Vladimir Poutine a annoncé la mise au point et la production en série d’un vaccin contre le Covid-19. Une annonce reçue avec scepticisme par certains scientifiques au vu de la rapidité de la procédure. Le Spoutnik V est-il vraiment efficace? A lire: un-vaccin-russe-contre-le-covid-19-pourquoi-certains-scientifiques-doutent/
Qu’ils sont beaux ces textes de la Liturgie de ce dimanche qui nous parlent de paix et de grâce. C’est pour cela qu’il convient de mettre en valeur cette troisième salutation qui en explique la profondeur : « Que Dieu notre Père et Jésus Christ notre Seigneur, vous donnent la grâce et la paix »La réponse de l’assemblée est si explicite : « Bénis soit Dieu, maintenant et toujours »
Une réponse semblable à celle des 72 disciples qui revenaient tout joyeux de la mission reçue du Christ. Plus encore, c’est comme si l’assemblée répondait à cette demande de Jésus : « Sachez-le, le Royaume de Dieu s’est approché de vous »
Et de fait, dans le Christ, nous savons que ce Royaume s’est approché de nous par sa mort et sa résurrection ; et il continue de l’être par son repas et sa croix, les deux signes majeurs de sa bénédiction. Ainsi bénis, nous sommes comblés de grâces divines et vivons dans la paix les uns avec les autres de sorte que chacun peut dire comme saint Paul : « La croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté »(Deuxième lecture)
C’est dans la prière que cette fierté garde son sens, car nous pensons à ceux qui sont troublés par les esprits mauvais qui les incitent à mal faire ou à tout faire contre la paix (1Tim 4,1). Nous pensons aussi à ceux dont le cœur est perturbé par ce qui leur arrive, les empêchant d’être dans l’allégresse. Qu’ils entendent ce message de Dieu : « Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai »(Première lecture)
En ce dimanche où Jésus nous dit de prier le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers « pour sa moisson », il nous a montré également que cet envoi est possible quand il y a accroissement des disciples.
Le Seigneur en désigna encore 72
Ce qui manque à nos communautés, ce sont les disciples missionnaires prêts à être envoyés auprès des gens afin de leur dire : « Venez et voyez les hauts faits de Dieu »(Ps 66,5) .J’en suis convaincu: les ouvriers ne manqueraient si, dans chaque paroisse,tous les baptisés acceptaient que le Seigneur en désigne « encore 72 » capables de partir « deux à deux », car on s’habitue facilement à travailler de plus en plus individuellement.
Tous ceux qui ont reçu les sacrements de Confirmation ou de Première Communion, ont réalisé la deuxième partie de la mission en nous disant « Voyez ce que Dieu a fait sur nous et dans nos mains.. » La première est à faire aussi : « Venez » autour de Jésus qui n’est pas indifférent à ce que nous faisons, car,dans l’Évangile, il le souligne clairement : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair »
Apprenons à le regarder, lui,Jésus qui nous donne le pouvoir de ne pas nous laisser écraser par l’Ennemi de la paix ,à condition de faire attention à ce que nos noms de disciples soient inscrits dans les cieux.
Très bon dimanche à toutes et à tous.
By Père Protogène BUTERA
Méditons les 3 lectures de ce dimanche
PREMIÈRE LECTURE Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 66, 10-14c) Réjouissez-vous avec Jérusalem ! Exultez en elle, vous tous qui l’aimez ! Avec elle, soyez pleins d’allégresse, vous tous qui la pleuriez ! Alors, vous serez nourris de son lait, rassasiés de ses consolations ; alors, vous goûterez avec délices à l’abondance de sa gloire. Car le Seigneur le déclare : « Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve et, comme un torrent qui déborde, la gloire des nations. » Vous serez nourris, portés sur la hanche ; vous serez choyés sur ses genoux. Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai. Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés. Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ; et vos os revivront comme l’herbe reverdit. Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs. – Parole du Seigneur.
DEUXIÈME LECTURE Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates (Ga 6, 14-18) Frères, pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde. Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis, c’est d’être une création nouvelle. Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie et pour l’Israël de Dieu, paix et miséricorde. Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter, car je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen. – Parole du Seigneur.
ÉVANGILE Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 10, 1-12.17-20) En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ » Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.’ Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. » Les 72 disciples revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire. Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. » – Acclamons la Parole de Dieu.
