Les catholiques sri-lankais n’ont pas fêté Pâques dans la joie.On dirait que c’est le Vendredi Saint qui a été prolongé par le deuil de plusieurs morts.Dans différents endroits,les églises ont été endeuillées par les attaques très violentes.
Secours s’organisent(Photo RFI)
Horrible. Ce 21 avril 2019, alors que partout on célébrait la résurrection du Christ,l’Église au Sri-Lanka était plongée dans le carnage.Huit attaques ont fait plus de 300 morts et 500 blessés.Certainement que le nombre de décès va augmenter de jour en jour par rapport à ces blessés.
Pourquoi cette chasse aux chrétiens?
Dans trois villes,trois églises ont été ciblées. A Colombo,la Capitale,c’est l’église Saint-Anthony qui a subi le feu des explosions.A Negombo(nord de Colombo)c’est l’église Saint Sébastien qui a été secouée. A Batticaola(côte orientale)c’est l’église protestante de Zion qui a été attaquée.
Carte Wikipédia
Depuis ces macabres événements,les célébrations de Pâques ont été annulées dans tout le pays, par les services de sécurité.En agissant ainsi,nous pensons que les autorités ont permis à ces ennemis de la paix d’atteindre leur but de faire taire ou disparaître les chrétiens
D’où ces questions:ces violences et ces réponses ne seraient-elles pas un moyen d’empêcher les minorités à exprimer et vivre leur foi librement?Autrement,comment expliquer ces attentats le jour de Pâques? Ne s’agit-il pas d’une chasse coordonnée contre les chrétiens(7% de la population)même si les musulmans aussi(9% de la population) ne sont pas épargnés par les bouddhistes(70% de la population)?
Sûrement,la fin des guerres de religions n’a pas encore sonnée.Mais, à qui profitent ces crimes? Qui a intérêt à porter tant de sang sur ses mains?
Les rameaux(de buis,de palmier ou d’olivier) en mains,nous témoignons ouvertement de notre marche vers Pâques.
Un dimanche avant Pâques, c’est le dernier entrainement de la Solennité des solennités pour la vie chrétienne : la résurrection du Christ Jésus, notre Seigneur. La Semaine Sainte ou les 6 jours qui suivent, sera l’occasion de mettre les points sur les i en vue de cette préparation. Et par notre procession d’Entrée(à Jérusalem), les rameaux (de buis, de palmiers ou d’olivier) en mains, nous témoignons ouvertement de notre marche déterminée vers Pâques.
Ces rameaux bénits et encore verdoyants, vont orner les croix dans nos maisons en signe de confiance envers le Crucifié et de passion pour la cause de sa mort, source de notre vitalité(d’où la couleur rouge en liturgie). En l’acclamant à pleine voix et dans la joie, nous nous rappelons qu’il y en a qui voudraient que ses disciples se taisent. Ne leur a-t-il pas répondu « Si eux se taisent, les pierres crieront ? »
Seul dimanche de l’année liturgique(en plus de la Pentecôte) où l’on ne célèbre pas la résurrection mais plutôt la passion, nous comprenons pourquoi Jésus est mort pour nous, car il est à l’écoute de cette foule qui l’acclame par les branches des palmiers avant de l’accompagner jusqu’au jardin des Oliviers.
En Lui, chacun reconnait que Dieu nous a donné un langage des disciples pour soutenir celui qui est épuisé (première lecture). En Lui, nous pensons aussi à la condition de l’homme qui s’égale à Dieu parce qu’épris de s’élever au lieu de s’abaisser(deuxième lecture).
Ici, le geste du Pape François (ce jeudi 11 avril 2019) de baiser les pieds des dirigeants adversaires du Soudan du Sud, est éclairant sur le sens du service pour la paix. Comme s’il voulait leur dire, à l’exemple de Jésus : « Cela suffit, de vos deux épées » ; « restez-en là » (de trancher les oreilles des gens) ; arrêtez ce » pouvoir des ténèbres. »
Le Pape François en baisant les pieds du Président et 2 Vice-présidents du Soudan du Sud
En attendant la lumière de Pâques, voilà que la Liturgie nous donne ce dimanche des Rameaux marqué par la simplicité d’un Roi qui se prépare à mourir par amour pour les siens. C’est Jésus vraiment subversif. Et de fait,Pilate présente ainsi ses chefs d’accusations : « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. D’ailleurs, Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. »
Ne sont-ils pas nombreux ces genres de spectacle terrifiant qui nous amène à nous tenir à distance ou réduit notre désir de le suivre ?C’est la question à laquelle les jeunes peuvent répondre en ce dimanche où les diocèses du monde entier sont invités à célébrer,à leur échelle,la Journée mondiale de la Jeunesse en s’appropriant le message de l’Exhortation apostolique post-synodale « Christus Vivit »(Il vit,le Christ). Trouvez-le ici:https://kubahonet.wordpress.com/exhortation-apostolique-du-pape-francois-aux-jeunes-christus-vivit-il-vitle-christ/
Autrement,prolongez votre méditation en lisant l’Évangile pour la Passion(année C):Luc 19, 28-40.Vous pouvez aussi réfléchir sur ces deux textes du jour:
PREMIÈRE LECTURE Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 50, 4-7) Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE (Ph 2, 6-11) Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. – Parole du Seigneur.
La paroisse de Mwezi(Diocèse Cyangugu)était mobilisée pour célébrer les 35 ans du sacerdoce de son premier prêtre à y être ordonné: Ubaldd RUGIRANGONGA
C’était la double fête: jubilé de 75 ans de la fondation de la paroisse de Mwezi et 35 ans d’ordination du Père Ubald, premier prêtre rwandais de cette paroisse.
