Démocratie ou l’arrogance du plus fort!

Rencontre du Pape avec les présidents

Dans son encyclique Fratelli Tutti, surtout les numéros 14 et 15, le Pape François a fait une analyse de la démocratie qui pourra marquer les siècles. En tant que Chef d’un petit Etat du monde(Vatican), il était dans son droit d’indiquer ce qui fait la force d’un pays ou d’un peuple.

Même quand il rencontre les présidents ou les sultans musulmans, le Pape François ne cesse pas de rappeler cette idée essentielle:  » chaque peuple doit s’inspirer de ses propres valeurs pour construire un système politique digne de lui. « 

Ainsi, au nom de cette dignité, il affirme que « les peuples qui aliènent leur tradition, et qui par une manie imitative, par violence sous forme de pressions, par une négligence impardonnable ou apathie, tolèrent qu’on leur arrache leur âme, perdent, avec leur identité spirituelle, leur consistance morale et, enfin, leur indépendance idéologique, économique et politique ».

Instrumentalisation des mots

Par quels moyens ces peuples peuvent-ils garder leur indépendance? Le Saint Père en établit d’abord une mise en garde : »Un moyen efficace de liquéfier la conscience historique, la pensée critique, la lutte pour la justice ainsi que les voies d’intégration consiste à vider de sens ou à instrumentaliser les mots importants. « 

Et il se pose la question: « Que signifient aujourd’hui des termes comme démocratie, liberté, justice, unité ? Ils ont été dénaturés et déformés pour être utilisés comme des instruments de domination, comme des titres privés de contenu pouvant servir à justifier n’importe quelle action. »

Jeu de soupçon et de disqualification

Pour le Pape, les obstacles ne viennent que de l’esprit de domination qui hante certains pays dont la stratégie qu’ils ont trouvée la meilleure pour avancer comme ils veulent est de « semer le désespoir et de susciter une méfiance constante, même sous le prétexte de la défense de certaines valeurs. Aujourd’hui, dans de nombreux pays, on se sert du système politique pour exaspérer, exacerber et pour polariser. « 

Par divers procédés, continue-t-il, le droit d’exister et de penser est nié aux autres, et pour cela, on recourt à la stratégie de les ridiculiser, de les soupçonner et de les encercler. Leur part de vérité, leurs valeurs ne sont pas prises en compte, et ainsi la société est appauvrie et réduite à s’identifier avec l’arrogance du plus fort.

Quelles sont les conséquences? Pour lui, elles sont de l’ordre politique car, vu ce qui précède, « la politique n’est plus une discussion saine sur des projets à long terme pour le développement de tous et du bien commun, mais uniquement des recettes de marketing visant des résultats immédiats qui trouvent dans la destruction de l’autre le moyen le plus efficace. Dans ce jeu mesquin de disqualifications, le débat est détourné pour créer une situation permanente de controverse et d’opposition.« 

A ce niveau, il est difficile de trouver ce qui doit être considéré comme un bien commun à protéger, car chacun ne regarde que ses intérêts. Quelle vie quand l’autre est nié ou réduit au néant? Pour suivre toute la pensée du Pape ou au moins lire les 14-15 numéros, lisez:

By P.Protogène BUTERA

Auteur : protosbuyahoofr

Prêtre amateur de Philosophie politique et de Philosophie économique autant bien que du Droit de la Santé,je suis révolté par la misère de certains peuples vivant sous le seuil de la pauvreté.Ces questions me préoccupent: Pourquoi sont-ils dans cet état(de pauvreté)?Y a-t-il un moyen d'en sortir pour parvenir au bien-être atteignable?N'ont-ils pas droit au bonheur raisonnable?Mon doigt et mon regard se focaliseront sur les causes tandis que mon cœur méditera sur les actions susceptibles d'amélioration. Portant le même souci de nous informer sans polémiquer,nous ne tairons pas nos droits inaliénables ,car les devoirs s'imposent à nous.Dans cette voie,je compte sur vos commentaires et vos témoignages pour plus de lumière. P.B