Fête des 100 ans du sacerdoce. Quels pouvaient être les fruits d’une si petite et longue période?C’était en 19017. Les 7 premiers prêtres autochtones venaient de recevoir le sacerdoce de l’ordre de Melchisedec. Ils devinrent ainsi prêtres éternellement.
Le synode des évêques sur l’Amazonie se tiendra au Vatican du 6 au 27 octobre prochains. L’Instrumentum Laboris, le document de travail de cette assemblée, a été présenté ce lundi 17 juin 2019 ,en salle de presse du Saint-Siège. Un document en trois parties qui met au cœur le «cri des pauvres et de la terre» et le rôle que l’Église est appelée à être l’avocate de ces voix oubliées et exploitées, tout en poursuivant sa mission d’annoncer le Christ.
L’univers géographique
Exploitation des forêts amazoniennes
Voici d’abord une donnée géographique et naturelle: l’Amazonie c’est 5,3 millions de kilomètres carrés de forêts qui bordent le fleuve Amazone ,et 40% de la surface totale des forêts tropicales de la planète, un véritable poumon qui, on le sait, ne cesse d’être menacé par l’exploitation minière ou industrielle.
En outre,c’est une région qui comprend de nombreuses communautés autochtones que l’on retrouve sur l’ensemble de ces 9 pays de l’Amérique latine: Bolivie, Bresil, Colombie, Équateur, Guyana, Pérou, Surinam et Venezuela.
Le Pape François ne veut pas que l’Église perde de vue ces 2,8 millions d’autochtones regroupés en 390 tribus et 137 peuples parlant 240 langues.La finalité de ce synode qu’il a convoqué est que, « dans le respect de la beauté de la Création,tous les peuples de la terre puissent louer Dieu,Seigneur de l’Univers. »
Un document de plaidoirie pour les autochtones
Leaders des autochtones
Le document de travail qui a l’allure d’une plaidoirie s’articule en trois parties, « la voix de l’Amazonie », « le cri de la terre et des pauvres » et « Église prophétique en Amazonie: défis et espérances ». Il met nettement la lumière sur ces peuples indigènes (110 à 130 communautés) qui vivent «en isolement volontaire», en profond lien avec la nature, et qui ont décidé de vivre à l’écart de la civilisation, car ils ont subi de nombreux traumatismes par le passé.
Ces peuples originels ont beaucoup à nous enseigner, explique d’ailleurs le document. Depuis des générations, ils prennent soin de la terre, de l’eau et de la forêt afin que l’humanité bénéficie de la joie des dons gratuits de la Création. Les communautés locales sont des interlocuteurs indispensables, souligne l’Instrumentum Laboris.
Pour cela, on met en exergue le besoin d’une Église participative, présente dans la vie sociale, politique, économique, culturelle et écologique de ses habitants; d’une Église accueillante envers la diversité culturelle, sociale et écologique afin de pouvoir servir les individus ou les groupes sans discrimination; d’une Église créative qui puisse accompagner avec son peuple la construction de nouvelles réponses aux besoins urgents; enfin, d’une Église harmonieuse, porteuse des valeurs de paix, de miséricorde et de communion.
Mais, les défis sont nombreux pour cette Église d’Amazonie, à commencer par les distances et l’isolement des communautés. Il est important, précise le document de passer d’une «Église qui visite» à une «Église qui reste» au plus près des communautés.
Nouveaux charismes et questions ouvertes
Face à ces défis, des questions qui sont toujours taboues sont ouvertes. Si le célibat est évoqué comme un «don pour l’Église», la question de l’ordination sacerdotale d’hommes mariés, dans les zones les plus reculées, de préférence des indigènes, est posée à condition qu’ils aient une famille stable et qu’ils puissent assurer les sacrements et le soutien à la vie chrétienne.
L’accent est mis enfin sur le rôle des femmes, rappelant leur place centrale dans l’Église d’Amazonie aujourd’hui. Le document demande ainsi de voir comment les faire devenir «leaders» que ce soit en théologie, en catéchèse ou en liturgie, mais aussi dans le champs de l’éducation ou en politique.
