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Barabivuze(Ibitekerezo by’Abafilozofe:Episode 4):Aristote et Les Politiques

Aristote(385-322)est le disciple de Platon dont il concrétisera les Idées en les descendant du Ciel pour les enraciner dans la vie de la Polis(Cité).

Vu que la Cité possède plusieurs modes de vie(artisans,marchands,pêcheurs,cavaliers, cordonniers,forgerons ,maçons…), son organisation porte sur plusieurs œuvres.Ainsi,le traité(œuvre d’Aristote) qui attire notre attention sur cette organisation de la Cité sera au pluriel plutôt qu’au singulier: Les Politiques.

En faisant abstraction du singulier,nous admettons que,dans la Cité comme chaque pays,les politiques(modes d’organisation)sont multiples;elles se déclinent au pluriel et procèdent par addition:politique de la santé,politique de l’éducation,politique monétaire,politique de l’urbanisme,politique des relations internationales,politiques sociales,et cetera…

Or,pour Aristote,un homme est par nature un animal politique.C’est pourquoi,dit-il,même quand ils n’ont pas besoin de l’aide des autres,les hommes n’en ont pas moins tendance à vivre ensemble.

Néanmoins l’avantage commun lui aussi les réunit dans la mesure où cette union procure à chacun d’eux une part de vie heureuse.Tel est assurément le but qu’ils ont avant tout;tous ensemble comme séparément.

Mais ils se rassemblent et ils perpétuent la communauté politique aussi dans le seul but de vivre.Peut-être,en effet,y a-t-il une part de bonheur dans le seul fait de vivre si c’est une vie pas trop accablée de peines.

De plus,selon notre philosophe,la Cité est comme un corps vivant;elle est constituée de plusieurs parties.De même que le corps bien constitué est seul capable de résister à toutes sortes de maladies,de même la vie de la cité dépend de sa bonne constitution.

Pareillement,comme toute personne vit mieux quand elle voit avec deux yeux,entend avec deux oreilles,agit avec deux mains,ainsi la cité vit mieux quand elle est portée par ses deux éléments:la constitution et la loi.
Voici en quels termes il le disait:

“Une constitution est,dans les cités,une organisation concernant les magistratures,de quelle manière elles sont partagées,laquelle est la souveraine dans la constitution et quelle est la fin de la communauté pour chacun.

Mais parmi ce qui montre la nature de la constitution,les lois ont une place distincte, et c’est selon la loi qu’il faut que les gouvernants gouvernent et qu’ils les protègent contre ceux qui les enfreignent(Livre IV,I).

Là où les lois ne dominent pas, apparaissent les démagogues;le peuple devient monarque,unité composée d’une multitude,car ce sont les gens de la multitude qui sont souverains…

Ces démagogues sont causes que les décrets sont souverains et non les lois;ils portent tout devant le peuple,car cela fait qu’ils deviennent importants du fait que le peuple est souverain en tout,et qu’eux sont souverains de l’opinion du peuple.Car ils convainquent la multitude.

De plus,ceux qui accusent les magistrats disent que c’est le peuple qui doit trancher,et celui-ci accueille avec joie cette invitation,de sorte que toutes les magistratures sont ruinées.

Et on pourrait raisonnablement blâmer cette sorte de démocratie en disant qu’elle n’est pas une constitution,car partout où les lois ne gouvernent pas,il n’y a pas de constitution.Il faut que la loi commande à tous,les cas particuliers étant tranchés par les magistrats en accord avec la constitution.

De sorte que,si la démocratie est bien l’une des constitutions,il est manifeste qu’une telle organisation dans laquelle tout se règle par décrets,n’est pas une démocratie à proprement parler,car aucun décret ne peut être universel(Livre IV,chap.4).

Quant au changement de la constitution,Aristote a été plus que clairvoyant:

On change les constitutions tantôt par la force tantôt par la ruse.On contraint par la force soit directement dès le début,soit plus tard;la ruse aussi est de deux sortes.Premier cas:après avoir d’abord trompé les gens on change la constitution avec leur consentement, et par suite on en conserve le contrôle par force sans leur consentement.

Deuxième cas:en employant la persuasion dès le début,et par la suite,cette persuasion ayant fait son effet,on gouverne les gens avec leur consentement.(Livre V,4)

A suivre…

By P.B

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