Eglise-Amazonie: Un synode pour l’ordination des femmes et des hommes mariés

Logo du Synode sur l’Amazonie

Le synode des évêques sur l’Amazonie se tiendra au Vatican du 6 au 27 octobre prochains. L’Instrumentum Laboris, le document de travail de cette assemblée, a été présenté ce lundi 17 juin 2019 ,en salle de presse du Saint-Siège. Un document en trois parties qui met au cœur le «cri des pauvres et de la terre» et le rôle que l’Église est appelée à être l’avocate de ces voix oubliées et exploitées, tout en poursuivant sa mission d’annoncer le Christ.

L’univers géographique

Exploitation des forêts amazoniennes

Voici d’abord une donnée géographique et naturelle: l’Amazonie c’est 5,3 millions de kilomètres carrés de forêts qui bordent le fleuve Amazone ,et 40% de la surface totale des forêts tropicales de la planète, un véritable poumon qui, on le sait, ne cesse d’être menacé par l’exploitation minière ou industrielle.

En outre,c’est une région qui comprend de nombreuses communautés autochtones que l’on retrouve sur l’ensemble de ces 9 pays de l’Amérique latine: Bolivie, Bresil, Colombie, Équateur, Guyana, Pérou, Surinam et Venezuela.

Le Pape François ne veut pas que l’Église perde de vue ces 2,8 millions d’autochtones regroupés en 390 tribus et 137 peuples parlant 240 langues.La finalité de ce synode qu’il a convoqué est que, « dans le respect de la beauté de la Création,tous les peuples de la terre puissent louer Dieu,Seigneur de l’Univers. »

Un document de plaidoirie pour les autochtones

Leaders des autochtones

Le document de travail qui a l’allure d’une plaidoirie s’articule en trois parties, « la voix de l’Amazonie », « le cri de la terre et des pauvres » et « Église prophétique en Amazonie: défis et espérances ». Il met nettement la lumière sur ces peuples indigènes (110 à 130 communautés) qui vivent «en isolement volontaire», en profond lien avec la nature, et qui ont décidé de vivre à l’écart de la civilisation, car ils ont subi de nombreux traumatismes par le passé.

Ces peuples originels ont beaucoup à nous enseigner, explique d’ailleurs le document. Depuis des générations, ils prennent soin de la terre, de l’eau et de la forêt afin que l’humanité bénéficie de la joie des dons gratuits de la Création. Les communautés locales sont des interlocuteurs indispensables, souligne l’Instrumentum Laboris.

Pour cela, on met en exergue le besoin d’une Église participative, présente dans la vie sociale, politique, économique, culturelle et écologique de ses habitants; d’une Église accueillante envers la diversité culturelle, sociale et écologique afin de pouvoir servir les individus ou les groupes sans discrimination; d’une Église créative qui puisse accompagner avec son peuple la construction de nouvelles réponses aux besoins urgents; enfin, d’une Église harmonieuse, porteuse des valeurs de paix, de miséricorde et de communion.

Mais, les défis sont nombreux pour cette Église d’Amazonie, à commencer par les distances et l’isolement des communautés. Il est important, précise le document de passer d’une «Église qui visite» à une «Église qui reste» au plus près des communautés.

Nouveaux charismes et questions ouvertes

Face à ces défis, des questions qui sont toujours taboues sont ouvertes. Si le célibat est évoqué comme un «don pour l’Église», la question de l’ordination sacerdotale d’hommes mariés, dans les zones les plus reculées, de préférence des indigènes,  est posée à condition qu’ils aient une famille stable et qu’ils puissent assurer les sacrements et le soutien à la vie chrétienne.

L’accent est mis enfin sur le rôle des femmes, rappelant leur place centrale dans l’Église d’Amazonie aujourd’hui. Le document demande ainsi de voir comment les faire devenir «leaders» que ce soit en théologie, en catéchèse ou en liturgie, mais aussi dans le champs de l’éducation ou en politique.

Le Pape François avec les autochtones

Tous ces nouveaux chemins de l’Église en Amazonie demandent audace, ainsi que «des propositions courageuses» précise le document de travail du synode, rappelant ce que disait le Pape François lui-même devant les évêques du Brésil en 2013: « l’évangélisation de l’Amazonie est un banc d’essai pour l’Église et la société toute entière » en reconnaissant l’existence de nouveaux charismes.

Avec ce que le Card.Claudio Hummes(reporteur de ce synode)qualifie de « ministères ordonnés différenciés », nous observons que Vatican commence à comprendre qu’il n’y a pas seulement le « visage européen » de l’Eglise,mais qu’il y a aussi un « visage amazonien » comme il doit y avoir un « visage africain » ou « asiatique »de l’Église.C’est une vision juste que l’on ne doit plus tout calquer sur les « visages européens » de l’Église. Nous attendons le mois d’octobre pour voir les résultats concrets de ce synode.

Sources: Vaticanews

By Protogène BUTERA

Rwanda:SEMUHANUKA na bagenzi be mu bikorwa byo kwonesha imyaka

Mu Rwanda, mu Turere dutandukanye, hamaze iminsi havugwa ibibazo by’ABASHUMBA bigabiza imirima y’abaturage bakayishoramo inka cyangwa bagatema imyaka nk’amasaka, imigozi y’ibijumba, urutoki n’ibindi bakajya kubiha inka za ba SHEBUJA ziri mu biraro. Ngo iyo hagize ukoma barakubita bakanoza, cyangwa bakamutemesha nanjoro bakoresha bahira.

Nakomeje kubyumva nsanga ibikorwa nk’ibyo bivanze n’urugomo n’ubugome byari bisanzweho mu Rwanda rwa kera, bigakemurwa n’Umwami wenyine kuko yari NYIRINKA na NYIRINGOMA.

None se mu Rwanda rw’ubu, niba abaturage batabaza abayobozi b’inzego zibanze ntihagire igikorwa, ni ngombwa ko bikemurwa na Prezida wa Repubulika, ngo ni uko izo nka ari iza ba AFANDI mu ngabo z’u Rwanda?

Mu gushaka igisubizo, nasanze dukwiye kongera kwiyibutsa iki gitekerezo cya SEMUHANUKA na bagenzi be b’abatunzi basakiranye na ba NYIRIMIRIMA rugacibwa n’Umwami. Ese mu gihe hatarajyaho Itegeko rihana ryihanukiriye bene ibyo bikorwa, Perezida yaruca nk’Umwami bigakunda? Tubikurikirane:

Semuhanuka yaraturanye n’abandi, agatunga inka na bo bagatunga izindi.Bukeye hatera inzara mu nka,zibura ubwatsi zirisha. Semuhanuka ati »Inka zacu zirashonje,muzaze twahure ku Mugina wa Ndiza, hari uburo n’amasaka, tuzabyahure inka zacu nijoro. » Abandi na bo barabimwemerera.
Nuko arababwira ati « Nibumara kwira, mucyure inka zikamwe, nizihumuza murumva mvugije akamo, mwihereze inzira, munjye inyuma. » Inka zimaze guhumuza araziroongoora, avuza akamo, baramwumva, baherako na bo barongora inka zabo.
Semuhanuka ariko arongora inka imwe; si ukuyikubita ayigirira nabi, igenda ita amase inzira yose. Bagenzi be bati « Semuhanuka yadusize,inka ze zagiye ». Agiye kuhagera, inka ayicisha hirya, arakimirana aragaruka yisubirira imuhira, abandi na bo barakomeza, bahura inka muri ya masaka no mu buro, bibwira ko Semuhanuka yahuye inka ze aziturukije mu rundi ruhande rw’umurima.
Bararagira, igitondo kimaze gutangaza, bene imirima barazibona bavuza induru, barahurura batabaza abaturanyi babo, baraza bafata abashumba, barababoha babashorerana n’inka zabo babajyana i Bwami.
Umwami ababaza uko byagenze, yohereza n’abajya kureba, baraza bati: « Ni koko, inka zarabiciye« . Umwami ati « Simbiica, nta n’ikindi mbatwara, ariko izo nka zabo nimugende muziigabanye. Baragenda barazigabanya, buri wese ajyana izihuye n’ibyo yangirijwe, naho bene zo bataha amara masa.
Si njye wahera!

