De Maputo à Antananarivo,le Pape aura plaidé pour la réconciliation et la justice sociale

Ce vendredi soir 6 septembre 2019 à 13h15,le Pape François a quitté Maputo,capitale de Mozambique pour se rendre dans la capitale malgache,Antananarivo où il était attendu à 16h00 mais il est arrivé 30 minutes avant,signe qu’il était pressé de voir ce pays dont les relations avec le Saint Siège sont très bonnes.

Au Mozambique comme pèlerin de la réconciliation à l’épreuve

Sur les traces du Pape Jean Paul II en 1988,François a été à la rencontre d’une population encore très éprouvée après le passage dévastateur, il y a six mois, des cyclones Idai et Kenneth. Encore plus,une population «en attente de signes d’espérance» dans  un pays jeune, dont la majorité des habitants est née après la fin de la guerre civile qui opposait le gouvernement aux ex-rebelles de Renamo, actuellement parti d’opposition, après les accords de paix signés cette année 2019. Le message du Pape a été réaliste: » « Il est difficile de parler de réconciliation, quand sont encore vives les blessures provoquées par de nombreuses années de discorde.»

Le Pape au Stade de Zimpeto de Maputo

Mais, pour lui, « «Surmonter les temps de division et de violence suppose non seulement un acte de réconciliation ou bien la paix comprise comme absence de conflit, mais aussi l’engagement quotidien de chacun d’entre nous d’avoir un œil attentif et actif, qui nous conduit à traiter les autres avec cette miséricorde et cette bonté avec lesquelles nous voudrions être traités, de montrer de la miséricorde et de la bonté surtout envers ceux qui, par leur condition, sont vite rejetés et exclus.»

Le Pape n’a pas manqué d’évoquer les causes et les conséquences de la pauvreté dans ce pays: « «Le Mozambique possède un territoire doté de richesses naturelles et culturelles, mais paradoxalement avec une partie énorme de sa population qui vit en-dessous du niveau de pauvreté» Pourquoi? » Parfois, dit-il, il semble que ceux qui s’approchent en prétendant aider ont d’autres intérêts… se laissent corrompre; il est très dangereux d’accepter que ce soit le prix à payer pour l’aide extérieure.« 

Et à ce pays de cohabitation islamo-chrétienne où le vivre-ensemble n’est pas si simple, le Pape a adressé cette exhortation: : « S’il vous plaît, gardez l’espérance ; ne vous la laissez pas voler. Et il n’est pas meilleure manière de garder l’espérance que de rester unis, pour que toutes les motifs qui la soutiennent se consolident toujours davantage dans un avenir de réconciliation et de paix au Mozambique« 

Au Madagascar,c’est « Tsongasoa » Papa François dans la « Mazana II » pour la justice

Bienvenue et la Mazana II(Papamobile malgache)

Accueilli par Tsongasoa(Bienvenue en Malgache),le Pape François appréciera l’enthousiasme des habitants de ce pays que l’on qualifie inadéquatement de « pauvre ». Ils le prouveront aussi par cette Papamobile appelée Mazana II, aux couleurs du Vatican mais fabriquée par l’entreprise malgache,Karenjy.

De ce samedi 7 septembre jusqu’au dimanche,une foule nombreuse estimée à 900 000 attendent du Pape un message de « paix et de justice » surtout pour les jeunes qui croulent sous le fardeau du chômage et les travailleurs au salaire très précaire. A lire: du-26-avril-1960-madagascar-est-il-independant-vraiment?

La population multiculturelle de la Grande Ile ne pourra pas célébrer autrement les trente ans de la visite de Jean Paul II qui a foulé le sol malgache en 1989.Le Pape François pourra-t-il mesurer le culte de sa personnalité par rapport au culte des ancêtres, pierres d’attente de la Bonne Nouvelle?

By Protogène BUTERA

François-Afrique: Pourquoi le Pape se tourne vers l’Océan indien?

Du 4-10 septembre 2019,le Pape François est en visite du Mozambique,Madagascar et Ile Maurices,pays de l’Océan indien.

En Afrique Subsaharienne,le Pape François visite trois pays à la fois.En 2015,c’était l’Afrique de l’Est où il s’est rendu au Kenya,en Ouganda et en République Centre Africaine.Grâces de la visite du Pape François aux Centrafricains

Cette année,il a voulu sans doute concrétiser ses intentions de prière pour le mois de septembre: « Pour que les politiques,scientifiques et économistes travaillent ensemble pour la protection des mers et des océans« Ainsi,du 4-10 septembre 2019,trois pays de l’Océan indien accueilleront ce pèlerin de la paix et de la réconciliation.

Les deux premiers jours,il ira à la rencontre des politiques et des chrétiens de Mozambique,pays qui sort difficilement des conflits de la guerre avec le RENAMO, et dont les victimes du Cyclone Kenneth attendent encore des abris. Frappé par le cyclone Dineo,le Mozambique n’a pas où loger les plus faibles.

Au Madagascar,François comprendra pourquoi c’est le canal de Mozambique qui relie la Grande Ile au Continent africain.Ce pays,aux étendues continentales mais marqué par des instabilités politiques et des Coups d’Etat récurrents,ne rougira pas du langage de paix du Pape qui n’hésitera pas de vanter les bienfaits d’être entouré par cet immense Océan dont la richesse fait le contraste avec la pauvreté de la population malgache.

Pendant 3 jours(6-8 septembre),nous porterons notre attention aux discours du Pape à Antananarivo pour saisir son aide à l’autonomisation de ce pays sans tomber sous le charme du nouveau jeune Président, Andry Rajoelina.

Le Pape écologiste sera aussi touriste.C’est pourquoi sa visite se clôtura par son passage en Ile Maurice. C’est le seul pays où il ne rencontrera pas les prêtres, religieux et séminaristes.Neuf heures seulement ne le lui permettraient pas!Il les confiera à Marie Reine de la Paix. A suivre.

By P.Protogène BUTERA

 

Treize nouveaux cardinaux ou cadeau aux ordres religieux missionnaires?

Ce dimanche premier septembre 2019, le Pape François a fait une surprise de plus: non seulement il a eu un retard de 7 minutes pour sa prière d’Angelus (parce qu’il était coincé dans l’ascenseur pendant 25 pour panne d’électricité !),mais encore il a annoncé une liste de 13 nouveaux cardinaux dont 8 appartiennent aux Ordres Religieux Missionnaires.

Les meilleurs analystes avaient pensé que les nouveaux cardinaux recevraient leur barrette à l’occasion de la fête du Christ-Roi comme ce fut le cas en 2016.Cette année,le sixième Consistoire de François aura lieu le 5 octobre,début du mois missionnaire et à la veille de l’ouverture du Synode des évêques consacré à l’Amazonie.

Qui sont-ils,ces cardinaux?

Ils sont tous prêts à verser leur sang et à donner leur vie pour la fidélité à l’Évangile dans l’unité avec l’évêque de Rome.C’est le sens de cette barrette de pourpre(couleur rouge) qu’ils revêtiront de la main du Pape.Dès lors,ils feront partie du Collège Cardinalice.

On comprend leur rôle à travers la demande du Pape:  » «Prions pour les nouveaux cardinaux, afin que, en confirmant leur adhésion au Christ, ils m’aident dans mon ministère d’évêque de Rome pour le bien de tout le Saint Peuple fidèle de Dieu»

Sur ce, le Pape n’a pas omis d’expliquer son choix: « Leur provenance exprime la vocation missionnaire de l’Église qui continue à annoncer l’amour miséricordieux de Dieu à tous les hommes de la terre« 

Dix électeurs au choix stratégique

Âgés de moins de 80 ans, ils sont trois Prélats de la Curie Romaine,1 seul issu des évêques diocésains et 6 des Ordres Religieux dont 2 Jésuites!Ils s’ajoutent aux 118 autres capables d’élire le Pape lors de la Conclave.

1-    Mgr Miguel Angel Ayuso Guixot, mccj -(Combonien espagnol) président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.

2-    Mgr José Tolentino Medonça(Portugais) – archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église Romaine.

3-    Mgr Ignatius Suharyo Hardjoatmodjo – archevêque de Jakarta (Indonésie).

