Vingt-sixième dimanche : « Qui n’est pas contre nous est pour nous ? », 26 septembre 2021

De par notre baptême, nous sommes « prêtres, prophètes et rois »pour la gloire du Christ : prêtres quand nous intercédons pour les autres ; prophètes quand nous proclamons

La Liturgie de ce dimanche nous aide à détecter la nuisance de l’esprit de jalousie et de compétition (première lecture) ou esprit de profit et de résistance(deuxième lecture) dont l’aboutissement est l’exclusion. C’est dans cet ordre que  Jésus nous dit : « Qui n’est pas contre nous est pour nous »(Evangile)

Partant, il est temps de nous émerveiller de ce que font les autres. Et d’ailleurs, qu’y a-t-il de plus beau que de faire partie d’une église, communauté, où tout le peuple de Dieu s’adonne à prophétiser tout en se rappelant que, précisant saint Pierre, « il y eut aussi des prophètes de mensonge dans le peuple, comme il y aura parmi vous des maîtres de mensonge, qui introduiront des hérésies menant à la perdition et renieront le maitre souverain qui les a rachetés. »(2 P2, 1) ?

D’où l’exigence de l’esprit d’intelligence et de discernement, car ce peuple prophétisera s’il reconnait que l’Esprit de Dieu repose sur lui afin de constituer une communauté sacerdotale, comme le souligne encore Saint Pierre : « Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus Christ » (1P2, 5)

Et c’est un fait. De par notre baptême, nous sommes « prêtres, prophètes et rois »pour la gloire du Christ : prêtres quand nous intercédons pour les autres ; prophètes quand nous proclamons la Parole de Dieu ; rois quand nous nous comportons comme des princes héritiers du Royaume.

Et Jésus qui veut aiguiser en nous cette conscience, nous amène à couper court avec toute occasion de chute ou de scandale. Plutôt que de subir un châtiment semblable à l’application de la Charia (une meule au cou), mieux vaut de se corriger soi-même..Ce n’est donc pas quelqu’un d’autre qui viendra couper ou trancher la partie entravant de mon corps afin de mettre un frein à la frénésie de mes désirs.  

Mais alors, que faire de l’œil qui ne voit que des richesses en regardant peu les pauvres ?Que faire de la main qui, au lieu de donner le salaire à l’ouvrier lui prive le trousseau de son bonheur ? Que faire du pied qui court vers le mal de la division, et au lieu d’apporter les bonnes nouvelles, ramasse les malédictions ?

En ce dimanche, pensons à ceux qui ont cessé de prophétiser ou d’invoquer le nom de Jésus à cause des esprits mauvais de toute sorte. Que cette Eucharistie soit un vrai remède et source de bénédiction pour tous ceux qui s’y approchent en répétant ces paroles du chant de communion : « Prenons le temps, le temps de vivre en grâce avec nos frères »

Très bon dimanche à toutes et à tous.

P.Protogène BUTERA