Lesotho: le cannabis c’est de l’or vert sans faire des morts!

Dans certains pays, le cannabis fait des ravages en tant que stupéfiant le plus consommé. Son trafic, quoi que pénalisé(peine de prison maximale de 10 ans ou une amende pouvant atteindre 7 500 000 d’euros)reste encore florissant en France. Cela n’est pas le cas au Lesotho.

Petit royaume d’Afrique australe, le Lesotho a été le premier pays africain à légaliser le cannabis médicinal en 2017. Deux ans plus tard, la récolte des fruits de cet or vert se compte en milliards de dollars. Ainsi légalisé, il fait moins de morts et de règlements de comptes.

Les autorités de ce pays ont su que le cannabis est un produit d’avenir. D’ores et déjà, Maseru est la seule capitale en Afrique à faire de la recherche et le développement sur ce cannabis médical(CDB),une marijuana légale et dépourvue de tout agent psychotrope.

Des bénéfices inéquitables

Plus de cinq compagnies étrangères(des Canadiens ou Américains)ont obtenu la licence de production et d’exploitation de ce cannabis sur tout le territoire. Le Gouvernement espère ainsi en retirer quelques profits pour réduire le chômage qui atteint la majorité des 2,2 millions d’habitants de ce royaume enclavé au cœur de l’Afrique du Sud.

La licence étant très chère(30 000 € par an),les Basotho ne peuvent pas y accéder. Forte de ses découvertes, l’entreprise Medigrow a investi 17,4 millions d’euros et elle est prête à satisfaire le marché colossal de 135 millions d’euros. L’avenir est aux chasseurs des gains!

Dans cette course aux bénéfices inéquitables, c’est l’accomplissement de l’adage: « On ne prête qu’aux riches. » Ah oui! Au Royaume du Ciel de Maseru, habitants et petits agriculteurs gardent les yeux tournés vers le ciel, en attendant que le gouvernement pense également à ses citoyens pauvres mais désireux d’entreprendre.

By Protogène BUTERA

Noma,malédiction ou maladie de la misère?

Ce 17 octobre, c’est la Journée mondiale du refus de la misère ou pour la réduction de la pauvreté. Le thème de cette année 2019 est précis: « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »Qui pensent à ceux que le Noma introduit sur le trône de la condamnation?

Oh! Voyez vous-mêmes. Le visage est défiguré. Le nez est déformé. La personne atteinte est méconnaissable. Cette maladie abime les gencives et ravage le visage en détruisant les tissus musculaires et osseux de la face.

Adulte défiguré par Noma

Le noma est vraiment une gangrène de la bouche et la partie du nez.C’est une maladie qui touche principalement les prématurés et enfants malnutris en bas âge(moins de 6 ans).

Généralement, c’est une pathologie qu’on rencontre chez les populations qui vivent dans une extrême pauvreté (Afrique de l’Ouest, du Sahel,Inde…)entrainant malnutrition et moult problèmes d’hygiène.

Même si le traitement médical(antibiotiques) et chirurgical(reconstruction et réparation)existe, la maladie cause des déformations de la partie atteinte et laisse les séquelles faciales énormes. Chez l’adulte mal soigné, c’est une catastrophe.

Maladie ou malédiction?

Dans certains pays comme Niger,de nombreuses victimes du noma sont rejetées par leur communauté car la maladie y est considérée comme une malédiction. Les enfants ayant survécu, sont sujets à une anxiété, un sentiment de culpabilité et un repli sur eux-mêmes.

Ce sentiment vient s’ajouter aux difficultés fonctionnelles de nutrition, de langage et de respiration.Quant au regard,c’est la perte de toute beauté et les qualités d’une vie hautement digne.

Noma au Niger

Pourtant, si le taux de mortalité atteint 80 à 90%, la guérison en a autant(80 à 90%). Ce qui veut dire que le Noma n’est pas inguérissable.Il est important de mettre en place des mesures de prévention et l’acquisition suffisante des connaissances avérées dans la médecine plastique et reconstructrice.

Non contagieuse ni transmissible, cette maladie ne devrait pas être un obstacle au droit à la belle image du visage. Merci aux Associations qui luttent pour le « nonoma » ou « pour-vaincre-noma. » Il reste à savoir si les États concernés sont prêts à donner satisfaction à cette santé inexorablement publique.

By Protogène BUTERA

Événement: pour un « Economy of Francesco » du Pape François avec les jeunes entrepreneurs

Le Pape François invite les jeunes entrepreneurs du monde entier à deux journées de réflexion sur une nouvelle économie qu’il espère plus efficace, solidaire et responsable.

Ce sera à Assise. C’est en effet là que François se dépouilla de toute mondanité pour choisir Dieu comme étoile du berger de sa vie, en se faisant pauvre avec les pauvres, frère universel. De son choix de pauvreté est également née une vision de l’économie qui reste très actuelle.

Celle-ci peut donner de l’espérance à notre lendemain, au bénéfice non seulement des plus pauvres, mais de toute l’humanité. Elle est même nécessaire pour le destin de toute la planète, notre maison commune, «notre sœur la Mère Terre», comme l’appelle François dans son Cantique de Frère Soleil. »

Le pape François et les jeunes du Kénya

Je vous écris,dit le Pape, pour vous inviter à une initiative que j’ai tant désirée: un événement qui me permette de rencontrer ceux qui, aujourd’hui, se forment et commencent à étudier et pratiquer une économie différente, qui fasse vivre et non pas mourir, qui inclut et n’exclut pas, qui humanise et ne déshumanise pas, qui prenne soin de la création sans la piller.

Un événement qui nous aide à être ensemble et à nous connaître, et qui nous conduise à faire un «pacte» pour changer l’économie actuelle et donner une âme à l’économie de demain.

Participez à cet « Economy of Francesco »

Le nom de cet événement — «Economy of Francesco» — fait clairement référence au saint d’Assise et à l’Évangile qu’il vécut en totale cohérence également sur le plan économique et social. Il nous offre un idéal et, d’une certaine manière, un programme. Pour moi, qui ai pris son nom, il est une source d’inspiration permanente.

Le Pape François et les entrepreneurs italiens

Avec vous, et pour vous, je ferai appel à quelques-uns des meilleurs experts et expertes de la science économique, ainsi qu’à des entrepreneurs et entrepreneuses qui, aujourd’hui, sont déjà engagés au niveau mondial pour une économie cohérente avec ce cadre idéal.

J’ai confiance dans le fait qu’ils répondront. Et j’ai surtout confiance en vous les jeunes, capables de rêver et prêts à construire, avec l’aide de Dieu, un monde plus juste et plus beau.