Le Pape François avec les autochtones
Tous ces nouveaux chemins de l’Église en Amazonie demandent audace, ainsi que «des propositions courageuses» précise le document de travail du synode, rappelant ce que disait le Pape François lui-même devant les évêques du Brésil en 2013: « l’évangélisation de l’Amazonie est un banc d’essai pour l’Église et la société toute entière » en reconnaissant l’existence de nouveaux charismes.
Avec ce que le Card.Claudio Hummes(reporteur de ce synode)qualifie de « ministères ordonnés différenciés », nous observons que Vatican commence à comprendre qu’il n’y a pas seulement le « visage européen » de l’Eglise,mais qu’il y a aussi un « visage amazonien » comme il doit y avoir un « visage africain » ou « asiatique »de l’Église.C’est une vision juste que l’on ne doit plus tout calquer sur les « visages européens » de l’Église. Nous attendons le mois d’octobre pour voir les résultats concrets de ce synode.
« Satan est là pour longtemps », s’est félicitée vendredi 10 mai 2019 , l’organisation Satanic Temple, en annonçant avoir obtenu des autorités américaines, une précieuse reconnaissance en tant qu’Église.
Ce statut officiel est « l’aboutissement de plusieurs années » durant lesquelles le Satanic Temple s’est réuni régulièrement en congrégation et a célébré des offices religieux, a assuré dans un communiqué l’organisation qui a son siège à Salem, ville du Massachusetts souvent associée avec la sorcellerie.
L’IRS, le fisc américain, a considéré que le Satanic Temple remplissait les conditions requises pour être reconnu comme Eglise légitime, bénéficiant d’exemption de taxes, par opposition à une simple association caritative, a ajouté le communiqué qui salue « une première historique ».
Ses fidèles prêtent allégeance à Lucifer en récitant « Ave Satanas,Ave Domini Inferni » et arborent des cornes de diable lors de cérémonies face à une croix érigée à l’envers.
Ils prient Baphomet, une idole ailée à tête de bouc, depuis longtemps vénérée par les occultistes et dans certaines pratiques sataniques qui promettent la paix(salem!)
Le Satanic Temple mène campagne contre les signes religieux dans des lieux publics aux États-Unis.
Statue ou Idole de Satan
Il s’est notamment opposé à la présence d’une stèle des Dix Commandements au pied du capitole de Little Rock, la capitale de l’Arkansas, exigeant le droit d’y installer une statue de Baphomet.
S’agit-il d’une guerre d’influence ou de domination? Ces statues,parce qu’elles sont de Satan,ne sont donc pas des signes religieux?Vont-elles occuper des places publiques là où ce Satanic Temple fait interdire les religieux?
En tout cas, pour montrer à quel degré il est très sérieux dans sa démarche, l’adhésion n’est pas gratuite. La carte de membre coûte 25 $! https://thesatanictemple.com
Accomplissement de l’Apocalypse de Saint Jean? Ah!Le combat de la Bête et de la prostituée revient sur terre. Et pourquoi sur cette terre des États-Unis sinon qu’elle est » Babylone la Grande, la mère des prostitutions et des abominations de la terre? » (Ap 17,5)
Certainement que, à partir des États-Unis, cette « Église » va se répandre de façon étonnante dans toutes les parties du monde. Ce qui confirmerait l’avertissement des révélations de Saint Jean: «
« La Bête que tu as vue, elle était, mais elle n’est plus ; elle va monter de l’abîme pour aller à sa perdition. Quant aux habitants de la terre dont le nom n’est pas inscrit dans le livre de la vie depuis la fondation du monde, ils seront étonnés au spectacle de la Bête qui était, qui n’est plus et qui va reparaître. Ici, il faut l’intelligence mais avec la sagesse.« (Ap 17,8-9a).
Tout est dit à celui qui a des oreilles pour entendre! Les yeux verront les signes de la victoire.
Jean Vanier, le fondateur des communautés de L’Arche accueillant à travers le monde des personnes avec une déficience intellectuelle, s’est éteint mardi 7 mai 2019, à 02h10, à l’âge de quatre-vingt dix ans. Affaibli par un cancer, il était hospitalisé depuis plusieurs semaines à la Maison médicale Jeanne Garnier à Paris.