Sources: Mgr Aloys BIGIRUMWAMI,IBITEKEREZO,Nyundo,1972,p.93

Protogène BUTERA

Éducation catholique: les enfants sont menacés par GENDER

Ce lundi 10 juin 2019,la Congrégation pour l’Éducation catholique a publié un document qui se veut plus méthodologique que doctrinal sur les questions du genre(GENDER),une menace pour l’éducation des enfants et la solidité de la famille.

Le but est d’ éduquer les jeunes générations à affronter ces thèmes dans un temps marqué par beaucoup de confusion semée par l’idéologie dont la tendance est d’effacer les différences entre l’homme et la femme,et d’imposer une pensée unique qui détermine même l’éducation des enfants en dehors de toute référence au Créateur et à la famille.

C’est pourquoi le document est ainsi intitulé: « Il les créa Homme et Femme. Pour un chemin de dialogue sur la question du genre dans l’éducation« 

La Congrégation souligne que la raison est illuminée par la foi et que la foi n’est pas opposée à la raison. Il y a des arguments rationnels qui clarifient la centralité du corps comme subjectivité qui communique l’identité de l’être et sa finalité.

Point critique et de rencontre

Sur le thème du genre et ses théories, il est toujours possible de proposer le dialogue sur la base d’arguments qui n’exigent pas nécessairement l’adhésion à la foi catholique, à travers trois attitudes : écouter, raisonner et proposer.

Par ces trois attitudes,on pourra éclairer la théorie du genre qui induit la volonté de séparer genre(gender)et sexe(sex)pour une société sans différence de sexe et où le gender(genre) sera plus important que le sexe, car il pourra y avoir un genre neutre ou troisième genre(transgenre)selon le choix de l’individu.

Face à un bombardement de messages ambigus et vagues – dont le but est une désorientation émotive et l’empêchement de la maturité psycho-relationnelle – « il faut  aider les élèves à reconnaître et à rechercher les influences positives, en même temps qu’ils prennent de la distance par rapport à tout ce qui déforme leur capacité d’aimer ».

Grâce à cette aide éclairée par la raison et la foi,on promeut ainsi la « dignité originelle de chaque homme et de chaque femme, qui ne peut être supprimée, qui ne peut être soumise à aucun pouvoir ni idéologie ».

A l’école de la personne et des personnes

D’après la Congrégation pour l’éducation,l’école catholique prend l’aspect d’une école pour la personne et d’une école des personnes. Elle doit être une communauté éducative où la personne s’exprime et grandit humainement selon un processus de relation dialogique, en interagissant de manière constructive, en exerçant la tolérance, en comprenant les divers points de vue, en créant la confiance dans un milieu de concorde authentique.

L’école doit donc se proposer comme un lieu de confiance, ouvert et serein, surtout pour les cas qui nécessitent du temps et du discernement. D’où il est important de créer les conditions d’une écoute patiente et compréhensive, loin d’injustes discriminations.

On instaure ainsi la vraie « communauté éducative, espace de convivialité entre les différences: filles et garçons sont accompagnés par une communauté qui « les incite à vaincre l’individualisme et à découvrir à la lumière de la foi la vocation spécifique qu’ils sont appelés à vivre en toute conscience et responsabilité en union avec les autres

En conclusion,et suivant le souhait du Pape François, les enseignants chrétiens, qu’ils travaillent dans des écoles catholiques ou dans des écoles publiques, sont invités à stimuler chez les élèves l’ouverture à l’autre comme visage, comme personne, comme frère et sœur à connaître et à respecter, avec son histoire, ses qualités et ses défauts, ses richesses et ses limites.

L’enjeu est vraiment de coopérer à la formation de jeunes ouverts et intéressés par la réalité qui les entoure, capables de soin et de tendresse .Quoi que avertis,tout va vous tomber dessus au nom de l’égalité!

By Protogène BUTERA

Le texte à lire dans sa totalité:

BURUNDI: Indaya z’i Bujumbura zikumbuye abashoferi b’Abanyarwanda!

Yanditswe na Armel NIJIMBERE

Ibibazo by’umubano muke hagati y’u Rwanda n’u Burundi byateye igihombo gikomeye  indaya zitunzwe n’umwuga wo kwicuruza.Ubusanzwe,uyu mwuga ukorwa n’ abakobwa n’abagore baboneka mu mijyi yose,haba Bujumbura,Muyinga, Cibitoke n’ahandi.Ubwo abagabo babasanga ni bitwa abakiliya.

Gusa ngo abagabo b’Abarundi ntibakunze kwishyura menshi kuko baba bamenyeranye.Ngo abashoferi bo mu Rwanda na Tanzaniya ni bo bishyura agatubutse kuko batazuyaza gutanga 60 000fbu(50$)

By’akarusho,ngo ibihugu byombi(u Rwanda n’u Burundi) bikibanye neza, aba bakobwa bashimishwaga cyane n’Abanyarwanda kuko batabikora kimwe n’Abatanzaniya.Ngo iyo bababonye,usanga babarwanira cyangwa babacungiye hafi nk’abapolisi bateze magendu.

Umukobwa umwe aryamana n’abagabo 5

Umwe muri abo bakobwa bakorera i Muyinga asobanura neza imikorere yabo,akabivuga mu rwenya rwinshi ngo « iyo abaguzi ari benshi umucuruzi ntashobora gukinga! » Ngo ni yo mpamvu umukobwa umwe ashobora kuryamana n’abagabo 5 cyangwa 6 ku munsi. Ati « iyo byaguhiriye,ku kwezi uba ufite amafranga nk’aya Dogiteri! »

Uko kubikora kenshi ngo bituma nta mugabo badashobora guhaza, yewe n’iyo yaba afite igitsina kireshya n’inzira!Kurara batabikoze na byo ngo byabatera uburwayi…Ikibazo bafite ni ugukora ako kazi katemewe kuko hari ubwo umukiliya w’umunsi aba umupolisi utishyura:iyo agufashe umuha ruswa y’ibyo uha abandi babiguze,ukamukira utyo,ariko ugatahira aho.

Ese bazabireka bigenze gute?