Un rendez-vous à ne pas rater

Voici ce que le Pape vous demande de noter dans vos Agendas: « Le rendez-vous est pour les journées du 26 au 28 mars 2020. Avec l’évêque d’Assise, dont le prédécesseur Guido accueillit dans sa maison le jeune François dans le geste prophétique de son dépouillement il y a huit siècles, je compte vous accueillir moi aussi. Je vous attends et dès à présent je vous salue et je vous bénis ».

By Protogène BUTERA

Source: Vaticanews:Aux jeunes économistes, entrepreneurs et entrepreneuses du monde entier

The Nobel Peace Prize for 2019 to Ethiopian Prime Minister Abiy Ahmed,good news?

The Norwegian Nobel Committee has decided to award the Nobel Peace Prize for 2019 to Ethiopian Prime Minister Abiy Ahmed Ali(43 age) for his efforts to achieve peace and international cooperation, and in particular for his decisive initiative to resolve the border conflict with neighbouring Eritrea. The prize is also meant to recognise all the stakeholders working for peace and reconciliation in Ethiopia and in the East and Northeast African regions.

Ethiopian PM Abiy Ahmed and President of Erythrea,Isaias Afwerki

In Ethiopia, even if much work remains, Abiy Ahmed has initiated important reforms that give many citizens hope for a better life and a brighter future. He spent his first 100 days as Prime Minister lifting the country’s state of emergency, granting amnesty to thousands of political prisoners, discontinuing media censorship, legalising outlawed opposition groups, dismissing military and civilian leaders who were suspected of corruption, and significantly increasing the influence of women in Ethiopian political and community life. He has also pledged to strengthen democracy by holding free and fair elections.

Ethiopia is a country of many different languages and peoples. Lately, old ethnic rivalries have flared up. According to international observers, up to three million Ethiopians may be internally displaced. That is in addition to the million or so refugees and asylum seekers from neighbouring countries.

As Prime Minister, Abiy Ahmed has sought to promote reconciliation, solidarity and social justice. However, many challenges remain unresolved. Ethnic strife continues to escalate.No doubt some people will think this year’s prize is being awarded too early. The Norwegian Nobel Committee believes it is now that Abiy Ahmed’s efforts deserve recognition and need encouragement.

The Norwegian Nobel Committee hopes that the Nobel Peace Prize will strengthen Prime Minister Abiy in his important work for peace and reconciliation. Ethiopia is Africa’s second most populous country (105 millions) and has East Africa’s largest economy. A peaceful, stable and successful Ethiopia will have many positive side-effects, and will help to strengthen fraternity among nations and peoples in the region.

With the provisions of Alfred Nobel’s will firmly in mind, the Norwegian Nobel Committee sees Abiy Ahmed as the person who in the preceding year has done the most to deserve the Nobel Peace Prize for 2019.

Prime Minister Abiy Ahmed becomes the 24th African to win the prestigious award and joins a growing Nobel Laureates roll of honour that includes Kenya’s Wangari Maathai (2004), Liberia’s Ellen Johnson Sirleaf and Leymah Gbowee (2011), Egypt’s Mohamed ElBaradei (2005) and former UN Secretary General, the late Koffi Annan who won it in 2001 among others.

Dr Dennis Mukwege of the Democratic Republic of Congo won the Nobel Peace Prize last year for his efforts to end the use of sexual violence as a weapon of war and armed conflict.

Congratulatory messages from everywhere

Among the leaders of countries and international leaders who sent congratulatory is Japanese  Prime Minister Shinzo Abe who said ” … I have been deeply impressed by his (Abiy Ahmed’s) outstanding leadership in such efforts as the re-establishment of diplomatic relation with Eritrea after 20 years of severance, mediation in the processes in South Sudan and in Sudan, as well as his domestic reform efforts in Ethiopia.”

Ethiopian PM Abiy Ahmed and Kenyan President,Uhuru Kenyatta

President Uhuru Kenyatta of Kenya, in his congratulatory statement said PM Ahmed deserves the international recognition noting that the Ethiopian leader is outstanding in his pursuit for peace, reconciliation and stability in Ethiopia, the Horn of Africa region and the entire continent.

“I am delighted for my brother Prime Minister Abiy Ahmed and the people of the Federal Democratic Republic of Ethiopia for the 2019 Nobel Peace Prize Award. Prime Minister Ahmed fully deserves the recognition,” he pointed out.

“Prime Minister Ahmed stands out as a relentless champion for peace, stability and prosperity of his country, our region and the entire African continent,” Kenyatta stated.

Similarly, President George Weah of Liberia, Nigerian President Mohamed Buhari, Crown Prince of the Emirate of Abu Dhabi and Deputy Supreme Commander of the United Arab Emirates Armed Forces Mohammed bin Zayed congratulated the Ethiopian Prime Minister.

Hope and happiness for all the country

President of Ethiopia ,Sahlework Zewdie, in her briefing to the media in connection with the Nobel Peace Prize awarded to PM Abiy, said it shows the hope the international community places on Ethiopian.
The prize given to the prime minister demonstrates international recognition for his great achievements, she noted.

The president stated that the PM, above all, has made huge effort to end the more than two decades of stalemate between Ethiopia and Eritrea and put legacy of Ethiopia’s civilization that transcends generations.

According to her, Abiy has also exerted maximum efforts in resolving problems between neighboring countries in the east Africa region and encouraging mutual cooperation.

She further noted that Ethiopians can benefit a lot from unity and the premier has shown us that working devotedly can in a short period of time enable to get international recognition.

Saviez-vous d’où vient le mot « bonnet »?

Certainement que la chaleur de l’été vous a poussés à déposer quelque part votre bonnet. Vous le reprendrez quand le froid reviendra pour l’hiver.Mais saviez-vous l’origine de ce mot dont l’usage a tellement évolué?

Bonnet d'hiver
Un bonnet d’hiver

Du bonnet phrygien, devenu symbole de liberté des révolutionnaires français(1789) au bonnet de police(pour les services d’ordre)ou au bonnet rouge de 2013 en Bretagne-porté par ce qu’on a appelé « Mouvement des Bonnets rouges » menant la contestation des mesures fiscales injustes contre agriculteurs, les expressions sont variées.

Bonnet rouge des Bretons

Bonnet rouge, symbole et expression des revendications sociales en Bretagne.

Le Docteur expliqua: « Cela vient de ‘bonum est’ , bon est; voilà qui est bon, parce qu’il garantit des catarrhes et fluxions. »

Tous ceux qui ont pris leurs bonnets n’avaient-ils pas réfléchi à ces origines pour exprimer la portée de leur malaise?Ont-ils obtenu la garantie de ce qu’ils revendiquaient par ce symbole?Ne serait-il pas par jalousie de résultats que l’on a changé le » bonnet » en « gilet »?

