Les deux Corées unis contre les États-Unis: le piège de Trump

Les menaces verbales et militaires des États-Unis n’ont pas réussi à désarmer la Corée du Nord. Celle-ci mise d’abord sur son union avec sa voisine du Sud. Il est facile de penser que seule cette union poussera Donald Trump à se mettre à genou pour chercher la paix durable.

Pourtant, l’instabilité dans la communication et les décisions apparemment hâtives du président américain n’ont rien de rassurant. En quelques jours seulement, Trump n’a-t-il pas changé d’avis et de couleurs à la manière d’un caméléon? Voici ce qu’il déclarait le 24 mai sur son réseau préféré:Trump et Kim.jpg
Que dit-il substantiellement?
Que, pour le bien des deux parties, le sommet de Singapour n’aurait pas lieu! Que, s’il faut parler des capacités nucléaires, celles des États-Unis sont si massives et si puissantes que Dieu ne permettrait pas leur utilisation!! Que le monde, et en particulier la Corée du Nord, ratent l’occasion de paix et de prospérité; comme si les États-Unis n’avaient rien à perdre!

Deux jours plus tard, une autre annonce survient pour ajouter le trouble:Trump et Un

Quelques jours encore plus tard, Trump dévoile le vrai intérêt des États-Unis en Corée du Nord: un marché économique pour l’avenir: Trump et Kim-Jong.jpg

Ce président américain sait-il réellement le jeu des deux Coréens?Et s’ils étaient prêts à le stopper dans ses projections?

Les deux Corées
Les deux présidents Coréens préparaient la rencontre  de Kim et Trump à Singapour(12 juin 2018)

Quoi qu’il arrive, le piège de Trump est si visible que Kim ne voudrait pas terminer sa vie comme le Colonel Kadhafi qui n’avait plus d’ami . Le modèle libyen de dénucléarisation complète est donc inacceptable à Pyongyang. L’enjeu est de taille: les concessions de la part des États-Unis.

Par Protogène BUTERA

Umutagatifu twibuka: Sainte Rita, umuvugizi w’abihebye

Mutagatifu Rita ni umwana wavukiye mu za bukuru kuko ababyeyi be bamubyaye bashaje. N’ubwo we yashakaga kwiyegurira Imana, abo babyeyi ntibamukundiye, dore ko bo bari bakeneye kwibonera utwuzukuru.

Yaje kwemera ko bamushyingira Paul Manchini Fernadino wamubereye umugabo w’umunyamahane kurusha intare. Babyaranye abana babiri, maze ubugwaneza n’ubupfura bwa Rita bugenda buhindura uwo mugabo gahoro gahoro.

Nyuma y’imyaka 18 babana, Fernandino yaje kuba umunyamahoro cyane kugeza ubwo abanzi be bamwivuganye atabarwanyije ngo abivune kandi yari indwanyi y’ikirangirire. Icyo gikorwa abana be ntibakihanganiye na gato ku buryo bakuze bashaka guhorera se bidasubirwaho.

Rita yakomeje kubigisha no kubinginga ngo bareke ibyo bitekerezo n’izo nzira biba iby’ubusa. Abonye ko ari ntacyo yabikoraho kindi,yiyemeza gusaba Imana ko yabitwarira aho kugira ngo ababone bahindutse abicanyi(assassins).

Aho Imana yumviye isengesho rye, uyu mubyeyi wari umaze kuba umupfakazi n’incike(yari asigaye wenyine rudori), yahagurukiye kunga imiryango yari ishyamiranye aho mu gihugu cy’Ubutaliyani. Na we amaze kubabarira abishi b’umugabo we, yinjiye mu kigo cy’Abihaye Imana biyambaza Mutagatifu Agusitini(Ordre de Saint Augustin)ngo Yezu ahindure isi n’abo yacunguye.

Sainte Rita Avocate des Causes perdues
Sainte Rita dans la prière d’intercession

Muri uwo muryango, bagenzi be batangariraga ukwihangana n’ubugwaneza bye bitangaje. We wavutse mu 1381, yatabarutse tariki ya 22 Gicurasi, ari wo munsi Kiliziya imwibukaho nk’umurinzi n’umuvugizi w’abihebye(avocate des causes désespérées),kugira ngo ibyifuzo byabo bihinduke nk’indabo nziza zigenewe Yezu wazutse.