4-    Mgr Juan de la Caritad Garcia Rodriguez – arcehevêque de San Cristobal de la Havane (Cuba).

5-    Mgr Fridolin Ambongo Besungu, ofm. Capucin – archevêque de Kinshasa (RDC).

6-    Mgr Jean-Claude Höllerich, Jésuite – archevêque de Luxembourg (Luxembourg).

7-    Mgr Alvaro L. Ramazzini Imeri – archevêque de Huehuetenamgo (Guatemala).

8-    Mgr Matteo Zuppi(Communauté de Sant’Egidio) – archevêque de Bologne (Italie).

9-    Mgr Cristobal Lopez Romero, sdb(Salésien) – archevêque de Rabat (Maroc).

10- Le père Michael Czerny, Jésuite– sous-secrétaire de la section Migrants du Dicastère pour le service du développement humain intégral.

Trois non-électeurs distingués pour leur service à l’Église

Âgés de plus de 80 ans,ils ne pourront pas élire le nouveau Pape.Mais l’Eglise les honore ainsi à cause de leurs services au salut des âmes et de leur fidélité à la mission reçue. Il s’agit de:

1-    Mgr Michael Louis Fitzgerald(Père Blanc) – archevêque émérite de Nepte et ancien nonce apostolique en Égypte

2-    Mgr Sigitas Tamkevicius, Jésuite – archevêque émérite de Kaunas (Lituanie)

3-    Mgr Eugenio Dal Corso, psdp – évêque émérite de Benguela (Angola)

Que dire de ces nominations?

Par continent,c’est l’Europe qui garde sa part de lion:huit cardinaux. Afrique et Amérique Latine,chacune reçoit 2.L’Asie se satisfait d’un seul alors que l’Océanie y est absente.

Les Ordres Religieux missionnaires sont mis au piédestal. Par ces nominations ,le Pape leur offre un cadeau du mois d’octobre,  » un Mois Missionnaire extraordinaire. » Un bon geste pour renforcer leur élan missionnaire dans une « Eglise en sortie »?

Par P.Protogène BUTERA

Sources: Vaticanews

Nigeria-Eglise:Un nouveau prêtre assassiné avec barbarie

Le Père David TANKO assassiné ce 29 août et dont le corps a été brûlé,sera inhumé le 2 septembre

Le 29 août, le jeune père David Tanko a été arrêté par des hommes armés alors qu’il se rendait au village de Takum, à l’est du Nigéria, dans l’État de Taraba. Il devait y assister à une réunion pour négocier un accord de paix visant à mettre fin à la violente crise qui oppose les peuples Tiv et Jukun dans la région.

Selon des sources locales, les criminels, appartenant peut-être à une milice Tiv, ont tué le père David Tanko, avant de mettre le feu au corps du prêtre et à sa voiture.Ses funérailles auront lieu le 2 septembre, tandis que son inhumation se déroulera le lendemain au cimetière diocésain de Jalingo.

Le P.David Tanko. Photo Fides.org

Le père David Tanko officiait à la paroisse Saint Peter d’Amadu. Depuis le début de l’année 2019, il s’agit du troisième prêtre assassiné au Nigéria, et du onzième prêtre assassiné en Afrique.Ces prêtres seront-ils des martyrs de la paix?

L’Église paie pour sa non-violence

Alors que l’État de Taraba est confronté à une recrudescence des épisodes de violence ces dernières semaines,c’est l’Eglise qui paie pour sa non-violence. Le conflit ethnique opposant Jukun et Tiv, qui remonte au temps de la colonisation britannique, s’est quant à lui intensifié depuis le 1er avril dernier. Une série de raids dans les villages des deux populations a provoqué des morts et des pillages.

« Dès que nous avons appris la mort du Père Tanko, nous avons été choqués. Le diocèse est en deuil», a déclaré Mgr Charles Michael Hammawa, évêque de Jalingo. «Nous avons prêché la paix,ajoute le prélat, et fait des efforts pour amener les deux parties à la table des négociations…Nous ne voulons pas de représailles qui ne feraient qu’empirer la situation»

Les tueurs entendent-ils ce langage?Dans ces zones de conflits,est-ce aux prêtres de se substituer aux agents de l’Etat?La position des Evêques de la Province ecclésiastique d’OWERRI est encourageante: « Nous continuons à espérer en vain que les fonctionnaires publics élus et les agents de sécurité protègent nos citoyens comme cela est prévu et sanctionné par la Constitution. »

Cette position est pleine de réalisme, si les chrétiens ne veulent pas devenir des moutons d’abattoir. Précaution ou prévention?Les évêques n’y sont pas allés par quatre chemins: « Là où le gouvernement ne parvient pas à défendre et à protéger le peuple, les citoyens seront contraints à se défendre par eux-mêmes. »

Parfois il faut des mesures fortes pour amener les adversaires à la raison.Sinon,notre gentillesse sera l’indice de faiblesse, à leurs yeux. Et ils vont en profiter pour nous précipiter dans l’abîme.Tant pis pour la paix!

Sources: Vatican News et Fides.org

Ouganda-Eglise: Le Frère Norbert Emmanuel Mugarura tué à Kampala

Le Frère Norbert Emmanuel MUGARURA,Supérieur Général des Frères de Saint Charles Lwanga depuis le 27 janvier 2019,a été tué crapuleusement.

Le Frère Norbert Emmanuel Mugarura a été tué le 3 juillet 2019 à Kampala. L’alerte de son meurtre a été lancé par un chauffeur de véhicule que l’étudiant Robert Asiimwe avait loué pour collecter des ordures de sa maison. En effet, l’ayant suspecté, le chauffeur du véhicule a fait appel à la police qui a par la suite découvert que les présumées ordures n’étaient rien d’autre qu’un cadavre enveloppé dans une bâche. C’était le corps du Frère Mugarura qui présentait des signes d’étranglement.

Obsèques du Frère Norbert Mugarura

Victime de son harcèlement sexuel contre l’étudiant?

A ce que nous avons appris, affirme Mgr Kaggwa ,le Frère Mugarura était parti le 2 juillet du siège de l’Institut qu’il présidait pour se rendre à une rencontre à Kampala »;il a eu aussi une série de rencontres dans différentes localités de la capitale ougandaise.
« Il s’est arrêté à Rubaga pour rencontrer l’un des membres de sa congrégation puis le religieux a eu une autre rencontre près l’église du Christ Roi de Kampala. Son plan de voyage prévoyait encore d’autres étapes à Namugongo, où les frères ont une maison, et à Nsambya, au siège de l’ARU (Association des religieux d’Ouganda). Depuis qu’il a quitté l’église du Christ Roi, on a perdu ses traces » indique l’Evêque.

Quelle relation Norbert avait-il avec Robert?

Robert Asiimwe, un jeune dont les études étaient soutenues économiquement par le Frère Norbert , depuis l’école primaire jusqu’à l’Université est mis en examen par la Police,comme un meurtrier qui aurait agi pour voler la voiture de sa victime.

En effet, selon la police, c’est dans la chambre de cet étudiant que le Frère Mugarura aurait été tué. Robert Asiimwe avait en effet appelé un service privé de nettoyage pour porter le corps, placé dans un sac, à la décharge mais la personne chargée du corps a eu inconsciemment des soupçons et a contacté la police.

En outre, l’étudiant avait cherché à récupérer la voiture du Frère Mugarura, voiture que ce dernier avant laissée à Rubaga, près l’Uganda Catholic Social Training Centre, attendu qu’il avait les clefs et en présentant les reçus de paiement de la chambre que le Frère Mugarura avait réservée dans cette structure. Il semble que l’étudiant voulait prendre la voiture du religieux pour cacher son corps mais, face au refus des employés du centre à la lui remettre, il a dû faire appel à la société de nettoyage.

Mgr Kaggwa, qui a renoncé au gouvernement du Diocèse de Masaka le 16 avril dernier 2019, se déclare « déçu par les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux selon lesquelles l’étudiant aurait tué le Frère Mugarura pour se défendre du harcèlement sexuel de ce dernier ». « Il s’agit de mensonges propagés pour cacher la vérité et discréditer l’Église catholique, indique l’Évêque émérite.

