Méditation du dimanche: Miséricordieux comme Dieu?

Prions pour ceux qui font l’éloge du sang quand ils revendiquent le nombre d’ennemis tués dans la guerre orchestrée au nom du bien ou ceux qui cherchent toujours la confrontation plutôt que le compromis et la paix

Pour l’impératif d’être miséricordieux comme l’est notre Dieu, la Liturgie de ce septième dimanche du Temps ordinaire nous annonce la manière pratique d’exercer cet impératif dans notre vie quotidienne et chrétienne.

Quotidienne, car pour être miséricordieux, il suffira de ne faire à personne ce que nous n’aimons pas pour nous : « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux ». C’est un désir universel du Bien.

En cela, David (première lecture) a été un exemple. Il a fait preuve de bonté, d’innocence et de magnanimité à l’égard de Saül qui s’était transformé en ennemi mais que lui continuait de considérer comme « celui qui a reçu l’onction du Seigneur » ou le « messie du Seigneur »

En ne mettant pas la main sur Saül, David se montre « homme de bien » et confirme même le sens de son nom : « Bien-aimé ». Aimé, il cherche du bien à celui qui le poursuivait. Ce faisant, son message est clair : « devenu roi, je ne veux pas être tué par mon ennemi ». Ainsi, ce dicton ne pourra etre appliqué sur lui: « Qui a tué par l’épé, périra par l’épé »

Prions pour ceux qui font l’éloge du sang quand ils revendiquent le nombre d’ennemis tués dans la guerre orchestrée au nom du bien ou ceux qui cherchent toujours la confrontation au lieu de passer sur l’autre versant de la montagne, se mettre à une bonne distance et appeler à un compromis pour la paix.

C’est à ce niveau (de recherche de compromis)que la vie chrétienne marque les points dans la pratique de la miséricorde (ce que fait la Communauté Sant Egidio,par exemple) car la vie chrétienne reconnait la force de la grâce divine qui soutient la fragilité humaine héritée d’Adam et la puissance du don de la vie que nous avons dans le Christ Jésus(deuxième lecture)

En Lui et par Lui, nous sommes capables de faire du bien à ceux qui nous haïssent, de souhaiter du bien à ceux qui nous maudissent et de prier pour nos calomniateurs.

Puissent les biens spirituels que nous recevons et partageons, nous aider à progresser dans la recherche inlassable du bien pour le salut de tous et l’unité parfaite de notre chère Eglise qui en a tant besoin compte tenu du nombre d’adversaires ou d’ennemis déclarés en son sein.

Dieu soit loué pour tant de femmes et d’hommes qui se laissent illuminer par sa lumière à tel point qu’ils parviennent à témoigner de sa tendresse, Lui qui est « bon pour les ingrats et les méchants ». Vous le faites tous les jours quand vous vous dites: « Pardon, chéri.e! Pardon, mon amour! » Pardonnés, c’est l’allégresse et action de grâce en tout.

P.Protogène BUTERA

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