Oh! Çà! C’est simple à dire et entendre comme bonjour, car le bonnet on l’enlève selon les saisons mais le « gilet jaune »on le garde avec soi pour question de sécurité et de visibilité! Si vous hésitez, revisitez la scène VI du Barbouillé!

By Protogène BUTERA

Pourquoi le Pape François instaure un DIMANCHE DE LA PAROLE DE DIEU?

Ce 30 septembre 2019 en la fête de Saint Jérôme,lui qui a contribué à la vulgarisation de la Bible en la traduisant en Latin(Vulgate), le Pape François a institué le Dimanche de la Parole de Dieu.

Par sa lettre apostolique en forme de « Motu Proprio »c’est-à-dire un Décret, « Aperuit illis »(il leur ouvrit l’intelligence), le Pape explique la raison de l’ instauration d’un tel dimanche.

Il dit: « Consacrer de façon particulière un dimanche de l’Année liturgique à la Parole de Dieu permet, par-dessus tout, de faire revivre à l’Église le geste du Ressuscité qui ouvre également pour nous le trésor de sa Parole afin que nous puissions être dans le monde des annonciateurs de cette richesse inépuisable« 

Quand et comment faire ce dimanche?

C’est la question à laquelle le Pape ne pouvait ne pas répondre. Par cette institution, il déclare, en effet: « 

J’établis donc que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu. Ce dimanche de la Parole de Dieu viendra ainsi se situer à un moment opportun de cette période de l’année, où nous sommes invités à renforcer les liens avec la communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens. « 

Le Saint Père n’a pas choisi ce dimanche par hasard car il survient après la semaine pour l’unité des chrétiens et la conversion de Saint Paul. Aussi,affirme le Pape, « il ne s’agit pas d’une simple coïncidence temporelle : célébrer le Dimanche de la Parole de Dieu exprime une valeur œcuménique, parce que l’Écriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute, le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide ».

Une nouveauté: célébrer le ministère du lectorat

Ce dimanche voulu par notre Pape François, comprend plusieurs nouveautés dont la principale est l’instauration du ministère du lectorat en lien étroit avec la liturgie entière.

Ainsi, déclare le Pape, « en ce dimanche, de façon particulière, il sera utile de souligner sa proclamation et d’adapter l’homélie pour mettre en évidence le service rendu à la Parole du Seigneur. Les Évêques pourront, en ce dimanche, célébrer le rite du lectorat ou confier un ministère similaire, pour rappeler l’importance de la proclamation de la Parole de Dieu dans la liturgie ».

Alors que dans nos paroisses ou dans les églises locales, nous avons l’habitude de prendre à la volée , le premier arrivé pour faire des lectures sans avoir le sens de la proclamation, le Pape François prescrit ceci: « Il est fondamental, en effet, de faire tous les efforts nécessaires pour former certains fidèles à être de véritables annonciateurs de la Parole avec une préparation adéquate, comme cela se produit de manière désormais habituelle pour les acolytes ou les ministres extraordinaires de la communion. « 

Pour aller plus loin,  » les prêtres en paroisse pourront trouver la forme la plus adéquate pour la remise de la Bible, ou de l’un de ses livres, à toute l’assemblée, afin de faire ressortir l’importance d’en continuer la lecture dans sa vie quotidienne, de l’approfondir et de prier avec la Sainte Écriture, se référant de manière particulière à la Lectio Divina ».

Changement: se reconnaître comme peuple de foi

Dans l’Église catholique, il est dangereux de séparer la table de la Parole avec celle du Sacrifice. Les deux ne font qu’un. Ainsi, « la fréquentation constante de l’Écriture Sainte et la célébration de l’Eucharistie rendent possible la reconnaissance entre personnes qui s’appartiennent. En tant que chrétiens, nous sommes un seul peuple qui marche dans l’histoire, fort de la présence du Seigneur parmi nous qui nous parle et nous nourrit. »

A ceux qui penseraient que ce dimanche est un ajout de plus, sinon inutile, le Pape rappelle que « ce jour consacré à la Bible veut être non pas « une seule fois par an », mais un événement pour toute l’année, parce que nous avons un besoin urgent de devenir familiers et intimes de l’Écriture Sainte et du Ressuscité, qui ne cesse de rompre la Parole et le Pain dans la communauté des croyants. »

Il est important de savoir que « l’Écriture et les Sacrements sont donc inséparables. Car lorsque les sacrements sont introduits et illuminés par la Parole, ils se manifestent plus clairement comme le but d’un chemin où le Christ lui-même ouvre l’esprit et le cœur pour reconnaître son action salvifique.

C’est pourquoi nous avons besoin d’entrer constamment en confiance avec l’Écriture Sainte, sinon le cœur restera froid et les yeux resteront fermés, frappés comme par d’innombrables formes de cécité. »

Sources: vaticannews.va

La Rédaction.

RDC: Les enseignants ont besoin d’être rassurés

Ce 5 octobre 2019, c’est la Journée mondiale des Enseignantes et Enseignants dont le but est qu’ils soient sans cesse honorés et distingués par tous.Ne constituent-ils pas les piliers de l’éducation?Et si enseigner, c’est ouvrir les portes d’un monde meilleur, il faut que ce monde soit à la portée de leur main.

Or, en République Démocratique du Congo(RDC), depuis 27 ans, les parents ont eu à supporter tout le système éducatif en prenant en charge les enseignants mal payés. C’est un système qui « a avili l’enseignant » depuis le temps de Mobutu, et qui continue de conduire tout l’enseignement « dans un abîme infini ».

Un enseignant doit gérer une centaine d’élèves

Récemment, le Premier Ministre Ilunga Ilunkamba a annoncé que le salaire réévalué des enseignants et les indemnités de logements et de transports seraient payés plus tôt que prévu, dès le mois de septembre.

Cela a été confirmé par Willy Bakonga, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), « À partir du mois de septembre, le réajustement qui a été annoncé sera fait. Nous sommes en train de trouver des moyens. Le Premier ministre a donné des instructions pour que tout ce qu’on a dit par rapport à la paie des enseignants, par rapport au fonctionnement, des frais de logement et de transports. Il faut que tout cela soit résolu.« 

Hélas! Les enseignants, eux, ne sont pas d’accord: « Nous avons, disent-ils, l’impression que cette gratuité-là n’est pas bien définie au niveau de la hiérarchie politique. Certains enseignants sont déjà payés. Il n’y a rien qui a été donné en plus ; alors que l’État disait qu’il y aurait une paie additionnelle, majorée. » RDC dans la rue pour la gratuité de l’enseignement

Et voici une réponse quasi réaliste des Autorités: « Quand la décision a été prise de ramener les avantages accordés aux enseignants dans le cadre de la mise en œuvre de la gratuité du mois d’octobre au mois de septembre, à ce moment-là, la paie ordinaire était déjà engagée. Ces avantages-là, pour le compte du mois de septembre, vont être donnés au moyen d’une paie complémentaire », a expliqué Jean-Marie Mangobe.