Dore rimwe mu masengesho(en français)bamutura(Sainte de l’impossible):


Sainte Rita, avocate des causes désespérées, priez pour nous.
Sainte Rita, j’ai recours à vous, que tous proclament « la sainte des impossibles ».
Je suis angoissé, dans une impasse.
Je vous implore, car j’ai confiance en vous et j’espère être rapidement exaucé,
car vous êtes proche de notre Père du ciel.
Rendez le calme à mon esprit.
Je ne vois pas de solution humaine, mais je me confie à vous
que Dieu a choisie pour être « l’avocate des causes désespérées ».
Si mes péchés sont un obstacle à la réalisation de mes désirs,
obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon.
Ne permettez pas que je reste plus longtemps dans l’angoisse
et daignez répondre à la confiance que je place en vous.
Sainte Rita, qui avez si intimement participé à la passion de Jésus,
priez pour moi et venez à mon secours.
Amen.

Umunsi mukuru mwiza ku bamukunda no ku bamwiyambaza bose; ku buryo bw’umwihariko, abitwa ba Rita.

Abashaka kumwiyambaza mu isengesho ry’iminsi icyenda(neuvaine),namwe ntimucikanwe:


Glorieuse Sainte Rita, toi qui pendant des années as connu la souffrance, nous nous tournons vers toi avec confiance et nous te prions :
– Quand le fardeau de la croix nous écrase, aide-nous à le porter avec amour, comme toi : Sainte Rita, prie pour nous.
– Quand la croix nous fait peur et que nous cherchons la fuite, obtiens-nous le courage de l’affronter franchement et humblement : Sainte Rita, prie pour nous.
– Quand les autres nous sollicitent dans leurs épreuves, aide-nous à rester fidèles, fermes comme Marie au pied de la croix : Sainte Rita, prie pour nous.
– Pour cette intention (…). Toi la sainte des causes impossibles, je t’en prie, intercède auprès du Père éternel : Sainte Rita, prie pour nous.


Notre Père – Je vous salue Marie – -Gloire au Père
-Prière à Sainte Rita

Haïti: 18 mai, fête du Drapeau et fête de la Nation

Première République noire du monde à avoir vaincu l’esclavagisme et la colonisation, Haïti a gardé sa fierté. Cessant d’être Saint Domingue, la plus riche colonisation française, ce beau pays a décidé d’être une Nation libre affranchie de toutes les servitudes.

En se dotant du Drapeau où le bleu et le rouge sont unis(18 mai 1803), les Haïtiens ont montré au monde que l’union fait la force. Quelques mois après, leurs aïeux n’ont pas tremblé devant la foule nombreuse de soldats et de chiens de Napoléon Bonaparte(bataille de Vertières, 18 novembre 1803).

Grâce à Jean Jacques Dessalines et Toussaint Louverture, ces braves Haïtiens ont retrouvé leurs droits d’être citoyens respectés qui ne cesseront jamais de porter leurs bonnets de liberté. C’est pourquoi le 18 mai, est la fête du Drapeau et de la Nation.

Et c’est vrai! Ayiti, « Terre des Hautes montagnes » se distinguera toujours de la République de Haïti Espagnol(République Dominicaine)en étant Haïti tout court qui a vu germer ses palmes et ses couleurs dans le Bourg d’Archaï.

De là, même pendant les crises politiques ou les catastrophes naturelles qui frappent souvent le pays, tous les citoyens chantent le même hymne: « Fière Haïti. »[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=dStt3q8ZoEg%5B/embedyt%5D

Bonne fête à tous les Haïtiens.

By Protogène BUTERA

Journée internationale des familles qui peine à rassurer

Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution du 20 septembre 1993, la Journée Internationale des Familles est une manifestation qui reflète l’importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l’intérêt qu’elle porte à la situation des familles dans le monde. Le but est d’ inciter les gouvernements à faire porter leurs efforts sur la politique familiale.

Cette journée est une occasion de mieux faire comprendre les problèmes que connaissent les familles et stimuler les initiatives appropriées. Elle pourrait devenir un facteur de mobilisation puissant dans tous les pays qui cherchent à apporter une réponse aux problèmes qui se posent aux familles de chaque société. La Journée internationale des familles offre également l’occasion de mettre en relief la solidarité qui unit les familles dans leur recherche d’une meilleure qualité de vie.

Les gouvernements, organisations non gouvernementales, établissements d’enseignement, groupes religieux et individus peuvent aider à faire connaître les fonctions remplies par les familles et leurs problèmes, leurs points forts et leurs besoins, en organisant des manifestations à l’occasion de la Journée internationale des familles. Cette journée est aussi l’occasion de mieux comprendre les processus économiques, culturels, sociaux et démographiques qui ont une incidence sur les familles.

