiture de tous les fidèles défunts,l’Église adresse ses prières pour le salut de leurs âmes afin qu’ils puissent entrer dans la communion des habitants du ciel et jouir de la vision du bonheur éternel.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de participer à cette commémoration, vous pouvez dire cette prière pour les âmes du Purgatoire. La grâce de l’intercession vous sera donnée.

O Divin Cœur de Jésus,
accordez, je vous prie,
aux âmes du Purgatoire, le repos éternel;
à ceux qui doivent mourir aujourd’hui, la grâce finale;
aux pécheurs, la vraie pénitence;
aux païens, la lumière de la foi;
à moi et à tous les miens, votre bénédiction.


Je vous recommande donc,
ô Cœur très miséricordieux de Jésus,
toutes ces âmes et je vous offre pour elles,
tous vos mérites avec ceux de votre Bienheureuse Mère,
de tous les Saints et des Anges,
et toutes les Messes, les Saintes Communions,
les prières et les bonnes œuvres qui sont faites aujourd’hui
dans tout le monde chrétien.
 
Doux Cœur de Marie,
consolation de ceux qui souffrent,
priez pour nous et pour les âmes
abandonnées du Purgatoire !

Équipes Notre Dame

By Père Protogène BUTERA

Homélie du 30° dimanche: Quand la prière a atteint son but

En prolongement du message du dimanche dernier sur la nécessité de toujours prier sans se décourager, aujourd’hui c’est le but ou la finalité de la prière qui est en jeu.

Or, le but de toute prière est la gloire de Dieu et la reconnaissance des mérites des autres. C’est ce que souligne la prière sur les offrandes: « Permets, Seigneur, que notre célébration contribue d’abord à ta gloire. » Et Saint Paul l’affirme de façon merveilleuse: « Le Seigneur me remettra sa récompense comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.« 

En revanche, ce qui peut empêcher la prière d’atteindre son but, c’est l’orgueil et le mépris des autres mais surtout l’orgueil en tant que sentiment de domination: « Parce que, dit le Pharisien, je ne suis pas comme les autres hommes, ou comme ce Publicain. »

Pourtant, les deux hommes étaient sortis pour prier. S’ils diffèrent de part leurs statuts et leurs dispositions, quelque chose les unit: non seulement le désir de prier encore, mais aussi le fait de s’adresser presque à un même Dieu: « Mon Dieu, je te rends grâce », dit l’un; « Mon Dieu, montre-toi favorable », dit l’autre.

Ainsi, dans nos célébrations liturgiques, nous accordons la première place au Publicain par notre demande de pardon(Kyrie, méditation) et nous intégrons aussi ce que le Pharisien a de meilleur: « rendre grâce » par notre gloire à Dieu (manifestation de joie)de façon à être introduits confortablement à la Table de la Parole.

Oh! Qu’il est admirable ce Pharisien! Un bon type qui fait de belles choses que la génération actuelle ne ferait plus: jeûner 2 fois par semaine, verser 10% de son salaire/revenus pour l’entretien du Temple ou de l’Église. Ah! Non. C’est plus que ça. Il est l’homme que cherche cette génération: super-man, star du show, le meilleur gagnant…Grâce à lui, le Seigneur nous remet à l’ordre: « Qui s’élève sera abaissé; qui s’abaisse sera élevé. »

Le Seigneur Jésus lui-même s’est abaissé vers nous pour qu’il soit élevé par nos voix en reconnaissant la puissance de Dieu le Père qui l’a élevé d’entre les morts. C’est le sens de nos Eucharisties où chaque jour/dimanche nous exprimons l’importance de sa présence au milieu de nous. Nous le disons avec Saint Paul: « A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen »

Très bon dimanche pour la fin de ce mois d’octobre. Allez plus loin dans la méditation des textes du jour.

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du livre de Ben Sira le Sage (Si 35, 15b-17.20-22a)
Le Seigneur est un juge
qui se montre impartial envers les personnes.
    Il ne défavorise pas le pauvre,
il écoute la prière de l’opprimé.
    Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,
ni la plainte répétée de la veuve.
    Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,
sa supplication parviendra jusqu’au ciel.
    La prière du pauvre traverse les nuées ;
tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.
Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,
    ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.

    – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée  (2 Tm 4, 6-8.16-18)
Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
    J’ai mené le bon combat,
j’ai achevé ma course,
j’ai gardé la foi.
    Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :
le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,
et non seulement à moi,
mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour
sa Manifestation glorieuse.
    La première fois que j’ai présenté ma défense,
personne ne m’a soutenu :
tous m’ont abandonné.
Que cela ne soit pas retenu contre eux.
    Le Seigneur, lui, m’a assisté.
Il m’a rempli de force
pour que, par moi,
la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout
et que toutes les nations l’entendent.
J’ai été arraché à la gueule du lion ;
    le Seigneur m’arrachera encore
à tout ce qu’on fait pour me nuire.
Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.
À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 18, 9-14)
En ce temps-là,
    à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
Jésus dit la parabole que voici :
    « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
    Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
‘Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
    Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
    Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
    Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

By Protogène BUTERA

Umutagatifu twibuka: Sainte Céline,umurinzi w’umubano mu bantu

Uyu munsi tariki ya 21 Ukwakira abahisemo iri zina rya Selina cyangwa bakaryitwa n’ababyeyi babo umunsi wa Batisimu, biteguye guhabwa indabo cyangwa se kubona twa messages/Sms tubabwira ngo « Umunsi mwiza! » Ariko se bazi impamvu y’iryo zina cyangwa icyo uwo rikomokaho yakoze?

Birumvikana ko ntawapfa guterura izina ngo aryitwe cyangwa aryite uwe adafite impamvu. Hari abashobora kuba bitwa Céline kubera ko bikundira indirimbo za Céline Dion ariko nta kintu na gito bazi kuri Sainte Céline!Abo rero ni bo ngira ngo twibutse ibya Bazina wabo Mutagatifu.

Uyu mugore yamenyekanye ate?

Céline ubundi ni izina riva ku Kilatini « Caelina », ari byo kuvuga Uw’ijuru cg Uwanyirijuru(Céleste). Selina wabaye Umutagatifu ni umubyeyi wamenyekanye mu kinyejana cya 5 kubera abana be babaye Abepisikopi bakomeye: Principius wa Soissons na Rémi wa Reims(France).

Ibye ni aka wa mugani w’Umunyarwanda ngo  » Ukwibyara bitera ababyeyi ineza. » Ukumenyekana kwa Seline agukesha uyu muhungu we wa kabiri wagizwe n’umutagatifu(Saint Rémi,wavutse muri 437)kuko ari we wabatije Umwami Clovis w’Ubufaransa(kuri Noheli 498)bityo igihugu cyose cyegukira Kristu n’Ivanjili.

Imico yamuranze mu rugo rwe

Selina yari yarashakanye na Emile, Igikomangoma cya Laon(le Compte de Laon). Ngo barakundanaga cyane bitangaje. Kubera ko we yahoranaga urugwiro no kwicisha bugufi, bashoboye kurera abana babo bahuje imitima n’imico ya gikristu.

Mu buzima bwe, yahugukiraga gusenga Imana kandi agakora ibikorwa by’urukundo. Yitabye Imana tariki ya 21 Ukwakira(460), nyamara abantu batangiye kumwiyambaza cyane hashize imyaka 500, ni ukuvuga mu kinyejana cya 10(vers 960).

Ba Céline barangwa n’iki?

Mu buzima busanzwe, ba Céline bahorana ibyishimo(enthousiastes), bagasabana n’abandi(sociables) kandi bakabangukirwa n’ibiganiro(extraverties). Mbese Céline yashingwa iby’itangazamakuru (communication).

Ikindi ngo ni uko babona ibisubizo vuba kandi bifatika(sens pratique), ntibagire n’ikintu kibabera inzitizi mu buzima bwa buri munsi(adaptation au quotidien). Na none kandi ngo bahorana umwete ndetse bashishikaye ku buryo nta gutsindwa ku kazi kabo.

Mu by’urukundo, ba Céline bazi gucunga neza umubano wabo n’abandi babikoranye igitsure(autorité)kitabangamiye ubugwaneza bwabo(caractère agréable)n’umutima uhuza impande zose(conciliantes).

Mwese abafashe iryo zina, tubifurije umunsi mukuru mwiza maze Sainte Céline, umurinzi w’umubano mu bantu, ababere n’ uw’imico myiza muhamagarirwa gukomeraho ngo ibafashe kunoza imibano yanyu n’ibyo mukora.

By Protogène BUTERA

Pourquoi le Pape François instaure un DIMANCHE DE LA PAROLE DE DIEU?

Ce 30 septembre 2019 en la fête de Saint Jérôme,lui qui a contribué à la vulgarisation de la Bible en la traduisant en Latin(Vulgate), le Pape François a institué le Dimanche de la Parole de Dieu.

Par sa lettre apostolique en forme de « Motu Proprio »c’est-à-dire un Décret, « Aperuit illis »(il leur ouvrit l’intelligence), le Pape explique la raison de l’ instauration d’un tel dimanche.