Mr Jean-Marie Mangobe

M. Mangobe, Secrétaire Général de l’EPSP, a tenu à rassurer les enseignants sur la paie complémentaire qui, d’après lui , va se faire bientôt: « Le SECOPE a finalisé ce travail. Cette paie complémentaire va être exécutée dans les jours qui viennent », dit-il. Mais, c’est quand, précisément? Un mystère.

Lors de l’Assemblée générale à l’ONU, le président Félix Tshisekedi est revenu ce jeudi 26 septembre à New-York sur les priorités sociales de son mandat. Le chef de l’État a notamment réaffirmé sa détermination de rendre effective la gratuité de l’enseignement primaire dans le secteur public.

Les enseignants qui ne manifestent pas n’ont pas d’élèves!

Il s’est exprimé ainsi: « Les grandes priorités sociales de mon mandat sont définies comme suit : premièrement, rendre effective la gratuité de l’éducation primaire dans l’enseignement public tel que l’exige la constitution de mon pays. Cet engagement est effectif depuis le début de ce mois sur toute l’étendue du territoire national. Il portera en une année la part des dépenses d’éducation de 8% à près de 20% du budget de l’Etat, soit un niveau proche des standards commandés par l’UNESCO. « 

Pour bien remplir leur mission qui leur demande tant de sacrifices, les enseignants congolais ne vivront ni de promesses ni de paroles. Ils veulent être rassurés de leur juste salaire leur permettant de subvenir à leurs besoins et de vivre dans la dignité pour être des modèles à faire rêver les enfants.

La Rédaction

Le Saint du jour: François d’Assise,le roi de la jeunesse

Né à Assise au foyer de Pierre Bernardone et de Dame Pica, François vit d’abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire: « Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître? »

C’est pour lui le début d’une nouvelle existence. Rentré à Assise, « le roi de la jeunesse » se tourne vers les pauvres et les lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire: « Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines. » Le voilà transformé en maçon.

Pour réparer la chapelle, il dépense l’argent de son père qui l’assigne devant l’évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu’il n’a d’autre père que celui qui est aux cieux.

Un matin, il entend l’évangile de l’envoi en mission des disciples. Appliquant l’Évangile à la lettre, il parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en annonçant: « Que le Seigneur vous donne sa paix. » Des compagnons lui viennent et il leur rédige une Règle faite de passages d’Évangile. Quand ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le Pape Innocent III.

Pour les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé aujourd’hui « la Fraternité séculière. » Il envoie ses frères de par le monde et lui-même rencontre le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans.

A son retour, il trouve l’Ordre en grandes difficultés d’unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire, épuisé, sur le mont Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît ainsi dans son coeur l’infini de l’amour du Christ donnant sa vie pour les hommes.

En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il compose son « Cantique des Créatures » et le 4 octobre, « nu, sur la terre nue », il accueille « notre sœur la mort corporelle. »

Patron des louveteaux, de l’écologie et de la non-violence, le saint italien évoque un art de vivre et une manière d’être chrétien. Sur les routes, jusqu’en Terre sainte, il prêcha à tous l’amour de Dieu, cherchant par sa parole et ses gestes à suivre le mieux possible le Christ.

C’est pour cela que depuis 1220,un an après la rencontre de François avec le Sultan Malik Al-Kamil, les Frères Mineurs sont les gardiens officiels des lieux saints à Jérusalem(Custodie franciscaine de Terre Sainte). Préparons-nous à fêter les 800 ans de leur présence en pensant au Poverello qui leur disait:

Rappelez-vous que lorsque vous quittez cette terre, vous n’emportez rien de ce que vous avez reçu-uniquement ce que vous avez donné. »

François d’Assise

Heureux qui persévèrent dans la paix, car c’est le Très-Haut qui les couronnera. »

François d’Assise

Sources: nominis.fr

P.Protogène BUTERA

Eglise-Gabon: Le Jubilé de 175 ans pour reverdir l’Église dans tout le pays

Dimanche 29 septembre, a été clôturé le Jubilé marquant les 175 ans de l’Évangélisation du Gabon, Jubilé qui avait débuté en septembre 2018. L’événement s’est tenu au Palais des Sports de Libreville, qui a une capacité d’accueil de 5.000 personnes et qui était presque plein. Il s’est agi d’une bonne participation de la part de fidèles provenant non seulement de Libreville mais aussi de tous les Diocèses du pays.

Une foule immense au Palais des Sports de Libreville

C’était le 29 septembre en 1844, en la fête de l’Archange St Michel et de ses compagnons St Gabriel et St Raphaël que la première messe a été célébrée en cette gabonaise par le biais des missionnaires.

D’une importance particulière a été l’ordination de 16 nouveaux prêtres provenant de tous les Diocèses du Gabon, certains étant religieux – Spiritains (Pères de la Congrégation du Très Saint Esprit) ou clarétains (Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie) ».

De ces prêtres,7 sont du Diocèse de Libreville, 2 du Diocèse de Mouila, 3 du Diocèse de Port-Gentil, 3 des Missionnaires spiritains et 1 des Missionnaires Claretains.

Après la Messe, lors de la rencontre de courtoisie avec le Premier Ministre, celui-ci a annoncé que l’important boulevard de Libreville qui portait le nom de Mgr Bessieux, Père spiritain ayant fondé l’Eglise au Gabon, et qui avait été débaptisé reprendra son nom originaire pour honorer sa mémoire.

Pour Mgr Escalante Molina, Nonce apostolique au Gabon et en République du Congo, la conclusion de l’Année jubilaire a constitué un ravivage de l’Église au Gabon, accompagné par un approfondissement de la part des fidèles du sens de l’Évangélisation et de la Mission. L’ implication des communautés locales a été très forte.

Le Jubilé a été donc un événement qui a ouvert aussi le Mois Missionnaire extraordinaire car les chrétiens ont pris conscience d’être « Baptisés et envoyés » pour porter ensemble la responsabilité missionnaire avec tous les prêtres,surtout les nouveaux.

A cette cérémonie qui a duré quatre heures, étaient également présents des Évêques d’Europe, comme celui de Toulouse et deux Évêques de Sardaigne.Il y avait aussi le Légat du Pape,Mgr Giampietro DAL TOSO,Secrétaire général de Cor Unum des Œuvres pontificales.Une très belle occasion pour reverdir l’Église dans ce pays de 2 millions d’habitants dont 10% de Musulmans, 20% de Protestants et 70% de Catholiques.