Nous reconnaissons que les problèmes auxquels les familles sont confrontées ne sont pas les mêmes en Afrique, en Asie, en Europe ou en Amérique. Dans certains pays, c’est la pauvreté ou la misère qui marque le niveau de vie des familles. Parfois celles-ci sont très nombreuses que la satisfaction des besoins fondamentaux(alimentation, assurance vitale, éducation…)est impossible s’il n’y a pas de volonté politique forte et contraignante.

Dans d’autres, c’est l’abondance qui est la cause des crises insurmontables. C’est pourquoi les Nations Unies ont souhaité que tous les États cherchent les moyens efficaces de répondre aux problèmes qui ruinent et détruisent les familles.

Cette journée est célébrée le 15 mai dans chaque pays. C’est le moment de montrer que les familles ont un rôle important à jouer dans la santé et le bien-être des enfants. Elles peuvent améliorer les conditions de santé de ces enfants en leur assurant un soutien affectif, notamment grâce à des visites médicales préventives ou des soins, à travers des vaccinations ou des traitements adéquats et en temps opportun.

Après 25 ans d’existence, elle ne permettra d’ arriver à ces résultats que s’il y a d’autres moyens d’améliorer la situation et le bien-être de la famille , peut-être en intensifiant la coopération internationale dans le cadre des efforts mondiaux qui favorisent le progrès et le développement dans le domaine social.

Sources: http://www.un.org/familyday

By Protogène BUTERA

Journée mondiale des Communications Sociales: quelle nouvelle des fausses nouvelles ou Fake News dans l’Eglise?

L’efficacité des fake news est due principalement à leur nature mimétique, à la capacité d’apparaître plausibles. En second lieu, ces nouvelles, fausses mais vraisemblables sont fallacieuses, dans leur habilité à focaliser l’attention des destinataires, en exploitant les émotions immédiates et faciles à susciter, comme la peur, le mépris, la colère et la frustration. Leur diffusion peut compter sur une utilisation manipulatrice des réseaux sociaux .

En cette 52° édition de la Journée Mondiale des Moyens de Communication sociale, commémorée ce dimanche 13 mai 2018, nous avons choisi de vous partager le message du Pape François sur la force et l’efficacité des fausses nouvelles. Nous diffusons ce message en son intégralité: « La vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32).
Fausses nouvelles et journalisme de paix.

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, dans un contexte de communication toujours plus rapide et au sein d’un système numérique, nous voyons le phénomène des «fausses nouvelles», les soi-disant fake news: cela nous invite à réfléchir, et m’a suggéré de consacrer ce message au thème de la vérité, comme l’ont déjà fait plusieurs fois mes prédécesseurs depuis Paul VI (cf. Message 1972: « Les communications sociales au service de la vérité »). Je voudrais ainsi contribuer à l’engagement commun pour prévenir la diffusion de fausses nouvelles et pour redécouvrir la valeur de la profession journalistique et la responsabilité personnelle de chacun dans la communication de la vérité.

1. Qu’est-ce qui est faux dans les « fausses nouvelles »?

Fake news est un terme discuté et qui fait l’objet de débat. Il s’agit généralement de la désinformation diffusée en ligne ou dans les médias traditionnels. Cette expression fait référence à des informations non fondées, basées sur des données inexistantes ou déformées et visant à tromper voire à manipuler le lecteur. Leur propagation peut répondre à des objectifs fixés, influencer les choix politiques et favoriser des gains économiques.

L’efficacité des fake news est due principalement à leur nature mimétique, à la capacité d’apparaître plausibles. En second lieu, ces nouvelles, fausses mais vraisemblables sont fallacieuses, dans leur habilité à focaliser l’attention des destinataires, en se fondant sur des stéréotypes et des préjugés diffus dans un tissu social, en exploitant les émotions immédiates et faciles à susciter, comme la peur, le mépris, la colère et la frustration. Leur diffusion peut compter sur une utilisation manipulatrice des réseaux sociaux et des logiques qui en garantissent le fonctionnement: ainsi les contenus, bien que non étayés, gagnent une telle visibilité que même les dénégations de sources fiables peinent à en limiter les dégâts.

