Dimanche: Pourquoi déranger le Maître?

Pourquoi il y a ceux qui prient beaucoup et qui ne guérissent pas de leur maladie ? L’erreur  des non-croyants est une vérité pour eux : la prière est inutile !

Lectures prévues : Sagesse 1, 13-15.2, 23-24; Psaume 29

               2 Corinthiens 8, 7.9.13-15;  Marc 5, 21-43

Ces lectures que la Liturgie a prévues pour ce 13° dimanche du Temps ordinaire nous permettent de répondre à ces 2 questions  de tous les temps  et à une autre plus actuelle: Pourquoi Dieu a créé l’homme ? Est-ce pour une existence périssable seulement ?

Pourquoi il y a ceux qui prient beaucoup et qui ne guérissent pas de leur maladie ? L’erreur  des non-croyants est une vérité pour eux : la prière est inutile ! Cela correspond à la réaction de la foule après la mort de la fille de Jaïre: « Pourquoi déranger le Maître? »

Pour les plus croyants, la vérité est tout autre : le but de la prière n’est pas de s’attirer les faveurs divines (ce n’est pas de la magie) mais se disposer à accueillir les dons de Dieu. Il en est de même pour la création : c’est pour que le cœur de l’homme soit en fête devant son Dieu qui transforme son deuil en une danse(Psaume)

A partir de la première lecture(Sagesse), pensons surtout à ceux qui se sont perdus ou ont perdu la vie à cause de la jalousie ; ceux qui se donnent la mort, se séparent (familles) ou ne se parlent plus à cause d’elle, la jalousie (du diable).

De la deuxième lecture, rendons grâce à Dieu pour les actions de l’égalité face à ceux qui sont empressés de ramassés beaucoup trop sans regarder les besoins des autres engouffrés dans l’indigence extrême. Oui, ils sont nombreux, dans le monde entier, à manifester une grande générosité.

Par l’évangile partagé, reconnaissons l’effort et la souffrance des médecins qui essaient tous les traitements mais n’arrêtent pas la mort de leurs patients, parfois jeunes encore. Et prions pour tous ceux qui se sentent mal dans leurs corps à cause de leur propre souffrance ou des leurs ainsi que ceux qui ont du mal à supporter le poids des maladies incurables ou chroniques qui les exposent à des moqueries des non-croyants.

L’exemple de ce chef de synagogue est très parlant : supplication persévérante et insistante pour faire agir la puissance de Jésus, reconnu comme sauveur. Que dire de cette femme qui ne veut que toucher Jésus sans trop le déranger ?

Il est bon de méditer sur ces deux réponses de Jésus : « Ma fille, ta foi t’a sauvée .Va en paix ; Ne crains pas, crois seulement ». Non seulement Jésus reconnait la force de la foi mais, après, il prend aussi la main (de l’enfant) à relever et demande aux bien-portants de vérifier si la vie a été bien reprise : « Donnez-lui à manger »

Un repas, test de vie, signe de partage et de vitalité ! C’est ce que Jésus  a demandé à l’Eglise de perpétuer le mémorial de son amour dans chaque Eucharistie où il se donne en nourriture pour la multitude: « Faites-cela en mémoire de moi » Puisse chacun être touché par ce message fortifiant : « Debout ! Lève-toi » Mais, que vais-je faire, après ? Rayonner de sa vérité et témoigner de sa bonté sans limite.

Très bon dimanche!

By P.Protogène BUTERA

Auteur : protosbuyahoofr

Prêtre amateur de Philosophie politique et de Philosophie économique autant bien que du Droit de la Santé,je suis révolté par la misère de certains peuples vivant sous le seuil de la pauvreté.Ces questions me préoccupent: Pourquoi sont-ils dans cet état(de pauvreté)?Y a-t-il un moyen d'en sortir pour parvenir au bien-être atteignable?N'ont-ils pas droit au bonheur raisonnable?Mon doigt et mon regard se focaliseront sur les causes tandis que mon cœur méditera sur les actions susceptibles d'amélioration. Portant le même souci de nous informer sans polémiquer,nous ne tairons pas nos droits inaliénables ,car les devoirs s'imposent à nous.Dans cette voie,je compte sur vos commentaires et vos témoignages pour plus de lumière. P.B