La pensée du philosophe Frédéric BASTIAT sur l’Economie politique

Homme politique, économiste et philosophe français, Frédéric BASTIAT(1801-1850)s’est fait le chantre du libre-échange contre le protectionnisme. Goûtez le prélude harmonique de sa pensée à travers ces quelques notes de ses « Sophismes Economiques« :

La conquête d’Alger a doublé le commerce de Marseille.

Dites-moi ce que fit César, et je vous dirai ce qu’étaient les Romains de son temps

Un peuple s’appauvrit quand il importe, et s’enrichit quand il exporte.

Sur quoi se mesure notre bien-être, notre richesse? Est-ce sur le résultat de l’effort? Est-ce sur l’effort lui-même?

Si l’on trouvait en France une mine d’or, il ne s’ensuit pas que nous eussions intérêt à l’exploiter. Il est même certain que l’entreprise devrait être négligée, si chaque once d’or absorbait plus de notre travail qu’une once d’or achetée au Mexique avec du drap. En ce cas, il vaudrait mieux continuer à voir nos mines d’or dans nos métiers.

Quand un produit abonde, il se vend à bas prix: donc le producteur gagne moins. Si tous les producteurs sont dans ce cas, ils sont tous misérables: donc c’est l’abondance qui ruine la société.

Le plus avantageux de tous les commerces est celui où l’on donne des objets fabriqués en échange de matières premières. Car ces matières premières sont un aliment pour le travail national

Un homme s’enrichit en proportion de ce qu’il tire un meilleur parti de son travail,c’est-à-dire de ce qu’il vend à plus haut plrix. Il vend à plus haut prix à proportion de la rareté, de la disette, du genre de produit qui fait l’objet de son industrie: On en conclut que, quant à lui au moins, la disette l’enrichit.

Nous n’aurions pas toutes les difficultés et toutes les charges de la question africaine, si nous étions bien convaincus que deux et deux font quantre en économie politique comme en arithmétique.

Empêche-t-on un peuple de tirer ses aliments du dehors, il les produit au-dedans. C’est plus pénible, mais il faut vivre. L’empêche-t-on de traverser la vallée, il franchit les pics. C’est plus long , mais il faut arriver.

By Protogène BUTERA