La difficulté de dévoiler et d’éradiquer les fake news ou fausses nouvelles est également due au fait que les gens interagissent souvent dans des environnements numériques homogènes et imperméables à des perspectives et opinions divergentes. La conséquence de cette logique de la désinformation est que, au lieu d’avoir une confrontation saine avec d’autres sources d’information, ce qui pourrait mettre positivement en discussion les préjugés et ouvrir à un dialogue constructif, on risque de devenir des acteurs involontaires dans la diffusion d’opinions partisanes et infondées. Le drame de la désinformation est la discréditation de l’autre, sa représentation comme ennemi, jusqu’à une diabolisation susceptible d’attiser des conflits. Les fausses nouvelles révèlent ainsi la présence d’attitudes en même temps intolérantes et hypersensibles, avec pour seul résultat le risque d’expansion de l’arrogance et de la haine. En fin de compte, cela mène au mensonge.

2. Comment pouvons-nous les reconnaître?

Aucun d’entre nous ne peut être exonéré de la responsabilité de contrecarrer ces faussetés. Ce n’est pas une tâche facile, parce que la désinformation est souvent basée sur des discours variés, délibérément évasifs et subtilement trompeurs, et use parfois de mécanismes raffinés. Il convient donc de louer les initiatives éducatives qui permettent d’apprendre à lire et à évaluer le contexte communicatif, enseignant à ne pas être des propagateurs inconscients de la désinformation, mais des acteurs de son dévoilement. Il faut également louer les initiatives institutionnelles et juridiques visant à définir des réglementations pour freiner le phénomène, ainsi que celles entreprises par les sociétés de Technologies et de Média, afin de définir de nouveaux critères pour la vérification des identités personnelles qui se cachent derrière les millions de profils numériques.

Mais la prévention et l’identification des mécanismes de la désinformation nécessitent également un discernement profond et attentif. Il faut démasquer en effet ce qui pourrait être défini comme « la logique du serpent », capable partout de se dissimuler et de mordre. C’est la stratégie utilisée par le «serpent rusé», dont parle le Livre de la Genèse, celui qui, au commencement de l’humanité, est devenu l’auteur de la première “fake news” (cf. Gn 3,1-15), qui a conduit aux conséquences tragiques du péché, mises en acte ensuite dans le premier fratricide (cf. Gn 4) et dans d’autres formes innombrables du mal contre Dieu, le prochain, la société et la création.

La stratégie de cet habile « père du mensonge » (Jn 8,44) est précisément le mimétisme, une séduction rampante et dangereuse qui fait son chemin dans le cœur de l’homme avec des arguments faux et attrayants. Dans le récit du péché originel, le tentateur, en fait, s’approche de la femme feignant d’être son ami, de s’intéresser à son bien, et commence le discours avec une affirmation vraie, mais seulement partiellement: « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? » (Gn 3,1). Ce que Dieu avait dit à Adam n’était pas en réalité de ne manger d’aucun arbre, mais seulement d’un arbre : « Mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Gn 2,17). La femme, répondant, l’explique au serpent, mais elle se fait attirer par sa provocation : « Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “ Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez. ” » (Gn 3,2). Cette réponse sait se faire légaliste et pessimiste: ayant donné crédibilité au faussaire, se laissant séduire par son arrangement des faits, la femme se fait corrompre. Ainsi, de prime abord elle prête attention à son assurance: « Vous ne mourrez pas du tout » (v. 4). Puis la déconstruction du tentateur assume une apparence crédible : « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (v. 5). Finalement on en vient à discréditer la recommandation paternelle de Dieu, qui visait le bien, pour suivre l’incantation séduisante de l’ennemi: « La femme vit que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable » (v. 6). Cet épisode biblique révèle donc un fait essentiel pour notre discours: aucune désinformation n’est inoffensive; de fait, se fier à ce qui est faux, produit des conséquences néfastes. Même une distorsion apparemment légère de la vérité peut avoir des effets dangereux.

L’enjeu en fait, c’est notre avidité. Les fake news deviennent souvent virales, en réalité elles se répandent rapidement et de manière difficilement contrôlable, non pas en raison de la logique de partage qui caractérise les médias sociaux, mais plutôt pour leur emprise sur l’avidité insatiable qui s’allume facilement dans l’être humain. Les mêmes motivations économiques et opportunistes de la désinformation ont leur racine dans la soif du pouvoir, de l’avoir et du plaisir, qui, finalement, nous rend victimes d’un imbroglio beaucoup plus tragique que chacune de ses manifestations singulières: celui du mal, qui se meut de mensonge en mensonge pour nous voler la liberté du cœur. C’est pourquoi éduquer à la vérité signifie éduquer à discerner, évaluer et pondérer les désirs et les inclinations qui s’agitent en nous, pour ne pas nous retrouver privés de bien « en mordant » à toute tentation.

