Rwanda: Le jubilé qui a réconcilié l’Eglise catholique et l’état. 

Fête des 100 ans du sacerdoce. Quels pouvaient être les fruits d’une si petite et longue période?C’était en 19017. Les 7 premiers prêtres autochtones venaient de recevoir le sacerdoce de l’ordre de Melchisedec. Ils devinrent ainsi prêtres éternellement.

Homélie du 13° dimanche du Temps Ordinaire:  » La main à la charrue »

En ce 13° dimanche du Temps ordinaire qui coïncide avec la belle chaleur de l’été, nous pouvons méditer sur le rapport entre l’appel et les différentes transformations du visage qui s’en suivent nécessairement.

Observons le visage de celui qui attend un appel pour le service dont la candidature a été retenue. Ce visage d’un lycéen qui attend les résultats du BAC ; ce militaire appelé au rang de supérieur avec des galons sur les épaules ; ce jeune appelé aux Ordres du Sacerdoce ou du Diaconat (d’autres sont décalés) ; mais surtout celui de l’athlète  qui est proclamé vainqueur parce qu’il a su bien géré ses derniers rounds.

Ce qui permet une telle variation de tous ces visages, c’est d’abord la qualité ou la densité du service attendu, ensuite la rapidité de celui qui court devant ou derrière (maitre ou concurrent) et enfin, la direction ou le point d’arrivée, finalité de la mission.

Concernant le service, on constate que là où il n’a pas donné beaucoup de résultats (fruits), on change de ville pour s’installer ailleurs. Et on y va avec détermination : réussir ou mourir. C’est pourquoi on doit évaluer les risques de l’égoïsme afin de s’ouvrir aux autres ; risque de l’affrontement conduisant à l’échec et risque de dissensions internes, obstacles à tout rayonnement.

Dans le cas contraire, s’il y a plus d’affluence et de clients, on étend l’espace d’activité. Pour que cette extension se fasse efficacement, il faut bien préparer la suite et la succession. C’est ce que fit Elie par rapport à Elisée. Celui-ci doit prendre le temps pour comprendre les exigences de la mission et les contours du service.

Pour partir, il est important de déterminer une direction et de savoir qu’il y a des moments et des endroits où il n’est pas permis de faire demi-tour ou se perdre dans les détails. Il faut aller à l’essentiel et laisser ce qui n’est pas important.

Face au refus, il est possible de recourir à la violence (réaction de ces 2 disciples, Jacques et Jean). Or, cela n’est pas la logique de Jésus qui veut nous aider à tenir bon sur la route d’autant qu’il nous a libérés de tout esclavage pour nous envoyer comme ses messagers. Voilà que nous craignons autant pour nos tendances éloignées de son message de paix et d’amour que le refus lié au lieu de passage.

Comme il est déterminé à aller de l’avant (jusqu’à Jérusalem), demandons la grâce de ne pas le perdre de vue, lui qui nous apprend le chemin de la vie si délicieuse et débordante de joie grâce la puissance de ses sacrements qui nous rétablissent dans la Nouvelle Alliance du salut atteignable dans le Royaume de Dieu par l’Esprit Saint qui nous est donné. Si nous nous laissons conduire par lui, en avant, la main sur la charrue !

Par P.Protogène BUTERA

Pour ce bon dimanche,lisez-vous mêmes ces textes proposés par la Liturgie:

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du premier livre des Rois (1 R 19, 16b.19-21)
En ces jours-là,
le Seigneur avait dit au prophète Élie :
« Tu consacreras Élisée, fils de Shafath,
comme prophète pour te succéder. »
    Élie s’en alla.
Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer.
Il avait à labourer douze arpents,
et il en était au douzième.
Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.
    Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie,
et lui dit :
« Laisse-moi embrasser mon père et ma mère,
puis je te suivrai. »
Élie répondit :
« Va-t’en, retourne là-bas !
Je n’ai rien fait. »
    Alors Élisée s’en retourna ;
mais il prit la paire de bœufs pour les immoler,
les fit cuire avec le bois de l’attelage,
et les donna à manger aux gens.
Puis il se leva, partit à la suite d’Élie
et se mit à son service.
   
– Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates  (Ga 5, 1.13-18)
Frères,
    c’est pour que nous soyons libres
que le Christ nous a libérés.
Alors tenez bon,
ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.
    Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté.
Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte
pour votre égoïsme ;
au contraire, mettez-vous, par amour,
au service les uns des autres.
    Car toute la Loi est accomplie
dans l’unique parole que voici :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres,
prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres.
    Je vous le dis :
marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,
et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.
    Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,
et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.
En effet, il y a là un affrontement
qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.
    Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,
vous n’êtes pas soumis à la Loi.
   
– Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 9, 51-62)
Comme s’accomplissait le temps
où il allait être enlevé au ciel,
Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.
    Il envoya, en avant de lui, des messagers ;
ceux-ci se mirent en route
et entrèrent dans un village de Samaritains
pour préparer sa venue.
    Mais on refusa de le recevoir,
parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
    Voyant cela,
les disciples Jacques et Jean dirent :
« Seigneur, veux-tu que nous ordonnions
qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »
    Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.
    Puis ils partirent pour un autre village.
    En cours de route, un homme dit à Jésus :
« Je te suivrai partout où tu iras. »
    Jésus lui déclara :
« Les renards ont des terriers,
les oiseaux du ciel ont des nids ;
mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
    Il dit à un autre :
« Suis-moi. »
L’homme répondit :
« Seigneur, permets-moi d’aller d’abord
enterrer mon père. »
    Mais Jésus répliqua :
« Laisse les morts enterrer leurs morts.
Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
    Un autre encore lui dit :
« Je te suivrai, Seigneur ;
mais laisse-moi d’abord faire mes adieux
aux gens de ma maison. »
    Jésus lui répondit :
« Quiconque met la main à la charrue,
puis regarde en arrière,
n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

   – Acclamons la Parole de Dieu.

Quand attention et reconnaissance jouent sur la production

Comme le fait d’avoir un nom conduit les vaches à produire plus de lait parce qu’elles sont moins stressées que lorsqu’elles sont traitées avec indifférence

Le problème d’indifférence et de reconnaissance n’impacte pas seulement les humains mais aussi les animaux.Comme les expérimentations scientifiques se font sur les animaux pour estimer les effets sur l’homme, on peut mesurer les conséquences de l’indifférence et du manque de reconnaissance en partant des réactions de la vache,par exemple.

