Les apparitions de Marie ont commencé en 1981 et se sont achevées en 1989. Marie s’est adressée à 3 jeunes filles : Alphonsine, Nathalie et Marie-Claire.
Le message de Marie est un message pour les RWANDAIS, mais aussi pour le monde entier, et qui s’adresse à tous encore aujourd’hui.
Marie nous met en garde contre les dangers que le monde courait et court encore si nous continuons à vivre loin de Dieu.
Elle demande que chacun s’adonne davantage à la prière et aux mortifications pour le salut du monde, au-sanctuaire-notre-dame-de-kibeho!Le lieu de Notre Dame de Kibeho se développe, et il y a de plus en plus de personnes à venir en pèlerinage. Ces apparitions mariales ont eu des répercutions sur tous les habitants du Rwanda.
Si la vie des Rwandais n’est pas facile, je vois pourtant leur bonté et leur sourire et je pense à un des messages donnés aux voyantes: « souffrir dans la joie ».
Que Marie intercède pour nous, nos familles et toute l’Eglise.
Dans sa « Lettre aux catholiques d’Ille et Vilaine », Mgr Pierre d’Ornellas a voulu rassurer les chrétiens qui ne sont pas autorisés à participer activement à l’Eucharistie. Il propose des moyens de vivre ce temps difficile sous la lumière de la foi.
Ce temps de pandémie ,dit-il, est une épreuve. Tous, nous sommes concernés comme chacun de nos frères et sœurs en France et dans la majeure partie du monde. Certains en souffrent plus que d’autres, en particulier les malades de la Covid-19, les familles des défunts dont la mort est due à ce virus, les personnes âgées dépendantes dont l’isolement s’alourdit, mais aussi les victimes de la crise économique. Le nouveau confinement nous déstabilise !
Pour vous, chers fidèles catholiques, la foi en Dieu est une lumière qui vous garde dans l’espérance. Dieu n’est pas confiné et se fait proche de celles et ceux qui le cherchent avec confiance. Il est amour, éternelle est sa fidélité !
Conscients de l’importance singulière de l’Eucharistie – qui n’est comparable à aucun autre rite des cultes –, nous, évêques, avons demandé la possibilité de la célébrer, tout en respectant les gestes barrières. Pour des raisons sanitaires estimées graves, le juge du Conseil d’État a préféré maintenir l’interdiction.
Par solidarité avec nos concitoyens, nous devons tous obéir. Mieux, par charité pour notre prochain, nous devons être vigilants dans l’application des gestes barrières afin de contribuer, chacun à sa place, à stopper la contamination de la Covid-19.
Pour saisir quelle peut être cette contribution, lisez toute la lettre:
Là-bas, les paroissiens sont très expressifs dans leur foi, les chants sont très joyeux, remplis de ferveur; il y a souvent des enfants qui dansent et les églises sont immenses et remplies!
Nous étions tous prêts à entrer dans la danse malgré le rythme qui nous échappait! Célébrations rythmées!
A la fin de l’angélus de ce dimanche 25 octobre 2020, le Pape François a annoncé 13 nouveaux cardinaux qui seront créés normalement lors du Consistoire du 28 novembre. Parmi eux, figure Mgr Antoine KAMBANDA, archevêque de Kigali(RWANDA). Il y a aussi Mgr Wilton GREGORY, archevêque de Washington, et Frère Raniero CANTALAMESSA, prêtre capucin et prédicateur de la Maison Pontificale.
Montée fulgurante pour Mgr Antoine KAMBANDA
Après deux ans de nomination comme archevêque de Kigali, voilà que le Pape François le promeut au titre de cardinal. C’est une promotion presque automatique qui fait la joie de tout le pays des Mille Collines.
Peut-être que le Pape avait besoin d’une aide venant de ce « petit pays » car, selon le Droit Canon, « les Cardinaux apportent leur aide au Pasteur Suprême de l’Eglise par une action collégiale surtout dans les Consistoires où ils sont réunis sur l’ordre et sous la présidence du Pontife Romain« (Can.353,§1)
Droits et obligations des Cardinaux
D’après le Can.356, « les Cardinaux sont tenus par l’obligation de coopérer étroitement avec le Pontife Romain…les Cardinaux qui ont la charge d’un diocèse comme Evêque diocésains se rendront à Rome chaque fois qu’ils seront convoqués par le Pontife Romain.«
Les Kigalois devront s’attendre à de fréquentes absences de leur archevêque dans le Diocèse! Mais, à 62 ans, il aura droit d’élire le nouveau Pape. C’est aussi une bonne nouvelle après un an seulement! Lire: Installation de Mgr Antoine KAMBANDA comme Archevêque de Kigali
Visage de la diversité de l’Eglise?
Sur les 13 nouveaux Cardinaux, 9 sont électeurs tandis que 4 sont non-électeurs(plus de 80 ans). Mais, par cette création, le Pape n’a pas échappé au visage de l’Eglise dominante quoi que diverse: 7 sont Européens(Italie& Malte) , 6 viennent des autres continents(2 pour Asie, 2 pour l’Amérique Latine, 1 pour l’Amérique du Nord et 1 pour l’Afrique)
D’accord. Tous prêts à la belle mission pour le bien de toute l’Eglise! Oui, tous en tenue de service rouge-pourpre: ils ne craindront pas le martyre pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Vive l’Eglise qui se renouvelle par le conseil des plus sages parce que plus âgés. Le cercle est ainsi fermé.