Il dit: « Consacrer de façon particulière un dimanche de l’Année liturgique à la Parole de Dieu permet, par-dessus tout, de faire revivre à l’Église le geste du Ressuscité qui ouvre également pour nous le trésor de sa Parole afin que nous puissions être dans le monde des annonciateurs de cette richesse inépuisable« 

Quand et comment faire ce dimanche?

C’est la question à laquelle le Pape ne pouvait ne pas répondre. Par cette institution, il déclare, en effet: « 

J’établis donc que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu. Ce dimanche de la Parole de Dieu viendra ainsi se situer à un moment opportun de cette période de l’année, où nous sommes invités à renforcer les liens avec la communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens. « 

Le Saint Père n’a pas choisi ce dimanche par hasard car il survient après la semaine pour l’unité des chrétiens et la conversion de Saint Paul. Aussi,affirme le Pape, « il ne s’agit pas d’une simple coïncidence temporelle : célébrer le Dimanche de la Parole de Dieu exprime une valeur œcuménique, parce que l’Écriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute, le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide ».

Une nouveauté: célébrer le ministère du lectorat

Ce dimanche voulu par notre Pape François, comprend plusieurs nouveautés dont la principale est l’instauration du ministère du lectorat en lien étroit avec la liturgie entière.

Ainsi, déclare le Pape, « en ce dimanche, de façon particulière, il sera utile de souligner sa proclamation et d’adapter l’homélie pour mettre en évidence le service rendu à la Parole du Seigneur. Les Évêques pourront, en ce dimanche, célébrer le rite du lectorat ou confier un ministère similaire, pour rappeler l’importance de la proclamation de la Parole de Dieu dans la liturgie ».

Alors que dans nos paroisses ou dans les églises locales, nous avons l’habitude de prendre à la volée , le premier arrivé pour faire des lectures sans avoir le sens de la proclamation, le Pape François prescrit ceci: « Il est fondamental, en effet, de faire tous les efforts nécessaires pour former certains fidèles à être de véritables annonciateurs de la Parole avec une préparation adéquate, comme cela se produit de manière désormais habituelle pour les acolytes ou les ministres extraordinaires de la communion. « 

Pour aller plus loin,  » les prêtres en paroisse pourront trouver la forme la plus adéquate pour la remise de la Bible, ou de l’un de ses livres, à toute l’assemblée, afin de faire ressortir l’importance d’en continuer la lecture dans sa vie quotidienne, de l’approfondir et de prier avec la Sainte Écriture, se référant de manière particulière à la Lectio Divina ».

Changement: se reconnaître comme peuple de foi

Dans l’Église catholique, il est dangereux de séparer la table de la Parole avec celle du Sacrifice. Les deux ne font qu’un. Ainsi, « la fréquentation constante de l’Écriture Sainte et la célébration de l’Eucharistie rendent possible la reconnaissance entre personnes qui s’appartiennent. En tant que chrétiens, nous sommes un seul peuple qui marche dans l’histoire, fort de la présence du Seigneur parmi nous qui nous parle et nous nourrit. »

A ceux qui penseraient que ce dimanche est un ajout de plus, sinon inutile, le Pape rappelle que « ce jour consacré à la Bible veut être non pas « une seule fois par an », mais un événement pour toute l’année, parce que nous avons un besoin urgent de devenir familiers et intimes de l’Écriture Sainte et du Ressuscité, qui ne cesse de rompre la Parole et le Pain dans la communauté des croyants. »

Il est important de savoir que « l’Écriture et les Sacrements sont donc inséparables. Car lorsque les sacrements sont introduits et illuminés par la Parole, ils se manifestent plus clairement comme le but d’un chemin où le Christ lui-même ouvre l’esprit et le cœur pour reconnaître son action salvifique.

C’est pourquoi nous avons besoin d’entrer constamment en confiance avec l’Écriture Sainte, sinon le cœur restera froid et les yeux resteront fermés, frappés comme par d’innombrables formes de cécité. »

Sources: vaticannews.va

La Rédaction.

Le Saint du jour: François d’Assise,le roi de la jeunesse

Né à Assise au foyer de Pierre Bernardone et de Dame Pica, François vit d’abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire: « Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître? »

C’est pour lui le début d’une nouvelle existence. Rentré à Assise, « le roi de la jeunesse » se tourne vers les pauvres et les lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire: « Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines. » Le voilà transformé en maçon.

Pour réparer la chapelle, il dépense l’argent de son père qui l’assigne devant l’évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu’il n’a d’autre père que celui qui est aux cieux.