Maltraitance au travil

C »est la démarche de la chercheuse comportementaliste animale à la NewCastle University , C. Douglas . Dans son étude,elle a remarqué ceci: Les vaches sont très réceptives à l’attention qu’on leur porte. Selon elle, une vache qui a un nom produit 5% plus de lait qu’une vache qui n’en a pas!

« Ce n’est pas à proprement parler,explique-t-elle, le fait d’avoir un nom qui conduit les vaches à produire plus de lait, mais plutôt le fait que les vaches qui ont un nom sont moins stressées que si elles étaient traitées avec indifférence, comme des numéros parmi d’autres. »

Tous les éleveurs savent très bien que plus les vaches sont traitées affectueusement avec attention,plus elles donnent beaucoup de lait.De la même façon que quand elles bénéficient d’un traitement personnalisé,en les appelant par leur nom.

Les voilà Tigana, Arconta, Ivora, Jansciska, Rosette ou Trompette.D’un côté,c’est le nom des stars que vous admirez;de l’autre, c’est la couleur de la plante ou le son de l’instrument de musique que vous adorez.En l’appelant ainsi,vous prêtez attention à elle.Quel lien affectif!

La raison est simple: grâce à cette attention,les vaches sont moins stressées et deviennent détendues.Du coup,le lait coule à flot.Ainsi,si vous voulez que votre personnel soit rentable et donne plus de résultat,traitez-le avec attention et équité.

Le personnel,lui,il est naturellement reconnaissant.Mais, si vous marchez dessus, gare à vous!Attendez-vous à une faible production.Et vous en êtes responsables.

By Protogène BUTERA

Érythrée: le gouvernement veut nationaliser toutes les structures sanitaires de l’Église

Les autorités d’Asmara veulent nationaliser tous les hôpitaux tenus par l’Église catholique dans le pays. Avec une intimidation inouïe,les fonctionnaires ont procédé à la fermeture pure et simple de tous les centres de soins et de formation.

Manuella Affejee- Cité du Vatican

Les autorités d’Asmara veulent nationaliser tous les hôpitaux tenus par l’Église catholique dans le pays. Dans une lettre, les évêques font part de leur amertume quant à cette décision qu’ils estiment «injuste».

Le 12 juin dernier, les administrateurs des divers hôpitaux, centres médicaux et dispensaires catholiques ont reçu la visite de fonctionnaires du gouvernement, leur demandant d’en remettre la propriété aux autorités. Devant le refus des responsables, pris de court par une telle démarche, les fonctionnaires ont procédé à la fermeture pure et simple des centres, à l’évacuation immédiate du personnel et des patients, et à la mise sous surveillance des maisons religieuses dont dépendent ces structures.

Cathédrale d’Asmara

La tristesse et l’inquiétude des évêques

Devant ces actes d’intimidation dont ils affirment ne pas comprendre le fondement, les évêques expriment leur «tristesse» et leur «amertume». «Comment est-il possible que de tels actes aient lieu dans un État de droit ? Est-ce ainsi que l’État interrompt d’un coup, sans même un geste de reconnaissance, une collaboration que l’Église lui a offerte durant des décennies, pour le bien du peuple et de la nation ?» s’interrogent-ils dans cette missive adressée au la ministre de la Santé, Amna Nurhsein, non sans rappeler que le service de l’homme constitue le cœur de la mission de l’Église, une «obligation» même.

«Une chose est de déclarer que l’État n’a pas besoin des services de l’Église, une autre  est d’intimer la remise des propriétés légitimes de l’Église: ce n’est absolument pas juste», assènent les évêques, faisant observer que les structures sanitaires en question se trouvent à l’intérieur des maisons religieuses. Il s’avère impossible de réquisitionner les premières sans violer la liberté et l’espace vital des secondes. «Priver l’Église de ces institutions, c’est attaquer sa propre existence, et exposer ses serviteurs, religieux, religieuses et laïcs à la persécution». En conséquence, l’épiscopat prévient qu’il ne les remettra pas volontairement aux autorités.

Manifestation des infirmiers catholiques

L’affaire cause une grande émotion et une vive inquiétude au sein des communautés catholiques du pays, mais aussi parmi la population. Les quelque 40 hôpitaux, centres sanitaires et dispensaires régis par l’Église fournissent en effet des soins gratuits à tous ceux qui en ont besoin, indépendamment de leur ethnie ou de leur appartenance religieuse. Les pauvres et les nécessiteux sont donc les premières victimes de cette décision arbitraire des autorités érythréennes.

Une lettre pastorale trop libre ?

Pour en saisir les ressorts, il faut se reporter à une loi édictée en 1995 qui plaçait toutes les structures sociales, -écoles, centres médicaux-, sous l’administration de l’État. Mais en pratique, elle ne fut jamais appliquée… jusqu’à ces derniers mois. Entre 2017 et 2018, 8 cliniques catholiques ont été contraintes à la fermeture.

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Selon plusieurs observateurs, cités par l’agence Fides, il faut comprendre cette décision comme une mesure de rétorsion du régime contre l’Église. Dans une lettre pastorale publiée en avril dernier, les évêques du pays avaient en effet demandé «un processus de réconciliation nationale qui garantisse la justice sociale pour tous».

Dans le sillage de l’accord de paix historique conclu avec l’ancienne rivale éthiopienne, l’épiscopat appelait à de profondes réformes afin de soulager la population durement éprouvée par des années de dictature. Des paroles libres, ouvertes au dialogue et sans aucune intention critique, mais qui, semble-t-il, n’ont pas eu l’heur de plaire aux autorités politiques.