Evêque auxiliaire émérite de Gniezno, Mgr Bogdan WOJTUS(83 ans)est décédé le 20 octobre 2020 dans un hôpital de Poznan où il était hospitalisé depuis quatre jours. Ses funérailles ont eu lieu ce samedi 24 octobre.
S’il est le premier évêque à mourir de Covid-19, douze autres ont été testés positifs, ces derniers jours d’octobre. Parmi eux, il y a Mgr Stanislaw GADECKI, président de la Conférence(CEP)
Mgr Henrique Soares da Costa, évêque de Palmares, dans l’État brésilien de Pernambuco, est décédé hier à l’âge de 57 ans. Il était hospitalisé depuis le 4 juillet au service de soins intensifs de l’hôpital « Memorial San José » de Recife. Sa santé s’était détériorée ces derniers jours et il avait été intubé le 16 juillet après avoir été diagnostiqué avec le Covid-19. Depuis le début de la semaine, le diocèse de Palmares s’était réuni en prière par le biais des réseaux sociaux et d’internet.
Né en 1963 à Panado, dans l’État d’Alagoas, diplômé en philosophie de l’Université fédérale d’Alagoas (Ufal) puis en théologie dogmatique de l’Université pontificale grégorienne de Rome, Mgr da Costa a été ordonné prêtre en 1992 et il a été nommé évêque auxiliaire d’Aracaju par Benoît XVI en 2009. Il est devenu évêque de Palmares, sur nomination du Pape François en 2014.
Un évêque journaliste
Mgr Da Costa sur Facebook.
Très impliqué dans les médias, il a été chroniqueur dans divers journaux catholiques locaux et animateur d’une émission de radio. Au sein de l’épiscopat brésilien, il a été président de la Commission pastorale pour l’éducation et la culture dans sa région ecclésiastique.
Mgr da Costa est le troisième évêque brésilien à mourir de la Covid-19, après Mgr Aldo Pagotto, archevêque émérite de Paraiba, décédé le 14 avril et Mgr Ercílio Simon, archevêque émérite du Passo Fundo, est décédé le 1er juin. Mais il s’agit du premier cas mortel impliquant un évêque en activité en Brésil, et surtout relativement jeune et ne semblant pas faire partie d’une catégorie de la population à risque. Le diocèse de Palmares fait part de son «immense tristesse» et fait savoir que ses obsèques auront lieu en l’absence de fidèles (sauf le clergé et quelques proches), afin de limiter le risque de contagion.
Un pays commandé par Corona
Deuxième pays le plus touché au monde par la pandémie de coronavirus après les Etats-Unis,le Brésil compte plus de 2 millions de malades et plus de 78000 morts. C’est pratiquement Corona qui commande le sort des Brésiliens.
Après saint Pierre, Philippe Néri deviendra un second patron de Rome, la Ville Éternelle. Dans sa vie d’homme et de prêtre,il présente cette étonnante combinaison d’une piété nourrie des Pères du Désert, avec un ministère actif, spécialement auprès de la jeunesse.
Ce saint étonnant qui allie à la culture la plus raffinée une sainteté évangélique et une bonne humeur qui ne se refuse pas à la mystification, enchantera ses compatriotes contemporains puis ravit en France, au siècle suivant, ceux qui fonderont à leur tour l’Oratoire de France
La communauté qu’ils formèrent autour de lui, tire son nom: ‘l’Oratoire’, des soirées de très pieuses mais très libres et très joyeuses méditations dont il était l’animateur.
Pour son action auprès des jeunes et sa gaieté contagieuse il fut, avec saint François de Sales, l’un des saints préférés de saint Jean Bosco, car il était toujours bon, doux et aimable.Pour lui,la bonne Nouvelle est source d’une telle grâce.
Né le 22 juillet 1515 à Florence, Philippe a été ordonné prêtre en 1551 et il mourut le 26 mai 1595 à l’âge de 80 ans. Lui qui avait pour habitude quotidienne de prier spécialement le Saint Esprit et de lui demander en toute humilité ses grâces et ses dons, il peut nous aider à nous préparer à la fête de la Pentecôte grâce à ces 10 belles paroles(citations):
Rien n’aide davantage l’homme que la prière. C’est le Saint-Esprit qui nous apprend à prier. Il nous donne de vivre constamment dans la paix et dans la joie, qui sont un avant-goût du Paradis
Que faut-il donc ? Le feu, la foi et le fer : le feu pour enflammer le coeur de celui qui parle, la foi pour espérer que celui qui donnait alors l’Esprit le donnera encore maintenant, le fer pour tailler notre volonté propre et nous établir dans la sainte obéissance
Efforcez-vous toujours de gagner les autres au Christ par votre amabilité et votre amour, ayez toute la compréhension possible pour leurs faiblesses, efforcez-vous tout particulièrement de leur faire comprendre l’Amour de Dieu
Si vous tenez à tout prix à tomber dans l’exagération, exagérez en vous montrant particulièrement doux, patient, humble et aimable, alors tout ira bien !