Abigeme bakorera Bujumbura. Image bujahits.com

N’ubwo bimeze gutyo,kubireka si ibya vuba kuko ubukene ari bwinshi mu giturage.Ni yo mpamvu bava iyo za Bubanza,Ruyigi na Gitega bakiyizira i Bujumbura aho abo bashoferi bakiboneka bake bake.

Ntitwirengagize ko hari n’abandi bakora ubwo buraya atari uko bakennye, ahubwo ari ukubera kwikundira ubwigenge(souci de liberté)n’ikirori(esprit de fête)batabona iwabo kandi bakize bihagije rwose. Ahangaha ni ho umwijima urushiriza imbaraga urumuri.Ni aha Leta gukuraho no gukumira izo mpamvu zose.

By Armel NIJIMBERE

Eglise-Burkina Faso: attaques répétées,signe de défaillance de l’État?

Que les églises soient la cilbe des attaques,c’est la question qui reste sans réponse:ces assaillants islamistes veulent-ils effacer la présence des chrétiens et installer la Charia dans tout le pays?

Envoyé par Richard Ouedraogo

Le Burikina Faso devient une nouvelle terre du Djihad à côté du Nigeria et du Niger infectés par Boko Haram.Que les églises soient la cible,c’est une question à poser. Les attaques qui s’étaient intensifiées pendant le Ramadan peuvent-elles avoir d’autre sens que de supprimer les prières des chrétiens afin d’instaurer la Charia dans tout le pays?

Eglise de Dablo incendiée par les assaillants

Dimanche 26 mai, des hommes armés ont ouvert le feu contre des paroissiens d’ une église catholique à Toulfé, un village au nord du pays, situé dans le diocèse de Ouahigouya. Selon des témoins, 8 assaillants, lourdement armés sont venus à moto pendant que les fidèles participaient à la messe dominicale, les ont fait sortir de l’église avant de tirer sur eux à l’extérieur.

Le bilan de cette nouvelle attaque terroriste a été lourd : au moins quatre morts, trois paroissiens et un catéchiste à la retraite. L’attaque a également fait deux blessés graves. Le village de Toulfé avait déjà été visé par des assaillants. Fin avril, des individus armés avaient incendié un restaurant et emporté trois motocyclettes.

Le 12 et le 13 mai, les attaques semblables avaient eu lieu à Dablo, Zimtenga et Silgadji. Mais c’était Dablo qui avait payé le plus grand tribut: 6 morts dont un prêtre,Siméon Sawadogo Yampa ,assassiné à 34 ans pendant qu’il présidait la messe.

Le Père Siméon YAMPA assassiné le 12 mai 2019

Révélateur de la défaillance de l’État?

Ces 5 premiers mois de l’ année 2019 ont donc été fort macabres pour l’Église au Burkina Faso,surtout dans les régions du Nord tellement exposées aux attaques terroristes venant du Sahel.

Compte tenu de la gravité et de l’intensité de ces attaques, il est temps de se poser quelques questions pour l’avenir de ce pays: les assaillants, probablement issus des groupes djihadistes, veulent-ils semer un climat de peur généralisé,de manière à faire vider de tout le pays, les chrétiens déjà minoritaires?

Ces violences ne seraient-elles pas un signe révélateur de la défaillance ou de la faiblesse de l’État et du gouvernement,ce qui pousserait les assaillants à promouvoir l’installation de l’État islamique censé être le plus fort?

Prière de la fin du Ramadan. Image de Burkina24.com

Au niveau politique,il est possible d’y voir un clin d’œil fait au président Roch Marc Christian KABORE(catholique!),l’invitant à initier le processus de réconciliation avec l’ancien président déchu, Blaise Compaoré, afin de mater tout esprit de revanche, grâce à l’intégration des partisans de ce dernier.

De plus ,nous savons clairement que la fête de l’Aïd El Fitr( fin du Ramadan)célébrée ce mardi 4 juin, est toujours précédée par une « nuit de paix »(Lailat al quadr)ou la nuit du destin. Peut-on espérer que les mois à venir seront des jours de paix parce que les priants auraient tourné le dos à l’esprit mauvais et privilégié le « destin commun »,en termes de cohésion et d’harmonies qui nous ont toujours marqués,malgré nos différences?

By Richard Ouedraogo

Un prêtre italien fête ses 100 ans entouré de ses 4 enfants aussi prêtres!

Par Giada Aquilino – Cité du Vatican

Très inhabituel dans l’histoire de l’Église. Ce mardi 4 juin, le diocèse de Rimini, sur la côte adriatique, a célébré  le centenaire d’un prêtre, Probo Vaccarini, toujours actif, et lui-même père de quatre prêtres. «Je suis amoureux du Seigneur, personne ne m’a poussé, c’est une chose que je sentais, je l’ai demandée et on me l’a accordé», a-t-il raconté à nos collègues du service italien de Vatican News.

Sa vie de père et de prêtre

Né en 1919, don Probo est envoyé comme soldat en Union soviétique pendant la Seconde guerre mondiale, avant de revenir dans la vie civile et familiale. Il devient géomètre dans les années 1940, il se marie avec une femme qui décède précocement en 1970. Son engagement actif et enthousiaste dans l’Église, d’abord comme laïc, se développera ensuite dans le diaconat permanent, puis dans le sacerdoce.

Veuf depuis cet année 1970, cet homme extraordinaire avait eu auparavant sept enfants, parmi lesquels quatre sont prêtres. Il a lui-même été ordonné prêtre en 1988, près de ses 70 ans, et sert activement son diocèse depuis plus de 30 ans.

L’un de ses fils, don Giuseppe, confirme que le père est «un passionné de Jésus, suivant les traces de Padre Pio, et très dévot à la Vierge». Padre Pio, qu’il appréciait beaucoup et qu’il avait rencontré plusieurs fois, l’avait encouragé au mariage mais, étrangement, il lui avait aussi dit : «Tu seras prêtre». Ses quatre fils deviendront aussi prêtres : Francesco en 1979, Giovanni en 1981, Giuseppe en 1983 et Gioacchino plus tardivement, en 2000.

Une solidarité filiale dans le sacerdoce

Les frères Vaccarini, qui ont donc aussi choisi la voie du sacerdoce, vivent cette expérience «avec beaucoup de sérénité», assure don Giuseppe. «Et il y a aussi un bel échange, chacun fait avancer son propre ministère, et surtout nous partageons l’eucharistie avec beaucoup de joie.» Don Probo a transmis à tous ses enfants «la passion pour le Seigneur et pour notre mère Marie, en vivant la vie chrétienne avec enthousiasme et avec un plein dévouement, sans réserves. Avec ses 100 ans, il prend encore soin de la paroisse, pour célébrer la messe, confesser…», explique don Giuseppe.

En tant qu’époux, père et prêtre, don Probo a toujours été un homme d’une grande foi. «Une foi qui l’a mis en mouvement dans le mariage, dans la croissance des enfants, dans la confrontation à la mort de ma maman, un moment très dur, avec nous qui étions des petits enfants», se souvient don Giuseppe.

