Journée internationale de l’infirmière:où se situe l’Afrique?

Le 12 mai de chaque année, le monde entier célèbre la journée internationale de l’infirmière. Que ce métier des professionnels soignants soit occupé majoritairement par les femmes, cela peut être inquiétant pour certains.

Alors qu’ailleurs on peut entendre ce cri de leur colère, « Ni bonnes ni nonnes ni pigeonnes »,la question se pose autrement en Afrique:comment exercer,dans l’extrême pauvreté de la population, le manque d’équipement de formation continue, sa profession et sa vocation que l’on aime tant?

En mémoire de Florence Nightingale

Cette journée est célébrée en mémoire de Florence Nightingale qui a posé les bases de la profession infirmière contemporaine. Elle était très sensible aux conditions de vie des pauvres et des malades.

Elle a été la première personne à définir que chaque patient a des besoins individuels, que le rôle de l’infirmière vise à satisfaire ces besoins et elle a pris en compte les dimensions santé-maladie des soins infirmiers.

Elle a fait des soins infirmiers une occupation respectée en établissant une formation, en soulignant l’importance d’une éducation continue, et en distinguant les soins infirmiers de la médecine. Elle croyait qu’une bonne pratique infirmière ne grandit pas seule; elle est le résultat d’études, d’enseignement, d’entraînement, de pratique, qui se finalise dans une base solide qui peut se transférer dans tous les milieux, auprès de tous les patients. »

L’Afrique à la traine

Infirmières et santé communautaire!(RDC)

Très peu nombreux par rapport à la population(demande), infirmières et infirmiers sont très sollicités sur ce continent. Dans certains endroits reculés,ils sont considérés comme des médecins(docteurs)!S’il y a surcharge, il y a aussi reconnaissance sociale et respect. Le seul problème concerne le salaire qui est très bas et la formation peu spécialisée.

Contents et inquiets de leur métier

Mais pendant cette pandémie du Covid-19, ces professionnels de santé ont su montrer leur savoir-faire de mener une grande lutte avec des moyens de bords. L’état déplorable des infrastructures déplorables ne les a pas arrêtés.C’est aux décideurs de se mettre en question et de penser à l’amélioration des conditions de travail et de vie de ces gens de bonne volonté.

By Protogène BUTERA