Pour passer d’un état mauvais à un état bon, point n’est besoin de conseil. Mais quand il s’agit de passer d’un état bon à un état meilleur, temps, conseils et prières sont indispensables avant la prise de décision
Pour ne pas se fatiguer, il faut élever souvent son cœur vers Dieu, tout au long de la journée. Le Mystère de Dieu ne se dévoile pas à notre intelligence. On apprend plus la sagesse de l’Ecriture sainte par la prière que par l’étude
Les gens qui vivent dans le monde doivent s’efforcer de parvenir à la sainteté dans leurs propres maisons. La vie à la cour, la profession, le travail ne sont pas des obstacles pour qui veut servir Dieu
Il ne faut pas vouloir tout faire en un jour et on ne devient pas un saint en quatre jours, il faut avancer pas à pas. « Seigneur, méfie-Toi de moi aujourd’hui. J’ai peur de Te trahir ! »
« Les hommes orgueilleux, on ne peut pas les gagner par des écrits profonds, mais bien par les choses simples et la vie des saints »
Allez, l’heure de votre prière est finie, mais non celle de bien faire. Soyez joyeux, toujours joyeux ! Soyez bons si vous le pouvez »
Bonne fête aussi à BÉRENGER, BERANGERE, ELEUTHERE, BERENGERE
La nouvelle est tombée ce vendredi 22 mai 2020. Par un communiqué de presse, le Ministère français de l’intérieur a déclaré « les modalités de reprise des cérémonies religieuses. »
Christophe Castaner,Ministre de l’Intérieur
A y regarder de près, cette déclaration a des effets tant de surprise que de confusion, De surprise, car il est possible, dès cette date, de « célébrer à nouveau, progressivement, des offices. »Or, les gestionnaires des cultes ne peuvent pas trouver immédiatement les moyens (humains et financiers)de respecter toutes les mesures exigées.
C’est cette éventualité de manque qui crée la confusion surtout si on tient compte de la fin des mots du ministre, Christophe Castaner: « Nous avons confiance dans la prudence et la vigilance exemplaires des responsables des cultes ».
N’est-ce pas une manière de nous dire: « Ne reprenez pas si tôt, si vous n’avez pas tout ce qu’il faut pour respecter nos recommandations? » Ce faisant, les autorités politiques ne veulent pas que les responsables religieux soient « exemplaires » là où elles ont été défaillantes?
Sans trop tarder, la Conférence des évêques de France a émis des dispositifs liturgiques qui concernent la célébration des sacrements et des funérailles chrétiennes, et plus particulièrement l’Eucharistie. Le déconfinement oblige.
Représentants de la CEF
Les évêques ont ainsi essayé de donner tous les détails pour ce qui concerne l’organisation générale des structures(aménagement&nettoyage et désinfection de l’église&sacristie…)la célébration de l’Eucharistie(concélébration,port du masque pour donner la communion…),des autres sacrements(baptême, mariage, confession, onctions des malades, confirmation)et les funérailles chrétiennes.
Par ailleurs, afin de garder notre spécificité cultuelle, ajoutent-ils, « les ministres veilleront à préserver la noble simplicité des rites comme la nature propre des gestes qui manifestent le salut de Dieu(communion eucharistique,onctions,impositions des mains…)
Pour la mise en œuvre de ces dispositifs,il faut des équipes sensibilisées et motivées.Le risque est grand que l’esprit d’organisation cède la place à l’esprit de prière. Si le déconfinement voulait dire fin de l’isolement, comment supprimer le stress causé par « le tout sécuritaire? »
Réserver des places pour une messe
Seigneur Dieu! Un peu d’esprit d’apaisement: prenez le gel,il n’y a plus d’eau bénite!Ah!Ne vous en faites pas: enchainés par tant d’astuces, vous êtes libérés de l’intérieur. Paix à vous.
Après Mgr Gérard Mulumba de la République Démocratique Congo, le Covid-19 vient de faire sa deuxième victime parmi les prélats africains. L’illustre disparu est Mgr Silas Silvius Njiru, évêque émérite du diocèse de Meru au Kenya, qui est décédé le 28 avril dernier à l’âge de 91 ans, à l’hôpital de Rivoli dans le Piémont, en Italie où il vivait.
Né à Meru en 1928 et ordonné prêtre en 1955, Mgr Njiru a été nommé en 1976 à la tête du diocèse de cette même ville, qu’il a dirigé jusqu’en 2004. Il est devenu le deuxième évêque africain à succomber au Covid-19 et le troisième à contracter le virus. Le 15 avril 2020, Mgr Gérard Mulumba, évêque émérite de Mweka, en République démocratique du Congo, est décédé à l’âge de 82 ans, victime également du nouveau coronavirus.A lire: le premier évêque africain mort de Covid-19
Mgr Silas Njiru a été nommé par le Pape Paul VI évêque auxiliaire de Meru en octobre 1975 et ordonné en janvier 1976.Il a été confirmé évêque de Méru en décembre 1976, poste qu’il occupa pendant 28 ans jusqu’à sa retraite en 2004.
Morts du Covid-19 ou de vieillesse?