L’évêque de Rimini, Mgr Francesco Lambiasi, voit dans ce parcours atypique «la contribution d’une vie humaine, pleinement humaine parce que chrétienne». Ce cercle vertueux entre le don gratuit de sa vie et la gratitude d’avoir beaucoup reçu est contagieux  «pour toute notre Église», se réjouit Mgr Lambiasi, en remarquant que don Probo a pleinement vécu ce verset de l’Évangile selon saint Matthieu : «Vous avez reçu gratuitement, donnez aussi gratuitement».

Peut-être qu’il y a d’autres cas semblables des hommes mariés et prêtres dans l’Église catholique.Ces cas préludent aux situations des diacres permanents qui passeraient normalement à l’Ordre du Sacerdoce.Ne serait-il pas un moyen de résoudre le problème du mariage des prêtres,vu que les diacres permanents sont de plus en plus nombreux dans plusieurs diocèses?

Sources: https://www.vaticannews.va

Église et la Journée des communications sociales: le Pape François loue les réseaux sociaux

Instituée à l’initiative de l’église catholique (1966) , à l’issue du concile Vatican II, la journée des communications sociales manifestait, à l’époque, la prise de conscience des enjeux de société (moraux et spirituels) que représentaient les moyens de communication de masse.

En France, cette journée est connue sous le nom de Journée Chrétienne de la communication et est une occasion de réfléchir aux enjeux d’une communication fidèle à l’enseignement de l’église et respectueuse de la dignité humaine.

Chaque année, elle a lieu le dimanche suivant la fête de l’Ascension. Cette année 2019 ce sera le 2 juin ,la 53° anniversaire dont le thème choisi par le Pape François est  « Des communautés de réseaux sociaux à la communauté humaine ».

Réseaux et communauté. Image du lewebpedagogique.com

Dans ce message nous repérons 3 idées fortes que nous avons voulu vous partager.

Le réseau est un atout de notre temps

En lisant ce message,nous pouvons nous rendre compte combien les paroles du Pape sont pleines de louanges et d’avertissements. Voici ce qu’il dit: « L’environnement des médias est aujourd’hui tellement envahissant qu’on ne peut le distinguer de la sphère de la vie quotidienne. Le réseau est un atout de notre temps. C’est une source de connaissances et de relations naguère impensables. « 

De nombreux experts, cependant, à propos des transformations profondes imprimées par la technologie aux logiques de production, de circulation et d’utilisation des contenus, soulignent également les risques qui menacent la recherche et le partage d’une information authentique à l’échelle globale. Si l’Internet représente une possibilité extraordinaire d’accès au savoir, il est également vrai qu’il s’est avéré l’un des lieux les plus exposés à la désinformation et à la distorsion consciente et ciblée des faits et des relations interpersonnelles, qui souvent prennent la forme de discrédit.

Par conséquent,  » il faut reconnaître que les réseaux sociaux, s’ils servent d’une part à nous relier davantage, à nous permettre de nous retrouver et de nous entraider, de l’autre ils se prêtent aussi à une manipulation de données personnelles, visant à obtenir des avantages politiques ou économiques, sans le respect dû à la personne et à ses droits. Parmi les plus jeunes, les statistiques révèlent qu’un sur quatre est mêlé à des épisodes de cyber-harcèlement

En revanche, l’image du réseau nous invite à réfléchir sur la multiplicité des parcours et des nœuds qui en assurent la solidité, en l’absence d’un centre, d’une structure hiérarchique, d’une organisation de type vertical. Le réseau fonctionne grâce à la coparticipation de tous les éléments. Cela a conduit de parler du Web social.

Le Web social et la communication-communion

Le Souverain Pontife a subtilement observé dans quelle mesure le Web social est un grand océan dont il faut parfaitement maîtriser l’art de la navigation au risque de s’y perdre.

La complexité des réseaux. Image de web-intention.com

Souvent, dans le Web social , l’identité est basée sur l’opposition à l’autre, à l’étranger, au groupe: on se définit à partir de ce qui divise plutôt que de ce qui unit, laissant cours à la suspicion et à l’explosion de toute sorte de préjugés (ethniques, sexuels, religieux et autres).

Comme chrétiens, nous nous reconnaissons tous membres de l’unique corps dont le Christ est la tête. Cela nous aide à ne pas voir les personnes comme des concurrents potentiels, mais à considérer même les ennemis comme des personnes.

En effet, souligne le Pape,l’utilisation du Web social est complémentaire de la rencontre en chair et en os, qui vit à travers le corps, le cœur, les yeux, le regard, le souffle de l’autre. Si le réseau est utilisé comme une extension ou comme une attente d’une telle rencontre, alors il ne se trahit pas et demeure une ressource pour la communion.

Du « j’aime » à l’ »Amen »

LIKE,invitation à la communion? Image de seratoo.com

Dans sa conclusion,le Pape a été très clair. Pour lui, » le contexte actuel nous appelle tous à investir dans les relations, à affirmer aussi sur le réseau et à travers le réseau le caractère interpersonnel de notre humanité. À plus forte raison nous, chrétiens, sommes appelés à manifester cette communion qui est la marque de notre identité de croyants. « 

La foi elle-même, en fait,ajoute-t-il, est une relation, une rencontre; et sous la poussée de l’amour de Dieu, nous pouvons communiquer, accueillir et comprendre le don de l’autre et y correspondre.

 » Si une famille utilise le réseau pour être plus connectée, pour ensuite se réunir à table et se regarder dans les yeux, alors c’est une ressource. Si une communauté ecclésiale coordonne sa propre activité à travers le réseau, pour ensuite célébrer l’Eucharistie ensemble, alors c’est une ressource. « 

 » L’Église elle-même est un réseau tissé par la communion eucharistique, où l’union n’est pas fondée sur « j’aime », mais sur la vérité, sur l’ »Amen », avec lequel chacun adhère au Corps du Christ en accueillant les autres.  »

Si vous voulez lire tout le message du Pape,vous pouvez:

By Protogène BUTERA

Au Kenya,les bêtes sauvages sont attirées par les trains!

En cette période de la saison sèche, les acacias se font chétifs et l’herbe rare.Aussi les animaux trouvent-ils refuge à l’ombre de l’immense pont qui traverse le parc national de Nairobi.C’est le cas de ces Impalas.

Normalement, dans le parc, la ligne de chemin de fer sera surélevée, perchée sur des piliers de 18 mètres de haut en moyenne, sur une distance de 6 kilomètres. Les piliers devraient être peints de manière à se fondre dans la savane, les nuisances sonores devraient être réduites à l’aide de déflecteurs et les animaux pourront continuer à circuler sous le pont.

Photo de lesoir.be

Le parc national de Nairobi, le doyen des parcs d’Afrique de l’Est, imaginé dans les années 1940 par les colons britanniques, est d’une étendue de près de 120 km² en bordure de la capitale kényane et un refuge pour lions, zèbres, crocodiles, rhinocéros, hippopotames, antilopes et autres buffles.

Les animaux y viennent via, au sud, un couloir de migration vers d’autres parcs naturels comme le célèbre Masai Mara. D’après les défenseurs de l’environnement, le chemin de fer est une menace directe pour la survie de ce parc sans équivalent dans le monde.