3. «La vérité vous rendra libres» (Jn 8,32)

La contamination continuelle par un langage trompeur finit en fait par embrumer l’intériorité de la personne. Dostoïevski a écrit quelque chose de remarquable dans ce sens : « Celui qui se ment à soi-même et écoute ses propres mensonges arrive au point de ne plus pouvoir distinguer la vérité ni en soi ni autour de soi ; ainsi il commence à ne plus avoir l’estime de soi ni des autres. Ensuite, n’ayant plus l’estime de personne il cesse aussi d’aimer, et alors en manque d’amour, pour se sentir occupé et se distraire, il s’adonne aux passions et aux plaisirs vulgaires ; et dans ses vices il va jusqu’à la bestialité ; et tout cela dérive du mensonge continuel aux autres et à soi-même.» (Les frères Karamazov, II, 2).

Comment nous défendre? L’antidote le plus radical au virus du mensonge est de se laisser purifier par la vérité. Dans la vision chrétienne, la vérité n’est pas seulement une réalité conceptuelle, qui concerne le jugement sur les choses, les définissant vraies ou fausses. La vérité ne consiste pas seulement à porter à la lumière des choses obscures, à « dévoiler la réalité », comme l’ancien terme grec qui le désigne, aletheia (de a-lethès, « non caché »), conduit à penser. La vérité a à voir avec la vie entière. Dans la Bible, la notion porte en soi le sens de soutien, de solidité, de confiance, comme le donne à comprendre la racine ‘aman, dont provient également l’Amen liturgique. La vérité est ce sur quoi l’on peut s’appuyer pour ne pas tomber. Dans ce sens relationnel, le seul vraiment fiable et digne de confiance, sur lequel on peut compter, et qui est «vrai», est le Dieu vivant. Et c’est l’affirmation de Jésus: « Je suis la vérité » (Jn 14,6). L’homme, alors, découvre et redécouvre la vérité quand il en fait l’expérience en lui-même comme fidélité et fiabilité de celui qui l’aime. C’est seulement cela qui libère l’homme : « La vérité vous rendra libres » (Jn 8,32).

Libération du mensonge et recherche de la relation: voici les deux ingrédients qui ne peuvent pas manquer pour que nos paroles et nos gestes soient vrais, authentiques, fiables. Pour discerner la vérité, il est nécessaire d’examiner ce qui favorise la communion et promeut le bien et ce qui, au contraire, tend à isoler, diviser et opposer. La vérité, par conséquent, ne s’acquiert pas vraiment quand elle est imposée comme quelque chose d’extrinsèque et d’impersonnel; elle découle au contraire de relations libres entre les personnes, de l’écoute réciproque. En outre, on ne cesse jamais de chercher la vérité, parce que quelque chose de faux peut toujours s’insinuer, même en disant des choses vraies. Un argument impeccable peut en fait reposer sur des faits indéniables, mais s’il est utilisé pour blesser quelqu’un et pour le discréditer aux yeux des autres, aussi juste qu’il apparaisse, il n’est pas habité par la vérité. A partir des fruits, nous pouvons distinguer la vérité des énoncés: s’ils suscitent la controverse, fomentent les divisions, insufflent la résignation ou si, au contraire, ils conduisent à une réflexion consciente et mûre, au dialogue constructif, à une dynamique fructueuse.

4. La paix est la vraie nouvelle

Le meilleur antidote contre les faussetés, ce ne sont pas les stratégies, mais les personnes : des personnes qui, libres de l’avidité, sont prêtes à l’écoute et à travers l’effort d’un dialogue sincère laissent émerger la vérité ; des personnes qui, attirées par le bien, se sentent responsables dans l’utilisation du langage. Si la façon de sortir de la propagation de la désinformation est la responsabilité, cela concerne particulièrement celui qui est responsable par devoir d’informer, c’est-à-dire le journaliste, gardien des nouvelles. Celui-ci, dans le monde contemporain, n’exerce pas seulement un métier, mais une véritable mission. Il a la tâche, dans la frénésie des nouvelles et dans le tourbillon des scoop, de rappeler qu’au centre des informations ce n’est pas la rapidité dans la transmission et l’impact sur l’audience, mais ce sont les personnes. Informer c’est former, c’est avoir affaire avec la vie des personnes. C’est pourquoi, l’exactitude des sources et le soin de la communication sont de véritables processus de développement du bien, qui génèrent la confiance et ouvrent des voies de communion et de paix.