Réaction de Mgr Kaggwa
Mgr John Baptist KAGGWA,évêque émérite de Masaka

« Mugarura, un véritable serviteur de Dieu »

Né le 28 décembre 1972 dans le village de Buyanja, sur le territoire de la Paroisse de Nyakibaare du Diocèse de Kabale, le Frère Mugarura a été élu le 27 janvier 2019 Supérieur général des Frères de Saint Charles Lwanga, ordre religieux né en Ouganda en 1927. Il débuta sa formation religieuse chez les Frères de Saint Charles Lwanga où il émit ses vœux perpétuels le 6 janvier 1995.


Le porte-parole des Frères de Saint Charles Lwanga, le Frère Charles Dominic Kagoye a déclaré, lors des obsèques, que le défunt Frère Mugarura « était un véritable serviteur de Dieu » et même au jour fatal, la mort l’a trouvé à son poste de mission.

« Nous connaissions bien le Frère Mugarura et nous ne nourrissons pas de doute sur sa correction morale. Depuis qu’en janvier il était devenu Supérieur général des Frères de Saint Charles Lwanga, il avait rétabli l’ordre interne au sein de l’Institut, soignant la partie spirituelle et veillant à ce que soient respectés les vœux de pauvreté et de chasteté. S’il était encore en vie, il aurait continué à faire un excellent travail » conclut Mgr Kaggwa. 

Police et Justice aboutiront vraiment à des résultats concluants et convaincants?L’Eglise aura-t-elle le courage de poursuivre ce dossier qui nuit à la réputation du pays et de sa Capitale,Kampala?

By Protogène BUTERA

 Source: Agence Fides/Ouganda du 10/07/2019

Homélie du 13° dimanche du Temps Ordinaire:  » La main à la charrue »

En ce 13° dimanche du Temps ordinaire qui coïncide avec la belle chaleur de l’été, nous pouvons méditer sur le rapport entre l’appel et les différentes transformations du visage qui s’en suivent nécessairement.

Observons le visage de celui qui attend un appel pour le service dont la candidature a été retenue. Ce visage d’un lycéen qui attend les résultats du BAC ; ce militaire appelé au rang de supérieur avec des galons sur les épaules ; ce jeune appelé aux Ordres du Sacerdoce ou du Diaconat (d’autres sont décalés) ; mais surtout celui de l’athlète  qui est proclamé vainqueur parce qu’il a su bien géré ses derniers rounds.

Ce qui permet une telle variation de tous ces visages, c’est d’abord la qualité ou la densité du service attendu, ensuite la rapidité de celui qui court devant ou derrière (maitre ou concurrent) et enfin, la direction ou le point d’arrivée, finalité de la mission.

Concernant le service, on constate que là où il n’a pas donné beaucoup de résultats (fruits), on change de ville pour s’installer ailleurs. Et on y va avec détermination : réussir ou mourir. C’est pourquoi on doit évaluer les risques de l’égoïsme afin de s’ouvrir aux autres ; risque de l’affrontement conduisant à l’échec et risque de dissensions internes, obstacles à tout rayonnement.

Dans le cas contraire, s’il y a plus d’affluence et de clients, on étend l’espace d’activité. Pour que cette extension se fasse efficacement, il faut bien préparer la suite et la succession. C’est ce que fit Elie par rapport à Elisée. Celui-ci doit prendre le temps pour comprendre les exigences de la mission et les contours du service.

Pour partir, il est important de déterminer une direction et de savoir qu’il y a des moments et des endroits où il n’est pas permis de faire demi-tour ou se perdre dans les détails. Il faut aller à l’essentiel et laisser ce qui n’est pas important.

Face au refus, il est possible de recourir à la violence (réaction de ces 2 disciples, Jacques et Jean). Or, cela n’est pas la logique de Jésus qui veut nous aider à tenir bon sur la route d’autant qu’il nous a libérés de tout esclavage pour nous envoyer comme ses messagers. Voilà que nous craignons autant pour nos tendances éloignées de son message de paix et d’amour que le refus lié au lieu de passage.

Comme il est déterminé à aller de l’avant (jusqu’à Jérusalem), demandons la grâce de ne pas le perdre de vue, lui qui nous apprend le chemin de la vie si délicieuse et débordante de joie grâce la puissance de ses sacrements qui nous rétablissent dans la Nouvelle Alliance du salut atteignable dans le Royaume de Dieu par l’Esprit Saint qui nous est donné. Si nous nous laissons conduire par lui, en avant, la main sur la charrue !

Par P.Protogène BUTERA

Pour ce bon dimanche,lisez-vous mêmes ces textes proposés par la Liturgie:

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du premier livre des Rois (1 R 19, 16b.19-21)
En ces jours-là,
le Seigneur avait dit au prophète Élie :
« Tu consacreras Élisée, fils de Shafath,
comme prophète pour te succéder. »
    Élie s’en alla.
Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer.
Il avait à labourer douze arpents,
et il en était au douzième.
Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.
    Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie,
et lui dit :
« Laisse-moi embrasser mon père et ma mère,
puis je te suivrai. »
Élie répondit :
« Va-t’en, retourne là-bas !
Je n’ai rien fait. »
    Alors Élisée s’en retourna ;
mais il prit la paire de bœufs pour les immoler,
les fit cuire avec le bois de l’attelage,
et les donna à manger aux gens.
Puis il se leva, partit à la suite d’Élie
et se mit à son service.
   
– Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates  (Ga 5, 1.13-18)
Frères,
    c’est pour que nous soyons libres
que le Christ nous a libérés.
Alors tenez bon,
ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.
    Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté.
Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte
pour votre égoïsme ;
au contraire, mettez-vous, par amour,
au service les uns des autres.
    Car toute la Loi est accomplie
dans l’unique parole que voici :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres,
prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres.
    Je vous le dis :
marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,
et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.
    Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,
et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.
En effet, il y a là un affrontement
qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.
    Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,
vous n’êtes pas soumis à la Loi.
   
– Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 9, 51-62)
Comme s’accomplissait le temps
où il allait être enlevé au ciel,
Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.
    Il envoya, en avant de lui, des messagers ;
ceux-ci se mirent en route
et entrèrent dans un village de Samaritains
pour préparer sa venue.
    Mais on refusa de le recevoir,
parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
    Voyant cela,
les disciples Jacques et Jean dirent :
« Seigneur, veux-tu que nous ordonnions
qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »
    Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.
    Puis ils partirent pour un autre village.
    En cours de route, un homme dit à Jésus :
« Je te suivrai partout où tu iras. »
    Jésus lui déclara :
« Les renards ont des terriers,
les oiseaux du ciel ont des nids ;
mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
    Il dit à un autre :
« Suis-moi. »
L’homme répondit :
« Seigneur, permets-moi d’aller d’abord
enterrer mon père. »
    Mais Jésus répliqua :
« Laisse les morts enterrer leurs morts.
Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
    Un autre encore lui dit :
« Je te suivrai, Seigneur ;
mais laisse-moi d’abord faire mes adieux
aux gens de ma maison. »
    Jésus lui répondit :
« Quiconque met la main à la charrue,
puis regarde en arrière,
n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

   – Acclamons la Parole de Dieu.

Érythrée: le gouvernement veut nationaliser toutes les structures sanitaires de l’Église

Les autorités d’Asmara veulent nationaliser tous les hôpitaux tenus par l’Église catholique dans le pays. Avec une intimidation inouïe,les fonctionnaires ont procédé à la fermeture pure et simple de tous les centres de soins et de formation.

Manuella Affejee- Cité du Vatican

Les autorités d’Asmara veulent nationaliser tous les hôpitaux tenus par l’Église catholique dans le pays. Dans une lettre, les évêques font part de leur amertume quant à cette décision qu’ils estiment «injuste».

Le 12 juin dernier, les administrateurs des divers hôpitaux, centres médicaux et dispensaires catholiques ont reçu la visite de fonctionnaires du gouvernement, leur demandant d’en remettre la propriété aux autorités. Devant le refus des responsables, pris de court par une telle démarche, les fonctionnaires ont procédé à la fermeture pure et simple des centres, à l’évacuation immédiate du personnel et des patients, et à la mise sous surveillance des maisons religieuses dont dépendent ces structures.