Inauguré en mai 2017, ce nouveau chemin de fer aérien relie la capitale kényane à la ville de Naivasha, 120 kilomètres au nord-ouest, et il devrait être opérationnel à partir du 1er  juin 2019.Ne serait-il pas plutôt un saut en avant de plusieurs pas  de liberté de mouvement et de circulation?A moins que les Chinois ne le construisent pour tout contrôler.

Par Protogène BUTERA

Abbé Joseph FRAIPONT,ami des handicapés du Rwanda

Joseph Julien Adrien Fraipont est fils de Lucien Fraipont et d’Angèle Boden.Il est né le 11 octobre 1919 à Waremme(Belgique)dans la Province de Liège,et mort le 26 mai 1982,emporté par l’épuisement et le dévouement.

Ordonné prêtre le 30 juin 1946,il fut envoyé à Nyanza(Rwanda)comme professeur au Collège du Christ-Roi.C’est là où,un an plus tard,il rencontra un infirme qui attira toute son attention et le conduisit à se consacrer totalement à la cause des personnes handicapées dont il fera connaître les droits dans cette partie de l’Afrique Centrale.

Handicapés de Gatagara

Un centre d’accueil sous le vocable de la Vierge des Pauvres

Depuis cette rencontre,ces paroles revenaient toujours dans ses interventions et étaient la ligne de conduite de ses actions:

« Parce qu’un jour, mes yeux ont croisé les yeux de jeunes délaissés, yeux sans colère, mais si las, si remplis de désespoir, je ne pouvais plus être le même. Il fallait aimer, il fallait agir »

Abbé Joseph Fraipont Ndagijimana
HVP de Gatagara

Ainsi,il lui est venue  l’idée de fonder un centre d’accueil avec cette triple mission: soigner,éduquer et réintégrer les personnes handicapées. C’est à Gatagara(sud de Nyanza)que lui fut autorisé de construire ce centre.

https://atomic-temporary-103282216.wpcomstaging.com/quelle-belle-annee-pour-ces-enfants-handicapes-de-gatagara/

Grâce au financement de Misereor,les travaux ont débuté en 1960 et pris fin en 1962(année de l’indépendance du Rwanda). Le centre porta le nom de Home de la Vierge des Pauvres(HVK)qui,jusqu’en 2018,comptait 1370 enfants(aveugles,sourds-muets et handicapés mentaux)du primaire au secondaire.

Enfants handicapés de Gatagara

Gatagara et se branches

Tout en restant un centre national de  référence pour la personne handicapée, HVP Gatagara s’est rapidement développé et étendu vers d’autres régions pour répondre aux besoins immenses et demandes grandissantes.https://kubahonet.wordpress.com/gatagara-kids-athletics-competitions-2/

Actuellement,plus de 4000 personnes bénéficient de ses services de qualité en orthopédie,rééducation,thérapie des traumatismes post-génocide…à travers ses branches de Huye, Ruhango, Ndera, Gikondo, Rwamagana

Fraipont devenu Ndagijimana

Lors de sa demande de nationalité rwandaise,le 28 juin 1974,il a pris le nom de NDAGIJIMANA(je confie à Dieu).C’est comme s’il mettait dans les mains de Dieu tout son projet.

Du coup,après sa mort,c’est à la Congrégation des Frères de la Charité que la direction fut confiée par la Conférence des Évêques du Rwanda. Mais le projet continue surtout grâce au soutien des Amis de Gatagara(association belge) et à la reconnaissance du gouvernement rwandais.

S’il est mort en cette date du 26 mai,sa mémoire reste gravée dans les coeurs de ceux qui le gardent comme le grand-père des handicapés du Rwanda auxquels il a rendu toute leur dignité.

Encadrement des Auxiliaires féminines Internationales

By Protogène BUTERA

Insolite du jour: Test de l’existence

Si vous pensez que tout le monde se fiche de savoir si vous êtes en vie, ou si vous existez, essayez de ne pas payer vos impôts!

Le fisc fera tout pour parler de vous.Votre nom resurgira des écrans.Toutes les mesures seront prises pour vous tordre le coup.Et ce sera un bon test de votre existence.

Pourquoi les enfants sont de moins en moins intelligents?

D’après une étude menée par deux chercheurs norvégiens, le phénomène de baisse de notre QI est apparu il y a 40 ans dans les pays développés. Les tests cognitifs ont été menés sur les jeunes nés en Norvège entre 1996 et 1991 au sein des mêmes familles. 237 000 personnes ont été suivies. Résultat : entre les générations de 1962 et celle de 1975, le gain en QI est de 0,20 point par an en moyenne, alors qu’entre 1975 et 1991 il baisse de 0,33 point par an.

Plomb, pesticides, solvants…

Le phénomène continuerait de s’accélérer depuis. Les causes seraient les facteurs environnementaux comme les perturbateurs endocriniens, responsables du ralentissement de notre cerveau. D’autres scientifiques affirment que le plomb, le mercure, certains pesticides et solvants font perdre des points de quotient intellectuel aux enfants.

Il y a d’autres facteurs qui entreraient en compte : le dérèglement du système éducatif, le recul du livre et donc l’omniprésence des écrans et la crise de l’État-providence.

Que les enfants soient ainsi de moins en moins intelligents,certains scientifiques comme Sylvie Chokron, chercheuse au CNRS ,sont plus réservés d’en conclure que ces enfants seraient de plus en plus bêtes.

Et l’environnement

Qu’en est-il des pays en voie de développement où les situations sont si complexes?Comment évaluer le QI(quotient intellectuel)des enfants qui luttent pour la survie ou évoluant dans des systèmes éducatifs très défaillants ou vivant dans un environnement malsain(mauvais habitat..?

Imaginons ces mêmes enfants, dont le QI est en baisse, se retrouver dans les pays en voie de développement!Leur QI sera-t–il plus élevé?J’en doute. En revanche, les enfants qui réussissent dans des conditions humainement insupportables, ne seraient-ils pas plutôt plus intelligents parce qu’accompagnés sereinement par les familles et les proches?

Par Protogène BUTERA

Sources: Lefigaro.fr

Saint Isidore le Laboureur,amour du travail et de la prière

Né en 1080 près de Madrid et mort vers 1130, Isidore a été canonisé par le Pape Grégoire XV le 12 mars 1622 en même temps que ces grands saints du siècle: Ignace de Loyola, Thérèse d’Avila, François Xavier, Philippe Néri.. Ouvrier agricole, il a su plaire à plusieurs maîtres sarrasins tout en s’attirant de jalousie des autres travailleurs qui l’accusaient de fainéant.

Et de fait,chaque dimanche avec sa femme Maria Toribia,il chantait la liturgie au lutrin pendant la grand-messe et passait en prière avant de vaquer à ses occupations journalières. Cela lui permettait d’entamer la semaine très sereinement et avec une force incroyable.

C’est son dernier patron, Juan de Vergas,qui a fait de lui son régisseur après avoir constaté qu’il était assisté par les anges dans son travail. De plus, c’est par sa prière que ce patron se convertit.

Saint patron des laboureurs, des agriculteurs, des ouvriers journaliers et des charretiers, saint Isidore est le modèle d’un paysan chrétien très pieux qui travaille la terre  avec ardeur et recueille avec patience davantage de fruits du ciel et de la terre car, pour lui, la prière est un fertilisant de la vie du chrétien croyant et pratiquant.