Vu l’âge avancé de ces deux victimes(81 et 91 ans), on peut se demander si ces deux évêques sont morts du Covid-19 ou de la vieillesse? Le fait en est que l’autre évêque moins âgé, le cardinal Philippe Ouédraogo(né en 1945), archevêque de Ouagadougou au Burkina Faso et président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) en a été guéri et a quitté la clinique où il avait été hospitalisé après avoir été testé positif au virus.
Cardinal Philippe Ouedraogo,archevêque de Ouagadougou(Burkina Faso)
Peut-être serait-il juste de ne pas lier tous les décès de nos anciens (évêques ou pas)au Covid-19 parce qu’ils sont morts pendant cette pandémie!C’est comme si la maladie a fait oublié le sort de la vieillesse.
Suite au discours du Premier Ministre français, Edouard Philippe(28 avril), sur les pistes de déconfinement, certains catholiques , aussi bien les prêtres que les évêques, se sont sentis marginalisés ou déconsidérés: Lefigaro.fr: appel de cent-trente prêtres au Président de la République.
Alors que Mgr Eric de Moulin-Beaufort(archevêque de Reims)regrette que « les évêques n’aient pas été traités en partenaires responsables » et que Mgr Matthieu Rougé(évêque de Nanterre)parle de « manque de respect envers les croyants »,Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, préfère jouer à l’apaisement. Nous publions l’intégralité de sa déclaration sur ce sujet et ce qu’il demande aux fidèles de sa juridiction.
Mgr Pierre d’Ornellas(Rennes)
À l’Assemblée Nationale, ce 28 avril 2020, le Premier Ministre a déclaré : « Je sais l’impatience des communautés religieuses (…) mais je crois qu’il est légitime de demander de ne pas organiser de cérémonies avant cette barrière du 2 juin. »
Déclaration
Moi aussi, je comprends l’impatience des catholiques. J’entends leurs souffrances. Peut-être seuls des croyants pratiquants peuvent comprendre cela. Je suis étonné qu’on ne perçoive pas l’impact social des chrétiens qui se réunissent pour prier. La foi qui conduit à servir est essentielle à la vie de la société.
En effet, les catholiques participent avec tous à l’épreuve de cette épidémie. Ils continueront à respecter loyalement les règles sanitaires, par amour du prochain. Ils continueront aussi à s’engager dans la solidarité auprès des familles fragilisées par cette crise, notamment par les paniers-repas, le soutien scolaire, l’écoute et la créativité pour sortir de leur souffrance les personnes isolées. Après le 11 mai, ils auraient été capables de se réunir pour la messe du dimanche et d’accompagner les enfants du catéchisme en respectant avec prudence les règles sanitaires.
J’ai confiance que les catholiques sauront vivre ce temps prolongé de confinement avec sagesse, en comprenant, à la lumière de l’Évangile, que le grand défi que lance à tous cette épidémie, c’est de prendre soin les uns des autres avec bienveillance et paix. S’il y a un monde nouveau à édifier, c’est celui-là dans tous les domaines de la vie sociale et économique. Grâce à leur foi, les catholiques s’y engageront avec ardeur.
Prendre soin du plus pauvre ou du plus fragile, et leur rendre toute leur dignité dans la société, c’est être vraiment humain, c’est servir Dieu lui-même. Encore privés de la messe pour plus d’un mois, les catholiques savent qu’aimer son prochain en actes et en vérité est le plus beau culte rendu à Dieu. Le pape François nous rappelle souvent cette phrase du grand et saint poète espagnol, Jean de la Croix : « au soir de cette vie, tu seras jugé sur l’amour ».
Mgr Pierre d’Ornellas
28 avril 2020
Signe de division ou défaut d’unanimité?
En prenant acte, mais avec regret, de la décision du Gouvernement d’imposer l’ouverture des cultes au 2 juin,le Conseil Permanent de la Conférence des Évêques de France , au nom de tous les évêques, dit ne pas comprendre en quoi « la pratique ordinaire de la messe favorise la propagation du virus et gène le respect des gestes barrières plus que bien des activités qui reprendront bientôt. »
Conseil Permanent des évêques(CPE)
Rappelant que « la dimension spirituelle et religieuse de l’être humain contribue à la paix des cœurs, à la force dans l’épreuve, à la fraternité entre les personnes, et à toute la vie sociale »,ce Conseil encourage les fidèles à se rendre dans les églises pour y prier individuellement ; recommande aux diocèses et aux paroisses de continuer à proposer les moyens nécessaires à leur vie de foi.
Prélude de la Pentecôte!
Ces prises de parole au ton divergent de nos évêques (de France)ne sont pas un signe de division mais plutôt un prélude de la Pentecôte qui permet « à tous de parler d’autres langues et à chacun de s’exprimer selon le don de l’Esprit »(Actes 2,4)
Raison suffisante pour ce Conseil d’ y insister: « La fête de la Pentecôte devrait marquer, sauf reprise de l’épidémie, la fin du confinement sévère en matière de vie liturgique et sacramentelle.
Qui plus est le Conseil Permanent des évêques de France invite les catholiques à vivre le mois de mai comme un mois « au Cénacle » dans une prière instante pour le don de l’Esprit Saint et comme un mois marial. » Le temps de faire disparaitre toute confusion à tous les niveaux?