RDC: Au Sud-Kivu,la rue est vent debout contre l’éducation pour tous et contre l’Eglise

Mouvement de grève contre les Écoles catholiques à Bukavu

Ce dimanche 29 septembre, la Cathédrale de Bukavu était envahie par les manifestants. Les grévistes accusaient l’Église de soutenir les enseignants qui refusent de reprendre les cours si les salaires ne sont pas revalorisés en compensation de la suppression de la prime que donnaient les parents.

Ils sont venus de la Commune d’IBANDA et des environs. Leur argumentaire est très simple: L’Église a mis en place le système de prime pour encourager les enseignants et augmenter la qualité de l’éducation mais sur le dos des parents. Lorsque le Gouvernement annonce la gratuité de l’enseignement en vue de l’éducation pour tous, l’Église traîne les pieds et doute de la sincérité de la proposition.

Maniestation à Ibanda
Manifestation pour la gratuité de l’enseignement dans la Commune d’Ibanda

Leur cri est peut-être fondé car, selon radio Okapi, les enseignants des écoles conventionnées catholiques et protestantes de Bukavu (Sud-Kivu) sont en grève depuis mercredi 25 septembre. Les élèves se sont présentés dans leurs écoles, mais ils n’y ont pas trouvé d’enseignants.

Ces derniers se disent désintéressés parce que le gouvernement n’a pas majoré le salaire du mois de septembre afin de matérialiser la gratuité de l’enseignement de base.

Décisions confuses du gouvernement

Le ministre d’État chargé de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, Willy Bakonga a affirmé que le gouvernement congolais va décaisser dès ce mois de septembre, l’enveloppe nécessaire pour payer les enseignants et permettre aux écoles publiques de fonctionner normalement.

Ministre Willy Bakonga pour l’Education

Ce mercredi 11 septembre à l’issue d’une séance de travail convoquée par le Premier ministre à la Primature, le même ministre a fait cette déclaration: « Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a  donné des instructions claires pour rendre effective la gratuité de l’enseignement à la base »

Voilà les déclarations plutôt confuses que « claires » qui ont mis le feu sur l’huile. Les parents qui étaient habitués à payer difficilement les primes des enseignants ont cru au soulagement qui avait trop tardé. Le vent de la colère a vite soufflé.

Église et autres partenaires inquiets

Tous les partenaires sont inquiets. Mercredi 18 septembre l’archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Monseigneur Marcel Utembi a déclaré que  » l’Etat congolais doit prendre au sérieux la décision prise concernant la gratuité de l’enseignement de base. »

Mgr Marcel UTEMBI,archevêque de Kisangani

Dans une interview à Radio Okapi, l’Archevêque a assuré que l’Église catholique va appliquer cette mesure, tout en soulignant les préalables à prendre en compte pour la réussite de cette gratuité.

Ainsi, Mgr Marcel Utembi souhaite que cette mesure de gratuité de l’enseignement de base soit « accompagnée de dispositions claires qui rendent véritablement effective cette gratuité. »

D’après lui, « il y a entre autres la prise en charge des enseignants, en ce qui concerne leurs salaires. Il importe que le gouvernement puisse assurer un salaire décent à tous les enseignants .»

En outre, continue-t-il, « il faut que les frais de fonctionnement débloqués par l’État permettent de répondre aux besoins de base enregistrés par les écoles. »

Ce propos est soutenu par les enseignants à l’exemple de Cécile Tshiyombo, enseignante depuis 29 ans : « La gratuité est possible […], mais il y a des préalables : un barème spécifique doit être donné à l’enseignant pour qu’il travaille dans des conditions acceptables. »

Ce que le gouvernement a promis

Mercredi 21 août, à l’ouverture de la rencontre, le ministre chargé de l’Éducation avait annoncé, devant la presse, la suppression de « tous les frais de scolarité , dans tous les établissements publics d’enseignement de l’éducation de base ». Les frais supprimés sont ceux des frais de minerval, de bulletin, les frais de l’assurance et ceux de l’identification des élèves.

Le ministre Emery Okundji a même précisé ceci:« Le gouvernement de la République a pris en charge les frais. Les frais de fonctionnement seront alloués mensuellement aux écoles. Cette décision concerne les écoles publiques qui sont sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. »

Or, pour 2019, le budget de l’État avoisine 5,9 milliards de dollars. Afin de mettre en application la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire, il faudrait, selon des ONG congolaises, mettre 1,6 milliard de dollars, soit un quart du budget .

Cette analyse est balayée par les Autorités congolaises, car « Conformément à notre Constitution, la gratuité de l’enseignement fondamental doit être une réalité », avait déclaré le président Félix Tshisekedi lors de son discours d’investiture le 24 janvier.

Président Félix Tshisedeki de RDC à l’ONU

Promesse de campagne du président Félix Tshisekedi, cette mesure doit permettre aux Congolais les moins fortunés d’offrir à leurs enfants un enseignement jusques-là inaccessible.

Les syndicats, quant à eux, campent sur leurs revendications qui n’ont pas été jusques-là prises en compte par le gouvernement. Elles prévoient entre 375 dollars et 900 pour un enseignant du primaire au lieu de 80 par mois, actuellement ou 245 promis par le gouvernement.

Le financement de cette mesure pour ce trimestre interroge donc au-delà des enseignements. Le gouvernement a-t-il les moyens de ses ambitions sans porter la responsabilité sur l’Église?

La Rédaction

Ni iki gituma utinya kwaka inguzanyo cyangwa kuguriza abandi?

Uwo wagurije amafaranga yawe agutakira,ujya kuyamwaka, akagukwepa,akagukura no ku murongo wa telefone.

Ibintu byarahindutse. Nta nshuti y’ifaranga ikibaho. Iyo bigeze ku nguzanyo, ho biba  ibindi. Uwo wagurije amafaranga yawe agutakira hafi yo gupfukama, ujya kuyamwaka akagukwepa ndetse akagukura no ku murongo wa telepfone. Bikaba aka wa mugani ngo « Umanika agati wicaye, wajya kukamanura ugahaguruka. » Nuko, aho gukomeza kuba incuti, mugahinduka abanzi; ukicuza icyo wabikoreye.

Si byo gusa. Reba na wa wundi watse inguzanyo muri Banki, abantu bakabona ibintu byuzuriranye, amagorofa y’akataraboneka azamuka amanywa n’ijoro nk’ibihumyo. Bamwe bati « Si gusa, uriya muntu AJYA IKUZIMU. »

Bumva ibye neza iyo Banki itangiye kubiteza  cyamura, na we mu kanya gato akayoberwa aho birigitiye. Koko rero, ibintu ni nk’umuyaga. Akabura ubwishyu kandi atunze! Abashinyaguzi bakabyitegereza bati  » Yewee, kurya ntibyanze nko kwishyura! » Ku rundi ruhand ariko, reka twumve umwanditsi w’Umuhanga mu by’Ijambo ry’Imana ( Mwene Siraki 29,1-7) icyo abitubwiraho n’inama atugira :

Uguriza mugenzi we aba ari umunyampuhwe, kandi umuteye inkunga aba akurikije amategeko. Jya uguriza mugenzi wawe igihe abikeneye, kandi nawe wishyure mu gihe cyagenwe.