Comme il est mort à moins de 50 ans, il faisait partie des Saints Patrons des JMJ(Journées Mondiales des Jeunes)de Madrid. Fêté le 15 mai, sa mémoire a donné lieu à ce dicton: « A la Saint Isidore, si le soleil dore, le blé sera haut et chenu. »

Bonne fête à tous ceux qui se confient à son intercession.

Satan a ouvert officiellement son Église aux États-Unis!

« Satan est là pour longtemps », s’est félicitée vendredi 10 mai 2019 , l’organisation Satanic Temple, en annonçant avoir obtenu des autorités américaines, une précieuse reconnaissance en tant qu’Église.

Ce statut officiel est « l’aboutissement de plusieurs années » durant lesquelles le Satanic Temple s’est réuni régulièrement en congrégation et a célébré des offices religieux, a assuré dans un communiqué l’organisation qui a son siège à Salem, ville du Massachusetts souvent associée avec la sorcellerie.

L’IRS, le fisc américain, a considéré que le Satanic Temple remplissait les conditions requises pour être reconnu comme Eglise légitime, bénéficiant d’exemption de taxes, par opposition à une simple association caritative, a ajouté le communiqué qui salue « une première historique ».

Le Satanic Temple prône une stricte séparation de l’Église et de l’Etat et dit lutter contre la discrimination religieuse qui cible, selon lui, les disciples de la foi satanique.https://kubahonet.wordpress.com/niba-imana-yarihisheimiryango-irakinguye-kwa-satani/

Le Satanic Temple mène campagne contre la présence dans des lieux publics de stèles des Dix commandements, comme celle-ci photographiée le 4 octobre 2011 au pied du Capitole du Texas

© Fournis par AFP Le Satanic Temple mène campagne contre la présence, dans des lieux publics, de stèles des Dix commandements, comme celle-ci photographiée le 4 octobre 2011 au pied du Capitole du Texas

Ses fidèles prêtent allégeance à Lucifer en récitant « Ave Satanas,Ave Domini Inferni » et arborent des cornes de diable lors de cérémonies face à une croix érigée à l’envers.

Ils prient Baphomet, une idole ailée à tête de bouc, depuis longtemps vénérée par les occultistes et dans certaines pratiques sataniques qui promettent la paix(salem!)

Le Satanic Temple mène campagne contre les signes religieux dans des lieux publics aux États-Unis.

Statue ou Idole de Satan

Il s’est notamment opposé à la présence d’une stèle des Dix Commandements au pied du capitole de Little Rock, la capitale de l’Arkansas, exigeant le droit d’y installer une statue de Baphomet.

S’agit-il d’une guerre d’influence ou de domination? Ces statues,parce qu’elles sont de Satan,ne sont donc pas des signes religieux?Vont-elles occuper des places publiques là où ce Satanic Temple fait interdire les religieux?

En tout cas, pour montrer à quel degré il est très sérieux dans sa démarche, l’adhésion n’est pas gratuite. La carte de membre coûte 25 $! https://thesatanictemple.com

Accomplissement de l’Apocalypse de Saint Jean? Ah!Le combat de la Bête et de la prostituée revient sur terre. Et pourquoi sur cette terre des États-Unis sinon qu’elle est  » Babylone la Grande, la mère des prostitutions et des abominations de la terre? » (Ap 17,5)

Certainement que, à partir des États-Unis, cette « Église » va se répandre de façon étonnante dans toutes les parties du monde. Ce qui confirmerait l’avertissement des révélations de Saint Jean: « 

« La Bête que tu as vue, elle était, mais elle n’est plus ; elle va monter de l’abîme pour aller à sa perdition. Quant aux habitants de la terre dont le nom n’est pas inscrit dans le livre de la vie depuis la fondation du monde, ils seront étonnés au spectacle de la Bête qui était, qui n’est plus et qui va reparaître. Ici, il faut l’intelligence mais avec la sagesse.« (Ap 17,8-9a).

Tout est dit à celui qui a des oreilles pour entendre! Les yeux verront les signes de la victoire.

Père Protogène BUTERA

Quatrième dimanche de Pâques: Jalousie et contestations, ferment de l’Évangélisation?

Ce quatrième dimanche de Pâques, nous voyons comment le Bon Pasteur conduit ses brebis à la vie éternelle. Pour y accéder et en prendre possession, il faut la foi car, dit-il, « celui qui croit, a la vie éternelle »(Jn 6,47).

Comment nous laisser conduire si nous ne croyons pas en celui qui nous guide ? Comment croire en Lui si nous le confondons encore avec d’autres  ou quelqu’un d’autre ? Pour nous, il importe peu d’adorer le Dieu unique si on ne parvient pas à aimer le Seigneur Jésus qui nous met en relation avec son Père.

De par notre baptême, nous sommes comme cette foule nombreuse de toutes les nations qui se tiennent debout devant le Trône et s’apprêtent à écouter la voix du Seigneur. Devenus croyants, nous gardons ferme cette conviction que notre Dieu est plus grand que tout ; sa grandeur n’est pas là pour nous écraser mais pour nous réconforter avec mesure lors d’une grande épreuve.

En ce dimanche du Bon Pasteur et « Journée de prière pour les vocations », alors que parler des vocations (sacerdotales ou religieuses) semble un cri dans le désert(en quelques endroits ou pays), renouvelons notre appel à la mission d’évangélisation qui passe par la voie des encouragements mutuels afin de rendre effectives les grâces reçues. A l’exemple  de Paul et  Barnabé, sachons aussi  dépasser les contradictions et les contestations de quelques-uns qui n’ont pas encore touché dans la main du Seigneur.

Pensons également à tous ceux que la flamme de la jalousie empêche de se joindre à l’assemblée des baptisés ou amène à accorder peu d’importance à la Parole du Seigneur. En même temps, rendons grâce pour ceux qui ont pu prendre leur place dans l’Église ainsi que ceux qui prennent soin du Sanctuaire afin que les disciples du Christ ne cessent d’être remplis de joie et d’Esprit Saint.

Concrètement, notre vocation à tous peut être la réponse à cet appel impératif du Psalmiste : « Acclamez le Seigneur terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie ! »A chacun de jouer en voyant s’ il fait partie de ceux qui le suivent réellement.

Avez-vous compris à quoi Dieu vous appelle?Je vous souhaite un très bon dimanche. Que la méditation personnelle des textes prévus par la Liturgie, vous aident à le réaffirmer ouvertement : « Oui, le Seigneur est bon ».

Père Protogène BUTERA


PREMIÈRE LECTURE:
 (Ac 13, 14.43-52)
Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie.
Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
    Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent.
Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.
    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
    Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
    Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :
« C’est à vous d’abord
qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.
Puisque vous la rejetez
et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
    C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : « J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi,le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
    En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;
tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle
devinrent croyants.
    Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
    Mais les Juifs provoquèrent l’agitation
parmi les femmes de qualité adorant Dieu,
et parmi les notables de la cité ;
ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,
et les expulsèrent de leur territoire.
    Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds
et se rendirent à Iconium,
    tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.
    – Parole du Seigneur.