Après le Synode des Évêques sur le sujet des Jeunes(Octobre 2018),le Pape François a écrit cette exhortation apostolique dont il donne la définition et la portée: « Christus Vivit » . Nous vous en donnons quelques extraits, tout en vous laissant la possibilité de lire vous-mêmes le texte du Pape.
Introduction
Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. Les premières paroles que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont donc : Il vit et il te veut vivant !
Il est en toi, il est avec toi et jamais ne t’abandonne. Tu as beau t’éloigner, le Ressuscité est là, t’appelant et t’attendant pour recommencer. Quand tu te sens vieilli par la tristesse, les rancœurs, les peurs, les doutes ou les échecs, il sera toujours là pour te redonner force et espérance.
A vous tous, jeunes chrétiens, j’écris avec affection cette Exhortation apostolique, c’est-à-dire une lettre qui rappelle certaines convictions de foi et qui, en même temps, encourage à grandir en sainteté et dans l’engagement de sa propre vocation. Mais étant donné qu’il s’agit d’une balise sur un chemin synodal, je m’adresse en même temps à tout le peuple de Dieu, à ses pasteurs et à ses fidèles, car la réflexion sur les jeunes et pour les jeunes nous interpelle et nous stimule tous. Par conséquent, dans certains paragraphes, je m’adresserai directement aux jeunes et, dans d’autres, je ferai des approches plus générales pour le discernement ecclésial.
Le contexte
Prière des jeunes à Taizé
Nous reconnaissons, chez certains jeunes, un désir de Dieu, bien qu’il n’ait pas tous les contours du Dieu révélé. Chez d’autres, nous pourrons entrevoir un rêve de fraternité, ce qui n’est pas rien. Chez beaucoup, il y a un désir réel de développer les capacités qui se trouvent en eux pour apporter quelque chose au monde. Chez d’autres, nous observons une sensibilité artistique spéciale, ou une recherche d’harmonie avec la nature. Chez d’autres, ce peut-être un grand besoin de communication. Chez beaucoup d’entre eux, nous trouvons un profond désir d’une vie différente. Il s’agit de vrais points de départ, d’énergies intérieures en attente et ouvertes à une parole de stimulation, de lumière et d’encouragement.(N°84)
Nos extraits
Même si le Pape s’adresse à tous les jeunes et à tous les fidèles,il a voulu singulariser aussi son message comme s’il parlait à chacun:
Je te rappelle la bonne nouvelle que le matin de la Résurrection nous a offert : à savoir qu’il y a une issue à toutes les situations difficiles ou douloureuses que nous avons mentionnées. Par exemple, il est vrai que le monde numérique peut t’exposer au risque du repli sur soi, de l’isolement ou du plaisir vide. Mais n’oublie pas qu’il y a des jeunes qui sont aussi créatifs, et parfois géniaux, dans cet environnement. C’est ce que faisait le jeune Vénérable Carlo Acutis.
Tous les yeux aux écrans!
Il savait très bien que ces mécanismes de la communication, de la publicité et des réseaux sociaux peuvent être utilisés pour faire de nous des êtres endormis, dépendants de la consommation et des nouveautés que nous pouvons acquérir, obsédés du temps libre et prisonniers de la négativité. Cependant, il a été capable d’utiliser les nouvelles techniques de communication pour transmettre l’Evangile, pour communiquer valeurs et beauté.
Il n’est pas tombé dans le piège. Il voyait que beaucoup de jeunes, même s’ils semblent différents, finissent en réalité par se ressembler, en courant derrière ce que les puissants leur imposent à travers les mécanismes de consommation et d’abrutissement. C’est ainsi qu’ils ne laissent pas jaillir les dons que le Seigneur leur a faits ; ils n’offrent pas à ce monde ces talents si personnels et si uniques que le Seigneur a semés en chacun. Ainsi, disait Carlo, il arrive que “tous les hommes naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies”. Ne permets pas que cela t’arrive !(N°104-106)
Le mois de mars aura marqué tragiquement l’Eglise de l’Afrique de l’Ouest.Durant ce mois,deux prêtres on été assassinés,presque dans la même semaine,au Cameroun et au Nigeria
Le père Toussaint Zoumaldé venait d’animer un cours de formation à destination de prêtres dans le diocèse de Bouar, à l’ouest de la Centrafrique, le pays qui l’avait vu naître en 1971. Il s’apprêtait à retrouver sa communauté de frères capucins située au Tchad.
Un long trajet le faisant passer par le Cameroun, où il avait décidé de s’arrêter à Ngaoundéré pour passer la nuit du 19 au 20 mars. C’est là qu’il a été assassiné à l’aube, au moyen d’une arme blanche, par des inconnus, comme l’a expliqué le père Jean Miguina, supérieur provincial des frères mineurs capucins pour le Tchad et la République centrafricaine. Les auteurs du meurtre restent pour le moment introuvables.
Le père Toussaint avait longtemps travaillé comme journaliste pour Radio Siriri, média du diocèse de Bouar. Il était aussi l’auteur de plusieurs chants religieux.
Climat de violence au Nigeria
Le deuxième prêtre a été assassiné au Nigeria. Comme nous l’apprenons de l’agence vaticane FIDES, le 20 mars 2019 le père Clement Rapuluchukwu Ugwu a été retrouvé mort à une vingtaine de kilomètres de sa paroisse, située à Obinofia (État d’Enugu, au sud du pays). Ce prêtre,curé de la paroisse saint Marc, était introuvable depuis une semaine(13 mars).