Sources: Vaticanews

Le Saint du jour: Prosper d’Aquitaine,protecteur d’Augustin d’Hippone

Érudit laïc,Saint Prosper a défendu la doctrine de saint Augustin qu’il a fait connaître comme Docteur de l’Église d’Occident;

Laïc érudit et rédacteur à la chancellerie pontificale de Saint Léon le Grand,Prosper naquit à Aquitaine(Limoges,France)vers les années 390.En 428,il est à Marseille où il mène une vie simple et modeste avec son épouse.Ils étaient assidus à la prière à l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

De son vivant,il a défendu avec force la doctrine de saint Augustin sur la grâce de Dieu et le don de persévérance contre les pélagiens qui prêchaient la prééminence de la liberté et de la volonté de l’homme car pour eux, »il suffit de vouloir pour pouvoir. »

C’est grâce à l’œuvre surtout poétique de ce théologien laïc bien formé à la rhétorique,aux sciences humaines(mathématiques…)et à la philosophie que saint Augustin est connu et reconnu comme grand Docteur de l’Église d’Occident.

Tel est le saint laïc qui mourut en 463 à Rome et, de nos jours,reste le chef des disciples de Saint Augustin.Par ses propres écrits,il réussit à imposer silence à plusieurs évêques qui s’élevaient contre la pensée de son maître avec lequel il a longuement correspondu,même s’ils ne se sont jamais rencontrés.

Saint Prosper d’Aquitaine,dit aussi Prosper Tiro,est déclaré Docteur de l’Église d’Occident par le Pape Boniface VIII(1295)en même temps qu’Ambroise de Milan.Il est fêté le 25 juin comme patron des Poètes.

Méditons sur ces 2 citations retenues de lui:

« L’amitié est comme les vieux titres,la date la rend précieuse« 

Faisons en sorte, chère amie, que la vie que nous menons soit chrétienne. Rends-moi les devoirs que je dois te rendre. Veille sur celui qui doit veiller sur toi. Sois ma consolation dans mes peines. Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute. Qu’il ne nous suffise point d’être un seul corps, soyons aussi une seule âme(à son épouse)

By Protogène BUTERA

Très Saint Sacrement: Comment les espèces différentes forment l’unité du corps?

L’échange de bénédiction et de partage entre Melchisédec et Abram symbolise celui du Christ, prêtre par excellence, avec le disciple élu de Dieu en lutte pour la paix et la justice sur la terre. C’est ce partage que Jésus va rendre plus visible et étendre avec les Douze sur la multitude dont les raisons de dispersion sont énormes et venant de partout.

En Jésus, le salut doit toucher tout le monde. De la même manière qu’il guérissait ceux qui en avaient besoin, de même il permettra à tous de manger de manger à leur faim. Ainsi pains et poissons sont bénis pour le partage dont les disciples assurent la distribution.

Par ce geste, le Seigneur nous montre que nous avons tout ce qu’il faut pour supprimer la faim dans le monde, à condition d’avoir une bonne organisation et une meilleure redistribution. Allons comprendre pourquoi des millions de réfugiés et déplacés de guerre meurent de la faim qui pouvait être assouvie par quelques millions de dollars alors que des milliards de dollars ou euros sont dépensés pour l’achat des armes ou le contrôle de l’espace. Les uns sont rassasiés alors que les autres ne peuvent pas « casser la croute »

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L’apôtre Paul nous montre que le Christ est allé loin dans ce qu’Il nous propose : du don des produits de notre générosité au don de soi de son propre corps.  « Ceci est mon corps, dit-il, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi »,qui ne voit pas le lien entre «  faites-les asseoir »et  « faites-ceci » ?

A l’exemple de Melchisédec, le Christ a utilisé le pain et le vin, deux espèces dont la spécificité de la prière  et la foi confiante en Dieu très haut, est de les transformer en unité, un seul corps, le Corps du Christ. En le recevant, nous disons « Amen » parce que nous voulons devenir des artisans de paix et d’unité sur les pas du roi de Salem. C’est ce que souligne cette séquence pour notre fête d’aujourd’hui qu’on appelait la Fête-Dieu:

« A ce banquet du nouveau Roi, la Pâque de la Loi nouvelle met fin à la Pâque ancienne.
  Ce que fit le Christ à la Cène, il ordonne qu’en sa mémoire nous le fassions après lui.

C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son corps, que le vin devient son sang.
Le voici le pain des anges, il est le pain de l’homme en route, le vrai pain des enfants de Dieu, qu’on ne peut jeter aux chiens.
Bons et mauvais le consomment, mais pour un sort différent, pour la vie ou pour la mort »

Séquence Laouda,sion

En prévention contre tout oubli ou banalisation, le Christ rend ce geste obligatoire : « Faites ceci en mémoire de moi »Et comme l’oubli peut concerner son état même, sa dignité, saint Paul rappelle aux Corinthiens : « Celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur. On doit donc s’examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit, mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le Corps du Seigneur » (1Cor11, 27-29)

Argument qu’explicitait avec force et vigueur saint Jean Chrysostome :  « Moi aussi, j’élève la voix, je supplie, je prie et je vous supplie de ne pas vous approcher de cette table sainte avec une conscience souillée et corrompue. Une telle attitude, en effet, ne s’appellera jamais communion, même si nous recevions mille fois le corps du Seigneur, mais plutôt condamnation, tourment et accroissement des châtiments »

C’est ce respect dû à l’Eucharistie comme don et remède qui faisait dire aussi à Jean Paul II que « Le chrétien qui participe à l’Eucharistie apprend par elle à se faire artisan de communion, de paix, de solidarité, dans toutes les circonstances de la vie »de sorte que « les chrétiens vivent l’Eucharistie comme une grande école de paix, où se forment des hommes et des femmes qui, à différents niveaux de responsabilité dans la vie sociale, culturelle, politique, deviennent des artisans de dialogue et de communion »(cf Ecclesia de Eucharistia vivit)Ainsi, par ces mots « Prenez et mangez-en tous, ceci est mon Corps livré pour vous »,nous sommes ravis d’admirer le Christ et prêts à le proclamer comme vivant.

Et « lorsque vous ne recevez pas la communion à la Messe que vous entendez, dit Thérèse de l’Enfant Jésus, communiez spirituellement, c’est là une méthode très avantageuse ; vous imprimez ainsi en vous un amour profond pour notre Seigneur » en méditant sur la splendeur de ce prince, éblouissant de sainteté.

Bonne fête à vous toutes et tous!