Cathédrale d’Asmara

La tristesse et l’inquiétude des évêques

Devant ces actes d’intimidation dont ils affirment ne pas comprendre le fondement, les évêques expriment leur «tristesse» et leur «amertume». «Comment est-il possible que de tels actes aient lieu dans un État de droit ? Est-ce ainsi que l’État interrompt d’un coup, sans même un geste de reconnaissance, une collaboration que l’Église lui a offerte durant des décennies, pour le bien du peuple et de la nation ?» s’interrogent-ils dans cette missive adressée au la ministre de la Santé, Amna Nurhsein, non sans rappeler que le service de l’homme constitue le cœur de la mission de l’Église, une «obligation» même.

«Une chose est de déclarer que l’État n’a pas besoin des services de l’Église, une autre  est d’intimer la remise des propriétés légitimes de l’Église: ce n’est absolument pas juste», assènent les évêques, faisant observer que les structures sanitaires en question se trouvent à l’intérieur des maisons religieuses. Il s’avère impossible de réquisitionner les premières sans violer la liberté et l’espace vital des secondes. «Priver l’Église de ces institutions, c’est attaquer sa propre existence, et exposer ses serviteurs, religieux, religieuses et laïcs à la persécution». En conséquence, l’épiscopat prévient qu’il ne les remettra pas volontairement aux autorités.

Manifestation des infirmiers catholiques

L’affaire cause une grande émotion et une vive inquiétude au sein des communautés catholiques du pays, mais aussi parmi la population. Les quelque 40 hôpitaux, centres sanitaires et dispensaires régis par l’Église fournissent en effet des soins gratuits à tous ceux qui en ont besoin, indépendamment de leur ethnie ou de leur appartenance religieuse. Les pauvres et les nécessiteux sont donc les premières victimes de cette décision arbitraire des autorités érythréennes.

Une lettre pastorale trop libre ?

Pour en saisir les ressorts, il faut se reporter à une loi édictée en 1995 qui plaçait toutes les structures sociales, -écoles, centres médicaux-, sous l’administration de l’État. Mais en pratique, elle ne fut jamais appliquée… jusqu’à ces derniers mois. Entre 2017 et 2018, 8 cliniques catholiques ont été contraintes à la fermeture.

Selon plusieurs observateurs, cités par l’agence Fides, il faut comprendre cette décision comme une mesure de rétorsion du régime contre l’Église. Dans une lettre pastorale publiée en avril dernier, les évêques du pays avaient en effet demandé «un processus de réconciliation nationale qui garantisse la justice sociale pour tous».

Dans le sillage de l’accord de paix historique conclu avec l’ancienne rivale éthiopienne, l’épiscopat appelait à de profondes réformes afin de soulager la population durement éprouvée par des années de dictature. Des paroles libres, ouvertes au dialogue et sans aucune intention critique, mais qui, semble-t-il, n’ont pas eu l’heur de plaire aux autorités politiques.

Sources: Vaticanews

Le Saint du jour: Prosper d’Aquitaine,protecteur d’Augustin d’Hippone

Érudit laïc,Saint Prosper a défendu la doctrine de saint Augustin qu’il a fait connaître comme Docteur de l’Église d’Occident;

Laïc érudit et rédacteur à la chancellerie pontificale de Saint Léon le Grand,Prosper naquit à Aquitaine(Limoges,France)vers les années 390.En 428,il est à Marseille où il mène une vie simple et modeste avec son épouse.Ils étaient assidus à la prière à l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

De son vivant,il a défendu avec force la doctrine de saint Augustin sur la grâce de Dieu et le don de persévérance contre les pélagiens qui prêchaient la prééminence de la liberté et de la volonté de l’homme car pour eux, »il suffit de vouloir pour pouvoir. »

C’est grâce à l’œuvre surtout poétique de ce théologien laïc bien formé à la rhétorique,aux sciences humaines(mathématiques…)et à la philosophie que saint Augustin est connu et reconnu comme grand Docteur de l’Église d’Occident.

Tel est le saint laïc qui mourut en 463 à Rome et, de nos jours,reste le chef des disciples de Saint Augustin.Par ses propres écrits,il réussit à imposer silence à plusieurs évêques qui s’élevaient contre la pensée de son maître avec lequel il a longuement correspondu,même s’ils ne se sont jamais rencontrés.

Saint Prosper d’Aquitaine,dit aussi Prosper Tiro,est déclaré Docteur de l’Église d’Occident par le Pape Boniface VIII(1295)en même temps qu’Ambroise de Milan.Il est fêté le 25 juin comme patron des Poètes.

Méditons sur ces 2 citations retenues de lui:

« L’amitié est comme les vieux titres,la date la rend précieuse« 

Faisons en sorte, chère amie, que la vie que nous menons soit chrétienne. Rends-moi les devoirs que je dois te rendre. Veille sur celui qui doit veiller sur toi. Sois ma consolation dans mes peines. Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute. Qu’il ne nous suffise point d’être un seul corps, soyons aussi une seule âme(à son épouse)

By Protogène BUTERA

Très Saint Sacrement: Comment les espèces différentes forment l’unité du corps?

L’échange de bénédiction et de partage entre Melchisédec et Abram symbolise celui du Christ, prêtre par excellence, avec le disciple élu de Dieu en lutte pour la paix et la justice sur la terre. C’est ce partage que Jésus va rendre plus visible et étendre avec les Douze sur la multitude dont les raisons de dispersion sont énormes et venant de partout.

En Jésus, le salut doit toucher tout le monde. De la même manière qu’il guérissait ceux qui en avaient besoin, de même il permettra à tous de manger de manger à leur faim. Ainsi pains et poissons sont bénis pour le partage dont les disciples assurent la distribution.

Par ce geste, le Seigneur nous montre que nous avons tout ce qu’il faut pour supprimer la faim dans le monde, à condition d’avoir une bonne organisation et une meilleure redistribution. Allons comprendre pourquoi des millions de réfugiés et déplacés de guerre meurent de la faim qui pouvait être assouvie par quelques millions de dollars alors que des milliards de dollars ou euros sont dépensés pour l’achat des armes ou le contrôle de l’espace. Les uns sont rassasiés alors que les autres ne peuvent pas « casser la croute »

L’apôtre Paul nous montre que le Christ est allé loin dans ce qu’Il nous propose : du don des produits de notre générosité au don de soi de son propre corps.  « Ceci est mon corps, dit-il, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi »,qui ne voit pas le lien entre «  faites-les asseoir »et  « faites-ceci » ?

A l’exemple de Melchisédec, le Christ a utilisé le pain et le vin, deux espèces dont la spécificité de la prière  et la foi confiante en Dieu très haut, est de les transformer en unité, un seul corps, le Corps du Christ. En le recevant, nous disons « Amen » parce que nous voulons devenir des artisans de paix et d’unité sur les pas du roi de Salem. C’est ce que souligne cette séquence pour notre fête d’aujourd’hui qu’on appelait la Fête-Dieu:

« A ce banquet du nouveau Roi, la Pâque de la Loi nouvelle met fin à la Pâque ancienne.
  Ce que fit le Christ à la Cène, il ordonne qu’en sa mémoire nous le fassions après lui.

C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son corps, que le vin devient son sang.
Le voici le pain des anges, il est le pain de l’homme en route, le vrai pain des enfants de Dieu, qu’on ne peut jeter aux chiens.
Bons et mauvais le consomment, mais pour un sort différent, pour la vie ou pour la mort »

Séquence Laouda,sion

En prévention contre tout oubli ou banalisation, le Christ rend ce geste obligatoire : « Faites ceci en mémoire de moi »Et comme l’oubli peut concerner son état même, sa dignité, saint Paul rappelle aux Corinthiens : « Celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur. On doit donc s’examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit, mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le Corps du Seigneur » (1Cor11, 27-29)

Argument qu’explicitait avec force et vigueur saint Jean Chrysostome :  « Moi aussi, j’élève la voix, je supplie, je prie et je vous supplie de ne pas vous approcher de cette table sainte avec une conscience souillée et corrompue. Une telle attitude, en effet, ne s’appellera jamais communion, même si nous recevions mille fois le corps du Seigneur, mais plutôt condamnation, tourment et accroissement des châtiments »

C’est ce respect dû à l’Eucharistie comme don et remède qui faisait dire aussi à Jean Paul II que « Le chrétien qui participe à l’Eucharistie apprend par elle à se faire artisan de communion, de paix, de solidarité, dans toutes les circonstances de la vie »de sorte que « les chrétiens vivent l’Eucharistie comme une grande école de paix, où se forment des hommes et des femmes qui, à différents niveaux de responsabilité dans la vie sociale, culturelle, politique, deviennent des artisans de dialogue et de communion »(cf Ecclesia de Eucharistia vivit)Ainsi, par ces mots « Prenez et mangez-en tous, ceci est mon Corps livré pour vous »,nous sommes ravis d’admirer le Christ et prêts à le proclamer comme vivant.