À la fin des funérailles du père Clement, Mgr Callistus Valentine Onaga, évêque d’Enugu, a lancé un appel afin que le meurtre ne reste pas impuni. Il a exhorté la police à retrouver les criminels, déplorant le fait que les forces de sécurité ne soient pas parvenues à secourir le prêtre après son enlèvement. Il a aussi condamné les assassinats en série qui secouent la population nigériane et demandé aux chrétiens d’intensifier leurs prières pour la sécurité et la survie du pays.
Quant au père Benjamin Achi, responsable de la communication du diocèse d’Enugu, il a appelé le gouvernement d’assumer ses responsabilités en matière de protection des vies et des biens.
Le Pape François est victime de sa fibre pour l’écologie.Les Végans en ont profité pour lui demander de suivre leur carême dont le jeûne exclut toute consommation des produits issus des animaux.Sa réponse lui vaudra la récompense d’un millions de dollars qu’il pourra utiliser pour les œuvres de charité afin que le carême soit bénéfique aux plus pauvres!
C’est un défi qui lui est lancé par Million Dollar Vegan(MDV),campagne de sensibilisation britannique à but non lucratif,spécialisée dans les challenges médiatiques visant à promouvoir une alimentation végane.Le but de MDV est de » combattre le changement climatique par le changement d’alimentation. »
Le message est porté au Vatican par une militante végane de 12 ans et très célèbre en Amérique(Calfornie). Genesis Butler ,accompagnée de sa mère,avait la mission de rappeler au Souverain Pontife que le carême était le moment propice pour la compassion à la souffrance animale.
Genesis Butler
Les Végans pensaient que le Pape ne refuserait pas la demande de l’enfant.Ce qu’il n’a pas fait non plus car la réponse reçue dans la lettre de la demanderesse est celle-ci: « Le Saint-Père se souviendra d’elle dans ses prières. » Sont-ils satisfaits?
Avec autant de dollars,ils pousseront encore d’autres enfants et adultes jusqu’aux portes les plus fermées.Mouvement dont l’accès aux finances n’est pas difficile ne pourra pas s’arrêter, sous le couvert d’un combat climatique.
Dans la continuité des béatitudes de Luc(dimanche dernier), l’Évangile de ce 7° dimanche nous adresse un commandement nouveau qui heurte pourtant les esprits de chercheurs de nouveauté et qui confirme par ailleurs le désir de chacun : être aimé. Concrètement, chacun n’est-il pas ennemi de quelqu’un et bien-aimé de quelqu’un d’autre ?
Si ce commandement parait difficile, son application est adoucie et simplifiée par ce principe connu depuis longtemps : « Ce que tu n’aimes pas toi-même, ne le fais à personne ». Ne veux-tu pas avoir une vie bonne, avec moins de soucis et moins de fragilités ?
Pour cela, la deuxième lecture nous rappelle que la vie est un cadeau fait d’argile. Ce cadeau est donc délicat. Il faut le traiter avec délicatesse. Ce qui ne pose pas de problème d’autant que chacun sait en prendre soin. La différence réside dans l’intensité et la qualité de soins exigés par son propre corps.
En entretenant ce corps, c’est le physique qui passe en premier lieu tandis que le spirituel est relégué en second lieu, s’il n’est pas oublié. C’est cette mesure qui doit être bien tassée, équilibrée pour nous qui, par le baptême, buvons à la même coupe du Seigneur : sa mort et sa résurrection.
Quiconque reconnait que le Christ est l’origine de ce cadeau qu’est la vie, comprend pourquoi il nous est dit : « Vous serez les fils du Dieu Très-Haut », car Jésus lui-même vient du ciel. En le recevant, nous passons de l’être physique, adamique, à l’être spirituel, christique, dans la mesure où nous recherchons des biens spirituels que nous obtenons en répondant à ce commandement : « Faites du bien »
Regardons quel bien nous pouvons faire à nos ennemis. L’exemple de David et Saul est éclairant : se mettre à une bonne distance (éviter la collision), ne pas arrêter le dialogue et au besoin, faire intervenir un médiateur (=ce jeune garçon qui doit traverser…)
Afin de parfaire notre chemin, cinq autres actions possibles sont énoncées à l’impératif : soyez (miséricordieux=parfaits), ne jugez pas, ne condamnez pas, pardonnez, donnez. Ces actions nous font du bien d’abord à nous-mêmes, nous remplissent de tonus pour nous remettre dans la course et proposer ce bien aux autres. Et il n’est pas déraisonnable de s’y mettre, car juger, condamner, calomnier…nous séparent de tous ces gens sujets de notre regard.
Fils du Très-Haut, nous pouvons être juges ou avocats, donc amenés à juger, à condamner ou à défendre ; nous avons à nous montrer à la hauteur de toutes les attentes et de nos responsabilités. Et toutes les armes sont à notre portée si nous agissons de manière à ne pas perdre la couronne, car, comme le dit le Psalmiste, « Le Seigneur te couronne d’amour et de tendresse » afin que la haine et la vengeance ne prennent point le dessus.
A bon entendeur, salut !