Jya ukomera ku ijambo ryawe, woye kwivuguruza, bityo, igihe cyose uzabona icyo ukeneye. Benshi bibwira ko ibyo bagurijwe ari nk’ibitorano, bigatuma batera ingorane ababafashije. Iyo ntacyo araguha, mugenzi wawe uramuhobera, ukamuvugisha witonze kubera feza ye; ariko igihe cyo kumugarurira ibye cyagera, ukazarira, ukamwishyura amagambo y’ishavu, umuganyira ko wagize ibyago.

N’iyo waba utunze byinshi, uwakugurije nunamwishyura icya kabiri cy’umwenda wari umurimo, yashobora kuvuga ko agize Imana. Naho nubura ubwishyu uzaba unyereje umutungo we, abe yikururiye umwanzi nta mpamvu, umwitura imivumo n’ibitutsi, kandi aho kubahana muzasuzugurana.

Benshi banga kuguriza abandi, atari ubugome, ahubwo ari ugutinya guhemukirwa. 

Hari n’ubwo hikubitaho inyungu z’ubutinde kandi warakoreye mu gihombo.Nuko umutima ukajya mu mutwe!

Byari birakubaho? Wabonye se imyenda cyangwa inguzanyo ari wowe ibera umutwaro gusa, cyangwa ituma nawe ubera abawe n’abandi umutwaro? Aho ubuhamya bwawe ntibwafasha abandi?

By Protogène BUTERA

La mort de Jacques CHIRAC, l’Africain et ami des Arabes

Douze ans Président de la République française, de 1995 à 2007,Jacques Chirac a occupé toutes les plus hautes fonctions: deux fois  premier ministre, plusieurs fois ministre, Président du Conseil général et député de la Corrèze, Maire de Paris pendant 18 ans…

Ce géant de la politique a été ministre du Général de Gaulle, puis de Georges Pompidou avant d’être premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing puis, en cohabitation, de François Mitterrand.

Avec lui qui avait promu le jeune Nicolas Sarkozy, s’éteint aussi une autre manière de faire de la politique autant cynique que romantique  où les Français étaient moins déprimés que sous les règnes de François Hollande et d’Emmanuel Macron.

Ce 26 septembre 2019 vient de mettre fin à la vie de cet enfant unique né le 29 novembre 1936. Que retiendra-t-on de ses 86 ans dont 63 vécus avec Bernadette, son épouse? Monarque éclairé ou Maire de Paris le plus aimé?L’histoire tranchera…

Ami de l’Afrique et des Arabes?

Sur le continent africain,les présidents qui ont connu Chirac affirment qu’il était ami de l’Afrique. Mais de quelle Afrique?Voyons cela dans le message de ces quelques présidents, sur Twitter,du Cameroun, Cote d’Ivoire, Burkina Faso, Togo,RDC, Djibouti et Niger:

Victime d’un accident vasculaire cérébral en 2005,il avait quitté l’Elysée en mai 2007.Et depuis 2016,celui qui échappa à un assassinat lors du défilé du 14 juillet 2002 faisait moins d’apparitions publiques.

Et voici les mots qui lui étaient très chers(citations):

Le Français est un critique par essence,
c’est un de ses charmes

Prenons garde que notre esprit critique ne se transforme en esprit de dénigrement systématique.

La politique n’est pas seulement l’art du possible.Il est des moments où elle devient l’art de rendre possible ce qui est nécessaire.

L’histoire nous enseigne qu’une civilisation,pour garder la maitrise de son destin,doit se donner les moyens de sa sécurité.

Les moyens ne sont jamais adéquats quand le but est mal défini.

Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.

Nous devons prendre conscience que le travail ne constitue plus,désormais,l’essentiel d’une vie

Quand le peuple perd l’espoir, sa colère finit toujours par s’exprimer.

La démocratie c’est l’égalité des droits, mais la République,c’est l’égalité des chances.

By Protogène BUTERA

Brésil: Un prêtre missionnaire polonais massacré dans son église pendant le vol

Le père Kazimierz Wojno, curé de la paroisse Notre-Dame de la Santé, dans le diocèse de la capitale fédérale, Brasilia, a été tué froidement près de son église.

Un communiqué de l’archidiocèse de Brasilia a fait part de la mort tragique de ce prêtre de 71 ans, dont 46 ans de sacerdoce. Selon l’agence Fides, six hommes seraient entrés dans l’église après la dernière messe du samedi soir 21 septembre, en prenant en otages le prêtre et le gardien de l’église, qui ensuite a réussi à s’enfuir.

Le père Kazimierz a été retrouvé mort, avec les mains et les pieds liés et un fil de fer autour du cou, dans un terrain de construction proche de l’église. Cette paroisse avait été ciblée par des vols d’objets religieux et du Saint-Sacrement lors du temps pascal.

Le Père Casimiro dans son église

Le père Kazimierz Andrzej Wojno, appelé familièrement Casimiro par ses paroissiens, était né le 3 février 1948 dans la ville de Skłody Borowe, dans le diocèse de Lomza, en Pologne. Il avait été ordonné prêtre le 27 mai 1973. Il vivait au Brésil depuis 40 ans et tenait la responsabilité de cette paroisse depuis plus de 25 ans.

Le gouverneur du District fédéral de Brasilia a décrété un deuil officiel de trois jours après la mort du prêtre.«C’est un moment de peine pour toute la famille brésilienne,a-t-il expliqué.L’assassinat du père Casimiro, un homme de paix, aimé et admiré par tous, nous choque et nous pousse à réfléchir à ce sentiment d’insécurité qui rejaillit sur nous tous. Il expose une dure réalité que nous devons affronter avec détermination.

Ses funérailles ont été célébrées ce lundi 23 septembre à 14h00, heure locale, sous la présidence du cardinal-archevêque de Brasilia, Sergio da Rocha. Dimanche soir, une messe à sa mémoire s’est tenue, en présence notamment d’un représentant de l’ambassade de Pologne, son pays natal.

Le Pape François a eu raison d’appeler octobre, le mois missionnaire extraordinaire. Prions beaucoup pour que les missionnaires soient bien accueillis au lieu d’être tués.

Sources: Vaticanews

By P.Protogène BUTERA

Rwanda-8 septembre 2019: Un centenaire mérité des Soeurs BENEBIKIRA

Début de la célébration du Centenaire des Benebikira avec une quinzaine d’évêques à Save(BUTARE-Rwanda)

Mgr Joseph Hirth avait cette vision: confier la mission d’Évangélisation aux enfants (garçons et filles) du pays. Après 3 prêtres(1917),les filles vont suivre(1919)


Sr Jean-Marie Nyirabayovu, première profès.