Un matin, il entend l’évangile de l’envoi en mission des disciples. Appliquant l’Évangile à la lettre, il parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en annonçant: « Que le Seigneur vous donne sa paix. » Des compagnons lui viennent et il leur rédige une Règle faite de passages d’Évangile. Quand ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le Pape Innocent III.

Pour les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé aujourd’hui « la Fraternité séculière. » Il envoie ses frères de par le monde et lui-même rencontre le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans.

A son retour, il trouve l’Ordre en grandes difficultés d’unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire, épuisé, sur le mont Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît ainsi dans son coeur l’infini de l’amour du Christ donnant sa vie pour les hommes.

En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il compose son « Cantique des Créatures » et le 4 octobre, « nu, sur la terre nue », il accueille « notre sœur la mort corporelle. »

Patron des louveteaux, de l’écologie et de la non-violence, le saint italien évoque un art de vivre et une manière d’être chrétien. Sur les routes, jusqu’en Terre sainte, il prêcha à tous l’amour de Dieu, cherchant par sa parole et ses gestes à suivre le mieux possible le Christ.

C’est pour cela que depuis 1220,un an après la rencontre de François avec le Sultan Malik Al-Kamil, les Frères Mineurs sont les gardiens officiels des lieux saints à Jérusalem(Custodie franciscaine de Terre Sainte). Préparons-nous à fêter les 800 ans de leur présence en pensant au Poverello qui leur disait:

Rappelez-vous que lorsque vous quittez cette terre, vous n’emportez rien de ce que vous avez reçu-uniquement ce que vous avez donné. »

François d’Assise

Heureux qui persévèrent dans la paix, car c’est le Très-Haut qui les couronnera. »

François d’Assise

Sources: nominis.fr

P.Protogène BUTERA

Eglise-Gabon: Le Jubilé de 175 ans pour reverdir l’Église dans tout le pays

Dimanche 29 septembre, a été clôturé le Jubilé marquant les 175 ans de l’Évangélisation du Gabon, Jubilé qui avait débuté en septembre 2018. L’événement s’est tenu au Palais des Sports de Libreville, qui a une capacité d’accueil de 5.000 personnes et qui était presque plein. Il s’est agi d’une bonne participation de la part de fidèles provenant non seulement de Libreville mais aussi de tous les Diocèses du pays.

Une foule immense au Palais des Sports de Libreville

C’était le 29 septembre en 1844, en la fête de l’Archange St Michel et de ses compagnons St Gabriel et St Raphaël que la première messe a été célébrée en cette gabonaise par le biais des missionnaires.

D’une importance particulière a été l’ordination de 16 nouveaux prêtres provenant de tous les Diocèses du Gabon, certains étant religieux – Spiritains (Pères de la Congrégation du Très Saint Esprit) ou clarétains (Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie) ».

De ces prêtres,7 sont du Diocèse de Libreville, 2 du Diocèse de Mouila, 3 du Diocèse de Port-Gentil, 3 des Missionnaires spiritains et 1 des Missionnaires Claretains.

Après la Messe, lors de la rencontre de courtoisie avec le Premier Ministre, celui-ci a annoncé que l’important boulevard de Libreville qui portait le nom de Mgr Bessieux, Père spiritain ayant fondé l’Eglise au Gabon, et qui avait été débaptisé reprendra son nom originaire pour honorer sa mémoire.

Pour Mgr Escalante Molina, Nonce apostolique au Gabon et en République du Congo, la conclusion de l’Année jubilaire a constitué un ravivage de l’Église au Gabon, accompagné par un approfondissement de la part des fidèles du sens de l’Évangélisation et de la Mission. L’ implication des communautés locales a été très forte.

Le Jubilé a été donc un événement qui a ouvert aussi le Mois Missionnaire extraordinaire car les chrétiens ont pris conscience d’être « Baptisés et envoyés » pour porter ensemble la responsabilité missionnaire avec tous les prêtres,surtout les nouveaux.

A cette cérémonie qui a duré quatre heures, étaient également présents des Évêques d’Europe, comme celui de Toulouse et deux Évêques de Sardaigne.Il y avait aussi le Légat du Pape,Mgr Giampietro DAL TOSO,Secrétaire général de Cor Unum des Œuvres pontificales.Une très belle occasion pour reverdir l’Église dans ce pays de 2 millions d’habitants dont 10% de Musulmans, 20% de Protestants et 70% de Catholiques.

Brésil: Un prêtre missionnaire polonais massacré dans son église pendant le vol

Le père Kazimierz Wojno, curé de la paroisse Notre-Dame de la Santé, dans le diocèse de la capitale fédérale, Brasilia, a été tué froidement près de son église.

