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Homélie du deuxième dimanche(A):Quand nous osons dire ce que nous aimons


Dans notre quotidien, nous ramons à contre-courant. Les vents sont si forts qu’ils ne provoquent en nous que les expressions de ce que nous nous n’aimons pas. Quitte à nous en vouloir à un Président, un Député ou un Maire que nous n’aimons pas. A l’École,le langage est mille fois pétri de ces 4 mots: Je n’aime pas! Les lectures de ce deuxième dimanche du temps ordinaire nous aident à y réfléchir mûrement.

Vous le savez bien. Dimanche dernier, fête du baptême du Seigneur, la voix du Père désignait Jésus comme son Fils bien-aimé. Ce dimanche, de la même manière que Celui qui l’a envoyé baptiser, Jean Baptiste passe de la désignation à l’attestation : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi… »

Fort de sa mission, le Baptiste indique la source de la puissance de cet homme et la force qui fait de Lui si différent des autres : « C’est lui le Fils de Dieu ». Ainsi, dans sas prière, l’Eglise continue de proclamer la primauté de Celui qui est « notre Seigneur »et d’étendre son salut destiné à toutes les nations. Il n’est ni impersonnel ni une propriété privée, encore moins un domaine réservé.

Il nous revient à tous d’en être conscients .C’est le rappel de Saint Paul(deuxième lecture) : « Ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ »Ces mots « avec tous » et « en tout lieu » résonnent profondément en cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens,du 18 au 25 janvier.

Il est temps que l’Esprit de sainteté demeure sur nous de sorte à nous mettre au service de la paix et de l’unité .Cela n’est possible que dans la mesure où chacun, ayant reçu la grâce d’être prophète de par son baptême, est convaincu d’être bien-aimé : « Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force »

C’est la raison suffisante de ne pas cesser de rendre témoignage jusqu’à dire comme le Psalmiste : «Mon Dieu, voilà ce que j’aime » Osons donc dire ce que nous aimons dans la Parole de Dieu, dans la Messe, au catéchisme, dans l’Église. Effets et reflets d’une telle lumière ne se feront pas attendre dans le monde qui nous entoure et  pour le bien de tous.

Prenons le temps de méditer ces paroles pour vivre autrement ce DIMANCHE que vous souhaite TRES BON.

By Protogène BUTERA

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du livre du prophète Isaïe(Is 49, 3.5-6)
Le Seigneur m’a dit :
« Tu es mon serviteur, Israël,
en toi je manifesterai ma splendeur. »
    Maintenant le Seigneur parle,
lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère
pour que je sois son serviteur,
que je lui ramène Jacob,
que je lui rassemble Israël.
Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,
c’est mon Dieu qui est ma force.
    Et il dit :
« C’est trop peu que tu sois mon serviteur
pour relever les tribus de Jacob,
ramener les rescapés d’Israël :
je fais de toi la lumière des nations,
pour que mon salut parvienne
jusqu’aux extrémités de la terre. »

    – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 1, 1-3)
Paul, appelé par la volonté de Dieu
pour être apôtre du Christ Jésus,
et Sosthène notre frère,
    à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,
à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus
et sont appelés à être saints
avec tous ceux qui, en tout lieu,
invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,
leur Seigneur et le nôtre.
    À vous, la grâce et la paix,
de la part de Dieu notre Père
et du Seigneur Jésus Christ.

    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 29-34)
    En ce temps-là,
    voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
    c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
    Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
    Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
    Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
    Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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