Quand on parle de Notre Dame de Paris, l’univers entier sait de quoi. En est-il de même pour Notre Dame d’Afrique? Je ne crois pas. Mais la préoccupation est la même dans l’ordre des ressemblances.
D’un côté, il y a le désir de faire connaître la capitale de ce grand pays, Fille aînée de l’Église qui a donné naissance à de nombreux pionniers dans l’œuvre missionnaire de l’évangélisation; de l’autre faire connaître tout un continent dont on ignore les valeurs et les pierres d’attente pour la foi.
Parler de Notre Dame d’Afrique, c’est reconnaitre les mérites des Pères Blancs et Soeurs Blanches, deux sociétés missionnaires fondées par le Cardinal Lavigerie(Français)afin de faire entrer profondément le Fils de Dieu sur ces terres par et sous la protection de Marie Immaculée, sa Mère et Reine de l’Afrique dont on a revêtu la couronne le 30 avril 1876.
Pour les Pères Blancs, la bénédiction de Notre Dame d’Afrique s’étend également à toute l’Afrique et à toutes celles et à tous ceux qui, bien qu’appartenant à une multitude de communautés, forment pourtant, tous ensemble, une seule et grande famille, remplissent la fonction qui leur est assignée et apportent leur part à l’œuvre commune en faveur de l’Afrique.
Basilique Notre Dame d’Afrique(Alger)
En cette date, nous pensons spécialement à l’Afrique du Nord qui a été la terre de base et de passage de la Bonne Nouvelle du Christ mais qui est actuellement le désert du christianisme.
Oui,à la fin de ce mois d’avril et au début de mai, faisons nôtre ce message adressé à la Vierge: « Notre Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les Musulmans » afin que le Ramadan soit source de tolérance pour l’Église et de sa renaissance dynamique de manière à rétablir la gloire de Celui qui donne la vie à toutes les nations.
Aîné des dix-huit enfants d’un avocat breton, Louis naît à Montfort près de Rennes(Ouest de France). A 19 ans, il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris. Prêtre en 1700, il devient aumônier de l’hôpital de Poitiers. Il partage la table des pauvres malades et regroupe les jeunes filles désireuses de servir les pauvres.
Les réformes de Louis-Marie indisposent la bourgeoisie de la ville qui le congédie de l’hôpital. Mais les missions attirent Louis-Marie. Il se rend à Rome pour demander d’être envoyé au loin. Le Pape l’envoie … en France comme prédicateur des missions paroissiales. Là encore il déchaîne l’enthousiasme des uns et la colère des autres: « Monsieur de Montfort est fou. » Entièrement voué à la Mère de Dieu, il mène les foules à Jésus par Marie.
Le saint de Montfort est reconnu aujourd’hui comme Fondateur de trois congrégations religieuses: les Pères Missionnaires Montfortains, appelés à l’origine « Compagnie de Marie », les Filles de la Sagesse et les Frères de saint Gabriel. Toutes ces fondations s’inspirent de ses deux grandes œuvres: « Amour de la Sagesse éternelle » et « Traité de la vraie dévotion à Marie ».
Né le 31 janvier 1673 à Montfort-sur-Meu(Ille-et-Vilaine)), il est ordonné prêtre à l’age de 27 ans et mort le 28 avril 1716 terrassé par la maladie. A ses amis, il aimait dire(citations extraites de ses livres):
Vers la fin du monde, les plus grands saints, les âmes les plus riches en grâce et en vertus, seront les plus assidus à prier la Très Sainte Vierge et à l’avoir toujours présente comme leur parfait modèle à imiter, et leur aide puissante pour les secourir.
Ce que Lucifer a perdu par orgueil, Marie l’a gagné par humilité.
Voulons-nous avoir en notre cœur la racine de l’immortalité, ayons en notre esprit la connaissance de la Sagesse: savoir Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, c’est assez savoir; savoir tout et ne le pas le savoir, c’est ne rien savoir.
Quand la Sagesse éternelle se communique à une âme, elle lui donne tous les dons du Saint-Esprit et toutes les grandes vertus dans un degré éminent, savoir:
– les vertus théologales: une foi vive, une espérance ferme, une charité ardente;
– les vertus cardinales: une tempérance réglée, une prudence consommée, une justice parfaite et une force invincible;
– les vertus morales: une religion parfaite, une humilité profonde, une douceur charmante, une obéissance aveugle, un détachement universel, une mortification continuelle, une oraison sublime
La Croix, quand elle est bien portée, est la cause, la nourriture et le témoignage de l’amour. Elle allume le feu de l’amour divin dans le cœur, en le détachant des créatures. Elle entretient et augmente cet amour… La Croix est le témoignage le plus assuré qu’on aime Dieu. C’est de ce témoignage dont Dieu s’est servi pour nous montrer qu’Il nous aime; et c’est aussi le témoignage que Dieu demande de nous pour lui montrer que nous l’aimons
Il faut demander la Sagesse avec une foi vive et ferme, sans hésiter, “avec une foi pure, sans appuyer sa prière sur des consolations sensibles, des visions ou des révélations particulières… Plus on a de foi, et plus on a de la sagesse; plus on a de sagesse, plus on a de la foi.
