Al l’Ascension, Jésus est monté au ciel ou aux cieux?

S’il disparait de nos yeux, ce n’est pas pour que nous commencions à faire du bruit ou du tapage comme font les élèves quand leur maitre ou maitresse s’absente de la classe..

Si , dans certains pays,l’Ascension est fêtée le 7ième dimanche de Pâques, c’est à juste titre que, dans d’autres pays où ce jour est férié, elle est célébrée JEUDI de la sixième semaine de Pâques, quarante jours après la résurrection de Jésus ou dix jours avant la célébration de la Pentecôte.

Or, ressuscité, Jésus a réaffirmé à ses disciples, pendant plusieurs apparitions, qu’il est « le chemin, la vérité et la vie ». Comment pouvait-il montrer autrement l’aboutissement du chemin si, après « la descente aux enfers » et la résurrection, il n’était pas monté au ciel  ou aux cieux? L’Ascension est vraiment la réponse à une autre attente qui est la nôtre : où sera la chair ressuscitée, car nous croyons à résurrection de la chair ?

Jésus ressuscité est monté au ciel, auprès du Père où Il nous attend. C’est ce que nous lisons dans la deuxième lecture de ce jour: « Il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu » . Là, il a inauguré un chemin nouveau que l’on gravit par 3 niveaux : le ciel des anges (qui nous gardent), le ciel des archanges (réalisent le dernier coaching) et le ciel des Saints (entourent Dieu-Trinité). Voilà pourquoi le Credo de l’Eglise proclame que Jésus « est monté aux cieux. »

En attendant d’y aller à notre tour, un devoir nous incombe : baptisés en son nom et choisis comme ses disciples, nous devons voir si ce que nous avons retenu de son enseignement et de ses instructions nous a revêtus d’assez de force pour être ses témoins ?

Et s’il disparait de nos yeux, ce n’est pas pour que nous commencions à faire du bruit ou du tapage comme font les élèves quand leur maitre ou maitresse s’absente de la classe, non plus pour courir dans tous les sens comme si nous n’avions pas de choses qui nous tiennent à cœur. Aussi Jésus nous dit : « Attention ! Je vous enverrai l’Esprit Saint qui vous fera souvenir de toute chose… » pour que règne douceur, concentration, intelligence, ordre.

Avec les jeunes qui vont Le recevoir en communiant pour la première fois, il est bon de faire nôtre ce message aux Hébreux : « Avançons-nous vers Dieu avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience…continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance… »

Et si, à la fin, Jésus les emmène au-dehors, ce n’est pas pour qu’ils s’en aillent pour de bon, mais qu’ils prennent conscience qu’il est salutaire de retourner chez eux dans la joie et de revenir sans cesse dans le Temple pour bénir Dieu du moment où ils sont devenus des « Théophile », amis de Dieu ! Oui ! Devenez amis de Jésus ! Vous pourrez revenir lui rendre visite, lui parler et répondre ainsi à l’invitation du Psalmiste : « Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie »

Je vous souhaite une très bonne fête, prélude de la Pentecôte.

Quatrième dimanche de Pâques: Vocation pour l’Eglise et notre société

Comme cette journée de prière pour les vocations coïncide avec la fête de la Victoire contre la Guerre de 1945(en France), nous comprenons combien être militaire est une vocation presqu’au même titre qu’être chrétien

La résurrection (à Pâques) a été la victoire de Jésus contre l’aiguillon de la mort. Cette résurrection a revêtu d’autorité les disciples dont la parole est d’encourager le reste de la population pour que chacun prenne place dans l’assemblée des croyants.

Face à la jalousie et à l’agitation de certains qui peuvent pousser les autres à déserter ou abandonner le troupeau, l’Eglise puise la force dans « la prière pour les vocations » afin que chaque baptisé n’oublie pas ce à quoi il a été appelé : vivre dans la paix et la joie du Ressuscité, en témoignant de la force et de l’unité que confère Jésus.

Comme cette journée de prière pour les vocations coïncide avec la fête de la Victoire contre la Guerre de 1945(en France), nous comprenons combien être militaire est une vocation presqu’au même titre qu’être chrétien, quoi que à des degrés divers et avec des moyens différents.

Là où l’un utilise les armes de la foi, l’autre recourt aux armes de la dissuasion…Mais pour tous les deux, à la sortie de la grande épreuve, les yeux sont ouverts à l’importance de l’unité et aux sources de la vie qu’il faut entretenir: tous, gardiens de la paix(nationale) ou de l’espérance (de tous les peuples croyants en Dieu qui essuiera toutes larme de leurs yeux)

C’est un point commun que le Pape François a souligné dans son message pour cette journée en disant que « Toute vocation dans l’Eglise, et plus largement dans la société,contribue à un objectif commun : faire résonner parmi les hommes et les femmes cette harmonie des dons nombreux et divers que seul l’Esprit Saint peut susciter »

Qu’il soit loué le Dieu de Jésus Christ qui fait de nous des artisans de paix en entretenant en nous l’esprit d’écoute et en convertissant les cœurs de ceux qui sont malmenés par l’esprit belliqueux qui les fourvoie dans les voies sans issue.

