Au Kenya,les bêtes sauvages sont attirées par les trains!

En cette période de la saison sèche, les acacias se font chétifs et l’herbe rare.Aussi les animaux trouvent-ils refuge à l’ombre de l’immense pont qui traverse le parc national de Nairobi.C’est le cas de ces Impalas.

Normalement, dans le parc, la ligne de chemin de fer sera surélevée, perchée sur des piliers de 18 mètres de haut en moyenne, sur une distance de 6 kilomètres. Les piliers devraient être peints de manière à se fondre dans la savane, les nuisances sonores devraient être réduites à l’aide de déflecteurs et les animaux pourront continuer à circuler sous le pont.

Photo de lesoir.be

Le parc national de Nairobi, le doyen des parcs d’Afrique de l’Est, imaginé dans les années 1940 par les colons britanniques, est d’une étendue de près de 120 km² en bordure de la capitale kényane et un refuge pour lions, zèbres, crocodiles, rhinocéros, hippopotames, antilopes et autres buffles.

Les animaux y viennent via, au sud, un couloir de migration vers d’autres parcs naturels comme le célèbre Masai Mara. D’après les défenseurs de l’environnement, le chemin de fer est une menace directe pour la survie de ce parc sans équivalent dans le monde.

Inauguré en mai 2017, ce nouveau chemin de fer aérien relie la capitale kényane à la ville de Naivasha, 120 kilomètres au nord-ouest, et il devrait être opérationnel à partir du 1er  juin 2019.Ne serait-il pas plutôt un saut en avant de plusieurs pas  de liberté de mouvement et de circulation?A moins que les Chinois ne le construisent pour tout contrôler.

Par Protogène BUTERA

Print Friendly, PDF & Email
Publicités

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
Notifier de