Supportez tout le monde dans ses défauts, pour l’Amour de Dieu qui vous supporte.
Le secret du Rosaire
Comme le mois de mai est appelé « le mois du Rosaire », il serait intéressant de découvrir le secret de la pratique du Rosaire:“Toute notre perfection consiste à être conformes, unis et consacrés à Jésus-Christ… Tout se réduit donc à trouver un moyen facile d’obtenir de Dieu la grâce de devenir un saint. Or je dis que pour trouver cette grâce de Dieu, il faut trouver Marie… et j’ai appris, par ma propre expérience, la force de la pratique du Rosaire pour convertir les cœurs les plus endurcis.”
Pour ceux qui voudraient commencer cet exercice mais se posent des questions sur le pourquoi et le comment du Rosaire, de Montfort a eu ces réponses:
On appelle le Rosaire: psautier de Jésus et de la Sainte Vierge, parce qu’il contient autant de Salutations angéliques que le psautier de David contient de psaumes.
Pourquoi ce nom de Rosaire? “Rosaire signifie couronne de roses. Toutes les fois que l’on dit son Rosaire comme il faut, on met sur la tête de Jésus et de Marie une couronne composée de cent trente trois roses blanches et de seize roses rouges du Paradis, lesquelles ne perdront jamais ni leur beauté ni leur éclat.
Si vous êtes prêt(e)s, Louis-Marie vous accompagne: “Méditons donc sur la vie et les souffrances du Sauveur par le saint Rosaire, apprenons à le bien connaître et à reconnaître ses bienfaits«
C’est en République démocratique du Congo que la pandémie du nouveau coronavirus vient de faire sa première victime parmi les prélats africains. Il s’agit de Mgr Gérard Mulumba, frère de l’emblématique opposant congolais, feu Etienne Tshisekedi et oncle de l’actuel prédisent, Félix Tshisekedi. Mgr Gérard Mulumba occupait la fonction de chef de la maison civile à la présidence congolaise.
Président Tshisekedi et son oncle évêque
Décédé le mercredi 15 avril 2020, à l’âge de 82 ans, Mgr Gérard Mulumba, évêque émérite du diocèse de Mweka en République démocratique du Congo, a été inhumé dans l’intimité familiale, le jeudi 16 avril 2020, au cimetière ecclésiastique du grand-séminaire Saint Kaggwa de Kinshasa. L’ancien chef de la maison civile du Chef de l’Etat congolais avait été testé positif au Covid-19 et interné à la clinique Ngaliema à Kinshasa. Il est devenu ainsi le premier évêque africain victime du coronavirus.
Qui est cet homme de Dieu?
Né à Kananga dans la province du Kasaï central, Mgr Mulumba, oncle de l’actuel président congolais Félix-Antoine Tshisekdi a été ordonné prêtre en 1967. Il étudia ensuite la théologie à l’université Lovanium de Kinshasa, puis la sociologie du développement à Louvain-la-Neuve en Belgique. En 1989, il fut nommé par le Pape Jean-Paul II évêque de Mweka, dans la province du Kasaï. Il resta évêque de ce diocèse jusqu’en 2017 quand il prit sa retraite, à l’âge de 79 ans, après avoir assuré la direction du diocèse pendant 28 ans. A lire: le-premier-eveque-mort-de-coronavirus/
La mort le surprend au moment où il entendait faire bénéficier à son neveu devenu président de ses sages conseils pour la matérialisation de son ambitieux projet de développement du pays. Des réactions ont fusé de partout pour saluer le « brillant homme de Dieu », mais aussi un homme de conviction rempli de sagesse dont la disparition est une perte énorme pour le pays et pour la communauté des chrétiens catholiques.
Entre-temps, selon le comité en charge de la riposte au Covid-19, le pays entrera dans une phase de croissance exponentielle entre la première et la deuxième semaine du mois de mai 2020. Pendant cette période, estime le comité, « il faut s’attendre à un afflux important des malades dans les structures sanitaires qui vraisemblablement seront débordées ».
Le Coronavirus a eu raison de la santé de Mgr Angelo Moreschi, SDB, Vicaire Apostolique de Gambella, en Ethiopie. Pendant de longues années, il a vécu dans ce pays aux côtés des habitants des villages les plus reculés.
Mgr Moreschi est décédé le 25 mars 2020, à Brescia en Italie à cause du coronavirus. Né le 13 juin 1952 à Nave, dans la province de Brescia en Italie, Mgr Angelo Moreschi était admis au noviciat salésien à Albarè, où il prononça ses premiers vœux de religion le 1er septembre 1974 et fut ordonné prêtre le 2 octobre 1982 à Brescia. Missionnaire en Ethiopie, il a d’abord été envoyé à la mission salésienne de Dilla, à 500 km de la capitale Addis-Abeba, où il a fondé des missions avec des fermes et des écoles professionnelles.
Mgr Moreschi tire sa révérence après avoir servi les jeunes, les pauvres et son troupeau d’âmes en tant que Salésien pendant 46 ans, prêtre pendant 38 ans et évêque pendant plus de 10 ans.