Avec Marie, Reine de la Paix, nous pensons à toutes les nations qui ont tant soif de paix à cause des conflits ou des divisions qui accroissent souffrances et misères de plusieurs peuples. C’est pour cela que pendant ce mois de mai dédié à Marie, nous pourrons nous adresser à Notre Dame de Marioupol, qui intercédera pour la fin des guerres dans plusieurs villes et cités du monde,à l’exemple de Marioupol d’Ukraine.

Oui, par les grâces reçues dans l’Eucharistie, nous serons capables de répondre à l’appel du Psalmiste : « Acclamez le Seigneur terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse ; oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour. »

Très bon dimanche du Bon Pasteur et des Vocations

P.B

Troisième dimanche de Pâques: Le Dieu de nos pères, toujours bon à suivre?

En ce troisième dimanche de Pâques, nous comprenons pourquoi Jésus multiplie les apparitions : ressuscité, les disciples ne parviennent pas à le reconnaitre…

Troisième dimanche, troisième apparition et troisième question choc de Jésus ; éléments qui nous permettent de comprendre qu’il ne suffit pas d’être seulement tous ensemble pour réussir, si Jésus n’est pas là.

En ce troisième dimanche de Pâques, nous comprenons pourquoi Jésus multiplie les apparitions : ressuscité, les disciples ne parviennent pas à le reconnaitre. Par contre, c’est grâce à la multitude de poissons que Pierre le reconnait comme le Seigneur.

La tentation est grande de nous satisfaire des statistiques (grand nombre de baptêmes ou de mariage=le filet est plein de poissons parce que jeté au bon endroit !) ; dans le cas contraire, la tentation est de nous sentir découragés compte tenu des fruits attendus : s’il y a beaucoup de jeunes parents non-pratiquants alors qu’ils sont éduqués par les parents très pratiquants, que deviendront ces enfants baptisés par les non-pratiquants ? Heureusement que Jésus a promis d’être avec nous jusqu’à la fin des temps !

Lui-même, en leur partageant le pain, il redonne à ses disciples le signe qui leur permettra de proclamer encore partout son nom, tellement qu’ils pourront l’affirmer avec autant de confiance : « Nous sommes les témoins de tout cela avec l’Esprit Saint donné à ceux qui lui obéissent… »(première lecture)

Esprit Saint qui renouvelle vieux et jeunes pour exalter le Seigneur et repartir avec force dans la joie, en se sentant dignes de ne pas taire le Nom de Jésus. Oui, comme ces êtres vivants et anciens dans le concert des anges, et qui entourent l’Agneau Immolé, nous pouvons glorifier Dieu car chacun sera capable de dire comme le Psalmiste : « Je t’exalte, Seigneur, tu m’as relevé »

Pour que sa présence (de Jésus) continue de nourrir toutes ses brebis, il veut se rassurer que notre amour soit enraciné en Lui ou si l’enseignement reçu de nos parents nous a conduits à l’aimer vraiment. C’est le sens de cette triple question de Jésus : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu, vraiment » ?

Alors qu’au début, il s’adresse aux disciples en ces termes simples : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger » ? à notre tour, nous pouvons nous poser cette question : que faire pour que les enfants de la génération actuelle participent activement à l’œuvre de Jésus dans le monde qui est le nôtre ?

En même temps, pensons aux jeunes dont l’envie est de faire ce qu’ils veulent de sorte que les parents s’en trouvent désarmés quand ils voient que ces jeunes n’ont pas envie de suivre Jésus faute de ne pas avoir la foi.

Ainsi, en ce mois de mai, nous prions avec le Pape François, pour la foi des jeunes : « Prions pour que les jeunes, appelés à une vie en plénitude, découvre en Marie l’écoute, la profondeur du discernement, le courage de la foi et le dévouement au service »

Plus encore, en cette fête du Travail, que Saint Joseph intercède pour nous afin que l’œuvre de chacun contribue au bonheur et au bien-être du genre humain. Pour ce faire, puisse l’Eglise continuer d’entretenir tous les dons qui sont à l’origine du suprême bonheur pour que le peuple des rachetés s’épanouisse dans celui qui a été établi Prince et Sauveur : à lui, gloire , honneur et louange éternellement.

Très bon dimanche!

P.B

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