Protogène BUTERA

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Voici les lectures prévues pour la Liturgie de cette année C:

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du livre de la Genèse (Gn 14, 18-20)
En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem,
fit apporter du pain et du vin il était prêtre du Dieu très-haut.
Il bénit Abram en disant :« Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. »
Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.
   – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 11, 23-26)
Frères, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis :la nuit où il était livré,le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous.
Faites cela en mémoire de moi. »
    Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant :
« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.
Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
    Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain
et que vous buvez cette coupe,
vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE  
Évangile de Jésus Christ selon saint
Luc (Lc 9, 11b-17)
En ce temps-là,
    Jésus parlait aux foules du règne de Dieu,et guérissait ceux qui en avaient besoin.
   Le jour commençait à baisser.
Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent :
« Renvoie cette foule :
qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs
afin d’y loger et de trouver des vivres ;
ici nous sommes dans un endroit désert. »
    Mais il leur dit :
« Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Ils répondirent :
« Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons.
À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture
pour tout ce peuple. »
    Il y avait environ cinq mille hommes.
Jésus dit à ses disciples :« Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
   Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
    Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
    Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient :
cela faisait douze paniers.
  – Acclamons la Parole de Dieu.

Décès de Mgr Léon KALENGA,Nonce apostolique congolais en Argentine

Originaire de la République démocratique du Congo, Mgr Kalenga était hospitalisé depuis la mi-mai dans une clinique de Rome où il avait été opéré en urgence à la suite d’une grave et soudaine maladie.

Funérailles de Mgr Léon KALENGA à Rome

Né à Kamina, au sud de la République démocratique du Congo, il fut ordonné prêtre le 5 septembre 1982 pour le diocèse de Lwebo. C’est en 1990 qu’il entra au service diplomatique du Saint-Siège, servant dans les nonciatures de Haïti, du Guatemala, de Zambie, du Brésil, d’Égypte, du Zimbabwe et du Japon.

Un grand admirateur de Mgr Oscar Romero

Nommé Nonce apostolique au Ghana le 1er mars 2008 par Benoît XVI, il fut consacré évêque le 1er mai de la même année par le cardinal Tarcisio Bertone, alors Secrétaire d’Etat. Mgr Kalenga sera ensuite transféré comme Nonce au Salvador et au Belize en 2013. Au Salvador, il œuvra notamment en faveur de la béatification de Mgr Oscar Romero. Le 17 mars 2018, le Pape François l’avait choisi comme Nonce dans son pays natal, l’Argentine.

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Alors qu’il était Nonce apostolique, Mgr Léon Kalenga, premier et unique Nonce originaire de la République démocratique du Congo, avait décrit au micro de Radio Vatican, le 22 mai 2015, ce que représentait pour lui la béatification et la vie de Mgr Oscar Romero.

En même temps, il exhortait ses frères pasteurs, prêtres, à aimer les pauvres comme Oscar Romero. On peut voir en cette exhortation un testament de Mgr Kalenga qui estimait en effet que connaitre la vie des gens hors du commun comme Oscar Romero, il y a quelque chose qui vous change. Parce qu’il est un exemple à suivre. C’est, selon lui, l’une des recommandations également du Pape François qui souligne que le pasteur doit avoir l’odeur des brebis. Rester et vivre au milieu de son peuple.

Silence pour une mort si mystérieuse

Mgr Léon Kalenga Badikebele

Ce jeudi 13 juin, avant d’entamer les échanges avec les représentants pontificaux qu’il a rencontrés, le Saint-Père a demandé de prier avec lui pour le prélat défunt, d’abord en silence, puis en récitant un ‘Notre Père’ et un ‘Je vous salue Marie’.

Mort à 62 ans, Mgr Léon Kalenga BADIKEBELE était l’un des 6 Nonces apostoliques africains que compte le Saint-Siège sur le total de 99 Nonces,majoritairement italiens.Le Pape François s’était-il trompé de ne pas envoyer un Italien dans son pays natal?La réponse est à chercher dans la cause de cette « soudaine maladie » à l’origine de cette mort si mystérieuse.

By Protogène BUTERA

Eglise-Amazonie: Un synode pour l’ordination des femmes et des hommes mariés

Logo du Synode sur l’Amazonie

Le synode des évêques sur l’Amazonie se tiendra au Vatican du 6 au 27 octobre prochains. L’Instrumentum Laboris, le document de travail de cette assemblée, a été présenté ce lundi 17 juin 2019 ,en salle de presse du Saint-Siège. Un document en trois parties qui met au cœur le «cri des pauvres et de la terre» et le rôle que l’Église est appelée à être l’avocate de ces voix oubliées et exploitées, tout en poursuivant sa mission d’annoncer le Christ.

L’univers géographique

Exploitation des forêts amazoniennes

Voici d’abord une donnée géographique et naturelle: l’Amazonie c’est 5,3 millions de kilomètres carrés de forêts qui bordent le fleuve Amazone ,et 40% de la surface totale des forêts tropicales de la planète, un véritable poumon qui, on le sait, ne cesse d’être menacé par l’exploitation minière ou industrielle.

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En outre,c’est une région qui comprend de nombreuses communautés autochtones que l’on retrouve sur l’ensemble de ces 9 pays de l’Amérique latine: Bolivie, Bresil, Colombie, Équateur, Guyana, Pérou, Surinam et Venezuela.

Le Pape François ne veut pas que l’Église perde de vue ces 2,8 millions d’autochtones regroupés en 390 tribus et 137 peuples parlant 240 langues.La finalité de ce synode qu’il a convoqué est que, « dans le respect de la beauté de la Création,tous les peuples de la terre puissent louer Dieu,Seigneur de l’Univers. »

Un document de plaidoirie pour les autochtones

Leaders des autochtones

Le document de travail qui a l’allure d’une plaidoirie s’articule en trois parties, « la voix de l’Amazonie », « le cri de la terre et des pauvres » et « Église prophétique en Amazonie: défis et espérances ». Il met nettement la lumière sur ces peuples indigènes (110 à 130 communautés) qui vivent «en isolement volontaire», en profond lien avec la nature, et qui ont décidé de vivre à l’écart de la civilisation, car ils ont subi de nombreux traumatismes par le passé.

Ces peuples originels ont beaucoup à nous enseigner, explique d’ailleurs le document. Depuis des générations, ils prennent soin de la terre, de l’eau et de la forêt afin que l’humanité bénéficie de la joie des dons gratuits de la Création. Les communautés locales sont des interlocuteurs indispensables, souligne l’Instrumentum Laboris.

