Mozambique: Ces inondations qui mettent en question la solidarité africaine

Publicités

Depuis plusieurs jours(14 mars),le cyclone IDAI ravage la région  Sud-Est de l’Afrique.Y sont concernés,les pays tels que le Mozambique,le Zimbabwe et le Malawi. Chacun compte ses victimes dont le total va dépasser les milliers.

Recherche des disparus de IDAI au Zimbabwe(Photo Aljazeera)

Les autorités locales font état d’une tempête tropicale meurtrière qui,soufflant à 230 km/heure,a laissé derrière elle un tas de désastre matériel et humain.Mais ce sont des barrages hydroélectriques qui,si elles cèdent,risquent de faire encore plus de dégâts.Un état de catastrophe continentale devrait être décrété.

La solidarité africaine en question

Certains de ces pays connaissaient déjà la crise économique(c’est le cas de Zimbabwe) et la population vivait dans la pauvreté extrême après des années de guerre de libération(Mozambique) .Cela fait que les présidents sont totalement dépassés par ces événements calamiteux.

Les déplacés d’IDAI au Malawi(Photo Aljazeera)

Ils ont beau crié au secours,les voisins qui n’ont pas été touchés ont fermé les oreilles.Ils suivent les infos sur les écrans,mais personne ne bouge pour des besoins urgents.Pas d’actions de compassion.

Sans doute que tout le monde attend généreusement ces aides internationales(américaines,britanniques ou européennes). Sans cette présence d’esprit,c’est la solidarité africaine qui est en question.

Les déplacés d’IDAI au Mozambique(Photo Aljazeera)

La preuve ne tardera pas. Bientôt, quelques aides vont descendre des airs avec des marques PAM-USA!Dans d’autres endroits,ce seront des bateaux d’OXFAM(Royaume-uni). Vous ne vous étonnez pas?Où sont les marques de l’UA(Union Africaine)ou au moins de la SADC(Communauté de développement de l’Afrique australe)?

S’il n’y a pas encore de marques à l’échelle continentale,pourquoi ESKOM&MTN(Afrique du Sud), DANGOTE(Nigeria)et AZAM(Tanzanie) n’iraient pas partager leurs bénéfices avec les victimes,en signe de solidarité régionale?Ces gestes de solidarité de leur part montreraient que le Panafricanisme n’est ni mort ni un vain mot.

Par ANAG

Publicités