Je voudrais donc adresser une invitation à promouvoir un journalisme de paix, n’ayant toutefois pas l’intention avec cette expression d’évoquer un journalisme « débonnaire » qui nie l’existence de graves problèmes et assume des tonalités mielleuses. J’entends, au contraire, un journalisme sans duperies, hostile aux faussetés, aux slogans à effet et aux déclarations emphatiques; un journalisme fait par des personnes pour les personnes, et qui se comprenne comme un service à toutes les personnes, spécialement à celles-là – qui sont la majorité au monde – qui n’ont pas de voix; un journalisme qui ne brûle pas les nouvelles, mais qui s’engage dans la recherche des véritables causes des conflits, pour en favoriser la compréhension à partir des racines et le dépassement à travers la mise en route de processus vertueux; un journalisme engagé à indiquer des solutions alternatives à l’escalade de la clameur et de la violence verbale.

C’est pourquoi, nous inspirant d’une prière franciscaine, nous pourrions ainsi nous adresser à la Vérité en personne:

Seigneur, fais de nous des instruments de ta paix.
Fais-nous reconnaître le mal qui s’insinue dans une communication qui ne crée pas la communion.
Rends-nous capables d’ôter le venin de nos jugements.
Aide-nous à parler des autres comme de frères et de sœurs.
Tu es fidèle et digne de confiance; fais que nos paroles soient des semences de bien pour le monde:
Là où il y a de la rumeur, que nous pratiquions l’écoute;
Là où il y a confusion, que nous inspirions l’harmonie;
Là où il y a ambiguïté, que nous apportions la clarté;
Là où il y a exclusion, que nous apportions le partage;
Là où il y a du sensationnalisme, que nous usions de la sobriété;
Là où il y a de la superficialité, que nous posions les vraies questions;
Là où il y a des préjugés, que nous suscitions la confiance;
Là où il y a agressivité, que nous apportions le respect;
Là où il y a la fausseté, que nous apportions la vérité.
Amen.

François

Source: Vatican.va

On sleeping by meditation help

It was at a lakeside retreat centre a couple of hours away and the weather was beautiful. I set myself one main goal this weekend, and that was to get enough sleep.

The retreat involved organized sessions that included guided meditations. I like guided meditation especially when it’s “live” and I’m doing it with other people. But this weekend, I uncharacteristically fell asleep through each of the guided meditations. I could feel myself nodding off and there was nothing I could do about it. Obviously, I needed sleep.

It is known that meditation always helps. Even if I just take a few moments of silence, it can bring me into the present moment where things seem a lot more manageable than when I am worrying about what’s going to happen tomorrow.

After some pratice, I release that the result or root of meditation is really doing things deep:deep breathing, deep relaxation, deep concentration, deep thinking. And so on…
See more: Stressed out?Meditation helps

By Protogène BUTERA

Nigeria: Les évêques déplorent l’inaction du gouvernement face aux violences intercommunautaires

Dans leur visite Ad limina du 26 avril, les évêque du Nigeria ont condamné les attaques barbares contre les églises, spécialement celle du 24 avril 2018 pendant laquelle 19 fidèles et deux prêtres catholiques ont été froidement massacrés à Mbalom, au Centre du Nigeria, dans l’Etat de Benue.

Qualifiés d’éleveurs nomades musulmans, les attaquants sont entrés dans l’église lors de la cérémonie des funérailles. Outre l’effusion du sang, ils ont brûlé aussi plus de 60 maisons et pillé des greniers alimentaires.

Jusqu’au 30 avril, les évêques se sont entretenus avec le Pape François pour porter au monde la voix des minorités chrétiennes visées par ces violences intercommunautaires.

Ainsi, face à l’inaction du gouvernement, l’Église se veut être porte-parole de tous ceux qui souffrent ou meurent chaque jour dans le silence total de la Communauté internationale.

Il est clair que le Nigeria de Muhammadu Buhari devra s’accoutumer aux bons discours du président et continuer de pleurer ses morts, que cela soit à Benue, à Kaduna, à Nasarawa, à Kogi ou à Taraba.

Reste à savoir quel sera le sort de ces deux prêtres, Joseph Gor et Felix Tyolaha, morts le calice ou la Bible dans les mains. Ne serait-il pas injuste s’ils n’étaient pas reconnus par l’Église comme des martyrs?