Jean Vanier accueilli par le Pape François en 2014
Sa biographie
Fils d’un diplomate canadien, Jean Vanier nait le 10 septembre 1928 à Genève. À 13 ans, il s’engage au Collège de la Royal Navy à Dartmouth (UK) en pleine seconde guerre mondiale. En 1945, son père étant alors ambassadeur du Canada en France et sa mère déléguée de la Croix-Rouge, Jean participe à l’accueil des survivants des camps de concentration à Paris. Il en est profondément marqué.
Jean quitte la marine à 22 ans « pour suivre Jésus et œuvrer à la paix ». Après des années de formation en France et au Canada, il obtient en 1962 un doctorat en philosophie et devient enseignant. Mais en 1964, il découvre les conditions de vie sordides des personnes handicapées dans les asiles psychiatriques : « j’ai découvert un vaste monde de souffrance que j’ignorais absolument. J’avais été dans un monde d’efficacité dans la marine ou un monde intellectuel à travers les études. Et là j’étais devant un monde d’appel et cela m’a bouleversé. »
Une œuvre grandiose: Arche
En août 1964, il propose à deux hommes vivant en établissement, Raphaël et Philippe, de s’installer avec lui dans une petite maison de l’Oise, à Trosly-Breuil, qu’il baptise « L’Arche ». Ils y partagent une vie quotidienne simple, faite d’entraide et d’amitié. Très rapidement, cette vie fraternelle organisée autour des personnes fragiles fait de nombreux émules. Les « foyers » se multiplient en France et dans le monde : Canada en 1969, Inde en 1970, Côte d’Ivoire en 1974, Haïti en 1975, Australie en 1978… Sur les cinq continents, dans des contextes religieux et culturels très divers, cet art de « vivre ensemble » se répand largement.
Dès 1981, Jean Vanier ayant préparé sa relève, il se retire des responsabilités exécutives de L’Arche, tout en restant vivre dans sa première communauté de Trosly. Il se consacrait depuis lors à sa mission d’artisan de paix et de témoin de fraternité avec les plus humbles. Il recevait chez lui nombre de visiteurs du monde entier de toutes origines et de toutes conditions.
Conviction et action
Jean Vanier nous rappelle que la fragilité est intrinsèque à l’homme : la nier c’est s’empêcher d’être soi-même et mettre les plus vulnérables au ban de la société. Il souligne la nécessité de reconnaître sa propre vulnérabilité comme un don et une opportunité pour, d’une part, prendre conscience de nos capacités à progresser et devenir ainsi adulte, et d’autre part, pour accueillir l’autre en vérité, avec ses imperfections et ses vulnérabilités. Cet accueil de l’autre dans sa réalité humaine la plus profonde fait tomber les mécanismes de défense, réajuste les attentes, non idéalisées, les uns vis-à-vis des autres et permet de construire des relations de paix.
Accompagnants et accompagnés tissent des relations mutuelles qui vont au-delà de l’aide et du travail. Ensemble, les membres de L’Arche, qu’ils aient ou non une déficience intellectuelle, construisent leur vie communautaire : participation aux tâches, aux décisions, aux réflexions, aux fêtes et rassemblements, au souci les uns des autres. Chacun est invité à contribuer à la vie ensemble, selon ses aptitudes et ses désirs.
Il avait découvert une chose essentielle: Les personnes qui ont une déficience intellectuelle ont besoin de s’inscrire dans la société comme partenaires, et pas seulement comme objets de soin. Nos sociétés ont besoin que tous, y compris les plus faibles, s’engagent dans la construction d’un monde plus humain.
Foi et lumière pour l’avenir
Parallèlement, Jean Vanier fonde Foi et Lumière avec Marie-Hélène Matthieu, « des communautés de rencontres » qui se tissent autour des personnes, enfants ou adultes, ayant une déficience intellectuelle. Ces personnes accompagnées de leur famille et amis, sont invitées à participer à des rencontres mensuelles durant lesquelles sont partagés des temps d’amitié, de prière et de fête. Foi et Lumière compte près de 1500 communautés dans 81 pays des cinq continents.
Aujourd’hui, L’Arche est constituée de 154 communautés réparties sur les cinq continents, dont 35 en France qui sont reconnues comme établissements médico-sociaux. Elle compte 10 000 membres. De nouveaux projets sont chaque jour à l’œuvre pour répondre à l’appel des personnes ayant une déficience intellectuelle, si vulnérables et encore trop souvent méprisées, alors qu’elles ont une grande leçon d’humanité et d’amitié à nous offrir.