By P.Protogène BUTERA
Voici les lectures de ce dimanche:
PREMIÈRE LECTURE
(1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23)
Lecture du premier livre de Samuel En ces jours-là, Saül se mit en route,il descendit vers le désert de Zif avec trois mille hommes, l’élite d’Israël, pour y traquer David. David et Abishaï arrivèrent de nuit, près de la troupe. Or, Saül était couché, endormi, au milieu du camp, sa lance plantée en terre près de sa tête ; Abner et ses hommes étaient couchés autour de lui. Alors Abishaï dit à David : « Aujourd’hui Dieu a livré ton ennemi entre tes mains. Laisse-moi donc le clouer à terre avec sa propre lance, d’un seul coup, et je n’aurai pas à m’y reprendre à deux fois. » Mais David dit à Abishaï : « Ne le tue pas ! Qui pourrait demeurer impuni après avoir porté la main sur celui qui a reçu l’onction du Seigneur ? » David prit la lance et la gourde d’eau qui étaient près de la tête de Saül, et ils s’en allèrent. Personne ne vit rien, personne ne le sut, personne ne s’éveilla : ils dormaient tous, car le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux. David passa sur l’autre versant de la montagne et s’arrêta sur le sommet, au loin, à bonne distance. Il appela Saül et lui cria : « Voici la lance du roi. Qu’un jeune garçon traverse et vienne la prendre ! Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité. Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre mes mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur. » – Parole du Seigneur.
PREMIÈRE LECTURE (1 Co 15, 45-49) Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens Frères, l’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie. Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique ; ensuite seulement vient le spirituel. Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel. Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel. Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel. – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE (Lc 6, 27-38)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font,quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » – Acclamons la Parole de Dieu.
Il serait difficile de bien comprendre le sens profond des béatitudes qu’entrevoit Luc par rapport à Matthieu, si on ne se rapportait pas à la première lecture du prophète Jérémie qui compare le sort de ceux qui se détournent du Seigneur à celui de ceux qui comptent sur lui.
Pour Jérémie, l’homme porte le poids de ses malheureuses ou bienheureuses décisions. Quand il se décide de se détourner de Dieu, il devient une terre de désolation tel le riche qui trouve dans ses richesses l’objet de sa consolation, en s’en fichant du reste dont le regard ne l’intéresse point.
Par contre, celui qui s’appuie sur le Seigneur gardera la verdure de son feuillage malgré la dureté de la chaleur. Vivant avec peu d’inquiétude, il continue de porter des fruits. C’est dans ce sillage que Jésus veut rappeler à ses disciples pourquoi ils sont heureux : ils ne sont pas loin de la source du bonheur ; dès qu’ils auront assez puisé, ils pourront aider les autres à se désaltérer.
Jérémie nous a montré l’importance de mettre notre foi dans le Seigneur, notre confiance. Pour élargir l’étendue de cette confiance, Jésus nous rencontre sur « un terrain plat » où il n’y aura pas de problème d’accessibilité comme si c’était sur la montagne !
Comme saint Paul l’a bien exprimé, c’est le fait que Jésus est ressuscité qui rend valable notre foi en lui et renforce notre confiance en la vie. Car par lui, les vivants et les morts ont accès à la résurrection. Autrement, c’est en vain que nous aurons cru.
En ce sixième dimanche du temps ordinaire, pensons à tous ceux qui sont encore maltraités à cause de leur foi .N’oublions pas ceux qui, ne croyant pas, se sentent perdus quoi que possédant de grands biens. Rendons grâce aussi pour ceux dont la foi a rendus heureux malgré tout.
Et toi qui ne manques pas d’inquiétude ? Médite un peu les paroles de ce chant : « N’aie pas peur, laisse-toi regarder par le Christ, laisse-toi regarder, car il t’aime ». Puis,écoute-le:
PREMIÈRE LECTURE Lecture du livre du prophète Jérémie (Jr 17, 5-8) Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 15, 12.16-20)
Frères, nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ; et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 17.20-26 )
En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ;c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. » – Acclamons la Parole de Dieu.
Giuseppina(Joséphine,en français)BAKHITA(1869-1947),soudanaise,esclave puis religieuse est protectrice des esclaves modernes,de la prostitution et de la maltraitance.Béatifiée par le Pape Jean Paul II le 17 mai 1992,Joséphine a té déclarée sainte le 1 octobre 2000.La Mère Noire,comme on l’appelait affectueusement, s’éteint le 8 février 1947. C’est en cette date que l’Église fait mémoire d’elle.
La vie de Sainte Bakhita
D’après Mère Maria Luisa Dagnino(livre: Bakhita,un chant de liberté)Joséphine est née au Darfour,Soudan,en 1869.Enfant encore(1876),elle est enlevée et vendue à un marchand d’esclaves. Entre 1876 et 1882,elle passe aux mains de trois autres patrons.Le dernier est le Vice Consul italien,Callisto Legnani qui l’emmène en Italie en 1885.
En 1888,elle entre dans l’Institut des Catéchumènes à Venezia(Vénise),géré par les Filles de la Charité Canossiennes. En 1890,malgré l’invitation à retourner en Afrique,elle décide de rester en Italie.Elle reçoit les sacrements du Baptême,de la Confirmation et de l’Eucharistie,le 9 janvier 1890.
Trois après(1893),elle entra au Noviciat.Le 8 décembre 1896,elle prononça ses premiers vœux religieux.En 1902,elle est transférée à Schio où elle devient cuisinière,portière,sacristine.C’est le 10 aout 1927 qu’elle fit sa Profession perpétuelle.
De 1937 à 1939,elle est à Vimercate en tant que portière.De retour à Schio,et malgré la détérioration de sa santé,elle intensifie sa propre vie de prière comme réponse à l’aide de ceux qui s’adressent à elle.
