Douzième dimanche: Etendue des vagues si vous n’avez pas encore la foi…

Jésus qui apaise nos tempêtes

La liturgie de ce douzième dimanche nous permet d’établir des liens forts avec le Christ et de le découvrir sous un soleil nouveau surtout pendant cette période où toutes les nations sont confrontées  aux vagues successives de la pandémie. Ceux qui ont continué de prier (pour la fin de cette maladie)ont éprouvé peut-être le même sentiment que ces disciples obligés de réveiller Jésus : « Nous sommes perdus, cela ne te fait rien ? » On comptera jusqu’à combien (première vague, deuxième, troisième ,quatrième..)pour que cela s’arrête ?

D’autre part, « un monde nouveau est déjà né » qui prend très peu de temps pour écouter Jésus ; « Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule »(évangile). Qui peut supporter encore une telle longueur de discours ? Un monde nouveau est déjà là dont la naissance va de pair avec l’abandon de certains endroits difficiles d’accès et où les gens fréquentent Jésus sans croire en Lui tant « leur vie est centrée sur eux-mêmes  et non sur sa personne» D’où cette proposition du Maitre à ses disciples : « Passons sur l’autre rive »

Par ailleurs, où que nous allions, il est encourageant d’être avec Jésus. Mais, si sa présence est rassurante, elle ne veut pas être envahissante. A travers les vagues et les tempêtes, les disciples découvrent le vrai visage du Christ et sa nature même.

Après une journée de travail, Jésus-homme a besoin de repos. Tranquille, « lui dormait sur le coussin à l’arrière », les disciples l’ont vraiment mal reconnu dans cette attitude étonnante alors qu’ils sont marrés, perdus. A leur question, Jésus répond par une double question : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Puisque la tempête peut-être dans les cœurs ou dans les têtes (pensées politico-économiques, socio-familiales des vacances ou du tourisme pour admirer les merveilles de la mer), il y en a qui sont dans l’action de grâce parce que par son « silence, tais-toi », il a apaisé ce qui les perturbait de l’intérieur. Oui, « dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la détresse »(Psaume)

En ce dimanche où l’on célèbre la journée mondiale des réfugiés, il est bon de penser à toutes ces gens qui ont connu les détresses de la mer et à ces milliers d’autres qui ont succombé à des tempêtes qu’ils n’ont pas pu traversées. C’est triste : leurs désirs et leur sagesse ont été engloutis par la Méditerranée, surtout.

Il reste à chacun de répondre à la deuxième partie de la question de Jésus : « N’avez-vous pas encore la foi ? » Réponse de solidarité et de partage ou courage dans la prière et confiance obéissante.

Oui, Jésus n’est pas absent. Si nous lui permettons de prendre place, il pourra calmer le reste de nos inquiétudes et nous laisser nous étonner : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

C’est Lui notre Seigneur et Sauveur qui, comme à Job, s’adresse à toi ,aujourd’hui: «Tu viendras jusqu’ici ! Tu n’iras pas plus loin, ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ».

Ce faisant, nous pourrons dire comme saint Paul : « Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine ». La connaissance du Christ a changé nos regards. Que la puissance de son Eucharistie renouvèle nos vies et augment en nous la foi, vitamines dont ont besoin notre corps et notre âme pour lutter contre les vagues.

VOICI LES LECTURES DE CE DIMANCHE

PREMIÈRE LECTURE

« Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ! » (Jb 38, 1.8-11)

Lecture du livre de Job

Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit :
« Qui donc a retenu la mer avec des portes,
quand elle jaillit du sein primordial ;
quand je lui mis pour vêtement la nuée,
en guise de langes le nuage sombre ;
quand je lui imposai ma limite,
et que je disposai verrou et portes ?
Et je dis : “Tu viendras jusqu’ici !
tu n’iras pas plus loin,
ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots !” »

DEUXIÈME LECTURE

« Un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5, 14-17)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
l’amour du Christ nous saisit
quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous,
et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
Car le Christ est mort pour tous,
afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes,
mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
Désormais nous ne regardons plus personne
d’une manière simplement humaine :
si nous avons connu le Christ de cette manière,
maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
Si donc quelqu’un est dans le Christ,
il est une créature nouvelle.
Le monde ancien s’en est allé,
un monde nouveau est déjà né.

– Parole du Seigneur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Toute la journée,
Jésus avait parlé à la foule.
Le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
Les disciples le réveillent et lui disent :
« Maître, nous sommes perdus ;
cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-il donc, celui-ci,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Très bon dimanche !

By P.Protogène BUTERA

Auteur : protosbuyahoofr

Prêtre amateur de Philosophie politique et de Philosophie économique autant bien que du Droit de la Santé,je suis révolté par la misère de certains peuples vivant sous le seuil de la pauvreté.Ces questions me préoccupent: Pourquoi sont-ils dans cet état(de pauvreté)?Y a-t-il un moyen d'en sortir pour parvenir au bien-être atteignable?N'ont-ils pas droit au bonheur raisonnable?Mon doigt et mon regard se focaliseront sur les causes tandis que mon cœur méditera sur les actions susceptibles d'amélioration. Portant le même souci de nous informer sans polémiquer,nous ne tairons pas nos droits inaliénables ,car les devoirs s'imposent à nous.Dans cette voie,je compte sur vos commentaires et vos témoignages pour plus de lumière. P.B