Sans doute que la mort du fondateur ne va pas couler l’Arche mais être plutôt une porte de l’espérance pour le rayonnement de cette spiritualité de l’Arche. Q »il se repose dans la paix du Christ!
Ceux qui aiment les fruits savent sans doute apprécier la belle saveur de la Clémentine sans penser nécessairement à son inventeur. Le Frère Clément, né à Oran(Algérie)a montré que le génie des clercs ne s’était pas éteint avec les derniers siècles.
En croisant mandarinier et oranger,Vital Rodier,dit Frère Clément(1839-1904) de la Congrégation du Saint Esprit, a été à l’origine de ce fruit de type agrume, à l’odeur agréable et sans pépins,différemment des oranges.
Les Clémentines diffèrent des Oranges
Histoire d’une relation amicale
Quand les orphelins de l’établissement de Misserghin ont dégusté le fuit que le Frère aimait leur présenter,ils l’ont apprécié et l’ont appelé, avec humour, « Clémentine »(Soeur!), nom que confirmera la Société d’agriculture d’Algérie(1929)en l’honneur de ce frère mort en 1904.
Riche en vitamine C(41 mg), en magnésium(11mg), en calcium(26 mg), en fibres(1,4 mg), en glucide(10,4 mg), en potassium(145 mg)…,la clémentine est un fruit abondamment consommé.
Pourtant après l’indépendance et la décolonisation de l’Algérie, personne ne se souvient du religieux-agronome; sa tombe et sa mémoire ont totalement disparu ou recouverte d’arbres,comme s’il fallait cacher le visage de cet inventeur.
Pierre tombale du Frère Clément
Seule l’histoire de la Clémentine parlera de lui jusques dans sa Commune de Chambon-sur-Dolore dans le Puy de Dôme(France) où le Bourg de Marvieille a donné naissance à cette merveille.
Entre les deux compagnies, c’est la guerre des vols. Le 12 décembre 2018, Air France a réclamé 46 millions de dollars à Air Madagascar.Un test de maturité et de gestion est ainsi lancé à l’ancienne colonie. Alors que les relations sont bonnes entre Air Madagascar et Air Austral,le conflit est ouvert contre la Compagnie de Tutelle.
Pour Air France,la somme en question concerne les loyers impayés de 2 Airbus A 340. Air Madagascar a porté l’affaire devant le Tribunal de Commerce de Paris,alléguant qu’il n’a jamais utilisé ces 2 avions non seulement moins viables économiquement mais encore mis de côté par Air France au moment de la signature du contrat.
Les faits ne sont pas nouveaux
Ces deux appareils ont été vendus à Air Madagascar en 2011 pour une valeur de 50 millions de dollars mais Air France a conservé le droit de propriété dont le contrat s’achève en 2020.Quand,en avril 2018,Air Madagascar a voulu acquérir ces titres par anticipation,Air France a exigé 15 millions de dollars en plus de la vente-location.
Si l’audience du 13 février 2019 passe en faveur de Air France, les deux Airbus A 340 coûteront à la Compagnie malgache 115 de dollars. De quoi mettre fin à la concurrence et de laisser le champs libre à Air France. C’est la guerre aux armes inégales.Le plus fort pourra ne pas gagner?
Air Madagascar et le risque de la faillite
Le nouveau président y est attendu
Selon le site http://www.zinfos974.com,Air France s’enfiche totalement que le loyer soit si onéreux pour Air Madagascar qui risque de perdre les ailes et de rester cloué au sol.Le nouveau président, Andry Rajoelina y est attendu pour clarifier le sort de cette compagnie nationale.
Président élu du Madagascar(2019)
Elu le 8 janvier et investi le 18 janvier 2019,le nouveau chef d’État a juré de conduire le peuple malagasy à bon port… »le port de la réussite ». TGV, comme il se surnomme, aura du temps à perdre pour des avions?
Muri iyi minsi,amanama yose yongeye kubura ibintu bya « Ndi Umunyarwanda » ku buryo bitangiye kudutera ikibazo.Umuyobozi wese ufashe ijambo agomba gukora uko ashoboye ngo adataha adasohoye mu kanwa ke « Jenoside yakorewe Abatutsi ».Rimwe na rimwe aho twicaye tukibaza icyo ibi bintu bihatse n’uko bizaba bimeze mu kwezi kwa kane!Ese byombi bihuriye kuki?