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Pour cela, on met en exergue le besoin d’une Église participative, présente dans la vie sociale, politique, économique, culturelle et écologique de ses habitants; d’une Église accueillante envers la diversité culturelle, sociale et écologique afin de pouvoir servir les individus ou les groupes sans discrimination; d’une Église créative qui puisse accompagner avec son peuple la construction de nouvelles réponses aux besoins urgents; enfin, d’une Église harmonieuse, porteuse des valeurs de paix, de miséricorde et de communion.

Mais, les défis sont nombreux pour cette Église d’Amazonie, à commencer par les distances et l’isolement des communautés. Il est important, précise le document de passer d’une «Église qui visite» à une «Église qui reste» au plus près des communautés.

Nouveaux charismes et questions ouvertes

Face à ces défis, des questions qui sont toujours taboues sont ouvertes. Si le célibat est évoqué comme un «don pour l’Église», la question de l’ordination sacerdotale d’hommes mariés, dans les zones les plus reculées, de préférence des indigènes,  est posée à condition qu’ils aient une famille stable et qu’ils puissent assurer les sacrements et le soutien à la vie chrétienne.

L’accent est mis enfin sur le rôle des femmes, rappelant leur place centrale dans l’Église d’Amazonie aujourd’hui. Le document demande ainsi de voir comment les faire devenir «leaders» que ce soit en théologie, en catéchèse ou en liturgie, mais aussi dans le champs de l’éducation ou en politique.

Le Pape François avec les autochtones

Tous ces nouveaux chemins de l’Église en Amazonie demandent audace, ainsi que «des propositions courageuses» précise le document de travail du synode, rappelant ce que disait le Pape François lui-même devant les évêques du Brésil en 2013: « l’évangélisation de l’Amazonie est un banc d’essai pour l’Église et la société toute entière » en reconnaissant l’existence de nouveaux charismes.

Avec ce que le Card.Claudio Hummes(reporteur de ce synode)qualifie de « ministères ordonnés différenciés », nous observons que Vatican commence à comprendre qu’il n’y a pas seulement le « visage européen » de l’Eglise,mais qu’il y a aussi un « visage amazonien » comme il doit y avoir un « visage africain » ou « asiatique »de l’Église.C’est une vision juste que l’on ne doit plus tout calquer sur les « visages européens » de l’Église. Nous attendons le mois d’octobre pour voir les résultats concrets de ce synode.

Sources: Vaticanews

By Protogène BUTERA

Rwanda:SEMUHANUKA na bagenzi be mu bikorwa byo kwonesha imyaka

Mu Rwanda, mu Turere dutandukanye, hamaze iminsi havugwa ibibazo by’ABASHUMBA bigabiza imirima y’abaturage bakayishoramo inka cyangwa bagatema imyaka nk’amasaka, imigozi y’ibijumba, urutoki n’ibindi bakajya kubiha inka za ba SHEBUJA ziri mu biraro. Ngo iyo hagize ukoma barakubita bakanoza, cyangwa bakamutemesha nanjoro bakoresha bahira.

Nakomeje kubyumva nsanga ibikorwa nk’ibyo bivanze n’urugomo n’ubugome byari bisanzweho mu Rwanda rwa kera, bigakemurwa n’Umwami wenyine kuko yari NYIRINKA na NYIRINGOMA.

None se mu Rwanda rw’ubu, niba abaturage batabaza abayobozi b’inzego zibanze ntihagire igikorwa, ni ngombwa ko bikemurwa na Prezida wa Repubulika, ngo ni uko izo nka ari iza ba AFANDI mu ngabo z’u Rwanda?

Mu gushaka igisubizo, nasanze dukwiye kongera kwiyibutsa iki gitekerezo cya SEMUHANUKA na bagenzi be b’abatunzi basakiranye na ba NYIRIMIRIMA rugacibwa n’Umwami. Ese mu gihe hatarajyaho Itegeko rihana ryihanukiriye bene ibyo bikorwa, Perezida yaruca nk’Umwami bigakunda? Tubikurikirane:

Semuhanuka yaraturanye n’abandi, agatunga inka na bo bagatunga izindi.Bukeye hatera inzara mu nka,zibura ubwatsi zirisha. Semuhanuka ati »Inka zacu zirashonje,muzaze twahure ku Mugina wa Ndiza, hari uburo n’amasaka, tuzabyahure inka zacu nijoro. » Abandi na bo barabimwemerera.
Nuko arababwira ati « Nibumara kwira, mucyure inka zikamwe, nizihumuza murumva mvugije akamo, mwihereze inzira, munjye inyuma. » Inka zimaze guhumuza araziroongoora, avuza akamo, baramwumva, baherako na bo barongora inka zabo.
Semuhanuka ariko arongora inka imwe; si ukuyikubita ayigirira nabi, igenda ita amase inzira yose. Bagenzi be bati « Semuhanuka yadusize,inka ze zagiye ». Agiye kuhagera, inka ayicisha hirya, arakimirana aragaruka yisubirira imuhira, abandi na bo barakomeza, bahura inka muri ya masaka no mu buro, bibwira ko Semuhanuka yahuye inka ze aziturukije mu rundi ruhande rw’umurima.
Bararagira, igitondo kimaze gutangaza, bene imirima barazibona bavuza induru, barahurura batabaza abaturanyi babo, baraza bafata abashumba, barababoha babashorerana n’inka zabo babajyana i Bwami.
Umwami ababaza uko byagenze, yohereza n’abajya kureba, baraza bati: « Ni koko, inka zarabiciye« . Umwami ati « Simbiica, nta n’ikindi mbatwara, ariko izo nka zabo nimugende muziigabanye. Baragenda barazigabanya, buri wese ajyana izihuye n’ibyo yangirijwe, naho bene zo bataha amara masa.
Si njye wahera!

Sources: Mgr Aloys BIGIRUMWAMI,IBITEKEREZO,Nyundo,1972,p.93

Protogène BUTERA

Éducation catholique: les enfants sont menacés par GENDER

Ce lundi 10 juin 2019,la Congrégation pour l’Éducation catholique a publié un document qui se veut plus méthodologique que doctrinal sur les questions du genre(GENDER),une menace pour l’éducation des enfants et la solidité de la famille.