De jour en jour,les infirmités augmentent et sa santé continue à décliner.Le 8 février 1947,à 15h30,elle reçoit le Saint Viatique et l’Onction des Malades.Elle meurt à 20h10.Ses dernières paroles sont: « Comme je suis contente!…La Madone…La Madone… »
Ses petites anecdotes
Sainte Joséphine Bakhita
On lui demanda un jour: « Comment avez-vous fait pour arriver jusqu’ici? « Elle répondit: « C’est Lui qui a tout fait! ». Lorsqu’elle s’interroge » Comment le Seigneur a-t-il fait pour me prendre moi justement? »,Bakhita conclut: » Toute ma vie a été un don de Dieu;les hommes ont été,de diverses manières, ses instruments:merci à eux,pour avoir collaboré à m’obtenir le don de la foi »
2) A un congrès de jeunes à Cologne, un de ceux-ci lui demanda: « Que feriez-vous si vous rencontriez vos ravisseurs? » Sans hésitation elle répondit: « Si je rencontrais ces négriers qui m’ont enlevée,et également ceux qui m’ont torturée, je m’agenouillerais pour baiser leurs mains, parce que, si tout cela n’était pas arrivé, je ne serais pas,maintenant,chrétienne et religieuse »
3) Lorsque,en parlant de ses tortionnaires,une religieuse dit « Oh ces méchants »,Bakhita mit un doigt sur ses lèvres et lui intima: « Silence!Non, ils n’étaient pas méchants, les pauvres, ils ne savaient pas,ils ne connaissaient pas le Bon Dieu…Je prie beaucoup pour eux, pour que le Seigneur si bon et généreux avec moi,le soi avec eux aussi,jusqu’à les convertir et les sauver tous »
Prière du Pape François à Sainte Joséphine BAKHITA:
« Sainte Josephine Bakhita, enfant tu as été vendue comme esclave et tu as dû affronter des difficultés et des souffrances indicibles. Une fois libérée de ton esclavage physique, tu as trouvé la vraie rédemption dans la rencontre avec le Christ et son Église.
Sainte Josephine Bakhita, aide ceux qui sont prisonniers de l’esclavage. En leur nom, intercède auprès du Dieu de la miséricorde, afin que les chaînes de leur prison puissent être brisées. Puisse Dieu lui-même libérer tous ceux qui ont été menacés, blessés ou maltraités par la traite et par le trafic d’êtres humains.
Apporte le soulagement à ceux qui survivent à cet esclavage et enseigne-leur à voir en Jésus le modèle de foi et d’espérance afin que leurs blessures puissent guérir. Nous te supplions de prier et d’intercéder pour chacun de nous : afin que nous ne tombions pas dans l’indifférence, afin que nous ouvrions les yeux et que nous puissions regarder les misères et les blessures de tous nos frères et sœurs privés de leur dignité et de leur liberté et écouter le cri de leur appel. Amen. »
Pour l’intercession de Sainte Bakhita
O Dieu,Père de miséricorde, Toi qui nous as donné Sainte Joséphine Bakhita comme sœur universelle,et modèle évangélique de foi simple et de charité active,donne-nous à nous aussi la volonté de croire et d’aimer selon l’Évangile, et exauce les prières de quiconque invoque son intercession.Par le Christ notre Seigneur.Amen. Gloire au Père…..
Très bonne fête à toutes les Joséphine et les Jacqueline.
Ce dimanche 27 janvier 2019,Mgr Antoine Kambanda a pris le siège épiscopal de l’Archidiocèse de Kigali. Il a été intronisé dans une messe très solennelle en présence du Nonce apostolique à Kigali, des évêques du pays et de la région ainsi que des autorités civiles et confessionnelles. Y était présent aussi le Président de la République, Mr Paul Kagame.
Souvenir avec les autorités civiles(Président et Ministre de l’Intérieur)
En même temps,Mgr Kambanda a reçu la mission d’être aussi Administrateur apostolique du Diocèse de Kibungo jusqu’à la nomination d’un nouvel évêque. La nouveauté de cette fête a été son annonce de construire une cathédrale moderne, digne de la capitale de Kigali! Le président de la République, Paul Kagame, en a profité pour exprimer son soutien sans faille à condition que la construction soit ailleurs.
La promesse du Président Paul Kagame à Mgr Kambanda
Sans doute que les négociations vont s’accélérer pour que l’actuelle Cathédrale de Saint Michel soit déplacée, si elle n’est pas détruite. Ce déménagement permettrait en tout cas un espace large à la Résidence présidentielle. D’où ces questions: si le nouvel Archevêque refuse l’expropriation de saint Michel, sa cathédrale moderne aura-t-elle lieu?
Accolades présidentielles!
Certes, il y en a qui ont été jaloux d’entendre ces paroles de soutien à l’Église catholique.Mais, il faut se demander si cela n’est pas un piège tendu au Diocèse de Kigali de lier sa promesse à ce soutien du Président de la République? L’histoire nous dira si cette collaboration(qui n’est pas mauvaise en soi) était vraiment convenable pour la liberté d’action de l’Église.
La liturgie de ce troisième dimanche du temps ordinaire est l’occasion de méditer sur les attitudes dont nous ne comprenons plus le sens dans nos célébrations par rapport à nos cultures: lever les mains, s’incliner, se prosterner…comme gestes de la prière.
Cette méditation ne concerne pas seulement les attitudes mais aussi les situations que nous vivons. Ainsi, en entendant la Parole de Dieu ,il y a plusieurs raisons de pleurer: les divisions dans le Corps du Christ qu’est l’Église, le sentiment d’inutilité pour certains membres, le manque de respect ou d’honneur pour d’autres qui ne sont pas apparemment plus considérés ou considérables.