DEUXIÈME LECTURE
(Ap 7, 9.14b-17)
Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
    j’ai vu :
et voici une foule immense,
que nul ne pouvait dénombrer,
une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.
Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,
vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
    L’un des Anciens me dit :
« Ceux-là viennent de la grande épreuve ;
ils ont lavé leurs robes,
ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.
    C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,
et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.
Celui qui siège sur le Trône
établira sa demeure chez eux.
    Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,
ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,
    puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône
sera leur pasteur
pour les conduire aux sources des eaux de la vie.
Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
(Jn 10, 27-30)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus déclara :
    « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.
    Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
    Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
    Le Père et moi,
nous sommes UN. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

Jean VANIER,la mort l’a arraché à son Arche

Jean Vanier, le fondateur des communautés de L’Arche accueillant à travers le monde des personnes avec une déficience intellectuelle, s’est éteint mardi 7 mai 2019, à 02h10, à l’âge de quatre-vingt dix ans. Affaibli par un cancer, il était hospitalisé depuis plusieurs semaines à la Maison médicale Jeanne Garnier à Paris.

Jean Vanier accueilli par le Pape François en 2014

Sa biographie

Fils d’un diplomate canadien, Jean Vanier nait le 10 septembre 1928 à Genève. À 13 ans, il s’engage au Collège de la Royal Navy à Dartmouth (UK) en pleine seconde guerre mondiale. En 1945, son père étant alors ambassadeur du Canada en France et sa mère déléguée de la Croix-Rouge, Jean participe à l’accueil des survivants des camps de concentration à Paris. Il en est profondément marqué.


Jean quitte la marine à 22 ans « pour suivre Jésus et œuvrer à la paix ». Après des années de formation en France et au Canada, il obtient en 1962 un doctorat en philosophie et devient enseignant. Mais en 1964, il découvre les conditions de vie sordides des personnes handicapées dans les asiles psychiatriques : « j’ai découvert un vaste monde de souffrance que j’ignorais absolument. J’avais été dans un monde d’efficacité dans la marine ou un monde intellectuel à travers les études. Et là j’étais devant un monde d’appel et cela m’a bouleversé. »

Une œuvre grandiose: Arche

En août 1964, il propose à deux hommes vivant en établissement, Raphaël et Philippe, de s’installer avec lui dans une petite maison de l’Oise, à Trosly-Breuil, qu’il baptise « L’Arche ». Ils y partagent une vie quotidienne simple, faite d’entraide et d’amitié. Très rapidement, cette vie fraternelle organisée autour des personnes fragiles fait de nombreux émules. Les « foyers » se multiplient en France et dans le monde : Canada en 1969, Inde en 1970, Côte d’Ivoire en 1974, Haïti en 1975, Australie en 1978… Sur les cinq continents, dans des contextes religieux et culturels très divers, cet art de « vivre ensemble » se répand largement.


Dès 1981, Jean Vanier ayant préparé sa relève, il se retire des responsabilités exécutives de L’Arche, tout en restant vivre dans sa première communauté de Trosly. Il se consacrait depuis lors à sa mission d’artisan de paix et de témoin de fraternité avec les plus humbles. Il recevait chez lui nombre de visiteurs du monde entier de toutes origines et de toutes conditions.

Conviction et action

Jean Vanier nous rappelle que la fragilité est intrinsèque à l’homme : la nier c’est s’empêcher d’être soi-même et mettre les plus vulnérables au ban de la société. Il souligne la nécessité de reconnaître sa propre vulnérabilité comme un don et une opportunité pour, d’une part, prendre conscience de nos capacités à progresser et devenir ainsi adulte, et d’autre part, pour accueillir l’autre en vérité, avec ses imperfections et ses vulnérabilités. Cet accueil de l’autre dans sa réalité humaine la plus profonde fait tomber les mécanismes de défense, réajuste les attentes, non idéalisées, les uns vis-à-vis des autres et permet de construire des relations de paix.

Accompagnants et accompagnés tissent des relations mutuelles qui vont au-delà de l’aide et du travail. Ensemble, les membres de L’Arche, qu’ils aient ou non une déficience intellectuelle, construisent leur vie communautaire : participation aux tâches, aux décisions, aux réflexions, aux fêtes et rassemblements, au souci les uns des autres. Chacun est invité à contribuer à la vie ensemble, selon ses aptitudes et ses désirs.

Il avait découvert une chose essentielle: Les personnes qui ont une déficience intellectuelle ont besoin de s’inscrire dans la société comme partenaires, et pas seulement comme objets de soin. Nos sociétés ont besoin que tous, y compris les plus faibles, s’engagent dans la construction d’un monde plus humain.

Foi et lumière pour l’avenir

Parallèlement, Jean Vanier fonde Foi et Lumière avec Marie-Hélène Matthieu, « des communautés de rencontres » qui se tissent autour des personnes, enfants ou adultes, ayant une déficience intellectuelle. Ces personnes accompagnées de leur famille et amis, sont invitées à participer à des rencontres mensuelles durant lesquelles sont partagés des temps d’amitié, de prière et de fête. Foi et Lumière compte près de 1500 communautés dans 81 pays des cinq continents.

Aujourd’hui, L’Arche est constituée de 154 communautés réparties sur les cinq continents, dont 35 en France qui sont reconnues comme établissements médico-sociaux. Elle compte 10 000 membres. De nouveaux projets sont chaque jour à l’œuvre pour répondre à l’appel des personnes ayant une déficience intellectuelle, si vulnérables et encore trop souvent méprisées, alors qu’elles ont une grande leçon d’humanité et d’amitié à nous offrir.

Sans doute que la mort du fondateur ne va pas couler l’Arche mais être plutôt une porte de l’espérance pour le rayonnement de cette spiritualité de l’Arche. Q »il se repose dans la paix du Christ!

Par Protogène BUTERA

Sources: http://www.jean-vanier.org

Frère Clément, inventeur de la Clémentine

Ceux qui aiment les fruits savent sans doute apprécier la belle saveur de la Clémentine sans penser nécessairement à son inventeur. Le Frère Clément, né à Oran(Algérie)a montré que le génie des clercs ne s’était pas éteint avec les derniers siècles.

En croisant mandarinier et oranger,Vital Rodier,dit Frère Clément(1839-1904) de la Congrégation du Saint Esprit, a été à l’origine de ce fruit de type agrume, à l’odeur agréable et sans pépins,différemment des oranges.

Les Clémentines diffèrent des Oranges

Histoire d’une relation amicale

Quand les orphelins de l’établissement de Misserghin ont dégusté le fuit que le Frère aimait leur présenter,ils l’ont apprécié et l’ont appelé, avec humour, « Clémentine »(Soeur!), nom que confirmera la Société d’agriculture d’Algérie(1929)en l’honneur de ce frère mort en 1904.

Riche en vitamine C(41 mg), en magnésium(11mg), en calcium(26 mg), en fibres(1,4 mg), en glucide(10,4 mg), en potassium(145 mg)…,la clémentine est un fruit abondamment consommé.

Pourtant après l’indépendance et la décolonisation de l’Algérie, personne ne se souvient du religieux-agronome; sa tombe et sa mémoire ont totalement disparu ou recouverte d’arbres,comme s’il fallait cacher le visage de cet inventeur.