Le but est d’ éduquer les jeunes générations à affronter ces thèmes dans un temps marqué par beaucoup de confusion semée par l’idéologie dont la tendance est d’effacer les différences entre l’homme et la femme,et d’imposer une pensée unique qui détermine même l’éducation des enfants en dehors de toute référence au Créateur et à la famille.

C’est pourquoi le document est ainsi intitulé: « Il les créa Homme et Femme. Pour un chemin de dialogue sur la question du genre dans l’éducation« 

La Congrégation souligne que la raison est illuminée par la foi et que la foi n’est pas opposée à la raison. Il y a des arguments rationnels qui clarifient la centralité du corps comme subjectivité qui communique l’identité de l’être et sa finalité.

Point critique et de rencontre

Sur le thème du genre et ses théories, il est toujours possible de proposer le dialogue sur la base d’arguments qui n’exigent pas nécessairement l’adhésion à la foi catholique, à travers trois attitudes : écouter, raisonner et proposer.

Par ces trois attitudes,on pourra éclairer la théorie du genre qui induit la volonté de séparer genre(gender)et sexe(sex)pour une société sans différence de sexe et où le gender(genre) sera plus important que le sexe, car il pourra y avoir un genre neutre ou troisième genre(transgenre)selon le choix de l’individu.

Face à un bombardement de messages ambigus et vagues – dont le but est une désorientation émotive et l’empêchement de la maturité psycho-relationnelle – « il faut  aider les élèves à reconnaître et à rechercher les influences positives, en même temps qu’ils prennent de la distance par rapport à tout ce qui déforme leur capacité d’aimer ».

Grâce à cette aide éclairée par la raison et la foi,on promeut ainsi la « dignité originelle de chaque homme et de chaque femme, qui ne peut être supprimée, qui ne peut être soumise à aucun pouvoir ni idéologie ».

A l’école de la personne et des personnes

D’après la Congrégation pour l’éducation,l’école catholique prend l’aspect d’une école pour la personne et d’une école des personnes. Elle doit être une communauté éducative où la personne s’exprime et grandit humainement selon un processus de relation dialogique, en interagissant de manière constructive, en exerçant la tolérance, en comprenant les divers points de vue, en créant la confiance dans un milieu de concorde authentique.

L’école doit donc se proposer comme un lieu de confiance, ouvert et serein, surtout pour les cas qui nécessitent du temps et du discernement. D’où il est important de créer les conditions d’une écoute patiente et compréhensive, loin d’injustes discriminations.

On instaure ainsi la vraie « communauté éducative, espace de convivialité entre les différences: filles et garçons sont accompagnés par une communauté qui « les incite à vaincre l’individualisme et à découvrir à la lumière de la foi la vocation spécifique qu’ils sont appelés à vivre en toute conscience et responsabilité en union avec les autres

En conclusion,et suivant le souhait du Pape François, les enseignants chrétiens, qu’ils travaillent dans des écoles catholiques ou dans des écoles publiques, sont invités à stimuler chez les élèves l’ouverture à l’autre comme visage, comme personne, comme frère et sœur à connaître et à respecter, avec son histoire, ses qualités et ses défauts, ses richesses et ses limites.

L’enjeu est vraiment de coopérer à la formation de jeunes ouverts et intéressés par la réalité qui les entoure, capables de soin et de tendresse .Quoi que avertis,tout va vous tomber dessus au nom de l’égalité!

By Protogène BUTERA

Le texte à lire dans sa totalité:

BURUNDI: Indaya z’i Bujumbura zikumbuye abashoferi b’Abanyarwanda!

Yanditswe na Armel NIJIMBERE

Ibibazo by’umubano muke hagati y’u Rwanda n’u Burundi byateye igihombo gikomeye  indaya zitunzwe n’umwuga wo kwicuruza.Ubusanzwe,uyu mwuga ukorwa n’ abakobwa n’abagore baboneka mu mijyi yose,haba Bujumbura,Muyinga, Cibitoke n’ahandi.Ubwo abagabo babasanga ni bitwa abakiliya.

Gusa ngo abagabo b’Abarundi ntibakunze kwishyura menshi kuko baba bamenyeranye.Ngo abashoferi bo mu Rwanda na Tanzaniya ni bo bishyura agatubutse kuko batazuyaza gutanga 60 000fbu(50$)

By’akarusho,ngo ibihugu byombi(u Rwanda n’u Burundi) bikibanye neza, aba bakobwa bashimishwaga cyane n’Abanyarwanda kuko batabikora kimwe n’Abatanzaniya.Ngo iyo bababonye,usanga babarwanira cyangwa babacungiye hafi nk’abapolisi bateze magendu.

Umukobwa umwe aryamana n’abagabo 5

Umwe muri abo bakobwa bakorera i Muyinga asobanura neza imikorere yabo,akabivuga mu rwenya rwinshi ngo « iyo abaguzi ari benshi umucuruzi ntashobora gukinga! » Ngo ni yo mpamvu umukobwa umwe ashobora kuryamana n’abagabo 5 cyangwa 6 ku munsi. Ati « iyo byaguhiriye,ku kwezi uba ufite amafranga nk’aya Dogiteri! »

Uko kubikora kenshi ngo bituma nta mugabo badashobora guhaza, yewe n’iyo yaba afite igitsina kireshya n’inzira!Kurara batabikoze na byo ngo byabatera uburwayi…Ikibazo bafite ni ugukora ako kazi katemewe kuko hari ubwo umukiliya w’umunsi aba umupolisi utishyura:iyo agufashe umuha ruswa y’ibyo uha abandi babiguze,ukamukira utyo,ariko ugatahira aho.

Ese bazabireka bigenze gute?

Abigeme bakorera Bujumbura. Image bujahits.com

N’ubwo bimeze gutyo,kubireka si ibya vuba kuko ubukene ari bwinshi mu giturage.Ni yo mpamvu bava iyo za Bubanza,Ruyigi na Gitega bakiyizira i Bujumbura aho abo bashoferi bakiboneka bake bake.

Ntitwirengagize ko hari n’abandi bakora ubwo buraya atari uko bakennye, ahubwo ari ukubera kwikundira ubwigenge(souci de liberté)n’ikirori(esprit de fête)batabona iwabo kandi bakize bihagije rwose. Ahangaha ni ho umwijima urushiriza imbaraga urumuri.Ni aha Leta gukuraho no gukumira izo mpamvu zose.