Mgr Angelo Moreschi avec les jeunes,comme tout Salésien
Déjà très affaibli par la dialyse et le diabète, Mgr Moreschi est mort d’une attaque de coronavirus.La situation de Mgr Moreschi s’est aggravée de plus en plus à partir du 19 mars dernier, avec des fièvres et des crises respiratoires qui l’ont conduit à l’hospitalisation au Spedali de Brescia, dans le service de néphrologie(Italie). C’est là qu’il est mort dans la nuit du 25 mars alors qu’il pensait retourner sur son territoire pastoral.
Même s’il était italien, c’est toute l’Ethiopie qui pleure la mort de ce pasteur qui profondément engagé dans plusieurs programmes de développement, pastoral et social(construction des chapelles,lutte contre la malnutrition…).Depuis son arrivée dans ce pays en 1983, il n’avait cessé d’être proche des tout-petits. Requiescat in Pace.
C’est l’une des deux grandes fêtes, avec l’Annonciation du Seigneur, bien célébrées, même pendant le Carême, quand elles ne tombent pas le dimanche.La fête de Saint JOSEPH,époux de la Vierge Marie fait la joie de plusieurs instituts,écoles et foires. Mais cette année 2020, le 19 MARS est une fête gâtée par l’épidémie de Coronavirus. Pas de Messes ni célébrations solennelles.
Ainsi, dans cette période de grande inquiétude,il est bon d’implorer l’intercession de Saint Joseph,surtout par cette prière du Pape Pie IX(1863): « Souvenez-vous »
Souvenez-vous, ô très chaste époux de la Vierge Marie, ô mon aimable protecteur, saint Joseph, qu’on n’a jamais entendu dire que quelqu’un ait invoqué votre protection et demandé votre secours sans avoir été consolé. Animé(e) d’une pareille confiance je viens à vous et je me recommande à vous de toute la ferveur de mon âme. Ne rejetez pas ma prière, ô Vous, qui êtes appelé le père du Rédempteur, mais daignez l’accueillir avec bonté. Ainsi soit-il.
Et pour rompre le silence imposé par ces temps exceptionnels de solitude,de confinement et de désert absolu,nous pouvons,chaque matin, dire une de ces 3 prières à saint Joseph:
1) GLORIEUX Saint Joseph, tout-puissant sur les Cœurs de Jésus et de Marie, accordez-nous votre protection au seuil de cette journée, afin que, le soir venu, nous adressions d'une âme pure nos actions de grâces à la divine Majesté.
Souvenez-vous que vous avez été sur terre le chef de la Sainte Famille, obtenez du pain pour ceux qui ont faim, un toit pour ceux qui n'en ont pas, la paix et la prospérité pour ceux qui se réclament de vous.
Souvenez-vous aussi que vous êtes le Patron de l'Église catholique. Que par votre intercession notre Pape, nos cardinaux, nos évêques et tous ceux qui servent la cause de Pierre, bénéficient des grâces dont ils ont besoin dans l'accomplissement de leur mission. Ainsi soit-il.
2) Ô glorieux Saint Joseph, chef de la Sainte Famille de Nazareth, si zélé à pourvoir à tous ses besoins, étends sur nos familles, nos proches et nos communautés ta tendre sollicitude, prends sous ta conduite toutes les affaires spirituelles et temporelles qui les concernent, et fais que leur issue soit pour la gloire de Dieu et le salut de nos âmes. Amen.”
Pourquoi, après le « Je vous salue ,Marie »,on ajouterait pas ce « Je vous salue,Joseph »?
3) Je vous salue, Joseph,
Vous que la grâce divine a comblé. Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.”
Père Zacharia Nyantiso Samjumi,Secrétaire général de la Conférence des évêques du Nigeria
Dans leur Message du Mercredi des Cendres, publié le 21 février sous la plume du Père Zacharia Samjumi, les Évêques du Nigeria ont invité l’Église universelle et tous les chrétiens à s’unir à eux dans la prière pour les « frères et sœurs tués et pour la paix et la sécurité au Nigeria ». Ils insistent vraiment: « Nous sommes tristes. Nous sommes dans la douleur mais nous avons confiance dans le fait que la lumière du Christ, qui brille dans nos cœurs, illuminera les coins sombres de la société nigériane .»
Niveau d’insécurité insupportable
Leur décision montre que la situation est devenue totalement insupportable: « Le niveau d’insécurité au Nigeria aujourd’hui est tel que la majeure partie des nigérians vit dans la peur, tant à son domicile que dans la rue et ce dans toutes les parties du pays .» Et ils ajoutent : « Les exécutions continuelles et barbares de chrétiens de la part des insurgés de Boko Haram et les enlèvements continuels dans un but d’extorsion de la part de ce même groupe et d’autres terroristes ont traumatisé les citoyens. »
Évêques du Nigeria
Par conséquent, le 26 février 2020, Mercredi des Cendres, tous les catholiques, solidaires des nombreuses personnes enlevées et tuées, s’habilleront de noir en signe de protestation et, dans tous les Diocèses, auront lieu des moments de prière pour demander la paix dans le pays.