Prêtres nigerians assassinés.jpg
Prêtres nigérians assassinés à Mbalom, Etat de Benue

Le pape donnera-t-il la dispense spéciale pour le procès en béatification comme ce fut le cas du père Jacques Hamel assassiné le 26 juillet 2016(diocèse de Rouen, France)? Leur évêque(du Nigeria)osera-t-il déposer une telle demande et promouvoir la cause? Ce n’est pas sûr.

By Protogène BUTERA

6 mai: Un saint Protogène qui n’a rien fait!

Ces questions me sont souvent posées: Que signifie votre prénom, Protogène? Un saint Protogène existe-t-il? Si oui, qu’a t-il fait? Ce sont des questions légitimes qui méritent une réponse, si petite soit-elle.

Protogène, c’est un saint qui n’est pas très connu parce qu’il est célébré localement en Asie Mineure(Mésopotamie)où, au V°siècle, il travailla, comme évêque(de Carres), avec son confrère Euloge(évêque d’Edesse), au rayonnement de l’Église pendant la guerre des Images(iconoclasme, sous l’Empereur Valens)qui a décimé ou exilé beaucoup d’évêques.

Signe que les deux évêques étaient pratiquement liés, saint Protogène est fêté, en même temps que Prudence et Evode, le 6 mai alors que Euloge est fêté la veille, le 5 mai. Le martyrologe romain n’indique rien de plus, sinon que dans l’exil, Protogène était préoccupé par la conversion des païens grâce à l’instruction des valeurs chrétiennes qu’il donnait à leurs enfants.

Voilà un saint Protogène qui n’a rien fait pour être affiché sur le calendrier des Saints! On le présente par ce portrait d’un autre Protogène(premier-né,en grec), peintre grec (du IV siècle avant J.C )reconnu très minutieux pour ses œuvres comme l’était cet évêque pour sa mission.

Bonne fête à tous ceux qui portent ce prénom. Avec eux, je dis: « Merci, Seigneur, toi qui fais des merveilles ».

By Protogène BUTERA

Ka gatabo karasohotse: IGIHEMBO CY’UMURUHO

Mu minsi yashize nakunze kubagezaho imivugo itandukanye mu rukurikirane(séries)nari nise « Njyewe nawe ». Muri yo nabibutsa nka Iryo nabonye, Utankururira, cyangwa se Akumiro.

Mu rwego rwo kugira ngo iyo mivugo n’ibitekerezo birimo mubibone mutagombye kujya ku rubuga rwa internet, nabikusanyirije muri aka gatabo nise « Igihembo cy’Umuruho »(107 pages).
Bitewe n’uko n’umuruho hari ubwo uba igihembo cy’ubuzima, hari indi mivugo nongereyemo, itaraciye kuri uru rubuga. Reka ngusogongeze nko kuri uyu nise

« UWARIBARA« :
Uwaribara ni uwariraye
Rya joro na rya zamu
Ku kazamuko k’urya musozi
Kuri wa munsi wadusamaje
Mu rwijiji rwiyo ntaho
Ntahamo mpari simpatinde
Kwa Ntahondi nta maramuko
Mpitamo kutibabariza umutima.
Burya umuti w’iminsi ni uguceceka
Guca ukubiri no gucecekesha
Bitanga ibisubizo bitari ibya gisore…(pp45-46)

Nuko rero, aho waba uri hose, ndagushishikariza kugasoma ndetse no kukarangira abandi bakunda ururimi rwacu rw’Ikinyarwanda. Kaboneka ku giciro cya 8€(ukongeraho ay’iposita).
Niba wibaza aho wagashakira, wagasanga kuri boutique y’uru rubuga kubahonet.com cyangwa ukatwandikira kuri izi emails:protosbu@yahoo.fr cyangwa kubahonet@gmail.com, ukatubwira uko twacyikugezaho.

Mbashimiye mwese mbikuye ku mutima.

Padiri Protogène BUTERA

Agatabo: IGIHEMBO CY’UMURUHO. Njyewe nawe. Editions La Pagaie(107 pages)

Ni agatabo k’imivugo 10 uzasoma witonze kakagufasha kongera kuzirikana ukuntu ubuzima na bwo ari “igihembo cy’umuruho” n’ubwo bizwi neza ko “Imbuto y’umugisha yera ku giti cy’umuruho”

€8,00

Kigali-Rwanda:Wari uzi igitera indaya kubikunda?