By Armel NIJIMBERE

Eglise-Burkina Faso: attaques répétées,signe de défaillance de l’État?

Que les églises soient la cilbe des attaques,c’est la question qui reste sans réponse:ces assaillants islamistes veulent-ils effacer la présence des chrétiens et installer la Charia dans tout le pays?

Envoyé par Richard Ouedraogo

Le Burikina Faso devient une nouvelle terre du Djihad à côté du Nigeria et du Niger infectés par Boko Haram.Que les églises soient la cible,c’est une question à poser. Les attaques qui s’étaient intensifiées pendant le Ramadan peuvent-elles avoir d’autre sens que de supprimer les prières des chrétiens afin d’instaurer la Charia dans tout le pays?

Eglise de Dablo incendiée par les assaillants

Dimanche 26 mai, des hommes armés ont ouvert le feu contre des paroissiens d’ une église catholique à Toulfé, un village au nord du pays, situé dans le diocèse de Ouahigouya. Selon des témoins, 8 assaillants, lourdement armés sont venus à moto pendant que les fidèles participaient à la messe dominicale, les ont fait sortir de l’église avant de tirer sur eux à l’extérieur.

Le bilan de cette nouvelle attaque terroriste a été lourd : au moins quatre morts, trois paroissiens et un catéchiste à la retraite. L’attaque a également fait deux blessés graves. Le village de Toulfé avait déjà été visé par des assaillants. Fin avril, des individus armés avaient incendié un restaurant et emporté trois motocyclettes.

Le 12 et le 13 mai, les attaques semblables avaient eu lieu à Dablo, Zimtenga et Silgadji. Mais c’était Dablo qui avait payé le plus grand tribut: 6 morts dont un prêtre,Siméon Sawadogo Yampa ,assassiné à 34 ans pendant qu’il présidait la messe.

Le Père Siméon YAMPA assassiné le 12 mai 2019

Révélateur de la défaillance de l’État?

Ces 5 premiers mois de l’ année 2019 ont donc été fort macabres pour l’Église au Burkina Faso,surtout dans les régions du Nord tellement exposées aux attaques terroristes venant du Sahel.

Compte tenu de la gravité et de l’intensité de ces attaques, il est temps de se poser quelques questions pour l’avenir de ce pays: les assaillants, probablement issus des groupes djihadistes, veulent-ils semer un climat de peur généralisé,de manière à faire vider de tout le pays, les chrétiens déjà minoritaires?

Ces violences ne seraient-elles pas un signe révélateur de la défaillance ou de la faiblesse de l’État et du gouvernement,ce qui pousserait les assaillants à promouvoir l’installation de l’État islamique censé être le plus fort?

Prière de la fin du Ramadan. Image de Burkina24.com

Au niveau politique,il est possible d’y voir un clin d’œil fait au président Roch Marc Christian KABORE(catholique!),l’invitant à initier le processus de réconciliation avec l’ancien président déchu, Blaise Compaoré, afin de mater tout esprit de revanche, grâce à l’intégration des partisans de ce dernier.

De plus ,nous savons clairement que la fête de l’Aïd El Fitr( fin du Ramadan)célébrée ce mardi 4 juin, est toujours précédée par une « nuit de paix »(Lailat al quadr)ou la nuit du destin. Peut-on espérer que les mois à venir seront des jours de paix parce que les priants auraient tourné le dos à l’esprit mauvais et privilégié le « destin commun »,en termes de cohésion et d’harmonies qui nous ont toujours marqués,malgré nos différences?

By Richard Ouedraogo

Un prêtre italien fête ses 100 ans entouré de ses 4 enfants aussi prêtres!

Par Giada Aquilino – Cité du Vatican

Très inhabituel dans l’histoire de l’Église. Ce mardi 4 juin, le diocèse de Rimini, sur la côte adriatique, a célébré  le centenaire d’un prêtre, Probo Vaccarini, toujours actif, et lui-même père de quatre prêtres. «Je suis amoureux du Seigneur, personne ne m’a poussé, c’est une chose que je sentais, je l’ai demandée et on me l’a accordé», a-t-il raconté à nos collègues du service italien de Vatican News.

Sa vie de père et de prêtre

Né en 1919, don Probo est envoyé comme soldat en Union soviétique pendant la Seconde guerre mondiale, avant de revenir dans la vie civile et familiale. Il devient géomètre dans les années 1940, il se marie avec une femme qui décède précocement en 1970. Son engagement actif et enthousiaste dans l’Église, d’abord comme laïc, se développera ensuite dans le diaconat permanent, puis dans le sacerdoce.

Veuf depuis cet année 1970, cet homme extraordinaire avait eu auparavant sept enfants, parmi lesquels quatre sont prêtres. Il a lui-même été ordonné prêtre en 1988, près de ses 70 ans, et sert activement son diocèse depuis plus de 30 ans.

L’un de ses fils, don Giuseppe, confirme que le père est «un passionné de Jésus, suivant les traces de Padre Pio, et très dévot à la Vierge». Padre Pio, qu’il appréciait beaucoup et qu’il avait rencontré plusieurs fois, l’avait encouragé au mariage mais, étrangement, il lui avait aussi dit : «Tu seras prêtre». Ses quatre fils deviendront aussi prêtres : Francesco en 1979, Giovanni en 1981, Giuseppe en 1983 et Gioacchino plus tardivement, en 2000.

Une solidarité filiale dans le sacerdoce

Les frères Vaccarini, qui ont donc aussi choisi la voie du sacerdoce, vivent cette expérience «avec beaucoup de sérénité», assure don Giuseppe. «Et il y a aussi un bel échange, chacun fait avancer son propre ministère, et surtout nous partageons l’eucharistie avec beaucoup de joie.» Don Probo a transmis à tous ses enfants «la passion pour le Seigneur et pour notre mère Marie, en vivant la vie chrétienne avec enthousiasme et avec un plein dévouement, sans réserves. Avec ses 100 ans, il prend encore soin de la paroisse, pour célébrer la messe, confesser…», explique don Giuseppe.