BENEBIKIRA(Filles de Marie,en langue locale, le Kinyarwanda)c’est la première Congrégation des Sœurs autochtones rwandaises. Elle est initialement fondée par Mgr Jean-Joseph Hirth le 25 mars 1919, lors des vœux de la première fille rwandaise consacrée à Marie . C’était à la Mission (Paroisse)de Rwaza, dans le Diocèse actuel de Ruhengeri.

La direction fut confiée aux Sœurs Missionnaires Blanches d’Afrique. En 1935, la Congrégation qui s’occupe beaucoup de l’éducation(surtout des filles)et de la santé(dispensaires et Centres de santé), obtient le statut de Droit diocésain.

En 1953, il y eut l’élection de la Mère Générale, Sr Thérèse KAMUGISHA, et acquit l’autonomie de la gestion totale de la Congrégation, mettant fin à la tutelle des Sœurs Blanches. Depuis, les Benebikira se sont répandues dans plusieurs pays: au Burundi, en Ouganda, en RDC, au Kenya…

Benebikira venaient de toutes les communautés

2008 a été une autre bonne nouvelle: la Congrégation a passé du Droit diocésain au Droit pontifical, car elle dépend directement du Pontife Romain.Cela lui a permis d’avoir une maison à Rome qui accueille les religieuses en formation.

Le 8 septembre 2019, en la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, ces 400 religieuses ont célébré un centenaire bien mérité. Plusieurs évêques du Rwanda, Burundi et RDC ,ainsi que les autorités locales étaient présents à Save, lieu où se trouve la Maison-mère des Benebikira. Tout en images!

Marchez avec elles…

La procession était chaleureuse suivant les promotions

Oui, Jubilate Deo, omnis terra, Jubilate Deo, vous toutes nos Sœurs de cette belle et angélique Congrégation des BENEBIKIRA. Que la Mère de Jésus vous porte encore dans ses bras pour des millénaires.

By P.Protogène BUTERA

Uganda-Rwanda: talks-cinema for peace?

The meeting in Kigali was the first of the Ad-hoc Commission for the implementation of the Memorandum of Understanding between Uganda and Rwanda

Rwanda and Ugandan officials Monday(September 16) started a one-day meeting in Kigali. Monday’s meeting involving diplomatic ministers and heads of intelligence .

Olivier NDUHUNGIREHE,Rwandan minsiter of State in charge of the EAC ,and Sam KUTESA,Ugandan minister of Foreign Affairs

The meeting was the first of the Ad-hoc Commission for the implementation of the Memorandum of Understanding between Uganda and Rwanda as mandated by last month’s Luanda Summit.

From Luanda to Kigali,why?

After the Luanda meeting(August 21), an ad hoc commission was set up for the implementation of the deal, to come up with a solution to end the ongoing impasse in relations between the two countries.

The agreement was expected to be effected immediately but there has not been any progress yet several weeks later.

The talks follow a pact signed by Ugandan President Yoweri Museveni and Paul Kagame of Rwanda last month in Luanda, Angola, to ease those tensions between the two countries.

The talks are expected to lead to the opening of the Gatuna border which has been closed since February, jeopardizing trade flow between the two nations.

The deal signed in Angola

According to Reuters,the presidents of Rwanda and Uganda signed a pact on Wednesday aimed at ending a long-running rivalry that led to conflict in the past and closed their busiest border crossing for the past six months.

In the deal signed in the Angolan capital, the two sides agreed to respect each other’s sovereignty, refrain from actions that destabilize the other’s territory, and resume “as soon as possible” cross-border activities

Rwanda has repeatedly accused Uganda of supporting anti-Kigali rebel movements, a charge Uganda denies. Both say their citizens are mistreated in the other’s country.

Tensions boiled over in February, when Rwanda closed their main border crossing. It was briefly re-opened to cargo trucks in June but then closed again. Rwandans are banned from traveling to Uganda, which has accused Rwanda of effectively imposing a trade embargo.

The border dispute has hit both countries’ economies and separated families and business people who regularly cross the border. Finally, the two sides agreed to form a commission to implement the pact headed by the intelligence chiefs and foreign affairs ministers of each country.

Presidents Museveni of Uganda and Kagame of Rwanda in Luanda summit

We have agreed on a raft of issues that will be implemented between our two countries, largely meant to improve our security, trade, and political relations. Uganda is fully committed to enforcing this agreement,” Ugandan President Yoweri Museveni tweeted after the signing.

As to Kagame, he said: “I deeply thank the leaders of Angola and (Congo) for their attitude and brotherly commitment to helping us find solutions between Uganda and Rwanda,” his office tweeted.

The signing in Luanda was witnessed by the presidents of Angola, Congo and its neighbor, Republic of Congo.

 Key Resolutions of KIGALI to KAMPALA

All teams of delegations in Kigali

In Kigali, the delegations arrived at 7 points,accordding to the COMMUNIQUE, as a key resolutions of hostilities between Uganda and Rwanda:

  1. Rwanda provided a list of Rwandans detained in Uganda and the Republic of Uganda committed to verify the information for the purpose of processing those named through due judicial process and releasing those against whom no evidence of criminal conduct will have been found.
  2. Both parties agreed that due process will be followed in dealing with each other’s citizens.
  3. Both parties reiterated their commitment to refraining from any acts of destabilization against each other.
  4. Both parties agreed to finalize the extradition treaty in order to provide a framework for the future exchange of criminal fugitives.
  5. Both parties committed to cease all forms of hostile propaganda in both mainstream and social media.
  6. Both parties agreed that the issue of free movement of persons and goods and services across the common border and other outstanding issues shall be discussed in the next meeting.
  7. The next meeting will be held in Kampala after 30 days to review the progress of the implementation of the Luanda MoU.

As the two parties commetted to the realisation of the directives of Luanda Summit, Rwandans and Ungandans citizens hope to see trade becomes effectively normal. They do not need those talks-cinema for unpeaceful existence which damages the Easten African Community image.

Sources: newvision.co.ug and reuters.com

ByProtogène BUTERA

Kigali en Taxi Moto: J’ai visité la Capitale du Rwanda en 1 minute. No comment

Taxi-Moto,un métier qui vibre et qui fait vivre beaucoup de gens à Kigali, la Capitale du Rwanda

A 20h00, il fait totalement nuit. On ne trouve quasiment personne marcher dans la Capitale du Rwanda..Alors qu’il est difficile de s’y frayer un chemin, le jour, vous pourrez traverser tout Kigali en une minute, nuitamment.

Le 22 août 2019, j’ai fait cette expérience. Suivez-moi en Taxi-Moto. Embarras de choix avec qui partir. Un métier qui vibre et qui fait vivre beaucoup de gens, avec un peu de pollution. Sans commentaire!