Par ailleurs, il y a des raisons d’être dans la joie en considérant les serviteurs de la Parole qui sont contents de la solidité des enseignements des apôtres qu’ils ont entendus sur Dieu et sur Jésus depuis le commencement. Une autre raison est cette déclaration même du prophète Néhémie: « Ne vous affligez pas,la joie du Seigneur est votre rempart. »
En soulignant la primauté des apôtres et des prophètes,saint Paul nous a montré (deuxième lecture) le rôle de ces personnes à faire participer tout le peuple à la célébration ou à la fête pour les bienfaits accordés par le Seigneur. Cette célébration n’est effective que dans la mesure où chaque membre vivant fait revivre le corps entier. Pour ce faire, « Ceux que Dieu a placés dans l’Église » ont le devoir de permettre à l’auditoire de « fixer les yeux sur Jésus ».
Or, Jésus vient de l’affirmer vivement: » Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Voyons ce que nous faisons de la Parole de Dieu et ce qu’elle change en nous ou autour de nous. Peut-être que cette prière du Psaume pourra être notre guide qui nous sert de ligne de conduite durant cette semaine: « La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie; la charte du Seigneur est sûre qui rend sages les simples. «
Puisse l’Esprit du Christ ressuscité donner aux baptisés la maitrise de ce qu’il est beau de dire afin d’entretenir l’unité, et la disposition nécessaire pour purifier le regard émerveillé et porteur d’une nouvelle vie.
Fructueuse méditation!
Voici la Parole de Dieu pour ce dimanche:
Lecture du livre de Néhémie (Ne 8, 2-4a.5-6.8-10)
En ces jours-là, le prêtre Esdras apporta le livre de la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les Lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les Lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » – Parole du Seigneur.
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 12, 12-30) Frères, prenons une comparaison : notre corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres. Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps. L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps. Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ? En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins honorables, ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Mais en organisant le corps, Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu. Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter. – Parole du Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21)
Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » – Acclamons la Parole de Dieu.
Ce dernier dimanche du temps de Noël et de l’événement de l’Épiphanie, est consacré au baptême de notre Seigneur Jésus.Quelques questions se posent: Pourquoi Jésus reçoit le baptême « comme tout le peuple qui se faisait baptiser par Jean »? Si celui-ci proclamait « le baptême de conversion pour le pardon des péchés »(Mc 1,4),le baptême du Seigneur fait-il de Lui un pécheur qui a besoin de se convertir?
Essayons de comprendre un peu. Les lectures de ce dimanche nous éclairent. Se faire baptiser comme tout le peuple, c’est vraiment la réalisation du message de Saint Paul,dans la deuxième lecture: « La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » Ce baptême ne fait donc pas de Jésus un pécheur, car « il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes et de nous purifier pour faire de nous son peuple,un peuple ardent à faire le bien. »
Or, c’est après le baptême, quand Jésus priait, que l’Esprit Saint descendit sur Lui et que la voix de Dieu se fit entendre. D’où ces questions encore: comment les grâces de notre baptême sont-elles agissantes si on n’entend plus la voix de Dieu? Comment entendre cette voix si, après le baptême, il ne nous arrive que rarement de prier?
Par sa naissance,Jésus a revêtu l’être de notre humanité afin de nous faire voir l’identité de sa divinité. De même que par cette incarnation,il a pris chair et habité parmi nous,de même tout être de chair verra, par lui, le salut de Dieu,car le ciel s’ouvre par le baptême.
Baptême du Seigneur
Le fait que l’Esprit de Dieu descendit et reposa sur Jésus après le baptême,l’Église y voit le signe de l’accomplissement de ce rappel de Jean: « Lui vous baptisera dans l’Esprit et le feu ». Le défi est là:on peut penser que le baptême seul suffit pour être croyant ou chrétien. Ce serait un oubli ou une compréhension partielle de ce que saint Paul a déclaré à Tite(et à nous): « Par le bain du baptême,il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint »
Pour endiguer ce défi, l’Église, comme le messager qui porte la bonne nouvelle, elle élève la voix avec force dans le but de rappeler la force de la prière ainsi que le lien entre le baptême et la confirmation. Ainsi, ceux qui ont reçu seulement le baptême(ils sont de plus en plus nombreux), se tourneront vers celui dont « le bras rassemble les agneaux et les porte sur son cœur ». Le tour est fait: laisser le feu de l’Esprit enflammer leur cœurs.
Ce sera le moment d’augmenter d’ardeur dans leur service ou travail de femmes ou d’hommes pacifiques en qui Dieu trouve sa joie, car en recevant le corps de son Fils qui enlève les péchés du monde, chacun devient et vit dans ce monde et dans ce temps, comme une colombe.
Voici les lectures du jour:
Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 40, 1-5.9-11)
Consolez, consolez mon peuple, – dit votre Dieu –parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli,que son crime est expié,qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé,toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. » Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! » Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. – Parole du Seigneur.
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7)
Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien. Lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle. – Parole du Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 3, 15-16.21-22)
En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » – Acclamons la Parole de Dieu.