Et « lorsque vous ne recevez pas la communion à la Messe que vous entendez, dit Thérèse de l’Enfant Jésus, communiez spirituellement, c’est là une méthode très avantageuse ; vous imprimez ainsi en vous un amour profond pour notre Seigneur » en méditant sur la splendeur de ce prince, éblouissant de sainteté.

Bonne fête à vous toutes et tous!

Protogène BUTERA

Voici les lectures prévues pour la Liturgie de cette année C:

PREMIÈRE LECTURE
Lecture du livre de la Genèse (Gn 14, 18-20)
En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem,
fit apporter du pain et du vin il était prêtre du Dieu très-haut.
Il bénit Abram en disant :« Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. »
Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.
   – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 11, 23-26)
Frères, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis :la nuit où il était livré,le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous.
Faites cela en mémoire de moi. »
    Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant :
« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.
Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
    Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain
et que vous buvez cette coupe,
vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
    – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE  
Évangile de Jésus Christ selon saint
Luc (Lc 9, 11b-17)
En ce temps-là,
    Jésus parlait aux foules du règne de Dieu,et guérissait ceux qui en avaient besoin.
   Le jour commençait à baisser.
Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent :
« Renvoie cette foule :
qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs
afin d’y loger et de trouver des vivres ;
ici nous sommes dans un endroit désert. »
    Mais il leur dit :
« Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Ils répondirent :
« Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons.
À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture
pour tout ce peuple. »
    Il y avait environ cinq mille hommes.
Jésus dit à ses disciples :« Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
   Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
    Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
    Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient :
cela faisait douze paniers.
  – Acclamons la Parole de Dieu.

Décès de Mgr Léon KALENGA,Nonce apostolique congolais en Argentine

Originaire de la République démocratique du Congo, Mgr Kalenga était hospitalisé depuis la mi-mai dans une clinique de Rome où il avait été opéré en urgence à la suite d’une grave et soudaine maladie.

Funérailles de Mgr Léon KALENGA à Rome

Né à Kamina, au sud de la République démocratique du Congo, il fut ordonné prêtre le 5 septembre 1982 pour le diocèse de Lwebo. C’est en 1990 qu’il entra au service diplomatique du Saint-Siège, servant dans les nonciatures de Haïti, du Guatemala, de Zambie, du Brésil, d’Égypte, du Zimbabwe et du Japon.

Un grand admirateur de Mgr Oscar Romero

Nommé Nonce apostolique au Ghana le 1er mars 2008 par Benoît XVI, il fut consacré évêque le 1er mai de la même année par le cardinal Tarcisio Bertone, alors Secrétaire d’Etat. Mgr Kalenga sera ensuite transféré comme Nonce au Salvador et au Belize en 2013. Au Salvador, il œuvra notamment en faveur de la béatification de Mgr Oscar Romero. Le 17 mars 2018, le Pape François l’avait choisi comme Nonce dans son pays natal, l’Argentine.

Alors qu’il était Nonce apostolique, Mgr Léon Kalenga, premier et unique Nonce originaire de la République démocratique du Congo, avait décrit au micro de Radio Vatican, le 22 mai 2015, ce que représentait pour lui la béatification et la vie de Mgr Oscar Romero.

En même temps, il exhortait ses frères pasteurs, prêtres, à aimer les pauvres comme Oscar Romero. On peut voir en cette exhortation un testament de Mgr Kalenga qui estimait en effet que connaitre la vie des gens hors du commun comme Oscar Romero, il y a quelque chose qui vous change. Parce qu’il est un exemple à suivre. C’est, selon lui, l’une des recommandations également du Pape François qui souligne que le pasteur doit avoir l’odeur des brebis. Rester et vivre au milieu de son peuple.

Silence pour une mort si mystérieuse

Mgr Léon Kalenga Badikebele

Ce jeudi 13 juin, avant d’entamer les échanges avec les représentants pontificaux qu’il a rencontrés, le Saint-Père a demandé de prier avec lui pour le prélat défunt, d’abord en silence, puis en récitant un ‘Notre Père’ et un ‘Je vous salue Marie’.

Mort à 62 ans, Mgr Léon Kalenga BADIKEBELE était l’un des 6 Nonces apostoliques africains que compte le Saint-Siège sur le total de 99 Nonces,majoritairement italiens.Le Pape François s’était-il trompé de ne pas envoyer un Italien dans son pays natal?La réponse est à chercher dans la cause de cette « soudaine maladie » à l’origine de cette mort si mystérieuse.

By Protogène BUTERA

Éducation catholique: les enfants sont menacés par GENDER

Ce lundi 10 juin 2019,la Congrégation pour l’Éducation catholique a publié un document qui se veut plus méthodologique que doctrinal sur les questions du genre(GENDER),une menace pour l’éducation des enfants et la solidité de la famille.

Le but est d’ éduquer les jeunes générations à affronter ces thèmes dans un temps marqué par beaucoup de confusion semée par l’idéologie dont la tendance est d’effacer les différences entre l’homme et la femme,et d’imposer une pensée unique qui détermine même l’éducation des enfants en dehors de toute référence au Créateur et à la famille.

C’est pourquoi le document est ainsi intitulé: « Il les créa Homme et Femme. Pour un chemin de dialogue sur la question du genre dans l’éducation« 

La Congrégation souligne que la raison est illuminée par la foi et que la foi n’est pas opposée à la raison. Il y a des arguments rationnels qui clarifient la centralité du corps comme subjectivité qui communique l’identité de l’être et sa finalité.

Point critique et de rencontre

Sur le thème du genre et ses théories, il est toujours possible de proposer le dialogue sur la base d’arguments qui n’exigent pas nécessairement l’adhésion à la foi catholique, à travers trois attitudes : écouter, raisonner et proposer.

Par ces trois attitudes,on pourra éclairer la théorie du genre qui induit la volonté de séparer genre(gender)et sexe(sex)pour une société sans différence de sexe et où le gender(genre) sera plus important que le sexe, car il pourra y avoir un genre neutre ou troisième genre(transgenre)selon le choix de l’individu.

Face à un bombardement de messages ambigus et vagues – dont le but est une désorientation émotive et l’empêchement de la maturité psycho-relationnelle – « il faut  aider les élèves à reconnaître et à rechercher les influences positives, en même temps qu’ils prennent de la distance par rapport à tout ce qui déforme leur capacité d’aimer ».

Grâce à cette aide éclairée par la raison et la foi,on promeut ainsi la « dignité originelle de chaque homme et de chaque femme, qui ne peut être supprimée, qui ne peut être soumise à aucun pouvoir ni idéologie ».

A l’école de la personne et des personnes

D’après la Congrégation pour l’éducation,l’école catholique prend l’aspect d’une école pour la personne et d’une école des personnes. Elle doit être une communauté éducative où la personne s’exprime et grandit humainement selon un processus de relation dialogique, en interagissant de manière constructive, en exerçant la tolérance, en comprenant les divers points de vue, en créant la confiance dans un milieu de concorde authentique.

L’école doit donc se proposer comme un lieu de confiance, ouvert et serein, surtout pour les cas qui nécessitent du temps et du discernement. D’où il est important de créer les conditions d’une écoute patiente et compréhensive, loin d’injustes discriminations.

On instaure ainsi la vraie « communauté éducative, espace de convivialité entre les différences: filles et garçons sont accompagnés par une communauté qui « les incite à vaincre l’individualisme et à découvrir à la lumière de la foi la vocation spécifique qu’ils sont appelés à vivre en toute conscience et responsabilité en union avec les autres

En conclusion,et suivant le souhait du Pape François, les enseignants chrétiens, qu’ils travaillent dans des écoles catholiques ou dans des écoles publiques, sont invités à stimuler chez les élèves l’ouverture à l’autre comme visage, comme personne, comme frère et sœur à connaître et à respecter, avec son histoire, ses qualités et ses défauts, ses richesses et ses limites.