En tant qu’époux, père et prêtre, don Probo a toujours été un homme d’une grande foi. «Une foi qui l’a mis en mouvement dans le mariage, dans la croissance des enfants, dans la confrontation à la mort de ma maman, un moment très dur, avec nous qui étions des petits enfants», se souvient don Giuseppe.

L’évêque de Rimini, Mgr Francesco Lambiasi, voit dans ce parcours atypique «la contribution d’une vie humaine, pleinement humaine parce que chrétienne». Ce cercle vertueux entre le don gratuit de sa vie et la gratitude d’avoir beaucoup reçu est contagieux  «pour toute notre Église», se réjouit Mgr Lambiasi, en remarquant que don Probo a pleinement vécu ce verset de l’Évangile selon saint Matthieu : «Vous avez reçu gratuitement, donnez aussi gratuitement».

Peut-être qu’il y a d’autres cas semblables des hommes mariés et prêtres dans l’Église catholique.Ces cas préludent aux situations des diacres permanents qui passeraient normalement à l’Ordre du Sacerdoce.Ne serait-il pas un moyen de résoudre le problème du mariage des prêtres,vu que les diacres permanents sont de plus en plus nombreux dans plusieurs diocèses?

Sources: https://www.vaticannews.va

Église et la Journée des communications sociales: le Pape François loue les réseaux sociaux

Instituée à l’initiative de l’église catholique (1966) , à l’issue du concile Vatican II, la journée des communications sociales manifestait, à l’époque, la prise de conscience des enjeux de société (moraux et spirituels) que représentaient les moyens de communication de masse.

En France, cette journée est connue sous le nom de Journée Chrétienne de la communication et est une occasion de réfléchir aux enjeux d’une communication fidèle à l’enseignement de l’église et respectueuse de la dignité humaine.

Chaque année, elle a lieu le dimanche suivant la fête de l’Ascension. Cette année 2019 ce sera le 2 juin ,la 53° anniversaire dont le thème choisi par le Pape François est  « Des communautés de réseaux sociaux à la communauté humaine ».

Réseaux et communauté. Image du lewebpedagogique.com

Dans ce message nous repérons 3 idées fortes que nous avons voulu vous partager.

Le réseau est un atout de notre temps

En lisant ce message,nous pouvons nous rendre compte combien les paroles du Pape sont pleines de louanges et d’avertissements. Voici ce qu’il dit: « L’environnement des médias est aujourd’hui tellement envahissant qu’on ne peut le distinguer de la sphère de la vie quotidienne. Le réseau est un atout de notre temps. C’est une source de connaissances et de relations naguère impensables. « 

De nombreux experts, cependant, à propos des transformations profondes imprimées par la technologie aux logiques de production, de circulation et d’utilisation des contenus, soulignent également les risques qui menacent la recherche et le partage d’une information authentique à l’échelle globale. Si l’Internet représente une possibilité extraordinaire d’accès au savoir, il est également vrai qu’il s’est avéré l’un des lieux les plus exposés à la désinformation et à la distorsion consciente et ciblée des faits et des relations interpersonnelles, qui souvent prennent la forme de discrédit.

Par conséquent,  » il faut reconnaître que les réseaux sociaux, s’ils servent d’une part à nous relier davantage, à nous permettre de nous retrouver et de nous entraider, de l’autre ils se prêtent aussi à une manipulation de données personnelles, visant à obtenir des avantages politiques ou économiques, sans le respect dû à la personne et à ses droits. Parmi les plus jeunes, les statistiques révèlent qu’un sur quatre est mêlé à des épisodes de cyber-harcèlement

En revanche, l’image du réseau nous invite à réfléchir sur la multiplicité des parcours et des nœuds qui en assurent la solidité, en l’absence d’un centre, d’une structure hiérarchique, d’une organisation de type vertical. Le réseau fonctionne grâce à la coparticipation de tous les éléments. Cela a conduit de parler du Web social.

Le Web social et la communication-communion

Le Souverain Pontife a subtilement observé dans quelle mesure le Web social est un grand océan dont il faut parfaitement maîtriser l’art de la navigation au risque de s’y perdre.

La complexité des réseaux. Image de web-intention.com

Souvent, dans le Web social , l’identité est basée sur l’opposition à l’autre, à l’étranger, au groupe: on se définit à partir de ce qui divise plutôt que de ce qui unit, laissant cours à la suspicion et à l’explosion de toute sorte de préjugés (ethniques, sexuels, religieux et autres).

Comme chrétiens, nous nous reconnaissons tous membres de l’unique corps dont le Christ est la tête. Cela nous aide à ne pas voir les personnes comme des concurrents potentiels, mais à considérer même les ennemis comme des personnes.

En effet, souligne le Pape,l’utilisation du Web social est complémentaire de la rencontre en chair et en os, qui vit à travers le corps, le cœur, les yeux, le regard, le souffle de l’autre. Si le réseau est utilisé comme une extension ou comme une attente d’une telle rencontre, alors il ne se trahit pas et demeure une ressource pour la communion.

Du « j’aime » à l’ »Amen »

LIKE,invitation à la communion? Image de seratoo.com

Dans sa conclusion,le Pape a été très clair. Pour lui, » le contexte actuel nous appelle tous à investir dans les relations, à affirmer aussi sur le réseau et à travers le réseau le caractère interpersonnel de notre humanité. À plus forte raison nous, chrétiens, sommes appelés à manifester cette communion qui est la marque de notre identité de croyants. « 

La foi elle-même, en fait,ajoute-t-il, est une relation, une rencontre; et sous la poussée de l’amour de Dieu, nous pouvons communiquer, accueillir et comprendre le don de l’autre et y correspondre.

 » Si une famille utilise le réseau pour être plus connectée, pour ensuite se réunir à table et se regarder dans les yeux, alors c’est une ressource. Si une communauté ecclésiale coordonne sa propre activité à travers le réseau, pour ensuite célébrer l’Eucharistie ensemble, alors c’est une ressource. « 

 » L’Église elle-même est un réseau tissé par la communion eucharistique, où l’union n’est pas fondée sur « j’aime », mais sur la vérité, sur l’ »Amen », avec lequel chacun adhère au Corps du Christ en accueillant les autres.  »

Si vous voulez lire tout le message du Pape,vous pouvez:

By Protogène BUTERA