Protestation surprenante
Le Secrétaire général du Secrétariat catholique du Nigeria (CSN), le Père Zacharia Nyantiso Samjumi a dû expliquer l’importance de cette protestation qui peut paraitre surprenante pour quelques-uns: « J’ai été chargé par le Conseil de la Conférence épiscopale du Nigeria (CBCN) de vous communiquer que l’Église doit s’exprimer en paroles et par actions contre le niveau d’insécurité dans le pays. »
En plus du port d’habits noirs, « Dimanche 1er mars, aucune Messe du soir ne sera célébrée dans nos Paroisses. Nous tiendrons une protestation pacifique de prière contre les tueries continuelles,les kidnappings et l’insécurité dans notre pays .»
Que Diable cette insécurité ne s’active!Les terroristes et Boko Haram peuvent se sentir vainqueurs et renforcer leurs manœuvres afin de plonger les chrétiens dans la stupeur jusqu’à les empêcher de célébrer la Lumière du Ressuscité. Alors ces anges des ténèbres pourront dire: « Où est donc, chrétiens, votre Dieu? »
Certes par ces actions de protestation, les évêques veulent exercer leur devoir prophétique avec le peuple et rappeler aux dirigeants la conviction intime de l’Église depuis le Pape Pie XI (1927)que « la politique est une forme éminente de la charité. » Est-ce que ces derniers ont-ils les oreilles pour entendre? Attendons pour voir…
Au début de ce Carême, il importe de penser à toutes les formes de persécution que l’Église a subies afin d’orienter nos prières vers le fond qui soulève les conversions pastorales et la passion pour le salut du monde entier par l’exercice de la liberté de culte.A lire: un missionnaire massacré dans son église
Ainsi, sur 29 missionnaires tués au cours de l’année 2019(Portugal,Pérou,Philippines,Centre Afrique…), les prêtres ont payé une grande part:18 ont été assassinés dont 12 sur le continent africain.C’est ce que soulignait FIDES, Agence d’information dépendant de la Congrégation romaine pour évangélisation des Peuples.
Dans son rapport d’évaluation sur la mission de l’Église dans le monde, cette Agence recueillait les informations sur les missionnaires tués au cours de l’année afin de régulariser et de mettre à jour les statistiques des ouvriers apostoliques dans la vigne du Seigneur sur cette terre.
Vu le nombre croissant de tués, l’Agence parle de « mondialisation de la violence » car ces actes ignobles concernent tous les opérateurs pastoraux morts de façon violente sans toutefois les qualifier de martyrs avant le jugement de l’Eglise.
Outre les prêtres, les victimes sont aussi les laïcs(6), les religieux/religieuses(4)et un diacre permanent.La question est de savoir pourquoi les prêtres sont les premiers visés? La réponse est claire puisque les criminels savent très bien qu’éliminer un prêtre déstabilise une communauté entière et permet à ces groupuscules d’étendre impunément leur cruauté.A lire:Deux jeunes prêtres assassinés
Que dire des attaques contre des structures de l’Église?A ce sujet, souligne le rapport, « une douleur particulière est provoquée par la profanation ou l’incendie criminel d’églises, la destruction de statues ou d’images sacrées, l’agression de fidèles alors qu’ils sont réunis en prière. »
Jamais on a entendu les États et les gouvernements condamner énergiquement de tels actes alors que, parfois, il s’agit de la minorité(les catholiques)qui est en train d’être chassée, rasée sur leur territoire. Cette année 2020 ne sera pas pire?Peut-être qu’il en sera ainsi de plus en plus.
Un mois après l’enlèvement de quatre séminaristes, dont l’un a été tué et les trois autres libérés,voici qu’un prêtre est kidnappé ce 14 février 2020.Il s’agit du père Nicholas Oboh, incardiné dans le diocèse d’Uromi, dans l’État d’Edo, au sud-est du Nigeria.
L’aggravation de l’insécurité a été récemment dénoncée par l’évêque de Sokoto, Mgr Matthew Hassan Kukah. Lors des funérailles du séminariste tué, le prélat a pointé du doigt la politique du président Muhammadu Buhari, réélu en février 2019 en promettant de rétablir la sécurité dans le pays.
Enlèvements inquiétants pour les catholiques
Les enlèvements de prêtres et de religieux à des fins d’extorsion se multiplient dans plusieurs États nigérians, de même que la propagation de l’insécurité dans tout le pays, comme l’a récemment rapporté l’Aide à l’Église en Détresse.
En 2019, neuf prêtres ont été kidnappés dans le seul État d’Enugu, dans le sud du pays, et deux autres dans l’État d’Ondo, dans le sud-ouest. Dans la plupart des cas, les otages ont été libérés. Ce n’a pas été le cas du père Clement Rapuluchukwu Ugwu, tué l’année dernière par ses ravisseurs dans l’État d’Enugu.
D’une manière générale, les meurtres et les attaques de chrétiens par les islamistes de Boko Haram et des bergers peuls ne faiblissent pas au Nigéria. Ainsi, fin janvier, une fusillade au centre du pays a entraîné la mort du chef d’une communauté catholique locale, et dans le nord-est, un chef religieux chrétien enlevé par un groupe armé islamiste a été assassiné.
A ce rythme de persécution et de massacre,l ‘année 2020 sera un calvaire pour les catholiques au Nigeria. L’Eglise pâtira de cette hémorragie.Ne faudra-t-il pas plaider pour un génocide des chrétiens(minoritaires)dans ce pays majoritairement musulman?
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