L’enjeu est vraiment de coopérer à la formation de jeunes ouverts et intéressés par la réalité qui les entoure, capables de soin et de tendresse .Quoi que avertis,tout va vous tomber dessus au nom de l’égalité!

By Protogène BUTERA

Le texte à lire dans sa totalité:

Eglise-Burkina Faso: attaques répétées,signe de défaillance de l’État?

Que les églises soient la cilbe des attaques,c’est la question qui reste sans réponse:ces assaillants islamistes veulent-ils effacer la présence des chrétiens et installer la Charia dans tout le pays?

Envoyé par Richard Ouedraogo

Le Burikina Faso devient une nouvelle terre du Djihad à côté du Nigeria et du Niger infectés par Boko Haram.Que les églises soient la cible,c’est une question à poser. Les attaques qui s’étaient intensifiées pendant le Ramadan peuvent-elles avoir d’autre sens que de supprimer les prières des chrétiens afin d’instaurer la Charia dans tout le pays?

Eglise de Dablo incendiée par les assaillants

Dimanche 26 mai, des hommes armés ont ouvert le feu contre des paroissiens d’ une église catholique à Toulfé, un village au nord du pays, situé dans le diocèse de Ouahigouya. Selon des témoins, 8 assaillants, lourdement armés sont venus à moto pendant que les fidèles participaient à la messe dominicale, les ont fait sortir de l’église avant de tirer sur eux à l’extérieur.

Le bilan de cette nouvelle attaque terroriste a été lourd : au moins quatre morts, trois paroissiens et un catéchiste à la retraite. L’attaque a également fait deux blessés graves. Le village de Toulfé avait déjà été visé par des assaillants. Fin avril, des individus armés avaient incendié un restaurant et emporté trois motocyclettes.

Le 12 et le 13 mai, les attaques semblables avaient eu lieu à Dablo, Zimtenga et Silgadji. Mais c’était Dablo qui avait payé le plus grand tribut: 6 morts dont un prêtre,Siméon Sawadogo Yampa ,assassiné à 34 ans pendant qu’il présidait la messe.

Le Père Siméon YAMPA assassiné le 12 mai 2019

Révélateur de la défaillance de l’État?

Ces 5 premiers mois de l’ année 2019 ont donc été fort macabres pour l’Église au Burkina Faso,surtout dans les régions du Nord tellement exposées aux attaques terroristes venant du Sahel.

Compte tenu de la gravité et de l’intensité de ces attaques, il est temps de se poser quelques questions pour l’avenir de ce pays: les assaillants, probablement issus des groupes djihadistes, veulent-ils semer un climat de peur généralisé,de manière à faire vider de tout le pays, les chrétiens déjà minoritaires?

Ces violences ne seraient-elles pas un signe révélateur de la défaillance ou de la faiblesse de l’État et du gouvernement,ce qui pousserait les assaillants à promouvoir l’installation de l’État islamique censé être le plus fort?

Prière de la fin du Ramadan. Image de Burkina24.com

Au niveau politique,il est possible d’y voir un clin d’œil fait au président Roch Marc Christian KABORE(catholique!),l’invitant à initier le processus de réconciliation avec l’ancien président déchu, Blaise Compaoré, afin de mater tout esprit de revanche, grâce à l’intégration des partisans de ce dernier.

De plus ,nous savons clairement que la fête de l’Aïd El Fitr( fin du Ramadan)célébrée ce mardi 4 juin, est toujours précédée par une « nuit de paix »(Lailat al quadr)ou la nuit du destin. Peut-on espérer que les mois à venir seront des jours de paix parce que les priants auraient tourné le dos à l’esprit mauvais et privilégié le « destin commun »,en termes de cohésion et d’harmonies qui nous ont toujours marqués,malgré nos différences?

By Richard Ouedraogo

Un prêtre italien fête ses 100 ans entouré de ses 4 enfants aussi prêtres!

Par Giada Aquilino – Cité du Vatican

Très inhabituel dans l’histoire de l’Église. Ce mardi 4 juin, le diocèse de Rimini, sur la côte adriatique, a célébré  le centenaire d’un prêtre, Probo Vaccarini, toujours actif, et lui-même père de quatre prêtres. «Je suis amoureux du Seigneur, personne ne m’a poussé, c’est une chose que je sentais, je l’ai demandée et on me l’a accordé», a-t-il raconté à nos collègues du service italien de Vatican News.

Sa vie de père et de prêtre

Né en 1919, don Probo est envoyé comme soldat en Union soviétique pendant la Seconde guerre mondiale, avant de revenir dans la vie civile et familiale. Il devient géomètre dans les années 1940, il se marie avec une femme qui décède précocement en 1970. Son engagement actif et enthousiaste dans l’Église, d’abord comme laïc, se développera ensuite dans le diaconat permanent, puis dans le sacerdoce.

Veuf depuis cet année 1970, cet homme extraordinaire avait eu auparavant sept enfants, parmi lesquels quatre sont prêtres. Il a lui-même été ordonné prêtre en 1988, près de ses 70 ans, et sert activement son diocèse depuis plus de 30 ans.

L’un de ses fils, don Giuseppe, confirme que le père est «un passionné de Jésus, suivant les traces de Padre Pio, et très dévot à la Vierge». Padre Pio, qu’il appréciait beaucoup et qu’il avait rencontré plusieurs fois, l’avait encouragé au mariage mais, étrangement, il lui avait aussi dit : «Tu seras prêtre». Ses quatre fils deviendront aussi prêtres : Francesco en 1979, Giovanni en 1981, Giuseppe en 1983 et Gioacchino plus tardivement, en 2000.

Une solidarité filiale dans le sacerdoce

Les frères Vaccarini, qui ont donc aussi choisi la voie du sacerdoce, vivent cette expérience «avec beaucoup de sérénité», assure don Giuseppe. «Et il y a aussi un bel échange, chacun fait avancer son propre ministère, et surtout nous partageons l’eucharistie avec beaucoup de joie.» Don Probo a transmis à tous ses enfants «la passion pour le Seigneur et pour notre mère Marie, en vivant la vie chrétienne avec enthousiasme et avec un plein dévouement, sans réserves. Avec ses 100 ans, il prend encore soin de la paroisse, pour célébrer la messe, confesser…», explique don Giuseppe.

En tant qu’époux, père et prêtre, don Probo a toujours été un homme d’une grande foi. «Une foi qui l’a mis en mouvement dans le mariage, dans la croissance des enfants, dans la confrontation à la mort de ma maman, un moment très dur, avec nous qui étions des petits enfants», se souvient don Giuseppe.

L’évêque de Rimini, Mgr Francesco Lambiasi, voit dans ce parcours atypique «la contribution d’une vie humaine, pleinement humaine parce que chrétienne». Ce cercle vertueux entre le don gratuit de sa vie et la gratitude d’avoir beaucoup reçu est contagieux  «pour toute notre Église», se réjouit Mgr Lambiasi, en remarquant que don Probo a pleinement vécu ce verset de l’Évangile selon saint Matthieu : «Vous avez reçu gratuitement, donnez aussi gratuitement».

Peut-être qu’il y a d’autres cas semblables des hommes mariés et prêtres dans l’Église catholique.Ces cas préludent aux situations des diacres permanents qui passeraient normalement à l’Ordre du Sacerdoce.Ne serait-il pas un moyen de résoudre le problème du mariage des prêtres,vu que les diacres permanents sont de plus en plus nombreux dans plusieurs diocèses?

Sources: https://www.vaticannews.va

Saint Isidore le Laboureur,amour du travail et de la prière

Né en 1080 près de Madrid et mort vers 1130, Isidore a été canonisé par le Pape Grégoire XV le 12 mars 1622 en même temps que ces grands saints du siècle: Ignace de Loyola, Thérèse d’Avila, François Xavier, Philippe Néri.. Ouvrier agricole, il a su plaire à plusieurs maîtres sarrasins tout en s’attirant de jalousie des autres travailleurs qui l’accusaient de fainéant.

