Barabivuze(Ibitekerezo by’abafilozofe):2.Platon et sa République(suite)

De nombreux pays portent ce nom de « République » comme déterminatif,portatif ou qualificatif de leur État.Nous en connaissons plusieurs variantes:République française, République fédérale d’Allemagne,République démocratique du Congo,République populaire de la Chine,République du Rwanda,République du Chili,République islamique d’Iran, et j’en passe.Y en a-t-il un de ces pays qui dira qu’il n’est pas la meilleure des Républiques?

Au lecteur de juger si de telles dénominations ne sont pas réellement des caricatures de ces éléments suivants que Platon considérait comme essentiels à la construction de la Cité-République:la démocratie, la justice et la liberté. Voici en bref ce qu’il disait:

La démocratie est née de la victoire des pauvres.Une fois opérés exécutions et bannissements,ils font avec les survivants un partage égal des postes de gouvernement et d’autorité:c’est ordinairement le tirage au sort qui en décide.Essentiellement,les gens sont libres,de libre expression,et l’on y a le droit de faire ce que l’on veut.

Le régime démocratique contient tous les autres,de par ce fameux droit(de tout faire). Et il y a de fortes chances pour que celui qui veut fonder une cité,comme c’est notre cas,doive forcément visiter la cité démocratique.Tu as une idée,tu fais ton choix!A l’instar d’un Grand Marché où l’on viendrait voir des régimes politiques, l’amateur fera son choix du type de gouvernement à réaliser.

Dans la cité démocratique,nul n’est jamais forcé d’assumer une fonction d’autorité,même s’il en est capable;et pas davantage d’obéir aux autorités,s’il en a envie;il n’est pas davantage forcé de faire la guerre quand les autres la font,ou de vaquer à la paix quand les autres y vaquent,s’il ne désire pas la paix.Nul,non plus,n’est contraint par une loi qui lui interdirait d’occuper une fonction d’autorité ou une magistrature, et il occupera néanmoins fonction ou magistrature,à l’occasion.(Livre VIII,§557)

De véritables philosophes,une fois au pouvoir dans la cité,à plusieurs ou même à un seul,méprisent les honneurs.Ils les tiendront pour serviles et dépourvus de toute valeur,tandis qu’ils apprécieront au maximum la droiture et cet honneur qui y prend sa source,ils regarderont comme une affaire primordiale et indispensable la justice:ils s’en feront les serviteurs pour lui assurer sa pleine expansion,et ils feront le ménage dans leur propre cité(Livre VII,§540)

C’est à l’endroit d’une ville où l’on voit les mendiants que se tiennent cachés les voleurs,précisément les pickpockets,les grands bandits et tous les scélérats.Mais l’origine du mal est dans l’absence d’éducation,dans une formation défectueuse,dans la constitution défectueuse de la cité,nous devons le dire.Les autorités portent la responsabilité de cette présence des misérables.(Livre VIII,§552)

By B.P