Umwana yarantunguye!
Mu gihe narinkibitekerezaho mu mutima wanjye,natunguwe n’uko abana bo bateye intambwe yo kubyibazho beruye.Ubwo twari ku meza tunumva amakuru,umwana umwe yarateruye ati: »Mama,kuki kuri Radiyo bavuga ‘Jenoside yakorewe Abatutsi’ kandi mu ishuri batwigisha ko nta moko abaho?Ese Abatutsi si ubwoko cyangwa ni bwo bwoko bwonyine bubaho?Niba nta bwoko bubaho se,’Jenoside yakorewe abatutsi yakozwe na ba nde? »
Nanjye nti : »Baza so ni we wabimenya! »Umwana ati: » Na we ndamubaza ibye kuri Ndi Umunyarwanda. » Ahita ahindukira amureba ati, »Ngaho mbwira nawe,papa:ko mwarimu yadusabye ko ababyeyi bajya batuganiriza kuri Ndumunyarwanda,ubundi imaze iki kandi dusanzwe turi bo,twaranavukiye no mu Rwanda?Cyangwa buriya ireba abantu nka Marume Minani watahutse ava Tanzaniya na Tante Zayinabu wavuye i Burundi?
Bucura wacu yahise atanguranwa ati, »Papa,njyewe ndabizi:ni ukugira ngo tudakomeza kwitwa ABAROKOTSE babeshejweho no gufashwa kandi Ndi Umunyarwanda ari ukwihesha agaciro. » Twahise turebanaho tubura iyo dukwirwa.Nuko tuti, »Ibyo bibazo birakomeye, mureke dusenge turye,ubundi tubiragize Imana ni yo izatanga igisubizo.
None rero nanjye ndibariza
Ibibazo by’aba bana n’ubwo twabiburiye igisubzo,nanjye byanteye kwibaza byinshi.Umugore we yabijyanye mu masengesho,numva bidahagije.Akaba ari yo mpamvu nanditse ngo ababishoboye bamfashe kubiganiraho kuri uru rubuga kuko mu nama zisanzwe, tujyayo gutega amatwi gusa. Icyo mbaza ni iki:Umuntu utavuze Jenoside yakorewe Abatutsi,aba akoze icyaha koko?Kubyitsaho cyane(insister)ntibisobanuye ko hari indi yakorewe abandi batavugwa?Ikindi:niba Abatutsi ari Abanyarwanda(keretse haba hari ubihakana),kuki hatakoresha « Jenoside nyarwanda »bityo bikumvikana neza ko yakorewe Abanyarwanda,ikozwe n’Abanyarwanda bityo Ndumunyarwanda ikaba umuti w’ibikomere n’inzira y’ubwiyunge nk’imwe yo muri Gacaca Nkirisitu(Diyosezi ntibuka neza): »Sinzongera kwibagirwa ko uri umuvandimwe wanjye »
Archevêque de San Salvador,Mgr Oscar Romero a été assassiné le 24 mars 1980 par les escadrons de la mort pendant qu’il célébrait la messe dans la chapelle de la Divine-Providence, dans la capitale salvadorienne.Par sa canonisation avec 7 autres bienheureux dont le Pape Paul VI,Mgr Romero devient le premier saint de l’Église salvadorienne.
Le Salvador a beaucoup souffert de la terrible guerre civile. De 1980 à 1992, plus de 70 000 personnes ont été tuées et un million déplacées. Malgré les accords de paix signés à Chapultepec au Mexique, qui mirent un terme au conflit, le Salvador est encore gangrené par la violence, celle en particulier des bandes criminelles.
Romero était la voix des sans voix
La voix de Mgr Romero qui voulait être celle «des sans voix» a donc toujours un fort écho dans le petit pays d’Amérique centrale.Lui qui a toujours lutté contre les récupérations politiques,était accusé de chantre de la Théologie de la libération,alors qu’il est pour les autres « le prophète de l’espérance ».
Les prêtres portaient les reliques de leur saint évêque.