Et de fait,chaque dimanche avec sa femme Maria Toribia,il chantait la liturgie au lutrin pendant la grand-messe et passait en prière avant de vaquer à ses occupations journalières. Cela lui permettait d’entamer la semaine très sereinement et avec une force incroyable.

C’est son dernier patron, Juan de Vergas,qui a fait de lui son régisseur après avoir constaté qu’il était assisté par les anges dans son travail. De plus, c’est par sa prière que ce patron se convertit.

Saint patron des laboureurs, des agriculteurs, des ouvriers journaliers et des charretiers, saint Isidore est le modèle d’un paysan chrétien très pieux qui travaille la terre  avec ardeur et recueille avec patience davantage de fruits du ciel et de la terre car, pour lui, la prière est un fertilisant de la vie du chrétien croyant et pratiquant.

Comme il est mort à moins de 50 ans, il faisait partie des Saints Patrons des JMJ(Journées Mondiales des Jeunes)de Madrid. Fêté le 15 mai, sa mémoire a donné lieu à ce dicton: « A la Saint Isidore, si le soleil dore, le blé sera haut et chenu. »

Bonne fête à tous ceux qui se confient à son intercession.

Quatrième dimanche de Pâques: Jalousie et contestations, ferment de l’Évangélisation?

Ce quatrième dimanche de Pâques, nous voyons comment le Bon Pasteur conduit ses brebis à la vie éternelle. Pour y accéder et en prendre possession, il faut la foi car, dit-il, « celui qui croit, a la vie éternelle »(Jn 6,47).

Comment nous laisser conduire si nous ne croyons pas en celui qui nous guide ? Comment croire en Lui si nous le confondons encore avec d’autres  ou quelqu’un d’autre ? Pour nous, il importe peu d’adorer le Dieu unique si on ne parvient pas à aimer le Seigneur Jésus qui nous met en relation avec son Père.

De par notre baptême, nous sommes comme cette foule nombreuse de toutes les nations qui se tiennent debout devant le Trône et s’apprêtent à écouter la voix du Seigneur. Devenus croyants, nous gardons ferme cette conviction que notre Dieu est plus grand que tout ; sa grandeur n’est pas là pour nous écraser mais pour nous réconforter avec mesure lors d’une grande épreuve.

En ce dimanche du Bon Pasteur et « Journée de prière pour les vocations », alors que parler des vocations (sacerdotales ou religieuses) semble un cri dans le désert(en quelques endroits ou pays), renouvelons notre appel à la mission d’évangélisation qui passe par la voie des encouragements mutuels afin de rendre effectives les grâces reçues. A l’exemple  de Paul et  Barnabé, sachons aussi  dépasser les contradictions et les contestations de quelques-uns qui n’ont pas encore touché dans la main du Seigneur.

Pensons également à tous ceux que la flamme de la jalousie empêche de se joindre à l’assemblée des baptisés ou amène à accorder peu d’importance à la Parole du Seigneur. En même temps, rendons grâce pour ceux qui ont pu prendre leur place dans l’Église ainsi que ceux qui prennent soin du Sanctuaire afin que les disciples du Christ ne cessent d’être remplis de joie et d’Esprit Saint.

Concrètement, notre vocation à tous peut être la réponse à cet appel impératif du Psalmiste : « Acclamez le Seigneur terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie ! »A chacun de jouer en voyant s’ il fait partie de ceux qui le suivent réellement.

Avez-vous compris à quoi Dieu vous appelle?Je vous souhaite un très bon dimanche. Que la méditation personnelle des textes prévus par la Liturgie, vous aident à le réaffirmer ouvertement : « Oui, le Seigneur est bon ».

Père Protogène BUTERA


PREMIÈRE LECTURE:
 (Ac 13, 14.43-52)
Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie.
Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
    Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent.
Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.
    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
    Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
    Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :
« C’est à vous d’abord
qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.
Puisque vous la rejetez
et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
    C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : « J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi,le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
    En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;
tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle
devinrent croyants.
    Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
    Mais les Juifs provoquèrent l’agitation
parmi les femmes de qualité adorant Dieu,
et parmi les notables de la cité ;
ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,
et les expulsèrent de leur territoire.
    Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds
et se rendirent à Iconium,
    tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.
    – Parole du Seigneur.

DEUXIÈME LECTURE
(Ap 7, 9.14b-17)
Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
    j’ai vu :
et voici une foule immense,
que nul ne pouvait dénombrer,
une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.
Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,
vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
    L’un des Anciens me dit :
« Ceux-là viennent de la grande épreuve ;
ils ont lavé leurs robes,
ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.
    C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,
et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.
Celui qui siège sur le Trône
établira sa demeure chez eux.
    Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,
ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,
    puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône
sera leur pasteur
pour les conduire aux sources des eaux de la vie.
Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
(Jn 10, 27-30)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus déclara :
    « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.
    Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
    Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
    Le Père et moi,
nous sommes UN. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation du Troisième dimanche de Pâques: « Les enfants,auriez-vous quelque chose à manger? »

Le Ressuscité n’apporte pas aux disciples tout ce qu’ils espéraient. Leur enthousiasme disparaît et retournent en arrière dans ce qu’ils avaient en commun auparavant : la pêche. Le Seigneur est disparu de leurs radars.

Non seulement ils sont poursuivis et persécutés à cause de son nom, mais encore ils sont envahis par l’angoisse de son absence et le retour de l’ignorance de et sur son être : « Ils ne savaient pas que c’étai lui » Pourquoi ? Parce qu’il se révèle autrement à eux.

Comme l’affirme saint Paul dans sa lettre aux Romains, « la foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend c’est la Parole du Christ » (Rm 10,17).St Jean a entendu la voix des anges et il a décrit la scène de ce que les créatures doivent à leur Seigneur. Quand Pierre entendit que « C’était le Seigneur », « il passa un vêtement et se jeta à l’eau « (ce qui peut symboliser notre baptême)

Alors que, tels les quatre Vivants de l’Apocalypse, nous répondons le plus souvent « Amen », Pierre aura à répondre trois fois de suite son « Oui, Seigneur, je t’aime ». Ainsi, il passe du pêcheur de gros poissons au pasteur des agneaux et des brebis du Seigneur. Soulignant par là l’évolution difficile de sa mission dans ce monde où l’on ne veut plus être ni poisson ni agneau ni brebis mais plutôt béliers (culture de la confrontation au dépend de celle de la rencontre).

En ce troisième dimanche de Pâques, Jésus nous pose la même question qu’aux disciples : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Pensons à tous ceux qui, partout dans le monde, répondent « non » parce qu’ils n’ont rien vraiment et ceux qui répondent « non » parce qu’ils ne veulent pas partager.

Jésus anticipe le partage

Notre Maître et entraineur sportivo-fraternel sait le fond de ces contradictions ;il nous devance dans la préparation : « du poisson et du pain posé sur le feu de braises ». S’il demande aux disciples d’y ajouter les poissons qu’ils venaient de prendre, il commence d’abord par ce que, eux, n’avaient pas : « Il s’approche, il prend le pain et le leur donne »

Peut-être qu’ils sont des myriades de myriades, par milliers de milliers, en Bulgarie ou en Macédoine du Nord (visite du Pape François) auxquels Jésus  adresse cette invitation, « Venez manger » ; qu’ils repartent tout joyeux et prêts à être les témoins de tout cela(entendu,vécu,partagé). Avec eux, que la main du Seigneur affermisse en nous et autour de nous la jeunesse de notre foi que nous proclamons, à l’exemple du Psalmiste : « Avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie »

Si vous pouvez,lisez vous-mêmes les lectures prévues par la Liturgie. Très bon DIMANCHE!!!

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre des Actes des Apôtres(Ac 5, 27b-32.40b-41)

En ces jours-là,
les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême.
    Le grand prêtre les interrogea :
    « Nous vous avions formellement interdit
d’enseigner au nom de celui-là,
et voilà que vous remplissez Jérusalem
de votre enseignement.
Vous voulez donc faire retomber sur nous
le sang de cet homme ! »
    En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent :
« Il faut obéir à Dieu
plutôt qu’aux hommes.
    Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus,
que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.
    C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé,
en faisant de lui le Prince et le Sauveur,
pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.
    Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela,
avec l’Esprit Saint,
que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »

    Après avoir fait fouetter les Apôtres,
ils leur interdirent de parler au nom de Jésus,
puis ils les relâchèrent.
    Quant à eux, quittant le Conseil suprême,
ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes
de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

    – Parole du Seigneur.