Ngo abantu bajya gupfa ntibazutse, byatewe n’ishyari. Abanyarwanda ba kera bari babizi. Reka tubyumbye muri iki gitekerezo cya ZIRUGURU:
Mbere na mbere, umuntu yarapfaga akarara mu mva rimwe, ku wa kabiri akazuka. Biratinda, umugabo azana abagore babiri. Baba aho, umwe aza gupfa, apfa asize umwana wari ku ibere. Umugore ngo amare gupfa, baramuhamba; ku munsi wa kabiri ku gasusuruko, uwapfuye arahamagara, ati « Nimunkureho igitaka, umwana wanjye ararira, nze muhe ibere. »
Mukeba we yari yazindutse ashyushya amazi, agira ngo nahamagara aze kuyamusukaho, apfe apfuye. Koko ngo yumve mukeba we ahamagaye ngo nimuze munkureho igitaka umwana ararira nze muhe ibere, yenda amazi yashyuhije, ayamusuka hejuru, ati, « Pfa, uwapfuye ntazuka! » Kuva uwo munsi, nta muntu wongeye gupfa ngo ahindukire azuke. Sinjye wahera, hahera Ziruguru.
Ngayo amaherezo y’ishyari. Birumvikana impamvu Yezu waje mu isi, akigira umuntu ngo atsinde urwango n’ishyari, yazutse ku munsi wa gatatu. Kandi abamwemera dutegereje izuka ry’abapfuye. Ese azaba ari ku munsi wa kangahe?
Ku itariki ya mbere Mutarama ni umunsi mukuru w’Ubunani(Bonne Année).Kiliziya idushishikariza kwibuka ko Imana ari Umubyeyi ugwa neza kandi wifuriza imigisha myinshi abo yabyaye. Ibyo bigaragara kandi bikumvikana ku buryo bunoze muri wa Mubyeyi watubyariye Yezu. Ni yo mpamvu kuri iyi tariki hizihizwa Mariya UMUBYEYI w’Imana.
Amasomo uko ari atatu ashimangira bidakuka ko turi abana b’Imana badakwiye kwiyambura umugisha tuyikomoraho biturutse ku mwiryane, amakimbirane n’imivumo. Bityo, isengesho ry’uyu munsi rikibanda ku gusaba amahoro. Kuri uyu munsi kandi dusabira abana bakiriwe mu miryango(enfants adoptifs), ngo bazabere isoko y’imigisha ababakiriye. Reka twumve icyo ayo masomo abivugaho:
Igihe cyagenwe kigeze,Imana yohereje Umwana wayo,avuka ku mugore,kandi avuka agengwa n’amategeko,kugira ngo acungure abari bakigengwa n’amategeko,maze duhabwe kuba abana Imana yihitiyemo.Kandi koko muri abana b’Imana, yo yohereje Roho w’Umwana wayo mu mitima yanyu ngo arangurure ijwi agira ati « Abba, Data ». Bityo rero ntukiri umugaragu,ahubwo uri umwana;kandi ubwo uri umwana,Imana iguha kuba umugenerwamurage.
Nuko abashumba bagenda bihuta,basanga Mariya na Yozefu,n’uruhinja ruryamye mu kavure.Bamaze kureba bamenyesha hose ibyo bari babwiwe kuri uwo Mwana.Maze ababumvaga bose,batangazwa n’ibyo abashumba bavugaga. Mariya we yashyinguraga mu mutima we ibyabaye byose,akabizirikana. Nuko abashumba bataha bakuza Imana kandi bayisingiza,babitewe n’ibyo bari babonye kandi bumvise bihuje n’uko bari babwiwe.
Amasomo ya Liturijiya
Ngaho rero bwira umuturanyi wawe cyangwa uwo mubana uti » Uhoraho aguhe umugisha kandi akurinde ». Tubisubiremo rwose, uyu mwaka dutangiye ntimuzabe « abashumba » gusa, ahubwo buri wese azumve ko Imana imugeneye ibisumbijeho: »Ntukiri umugaragu, ahubwo uri umwana. »
Noël, Noël, joyeux Noël; Noël, notre Dieu qui habite parmi nous Il est l’Emmanuel.
Il est né le Prince de la paix Soyez prêts à changer vos épées En outils de l’unité et du progrès Où l’humanité sera intégrée.
Dans la crèche, il rejoint nos pauvretés Pour supprimer les inégalités Dans nos vies, dans nos cœurs, dans nos villes Honneur au Dieu qui fait des merveilles.
Tous les enfants du monde entier Avec Lui attendent votre amitié Plutôt que de simples souvenirs Aidez-les à ne plus jamais souffrir.
Nos parents sont déjà dans la joie Nous voyant pareils à ces bergers Pousser les grands si vite à bouger Pour grimper le sommet de vos droits.
Le violet est un mélange de rouge et de bleu.Ce mélange nous rappelle que Jésus ,le Fils de Dieu s’est fait homme
Centre-Ville de Plélan le Grand
Dans cette période qui tend vers Noël,presque partout en Europe et ailleurs,les villes sont ornées et illuminées de couleurs vives.Dans nos églises,c’est autre chose.La couleur de ce temps liturgique de l’Avent est le Violet.Pourquoi?Pour certains,elle fait penser à la pénitence du Carême!Ce qui n’est pas vrai.
Un peu d’histoire
Depuis la codification de Paul VI dans le rite romain(1969),l’Église catholique utilise 4 couleurs dans sa Liturgie: le blanc,le vert,le rouge et le violet.Aujourd’hui, nous parlons de ce dernier et de son usage,car c’est la couleur de ce temps de l’Avent(préparation de Noël). Les autres seront traités ultérieurement.
Comme vous le savez,le violet est un mélange de rouge et de bleu.Ce mélange nous rappelle que Jésus,le Fils de Dieu s’est fait homme, car selon l’iconographie religieuse, le bleu est symbole de la divinité tandis que le rouge symbolise l’humanité.