Chaque partie peut trouver des preuves ,pour ou contre, dans son orientation pastorale:« le monde des pauvres nous apprend que la libération arrivera non seulement quand les pauvres seront les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l’Église, mais bien quand ils seront les acteurs et les protagonistes de leur propre lutte et de leur libération en démasquant ainsi la dernière racine des faux paternalismes, même ceux de l’Église »(discours de Louvain)
De plus,s’adressant au Pape Jean Paul II,il ne mâchait pas ses mots: »En moins de trois ans, plus de cinquante prêtres ont été attaqués, menacés ou calomniés. Six qui ont été assassinés méritent d’être considérés comme martyrs. Certains ont été torturés, d’autres expulsés du pays. Des sœurs ont été également persécutées….
[…]il est important de remarquer pourquoi l’Église est persécutée : Ce n’est pas tous les prêtres ou n’importe lequel d’entre eux. Ce n’est pas toutes les institutions ou n’importe laquelle de ces institutions. Est attaquée ou persécutée cette partie de l’Église qui s’est mise aux côtés du peuple et se pose en défenseur du peuple. Ici aussi, se trouve la même clé d’explication de la persécution de l’Église : les pauvres. »
Une canonisation qui fait danser tout le pays
Par ses homélies et ses prises de paroles,Mgr Romero a largement marqué l’histoire du Salvador et celle de l’Église entière.A Rome, près de 1 000 Salvadoriens étaient présents place Saint-Pierre, parmi lesquels Cecilia Rivas, dont la guérison miraculeuse a permis cette canonisation.
Cecilia Rivas,miraculeuse de Romero
Quelques jours avant,l’agence Cath.ch avait annoncé ce temps de fête:Devant la cathédrale métropolitaine de San Salvador, la cérémonie sera diffusée sur écrans géants. Au moment où le Pape François prononcera la formule de canonisation et le nom de Mgr Romero, des feux d’artifice seront tirés, des ballons seront lâchés et un millier de guitaristes joueront une chanson pour l’évêque martyr.
Il est clair qu’à l’occasion de cette canonisation, tout le Salvador dansait de joie mais priait aussi pour que la violence cesse dans le pays.La visite du Pape François renforcera sans doute cette espérance.
Mu minsi yashize nakunze kubagezaho imivugo itandukanye mu rukurikirane(séries)nari nise « Njyewe nawe ». Muri yo nabibutsa nka Iryo nabonye, Utankururira, cyangwa se Akumiro.
Mu rwego rwo kugira ngo iyo mivugo n’ibitekerezo birimo mubibone mutagombye kujya ku rubuga rwa internet, nabikusanyirije muri aka gatabo nise « Igihembo cy’Umuruho »(107 pages).
Bitewe n’uko n’umuruho hari ubwo uba igihembo cy’ubuzima, hari indi mivugo nongereyemo, itaraciye kuri uru rubuga. Reka ngusogongeze nko kuri uyu nise
« UWARIBARA« :
Uwaribara ni uwariraye
Rya joro na rya zamu
Ku kazamuko k’urya musozi
Kuri wa munsi wadusamaje
Mu rwijiji rwiyo ntaho
Ntahamo mpari simpatinde
Kwa Ntahondi nta maramuko
Mpitamo kutibabariza umutima.
Burya umuti w’iminsi ni uguceceka
Guca ukubiri no gucecekesha
Bitanga ibisubizo bitari ibya gisore…(pp45-46)
Nuko rero, aho waba uri hose, ndagushishikariza kugasoma ndetse no kukarangira abandi bakunda ururimi rwacu rw’Ikinyarwanda. Kaboneka ku giciro cya 8€(ukongeraho ay’iposita).
Niba wibaza aho wagashakira, wagasanga kuri boutique y’uru rubuga kubahonet.com cyangwa ukatwandikira kuri izi emails:protosbu@yahoo.fr cyangwa kubahonet@gmail.com, ukatubwira uko twacyikugezaho.
Mbashimiye mwese mbikuye ku mutima.
Padiri Protogène BUTERA
Agatabo: IGIHEMBO CY’UMURUHO. Njyewe nawe. Editions La Pagaie(107 pages)
Ni agatabo k’imivugo 10 uzasoma witonze kakagufasha kongera kuzirikana ukuntu ubuzima na bwo ari “igihembo cy’umuruho” n’ubwo bizwi neza ko “Imbuto y’umugisha yera ku giti cy’umuruho”
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.