Un communiqué de l’archidiocèse de Brasilia a fait part de la mort tragique de ce prêtre de 71 ans, dont 46 ans de sacerdoce. Selon l’agence Fides, six hommes seraient entrés dans l’église après la dernière messe du samedi soir 21 septembre, en prenant en otages le prêtre et le gardien de l’église, qui ensuite a réussi à s’enfuir.

Le père Kazimierz a été retrouvé mort, avec les mains et les pieds liés et un fil de fer autour du cou, dans un terrain de construction proche de l’église. Cette paroisse avait été ciblée par des vols d’objets religieux et du Saint-Sacrement lors du temps pascal.

Le Père Casimiro dans son église

Le père Kazimierz Andrzej Wojno, appelé familièrement Casimiro par ses paroissiens, était né le 3 février 1948 dans la ville de Skłody Borowe, dans le diocèse de Lomza, en Pologne. Il avait été ordonné prêtre le 27 mai 1973. Il vivait au Brésil depuis 40 ans et tenait la responsabilité de cette paroisse depuis plus de 25 ans.

Le gouverneur du District fédéral de Brasilia a décrété un deuil officiel de trois jours après la mort du prêtre.«C’est un moment de peine pour toute la famille brésilienne,a-t-il expliqué.L’assassinat du père Casimiro, un homme de paix, aimé et admiré par tous, nous choque et nous pousse à réfléchir à ce sentiment d’insécurité qui rejaillit sur nous tous. Il expose une dure réalité que nous devons affronter avec détermination.

Ses funérailles ont été célébrées ce lundi 23 septembre à 14h00, heure locale, sous la présidence du cardinal-archevêque de Brasilia, Sergio da Rocha. Dimanche soir, une messe à sa mémoire s’est tenue, en présence notamment d’un représentant de l’ambassade de Pologne, son pays natal.

Le Pape François a eu raison d’appeler octobre, le mois missionnaire extraordinaire. Prions beaucoup pour que les missionnaires soient bien accueillis au lieu d’être tués.

Sources: Vaticanews

By P.Protogène BUTERA

Rwanda-8 septembre 2019: Un centenaire mérité des Soeurs BENEBIKIRA

Début de la célébration du Centenaire des Benebikira avec une quinzaine d’évêques à Save(BUTARE-Rwanda)

Mgr Joseph Hirth avait cette vision: confier la mission d’Évangélisation aux enfants (garçons et filles) du pays. Après 3 prêtres(1917),les filles vont suivre(1919)


Sr Jean-Marie Nyirabayovu, première profès.

BENEBIKIRA(Filles de Marie,en langue locale, le Kinyarwanda)c’est la première Congrégation des Sœurs autochtones rwandaises. Elle est initialement fondée par Mgr Jean-Joseph Hirth le 25 mars 1919, lors des vœux de la première fille rwandaise consacrée à Marie . C’était à la Mission (Paroisse)de Rwaza, dans le Diocèse actuel de Ruhengeri.

La direction fut confiée aux Sœurs Missionnaires Blanches d’Afrique. En 1935, la Congrégation qui s’occupe beaucoup de l’éducation(surtout des filles)et de la santé(dispensaires et Centres de santé), obtient le statut de Droit diocésain.

En 1953, il y eut l’élection de la Mère Générale, Sr Thérèse KAMUGISHA, et acquit l’autonomie de la gestion totale de la Congrégation, mettant fin à la tutelle des Sœurs Blanches. Depuis, les Benebikira se sont répandues dans plusieurs pays: au Burundi, en Ouganda, en RDC, au Kenya…

Benebikira venaient de toutes les communautés

2008 a été une autre bonne nouvelle: la Congrégation a passé du Droit diocésain au Droit pontifical, car elle dépend directement du Pontife Romain.Cela lui a permis d’avoir une maison à Rome qui accueille les religieuses en formation.

Le 8 septembre 2019, en la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, ces 400 religieuses ont célébré un centenaire bien mérité. Plusieurs évêques du Rwanda, Burundi et RDC ,ainsi que les autorités locales étaient présents à Save, lieu où se trouve la Maison-mère des Benebikira. Tout en images!

Marchez avec elles…

La procession était chaleureuse suivant les promotions

Oui, Jubilate Deo, omnis terra, Jubilate Deo, vous toutes nos Sœurs de cette belle et angélique Congrégation des BENEBIKIRA. Que la Mère de Jésus vous porte encore dans ses bras pour des millénaires.

By P.Protogène BUTERA