Pierre tombale du Frère Clément

Seule l’histoire de la Clémentine parlera de lui jusques dans sa Commune de Chambon-sur-Dolore dans le Puy de Dôme(France) où le Bourg de Marvieille a donné naissance à cette merveille.

Par Protogène BUTERA

Méditation du Troisième dimanche de Pâques: « Les enfants,auriez-vous quelque chose à manger? »

Le Ressuscité n’apporte pas aux disciples tout ce qu’ils espéraient. Leur enthousiasme disparaît et retournent en arrière dans ce qu’ils avaient en commun auparavant : la pêche. Le Seigneur est disparu de leurs radars.

Non seulement ils sont poursuivis et persécutés à cause de son nom, mais encore ils sont envahis par l’angoisse de son absence et le retour de l’ignorance de et sur son être : « Ils ne savaient pas que c’étai lui » Pourquoi ? Parce qu’il se révèle autrement à eux.

Comme l’affirme saint Paul dans sa lettre aux Romains, « la foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend c’est la Parole du Christ » (Rm 10,17).St Jean a entendu la voix des anges et il a décrit la scène de ce que les créatures doivent à leur Seigneur. Quand Pierre entendit que « C’était le Seigneur », « il passa un vêtement et se jeta à l’eau « (ce qui peut symboliser notre baptême)

Alors que, tels les quatre Vivants de l’Apocalypse, nous répondons le plus souvent « Amen », Pierre aura à répondre trois fois de suite son « Oui, Seigneur, je t’aime ». Ainsi, il passe du pêcheur de gros poissons au pasteur des agneaux et des brebis du Seigneur. Soulignant par là l’évolution difficile de sa mission dans ce monde où l’on ne veut plus être ni poisson ni agneau ni brebis mais plutôt béliers (culture de la confrontation au dépend de celle de la rencontre).

En ce troisième dimanche de Pâques, Jésus nous pose la même question qu’aux disciples : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Pensons à tous ceux qui, partout dans le monde, répondent « non » parce qu’ils n’ont rien vraiment et ceux qui répondent « non » parce qu’ils ne veulent pas partager.

Jésus anticipe le partage

Notre Maître et entraineur sportivo-fraternel sait le fond de ces contradictions ;il nous devance dans la préparation : « du poisson et du pain posé sur le feu de braises ». S’il demande aux disciples d’y ajouter les poissons qu’ils venaient de prendre, il commence d’abord par ce que, eux, n’avaient pas : « Il s’approche, il prend le pain et le leur donne »

Peut-être qu’ils sont des myriades de myriades, par milliers de milliers, en Bulgarie ou en Macédoine du Nord (visite du Pape François) auxquels Jésus  adresse cette invitation, « Venez manger » ; qu’ils repartent tout joyeux et prêts à être les témoins de tout cela(entendu,vécu,partagé). Avec eux, que la main du Seigneur affermisse en nous et autour de nous la jeunesse de notre foi que nous proclamons, à l’exemple du Psalmiste : « Avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie »

Si vous pouvez,lisez vous-mêmes les lectures prévues par la Liturgie. Très bon DIMANCHE!!!

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre des Actes des Apôtres(Ac 5, 27b-32.40b-41)

En ces jours-là,
les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême.
    Le grand prêtre les interrogea :
    « Nous vous avions formellement interdit
d’enseigner au nom de celui-là,
et voilà que vous remplissez Jérusalem
de votre enseignement.
Vous voulez donc faire retomber sur nous
le sang de cet homme ! »
    En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent :
« Il faut obéir à Dieu
plutôt qu’aux hommes.
    Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus,
que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.
    C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé,
en faisant de lui le Prince et le Sauveur,
pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.
    Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela,
avec l’Esprit Saint,
que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »

    Après avoir fait fouetter les Apôtres,
ils leur interdirent de parler au nom de Jésus,
puis ils les relâchèrent.
    Quant à eux, quittant le Conseil suprême,
ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes
de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

    – Parole du Seigneur.

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 5, 11-14)

Moi, Jean,
    j’ai vu :
et j’entendis la voix d’une multitude d’anges
qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ;
ils étaient des myriades de myriades,
par milliers de milliers.
    Ils disaient d’une voix forte :
« Il est digne, l’Agneau immolé,
de recevoir puissance et richesse,
    sagesse et force,
honneur, gloire et louange. »

    Toute créature dans le ciel et sur la terre,
sous la terre et sur la mer,
et tous les êtres qui s’y trouvent,
je les entendis proclamer :
« À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau,
la louange et l’honneur,
la gloire et la souveraineté
pour les siècles des siècles. »
    Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ;
et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 21, 1-19)

En ce temps-là,
    Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
    Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
    Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

    Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
    Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
    Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
    Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
    Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
    Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
    Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
    Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
    Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
    Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
    C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.

    Quand ils eurent mangé,
Jésus dit à Simon-Pierre :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment,
plus que ceux-ci ? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes agneaux. »
    Il lui dit une deuxième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le pasteur de mes brebis. »
    Il lui dit, pour la troisième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
Pierre fut peiné
parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :
« M’aimes-tu ? »
Il lui répond :
« Seigneur, toi, tu sais tout :
tu sais bien que je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes brebis.
    Amen, amen, je te le dis :
quand tu étais jeune,
tu mettais ta ceinture toi-même
pour aller là où tu voulais ;
quand tu seras vieux,
tu étendras les mains,
et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
    Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort
Pierre rendrait gloire à Dieu.
Sur ces mots, il lui dit :
« Suis-moi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Rayon Sport yaroshye Espoir FC muri Rusizi!

Abakinnyi n’abakunzi b’ikipe ya Espoir berekeje i Kigali bigize Nzikoga.Icyakora  bageze mu Murwa basanga amazi yaho atari nk’ay’Ikivu. Kuri  iyi tariki ya 2 Gicurasi bikojeje mu kibuga basanga Rayon Sport yagicuritse kabisa kabisa.

Igice cya mbere cyarangiye ari ibitego 2 byose bya Rayon byatsinzwe na Sarpong ku busa  bwa Espoir.N’igice cya kabiri nticyahiriye iyi kipe yari yambutse Nyungwe kuko Jules Ulimwengu yongeyemo ibindi bibiri,nuko umukino urangirira kuri iyo mvura y’ibitego 4 byayibereye nk’umuvumba uyitaye muri Rusizi,n’ubwo igumye ku mwanya wayo wa 8.

Uwa Rayon yaraguje umutwe biba byo

Rayon Sport yo ikomeje kurwana no kuva ku mwanya wa kabiri aho irushwa na APR FC inota rimwe ryonyine,kuko nyuma y’umukino wa 25,Gikundiro yujuje 57 mu gihe iyi Kipe y’Abasirikare yo ifite 58.Aya makipe yombi amaze guha umwiangirizwa Mukura V.S iri ku mwanya wa gatatu n’amanota 49.

Iyi Shampiyona itangiye gushyuha ndabarahiye!Reka dutegereze uko bizagenda ku munsi wa 26 hagati ya APR FC na AS Kigali iri ku mwanya wa gatandatu.Mu gihe Rayon Sport izacakirana na Police FC iri ku mwanya wa 4,uzatsikira zaba asigaye.

By Proogène BUTERA