Un large usage
De part ce symbolisme,le violet fait mieux ressortir le sens de la préparation de la rencontre avec l’Emmanuel,Dieu avec nous,en aiguisant le goût de Dieu dont nous célébrons la naissance(à Noël). Vous comprenez pourquoi les célébrants portent les habits liturgiques(étoles et chasubles)de cette couleur.
Le violet dans les tombes
Pour la même raison aussi,le violet(uni au blanc) est utilisé lors des célébrations des funérailles en signe du passage vers Dieu, et donc de la nouvelle naissance de l’être qui va rencontrer le Seigneur dans sa Demeure.
Sacrement de réconciliation
Et comme pendant le Carême,cette couleur est également utilisée dans le sacrement de Réconciliation(confession) pour manifester le relèvement de l’homme par l’amour de Jésus Christ.
Ainsi, grâce à sa triple signification d’attente, de pénitence et de deuil,le violet nous indique une palette de sagesse qu’il faut avoir pour se préparer paisiblement à la fin des temps.
Treize jours seulement, et voilà Noël arriver. Ce jour là sera l’accomplissement des Écritures. C’est pour cela que nous avons sélectionné quelques versets des Saintes Écritures qui nous y préparent.
Un éclair parcours des deux Alliances au travers de ces deux chiffres: 12.12,cet ensemble harmonieux nous rappelant douze pains que Jésus offrit à la foule,douze fils de Jacob(Gn 48,8-25),les douze apôtres…Juste un moment de voir où nous en sommes aussi pour cette année qui s’achève.
Deut 12,12: » Vous vous réjouirez alors en présence du Seigneur votre Dieu, vous, vos fils et vos filles »
Job12,12: » N’est-ce pas chez les vieillards que se retrouve la sagesse, dans le grand âge le discernement ? »
Dan 12,12: » Heureux celui qui attendra et parviendra à 1 335 jours! »
Mt 12,12: « Un homme vaut tellement qu’une brebis »
Lc 12,12: » L’Esprit Saint vous enseignera à cette heure là ce qu’il faudra dire »
Rm 12,12: » Ayez la joie de l’espérance,tenez bon dans l’épreuve,soyez assidus à la prière »
Heb 12,12: »Redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent »
Ap.12,12: »Cieux, soyez dans la joie, et vous qui avez aux cieux votre demeure »
Et Voilà! Goûtez ces paroles de vie vers Noël. J’espère que vous serez dans l’allégresse.
Voici le dimanche où il est temps de comparer la voix des princes de ce monde(Ponce Pilate, Hérode, Tibère…)avec celle du prophète qui crie dans le désert.Les premiers appellent à préparer le chemin(=des réformes)qui aboutit dans l’injustice,le second appelle à préparer celui dont l’aboutissement est l’allégresse.
Il suffit de regarder le nombre des gens qui portent « la robe de tristesse et de misère »dont ils ne parviennent pas à se dévêtir.Plutôt que de continuer de crier dans le désert,ces gens décident de crier haut et fort dans les villes.
Pour que ce cri soit un moyen de salut,Saint Paul nous exhorte,comme aux Philippiens,à discerner « ce qui est important » afin d’arriver à quelques accomplissements dont nos bouches prendront plaisir à en rire par et pour l’annonce de l’Évangile qui soit bonne nouvelle pour tous.
Nous les baptisés,voyons si les noms que nous avons reçus remplissent encore ce qualificatif: »gloire-dela-piété-envers-Dieu ».Ainsi nous trouverons ce qui est important pour que la prière se fasse avec joie et intelligence du cœur puisque c’est parfois péniblement que l’on prie pour quelqu’un avec lequel on n’est pas en bon terme, « en communion ».
En ce deuxième dimanche de l’Avent,réjouissons-nous du beau travail qu’accomplissent ceux qui font l’effort de rassembler tous les enfants(baptisés ou non)par la Parole de Dieu,d’autant plus que que « tout être vivant verra le salut de Dieu. »(Evangile)
De ce salut qui s’obtient par Jésus Christ,nous en sommes comblés dans l’Eucharistie que nous contemplons de nos yeux,que nous recevons dans nos mains et dans nos bouches,de manière à nous enthousiasmer comme le Psalmiste: »Quelle merveille le Seigneur fit pour nous! »
Que ces LECTURES prévues pour ce dimanche, vous permettent d’approfondir votre médiation et de goûter le fruit de votre conversion.
P. Protogène BUTERA
PREMIÈRE LECTURE (Ba 5, 1-9)
Lecture du livre du prophète Baruc
Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel,car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms :« Paix-de-la-justice »et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ». Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du couchant au levant par la parole du Dieu Saint ;ils se réjouissent parce que Dieu se souvient. Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis,et Dieu te les ramène, portés en triomphe,comme sur un trône royal. Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu. Sur l’ordre de Dieu, les forêts et les arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ; car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice.
– Parole du Seigneur.
PSAUME (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)
R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie.
Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête !
Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie.
Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.
DEUXIÈME LECTURE (Ph 1, 4-6.8-11)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères,à tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous,c’est avec joie que je le fais, à cause de votre communion avec moi, dès le premier jour jusqu’à maintenant, pour l’annonce de l’Évangile. J’en suis persuadé, celui qui a commencé en vous un si beau travail ,le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus. Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous dans la tendresse du Christ Jésus. Et, dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important. Ainsi, serez-vous purs et irréprochables pour le jour du Christ, comblés du fruit de la justice qui s’obtient par Jésus Christ, pour la gloire et la louange de Dieu.
– Parole du Seigneur.
ÉVANGILE (Lc 3, 1-6)
Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur,rendez droits ses sentiers :tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert :Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.
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