Église: Un dimanche pour la Journée mondiale des pauvres

Pour ce 33ème Dimanche du Temps Ordinaire qui tombe cette année(2017)le 19 novembre,le Pape François a voulu que soit célébrée la Journée mondiale des pauvres.C’est une fête qui s’ajoute sur d’autres instituées par l’Église pour les besoins fondamentaux du moment.La question est de savoir si cette fête est destinée vraiment à les faire sortir de la pauvreté.Le Pape semble convaincu et explique la démarche à suivre:

« En ce dimanche,si dans notre quartier vivent des pauvres qui cherchent protection et aide,approchons-nous d’eux:ce sera un moment propice pour rencontrer le Dieu que nous cherchons.Selon l’enseignement des Écritures(cf Gn 18,3-5;Hé 13,2),accueillons-les comme des hôtes privilégiés à notre table;ils pourront être des maîtres qui nous aident à vivre la foi de manière plus cohérente.Par leur confiance et leur disponibilité à accepter l’aide,ils nous montre de manière sobre,et souvent joyeuse,combien il est important de vivre de l’essentiel et de nous abandonner à la providence du Père »

Il y a pauvreté et pauvreté…

Le Pape n’ignore pas qu’il y a des degrés différents de pauvreté.En proposant à l’Église cette journée,il ne fait pas abstraction des difficultés que nous avons à identifier les pauvres qui,parfois,évitent nos regards.Mais à un certain moment,la pauvreté ne se cache plus.Il s’en est rendu compte:

« La pauvreté nous interpelle chaque jour par ses mille visages marqués par la douleur,par la marginalisation,par l’abus,par la violence,par les tortues et par l’emprisonnement,par la guerre,par la privation de la liberté et de la dignité,par l’ignorance et par l’analphabétisme,par l’urgence sanitaire et par le manque de travail,par les traites et par les esclavages,par l’exil et par la misère,par la migration forcée.La pauvreté a le visage de femmes,d’hommes et d’enfants exploités pour de vils intérêts,piétinés par des logiques perverses du pouvoir et de l’argent.

Source de bénédiction

Sachant qu’il y a dans l’Église et dans le monde beaucoup de services au secours des plus pauvres(Caritas Internationalis,Secours Catholique,Secours Populaire…),le Pape indique combien de tels services sont source de bénédiction.Il l’exprime ainsi:

« Bénies(soient)les mains qui s’ouvrent pour accueillir les pauvres et pour les secourir:ce sont des mains qui apportent l’espérance.Bénies,les mains qui surmontent toutes les barrières de culture,de religion et de nationalité en versant l’huile de consolation sur les plaies de l’humanité.Bénies,les mains qui s’ouvrent sans rien demander en échange, sans »si »,sans »mais »,sans « peut-être »:ce sont des mains qui font descendre sur les frères la bénédiction de Dieu »

Est-ce que cet appel sera entendu en Libye,en Grèce(camps de Moria),en Turquie,au Liban…où réfugiés et migrants vivent cette triste réalité de la pauvreté indigne de l’homme?Qui pourra fêter pour ces pauvres gens? Vous et moi: N’aimons pas en paroles,mais par des actes.

By P.B