Un homme qui a voyagé, a beaucoup appris;celui qui a de l’expérience parle en connaissance de cause.
J’ai vu beaucoup de choses durant mes voyages,j’en sais plus que je ne pourrais dire
.

Ben Sirac 34,9.11

By Protogène BUTERA

Du suicide: 800 000 morts chaque année!

Le 10 septembre, c’est la journée mondiale de prévention du suicide.Évitable, le suicide fait pourtant 1 victime toutes les 40 secondes. Chaque année, ce sont donc plus de 800 000 personnes qui se donnent la mort.

En 2012,ils étaient 804000, soit 11,4 pour 100 000 habitants. Cette situation a poussé l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS) à établir un plan de réduction du suicide de 10% pour 7 ans: de 2013-2020.

En 2019, c’est la 17° édition de cette journée pour sensibiliser le public aux facteurs de risques et les moyens de les éviter. C’était le 10 septembre 2003 que cette journée a été créée. Ce qui est toujours préoccupant, c’est que ce sont les jeunes de 15 à 29 ans qui sont les plus touchés.

Les pays champions du suicide

Il a été remarqué que ceux qui se suicident,le font par pendaison,par ingestion des pesticides ou par armes à feu(aux États-Unis où l’accès est très facile). Pour les pays les plus riches,ils étaient 17,9 pour 100 000 habitants  dont 5,7% sont des femmes et 15% d’hommes.En France,ils sont 12,1 pour 100 000 habitants.

Sur le continent africain,le taux de suicide est de 12,6 pour 100 000 habitants dont 5,8% de femmes et 14,4% d’hommes. Comme ailleurs, ce sont parfois les personnes âgées(plus de 70 ans) qui sont plus concernées à cause du désespoir ou de l’isolement.

Parmi les pays dont le taux est plus élevé, neuf peuvent être considérés comme des champions:Guyana(ancienne colonie britannique) située entre le Venezuela et le Surinam(30,2 pour 100 000 habitants par ingestion des pesticides, la Russie par excès d’alcool, Lituanie,Ouganda, Lesotho, Sri-Lanka,Corée du Sud,Inde et le Japon pour des facteurs multiples(individuels,communautaires,troubles mentaux…)

Que faire au niveau national?

L’Internet et le téléphone pourront aider beaucoup.Comme il y en a qui imitent les méthodes suicidaires observées dans les séries TV ou se laissent entrainer par les messages reçus sur leur mobiles,les pays doivent mettre en place les services audio-visuels qui permettent de positiver la vie.

S’il est impérieux de réduire l’accès aux moyens qui conduisent à l’exécution du suicide(pesticides,armes à feu…),il faut aussi tenir compte des problèmes de pauvreté,de chômage ainsi que des conditions de travail favorisant le bien-être mental, social et relationnel.

Sources: OMS, Prévention du suicide.L’état d’urgence mondiale.

By Protogène BUTERA

De Maputo à Antananarivo,le Pape aura plaidé pour la réconciliation et la justice sociale

Ce vendredi soir 6 septembre 2019 à 13h15,le Pape François a quitté Maputo,capitale de Mozambique pour se rendre dans la capitale malgache,Antananarivo où il était attendu à 16h00 mais il est arrivé 30 minutes avant,signe qu’il était pressé de voir ce pays dont les relations avec le Saint Siège sont très bonnes.

Au Mozambique comme pèlerin de la réconciliation à l’épreuve

Sur les traces du Pape Jean Paul II en 1988,François a été à la rencontre d’une population encore très éprouvée après le passage dévastateur, il y a six mois, des cyclones Idai et Kenneth. Encore plus,une population «en attente de signes d’espérance» dans  un pays jeune, dont la majorité des habitants est née après la fin de la guerre civile qui opposait le gouvernement aux ex-rebelles de Renamo, actuellement parti d’opposition, après les accords de paix signés cette année 2019. Le message du Pape a été réaliste: » « Il est difficile de parler de réconciliation, quand sont encore vives les blessures provoquées par de nombreuses années de discorde.»

Le Pape au Stade de Zimpeto de Maputo

Mais, pour lui, « «Surmonter les temps de division et de violence suppose non seulement un acte de réconciliation ou bien la paix comprise comme absence de conflit, mais aussi l’engagement quotidien de chacun d’entre nous d’avoir un œil attentif et actif, qui nous conduit à traiter les autres avec cette miséricorde et cette bonté avec lesquelles nous voudrions être traités, de montrer de la miséricorde et de la bonté surtout envers ceux qui, par leur condition, sont vite rejetés et exclus.»

Le Pape n’a pas manqué d’évoquer les causes et les conséquences de la pauvreté dans ce pays: « «Le Mozambique possède un territoire doté de richesses naturelles et culturelles, mais paradoxalement avec une partie énorme de sa population qui vit en-dessous du niveau de pauvreté» Pourquoi? » Parfois, dit-il, il semble que ceux qui s’approchent en prétendant aider ont d’autres intérêts… se laissent corrompre; il est très dangereux d’accepter que ce soit le prix à payer pour l’aide extérieure.« 

Et à ce pays de cohabitation islamo-chrétienne où le vivre-ensemble n’est pas si simple, le Pape a adressé cette exhortation: : « S’il vous plaît, gardez l’espérance ; ne vous la laissez pas voler. Et il n’est pas meilleure manière de garder l’espérance que de rester unis, pour que toutes les motifs qui la soutiennent se consolident toujours davantage dans un avenir de réconciliation et de paix au Mozambique« 

Au Madagascar,c’est « Tsongasoa » Papa François dans la « Mazana II » pour la justice

Bienvenue et la Mazana II(Papamobile malgache)

Accueilli par Tsongasoa(Bienvenue en Malgache),le Pape François appréciera l’enthousiasme des habitants de ce pays que l’on qualifie inadéquatement de « pauvre ». Ils le prouveront aussi par cette Papamobile appelée Mazana II, aux couleurs du Vatican mais fabriquée par l’entreprise malgache,Karenjy.

De ce samedi 7 septembre jusqu’au dimanche,une foule nombreuse estimée à 900 000 attendent du Pape un message de « paix et de justice » surtout pour les jeunes qui croulent sous le fardeau du chômage et les travailleurs au salaire très précaire. A lire: du-26-avril-1960-madagascar-est-il-independant-vraiment?

La population multiculturelle de la Grande Ile ne pourra pas célébrer autrement les trente ans de la visite de Jean Paul II qui a foulé le sol malgache en 1989.Le Pape François pourra-t-il mesurer le culte de sa personnalité par rapport au culte des ancêtres, pierres d’attente de la Bonne Nouvelle?

By Protogène BUTERA