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 5, 11-14)

Moi, Jean,
    j’ai vu :
et j’entendis la voix d’une multitude d’anges
qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ;
ils étaient des myriades de myriades,
par milliers de milliers.
    Ils disaient d’une voix forte :
« Il est digne, l’Agneau immolé,
de recevoir puissance et richesse,
    sagesse et force,
honneur, gloire et louange. »

    Toute créature dans le ciel et sur la terre,
sous la terre et sur la mer,
et tous les êtres qui s’y trouvent,
je les entendis proclamer :
« À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau,
la louange et l’honneur,
la gloire et la souveraineté
pour les siècles des siècles. »
    Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ;
et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 21, 1-19)

En ce temps-là,
    Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
    Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
    Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

    Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
    Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
    Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
    Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
    Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
    Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
    Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
    Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
    Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
    Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
    C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.

    Quand ils eurent mangé,
Jésus dit à Simon-Pierre :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment,
plus que ceux-ci ? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes agneaux. »
    Il lui dit une deuxième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le pasteur de mes brebis. »
    Il lui dit, pour la troisième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
Pierre fut peiné
parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :
« M’aimes-tu ? »
Il lui répond :
« Seigneur, toi, tu sais tout :
tu sais bien que je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes brebis.
    Amen, amen, je te le dis :
quand tu étais jeune,
tu mettais ta ceinture toi-même
pour aller là où tu voulais ;
quand tu seras vieux,
tu étendras les mains,
et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
    Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort
Pierre rendrait gloire à Dieu.
Sur ces mots, il lui dit :
« Suis-moi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Le 1 mai: Grande fête avec deux grands saints en J: Joseph et Jérémie!

Le premier mai est généralement la fête du travail. Les chrétiens font mémoire de Saint Joseph l’artisan. Pourquoi ne pas penser aussi à saint Jérémie pour relier ainsi l’Ancien Testament et le Nouveau Testament,le passé et l’avenir?

Saint Joseph l’artisan

Nous savons bien que Joseph a eu le mérite d’initier Jésus, le Fils de Dieu, aux travaux des hommes. C’est pour cela qu’il est le modèle et le protecteur des travailleurs chrétiens qui le vénèrent en ce jour où, dans de nombreux pays du monde, on célèbre la fête du travail.

C’est le Pape Pie XII qui a institué, en 1955, la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année. En effet, à l’ exemple de Joseph, ceux qui exercent les professions laborieuses doivent apprendre de lui selon quel plan et quel esprit ils doivent accomplir leur charge afin qu’en obéissant tout d’abord à l’ordre de Dieu, ils soumettent la terre et contribuent à la prospérité économique, tout en gagnant en même temps les récompenses de la vie éternelle.

Nous le croyons également que le gardien prévoyant de la Famille de Nazareth n’abandonnera pas ceux qui sont ses compagnons de métier et de travail : il les couvrira de sa protection et il enrichira leurs maisons par les richesses célestes.

Saint Jérémie, le prophète

Les décideurs et les chefs des gouvernements ont besoin de la voix d’un prophète pour opérer les changements nécessaires à la promotion des meilleures conditions de travail,et d’une vie digne des travailleurs.

Le prophète Jérémie

Jérémie en est un exemple de ces prophètes qui ont longuement et durement travaillé sous plusieurs règnes(en Israël) de telle manière que,de siècle en siècle,il y ait quelque chose de nouveau. Écoutons un peu son message:


 PAROLES DE JEREMIE, fils de Helkias, l’un des prêtres qui étaient à Anatoth, au pays de Benjamin.
 La parole du Seigneur lui fut adressée au temps de Josias, fils d’Amone, roi de Juda, la treizième année de son règne ;
 puis au temps de Joakim, fils de Josias, roi de Juda, jusqu’à la fin de la onzième année de Sédécias, fils de Josias, roi de Juda, jusqu’à la déportation de Jérusalem, au cinquième mois.
La parole du Seigneur me fut adressée : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. »
 Et je dis : « Ah ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je suis un enfant ! »
 Le Seigneur reprit : « Ne dis pas : “Je suis un enfant !” Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai ; tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras.
 Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. »
 Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche. Il me dit : « Voici, je mets dans ta bouche mes paroles !
 Vois : aujourd’hui, je te donne autorité sur les nations et les royaumes, pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter. »
 La parole du Seigneur me fut adressée : « Que vois-tu, Jérémie ? » Je dis : « C’est une branche d’amandier que je vois. »
 Le Seigneur me dit : « Tu as bien vu, car je veille sur ma parole pour l’accomplir. »
 Une deuxième fois, la parole du Seigneur me fut adressée : « Que vois-tu ? » Je dis : « C’est un chaudron bouillonnant que je vois ; il s’ouvre depuis le nord. »
 Le Seigneur me dit : « Du nord, va déferler le malheur sur tous les habitants du pays…
 Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi, tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux.
 Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses princes, à ses prêtres et à tout le peuple du pays.
1Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. »

Jérémie 1,1-14.17-19

Saint Jérémie est donc le patron de ceux qui travaillent inlassablement dans la vigne du Seigneur pour que l’homme ne pense pas seulement au fruit de la terre et du travail en oubliant celui qui donne la croissance et l’être.

Si on regarde les manifestations du 1 mai, il n’est pas étonnant que ceux qui portent ces prénoms de Jérémie, Jo, Josée, Jos, Josephine, Josemaria, Josiane ou Youssef, croient vraiment à ce dicton: «  A la Saint Jérémie, tout est permis. »

Très bonne fête à vous!

By Protogène BUTERA

Pourquoi la Pâques de cette année est célébrée si tard,le 21 avril?

Me voilà pour répondre à cette double question qui m’a été posée après la Messe de la Veillée pascale, et qui est revenue pendant les célébrations de l’Octave de Pâques: Pourquoi la Pâques de cette année a été célébrée si tard,le 21 avril?L’Église a -t-elle décalé la date pour que cela coïncide avec le beau temps du vrai Printemps?

Il y a des gens qui sont très attentifs à de petites choses et auxquels rien n’échappe. Ils veulent tout comprendre.En comparant ces deux années, 2018 et 2019,ils n’ont pas compris pourquoi on a passé de la Pâques du 1 avril à celle du 21 avril.

Pourtant,il n’y a rien d’anormal ni de décalé dans les calculs habituels de cette grande fête. Car c’est depuis le Concile de Nicée(325)que le calcul de la date de Pâques est,sans être fixée définitivement,déterminée selon le cycle lunaire ecclésiastique.

Alors que les Musulmans utilisent l’observation de la lune réelle pour déterminer le début ou la fin du Ramadan,les chrétiens utilisent la lune fictive ou ecclésiastique pour que le jour de Pâques tombe toujours un dimanche. Ainsi,le Concile de Nicée déclara: « Pâques est le dimanche qui suit le 14° jour de la Lune(Pleine lune)qui atteint cet âge le 21 mars(équinoxe vernale) ou immédiatement après. »

Célébrée après la Pâque juive(14° du mois de Nisan), la Pâques chrétienne peut avoir lieu du 22 mars au 25 avril. Et de fait, c’est à partir de la date de Pâques que l’on trouve celle de Mercredi des Cendres(début du Carême,pendant 40 jours),celle de l’Ascension(40 jours après)et celle de la Pentecôte(50 jours après).

Si Noël est fixé une fois pour toutes le 25 décembre(dimanche ou un autre jour de la semaine), Pâques varie effectivement pour marquer ce changement de la vie à la mort et de la mort à la vie par rapport à la résurrection du Christ, pour vu que cela soit un dimanche après la Pâque juive, en signe de continuité et d’accomplissement.

Suivant ce Comput ecclésiastique(calendrier grégorien),nous aurons le même phénomène de Pâques aux dates extrêmes du Printemps, après 11 ans.Cela veut dire qu’en 2030,Pâques sera célébrée le 21 avril. Qui vivra verra! Heureuses fêtes de Pâques jusqu’à la Pentecôte,descente de l’Esprit Consolateur et Défenseur.

Par Protogène BUTERA