Mu gihe ubushomeri buvuza ubuhuha, no kubona igishoro cyangwa ingwate(ku bashaka inguzanyo za banki)bikaba bigoye, bamwe bafata uburaya nkuburyo bwo kwihangira imirimo. Muri urwo rwego,ngo bakwiye gufashwa nyine nk’abihangiye imirimo aho guhanga amaso Leta. Na bimwe byo kubashyira mu mashyirahamwe ngo ntacyo bimaze kuko ngo hari abaguzi baba bashaka imari ishyushye.

Par

Mutimutuje Adeline/Gasabo

Uko imijyi igenda ikura kandi ikiyongera ni nako ikurura abantu banyuranye ikagwiramo n’imirimo y’ubwoko budasanzwe. Hari abasanga ari yo mpamvu n’indaya ziba ari nyinshi mu mijyi cyangwa mu duce tw’ubucuruzi.

Isomere:Abakobwa babyariye iwabo

Ku mugoroba ubanziriza umunsi mukuru w’umukozi n’umurimo, twashatse kumenya icyo abakora umwuga w’uburaya batekereza kuri uyu munsi mukuru, mbese niba na bo bitwara nk’abandi bakozi.

Abo twaganiriye hano mu mujyi wa Kigali(hafi no kwa Rubangura), n’ubwo batemera ko hari uwabafata ifoto, ntibaduhishe akanyamuneza bari bafite bawutegereje ndetse n’ibyifuzo byabo kuri ejo hazaza.

Uburyo bwo kwihangira imirimo

Mu gihe ubushomeri buvuza ubuhuha no kubona igishoro cyangwa ingwate(ku bashaka inguzanyo)bikaba bigoye, bamwe bafata uburaya nk’uburyo bwo kwihangira imirimo. Muri urwo rwego, ngo bakwiye gufashwa nyine nk’abihangiye imirimo aho guhanga amaso Leta!

Na bimwe byo kubashyira mu mashyirahamwe ngo ntacyo bimaze kuko ngo hari abaguzi baba bashaka imari ishyushye. Bityo ngo bakwiye kwitabwaho, byanarimba bagasora kuko byafasha abakiliya kubona ibyo bashaka mu mutekano usesuye.

Hari indaya n’uturaya

Tubabajije niba ubwinshi bwabo ku mugoroba atari ikibazo, wasangaga batabivugaho rumwe. Bamwe bati, « Hari indaya n’uturaya; ngo kuko indaya ikora kinyamwuga, ituru imwe ni 2000frw cyangwa 5000frw.

Ngo naho abakora nka ba bandi babunza udutaro, ngo ituru imwe bashobora kuguhera 500frw cyangwa 1000Frw. Ngo bene abo ni bo bica isoko, ngo ariko nyine bose barabyihanganira kuko na bo baba bashaka ubuzima n’imibereho y’abana babo.

Isomere n’iyi:Abanyarwandakazi bafite isoko ry’ikimero muri Uganda

Ibyacu ni nka zahabu: abantu ni bo bayishaka!

Ku kibazo cyo kudakorera ahagaragara, bagira bati, « Nta mpungenge biduteye rwose; ibyacu ni nka zahabu! Hari wapfa kuyibona ku gasozi se? Abantu ni bo bayishakisha kandi ucukura akirengera umutekano. »

Abandi babonye ko iyo mvugo ntari kuyumva neza, bati »Erega ibyacu ni nk’indi mikino yose yo gupima amahirwe(jeux de hasard). Bene amahirwe irabakiza, abandi ikabakenesha. None se wareka gukina kandi utekereza ko ejo uzatsinda? »

Natwe akazi kacu ni uko gateye. Uyu munsi uraburara, ejo ugafatisha. Hari ubwo uhura n’umugabo, wamuryohereza akagupangira azakumaza icyumweru! Icyo gihe ntiwapfa kwakira ubonetse wese!

Abasore bo ntibitwa indaya!

Nashatse kumenya niba abasore bataremenya iby’ako kazi, abakobwa basekera rimwe ngo « abasore ntibitwa indaya, bitwa abapfubuzi ». Ngo bo bakorana na bya bigore biyafite biba bishaka kwishimisha. Uwasaga n’aho ari we mukuru ati, »Twese ni ubufasha tuba dutanga. Uwo bwagezeho iyo ashimye, natwe dushimira Imana! »

Nyuma y’iryo jambo, buri wese yaciyeho; umwe hepfo, undi haruguru. Nanjye mbasezeraho nihuta nti, »Muhahe, muronke. » Nsigara nibaza niba ubu buzima bukwiriye abari n’abategarugori b’i Rwanda.

Byanditswe na MUTIMUTUJE Adeline.